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Voir la version complète : question stupide pour Michel


efelle
24/01/2004, 18h53
Pourquoi le tournoi est il nommé Général Estienne ?

Simple curiosité mais ça me ronge. :(

Tyrex
24/01/2004, 18h57
C'eqst en reference au Gal Estienne qui fut le principal theoricien de l'arme blindé en France.
Donc c'est fort approprié ici pour Panzer Campaigns à la francaise

Arnaud
24/01/2004, 20h23
Personne n'a remarqué le renvoi * sur la page du tournoi , ici sur CF...
:rolleyes:

Micke
24/01/2004, 21h47
Le Gl Estienne a été le créateur de l'arme blindée française pendant la guerre 1914-1918. Il état partisan de créer des formations blindés autonomes et conçut les premiers modéles de chars lourds. Ses conceptions étaient trés en avance sur son temps. Il ne fut pas suivi aprés la guerre par l'état-major français. Son meilleur soutien fut De Gaulle qui reprit et développa les idées de formations blindées dans 2 ouvrages écrits dans les années 30: "Au fil de l'épée et l'armée de métier".
Comme toujours en France et je peux vous dire que c'est encore vrai à notre époque dans d'autres domaines ( scientifique notamment) ses idées furent décriées et raillées mais trés étudiées en Allemagne !! Par un certain Guderian qui en fit largement profit!! Il écrivit d'ailleurs aussi un ouvrage célébre: Panzer Marsch ! qui fut trés lu par un certain de Gaulle ! Ainsi chacun savait à quoi il devait s'attendre.
Celui qui a eu l'idée de baptiser le tournoi du nom de Général Estienne est Moïse. Rendons à César ce qui est à Moïse.
Pour en savoir plus:
<a href='http://www.1939-45.org/articles/fcm2c.htm' target='_blank'>http://www.1939-45.org/articles/fcm2c.htm</a>
<a href='http://delestraint.free.fr/gal_delestraint/gal_chars.php3' target='_blank'>http://delestraint.free.fr/gal_delestraint/gal_chars.php3</a>
<a href='http://perso.wanadoo.fr/joel.puissant/persa/estien.html' target='_blank'>http://perso.wanadoo.fr/joel.puissant/persa/estien.html</a>

Tyrex
24/01/2004, 22h09
Tout le monde s'extasie sur de Gaulle. Pourtant son emploi operationnel de la 4eme DCR ne fut pas terrible.
Avec une unité blindé il ne reussit meme pas à briser une division d'infanterie de reserve allemande.
AU contraire il y laissa la majeure partie de sa division.

Et beaucoup en France en font un des meilleurs tacticiens francais des blindés.

Laurent
24/01/2004, 22h10
Voici quelques extraits d'un petit travail que j'avais effectué l'année dernière.

J'ai héla sperdu la véritabe version que j'ai renue à mon prof et n'ai conservé qu'une version avec quelque sfautes et un style rédactionel... euh... hum. :rolleyes:


Le colonel Estienne et l’Artillerie d’Assaut : une solution

Au problème de la percée, un colonel d’artillerie plein d’idées tente d’apporte une solution : le colonel Estienne. Estienne imaginait ainsi dès 1915 des véhicules capables de percer le front en emportant de l’infanterie :
« Je regarde comme possible la réalisation de véhicules à traction mécanique permettant de transporter, à travers les obstacles et sous le feu, à une vitesse supérieure à 6 km à l’heure, de l’infanterie avec armes et bagages et du canon »
Le colonel Jean-Baptiste Estienne est en effet l’homme qui en France sera à l’origine du blindé, une arme qui s’avérera peu à peu nécessaire à la percée. Le 12 décembre il expose au Grand Quartier Général à Chantilly (GQG) l’emploi de cette nouvelle arme :
« Exposé tactique. Avant la nuit d’attaque, des cuirassés sans remorque sont disposés, à l’abris des vues, à 3 ou 4 km en arrière de la première ligne, à raison d’un cuirassé par 100 m de front à attaquer. Ils s’ébranlent une heure avant le jour, franchissent nos lignes en bataille et abordent la première ligne ennemie. Notre artillerie peut ouvrir le feu et continuer en tir fusant (Ce tir ne présente aucun danger pour les cuirassés) si on le juge utile pour couvrir le bruit des moteurs, mais j’estime qu’il est préférable de ne pas faire intervenir le canon.
La moitié des cuirassés franchit la tranchée ennemie et pousse de l’avant, prenant à parti les mitrailleuses qui viendraient à se révéler : l’autre moitié reste à cheval sur la tranchée, la couvrant de feux d’enfilade (…) pour permettre à notre infanterie de l’aborder (…).
Dès que nous sommes en possession de la première, tous les cuirassés attaquent la seconde par le même procédé.
La réitération de ce processus permettra d’enlever la ligne des batteries en une heure au plus après la mise en branle des cuirassés, c’est à dire au point du jour, sans que l’ennemi ait pu dans l’obscurité, entraver sérieusement notre progression rapide et imprévue au cœur même de ses positions.
Si l’on dispose d’un nombre suffisant de cuirassés, l’emploi des remorques prévues permettrait d’amener plus rapidement l’infanterie nécessaire à l’enlèvement des batteries ; ces cuirassés à remorque marcheraient à quelques centaines de mètres derrière les cuirassés sans remorque.
Dès que les batteries sont prises, l’armée tenue prêtes en arrière est portée en avant. »
Estienne venait de présenter un véhicule apte à la percer des tranchées de premières lignes, restait à construire ce véhicule et ,en cas de succès, donner à son utilisation une dimension plus stratégique. C’est ce qu’il fait dans une autre lettre destinée à Joffre le 14 janvier 1916 :
« Cet engin répond à un besoin immédiat : en effet, l’infanterie manifeste l’impression que le canon ne suffit plus ; elle réclame quelque procédé nouveau. L’ennemi a essayé les gaz nocifs : il appartient à la France de faire beaucoup mieux en employant le cuirassé terrestre de la manière suivante.
L’unité d’attaque se compose d’une compagnie d’infanterie appuyée par deux cuirassés : le front normal de cette unité est de 200 m, ce qui nécessite 400 cuirassés pour un front d’attaque de 40 km.(…)
Le cuirassé (…) devance toujours son infanterie qui reste abritée dans la tranchée de départ ou, plus généralement, dans la dernière tranchée conquise jusqu’à ce que le cuirassé l’invite par un signal lumineux à se rallier à lui. Par ses feux à bout portant de canon et mitrailleuses, il assure la sécurité de la progression et par son fanal arrière, il guide la marche dans la nuit. Par où est passé le cuirassé à travers les fils de fer, passera la colonne de section : elle sautera dans la tranchée et la nettoiera sous la protection immédiate de son cuirassé qui devance la tête de colonne, surplombant l’ennemi, rendant vaines toutes ses défenses habituelles, ses barricades. Sitôt la tranchée conquise, le cuirassé la franchit et se porte en avant pendant que son infanterie se rassemble dans la tranchée pour un bond ultérieur.
Au point de vue stratégique, les cuirassés permettent de monter une grande attaque par surprise, sans préparation d’artillerie. »
Le commandement français commence à s’intéresser aux propositions d’Estienne. Il y voit enfin le moyen de briser le front et de mettre fin à la guerre de position. La dernière lettre d’Estienne à Joffre interpelle particulièrement le 3ème bureau du GQG qui considère comme inestimable la capacité à prendre la deuxième tranchée sans perdre un temps précieux. En effet, les percées locales, effectuées depuis le début de la guerre étaient souvent stoppées après la prise de la ou des premières tranchées. Le temps nécessaire à l’infanterie pour se rassembler en vue de l’assaut suivant était mis à profit par l’adversaire pour amener des renforts et briser l’attaque. Un moyen de réduire ce temps voire de le supprimer est alors considéré comme inestimable car il créerait la panique chez l’ennemi.
Une instruction datée du 20 août 1916 fixe avec précision l’emploi des cuirassés terrestre qui attaqueront sur un front de 30 km avec une densité de 30 engins au kilomètre :
« But à atteindre. Prendre possession du champ de bataille en quelques heures sur un grand front et sur toute la profondeur occupée par l’ennemi (1ère et 2ème positions, batteries voisines de ces deux positions) de manière à en assurer l’occupation facile par l’infanterie et le franchissement par la cavalerie (…).
Procédé d’attaque. Pour prendre possession du terrain et réaliser au mieux un effet de surprise, les cuirassés devront s’avancer simultanément sur leurs objectifs respectifs où ils s’arrêtent et combattent. Ceux destinés aux 2ème et 3ème lignes de la première position, aux batteries de la deuxième position, doivent franchir sans combattre les lignes précédant celle qui leur est assignée. »
Avant même la sortie des premiers chars des usines la vision française des chars est déjà structurée :
- Attaque par surprise et en masse.
- recherche de la rupture complète du front afin d’ouvrir le chemin à des unités d’exploitation comme la cavalerie.
- Distinction entre futurs chars lourds devant percer sans l’infanterie et futurs chars légers destinés à accompagner l’infanterie.
- Création de véhicules permettant le transport de l’infanterie en la protégeant du feu ennemi (Cet objectif ne sera jamais réalisé).
Persuasif, Estienne obtient du GQG la commande de 400 chars au près de la firme Schneider. Le GQG, parallèlement, fait de même au près de la firme concurrente, Saint-Chamond. Schneider fournit alors un véhicule chenillé blindé armé d’un canon de 75 mm raccourci en sabord (Droit) et de mitrailleuses. Il pèse 12 tonnes et est servi par un équipage de 7 hommes. Pendant ce temps les premiers équipages commencent leur instruction au camp de Champlieu.
Ainsi naît l’Artillerie Spéciale (AS), divers groupements sont créés. Ces unités sont de petites tailles, les chars ne sont pas très nombreux et leur utilisation ce fait à des endroits bien précis. Il n’existe pas encore de grande formation blindée. Le premier engagement au Berry-au-Bac est un échec, mais il ne décourage pas ses partisans. Cette nouvelle arme n’est pas encore rodée, des ennuis mécaniques, une communication défaillante avec l’infanterie nuisent aux nouveaux chars. Le char Schneider est peu mobile en terrain tourmenté et est vulnérable à l’artillerie adverse. Les officiers de l’AS ne s’avouent pas vaincus et ont encore confiance en leur jeune arme.
Estienne, en plus de sa commande à Schneider, avait étudié en collaboration avec Louis Renault la construction d’un char léger destiné à l’accompagnement. C’est chose faite avec le char FT dont plusieurs versions seront produites (Avec canon de 37 mm, mitrailleuses, radio etc…). Plusieurs milliers seront produits et livrés aux alliés de la France.
Peu à peu l’AS remonte la pente et connaît ses premiers succès. Alors que les Allemands n’opposent presque pas de blindés, le char commence à devenir une arme inestimable pour la percée. Lors de l’armistice en 1918, l’AS a enfin obtenue ses lettres de noblesses. Mais l’Allemagne capitulant rapidement pour diverses raisons de politique intérieure ne permet pas aux armées alliées de lancer diverses grandes offensives. C’est dans ces grandes offensives que les chars auraient pu montrer leur capacité d’exploitation après la percée. Le commandement français reste ainsi sur l’impression que la guerre, à l’avenir, sera une guerre de position comme cela a été le cas pendant près de quatre ans. Aspect plus grave, si le char a montré sa capacité à percer en étant accompagné de l’infanterie, il n’a pas prouvé sa valeur dans l’exploitation. Ainsi dans les esprits des militaires, l’arme à qui on doit la victoire est… l’infanterie, l’infanterie appuyée par les chars.
Ainsi déclare le général Boucher : « le char n’est absolument pas à même de combattre seul. Il a besoin d’artillerie pour réduire au silence les batteries et armes antichars ennemies, d’infanterie pour l’accompagner, assurer sa sûreté immédiate, occuper le terrain, de génie pour faciliter sa progression au travers de certains obstacles. L’aviation lui est indispensable (…). Il doit donc s’intégrer dans le dispositif des autres armes. »


2. Les enseignements de la Grande guerre ou la mise à l’écart de la pensée d’Estienne : l’IGU 21.

La guerre a marqué les esprits, mais l’infanterie, en tant qu’arme en sort grandit. Personne n’a réellement pris en compte l’impact exercé par les nouveaux blindés, ceux qui l’on fait sont peu écoutés dans un monde ou l’heure est à la paix. Le blindé, dans l’esprit des officiers français, reste une arme qui se doit d’être inféodée à l’infanterie, il le restera jusqu’à la défaite de 1940. La cavalerie dont l’existence a été remis en cause dès le début du conflit songe ardemment à une motorisation et à une mécanisation de ses effectifs.


2 –1. Estienne persiste et signe

Chacun des belligérants sort fortement bouleversé de la Grande Guerre, que ce soit sur le plan moral, économique, militaire ou même politique. Peu sont prêt à se retourner sur ce conflit afin d’en tirer des conclusions autres que « plus jamais ça ».
Pourtant Estienne qui avait vu dans l’AS un moyen d’accompagner l’infanterie, continue sa réflexion sur le développement de cette arme. Ainsi en 1920, Estienne annonçait dans une conférence en Belgique :
« Imaginez messieurs, le formidable avantage tactique et stratégique que prendraient sur les lourdes armes d’un récent passé, 100 000 hommes capables de couvrir 80 km en une nuit avec armes et bagages, dans une direction et à tout moment. Il suffirait pour cela de 8 000 camions ou tracteurs et 4 000 chars à chenilles, montés par une troupe de choc de 20 000 hommes (…). »
On voit bien qu’Estienne cherche à donner une dimension stratégique à son arme, dimension qu’elle n’a pas eu le temps et les moyens d’avoir pendant la guerre. Il est, de plus, curieux de voir à quel point la vision d’Estienne est prémonitoire. Mais la majorité des officiers français restent sur la conclusion que l’arme principale des conflits est l’infanterie et que les chars sont là pour l’accompagner en tant qu’arme soumise. Ceci est parfaitement visible dans le règlement de combat de l’infanterie daté de 1920 :
L’infanterie est « la seule arme complète et capable de combattre par le mouvement et par le feu » et « apte à lutter sur tous les terrains et en tous temps, le jour comme la nuit. » C’est « l’arme principale au profit de laquelle les autres s’emploient ; aucune ne peut la remplacer dans l’exécution de la totalité de ses missions : conquérir le terrain avec l’aide de ses chars de combat, de l’artillerie, de l’aviation… détruire ou capturer l’ennemi qui l’occupe… conserver le terrain. ». Les chars de combat « sont destinés à faciliter le mouvement en avant de l’infanterie en brisant les obstacles passifs ou les résistances actives qui se présentent sur le terrain de combat. » Mais « ils sont impuissants à conquérir et à conserver seuls le terrain ; ils ont besoin du concours immédiat de l’infanterie. Il leur faut d’abord être protégés par l’infanterie et l’artillerie qui doivent contrebattre les moyens antichars ennemis. Les chars sont incapables de mener le combat à eux seuls. »
Le ton est ainsi donner. Alors qu’Estienne imagine de larges formations blindées, l’AS est dissoute le 13 mai 1920 et les chars sont rattachés à l’infanterie selon la doctrine de l’accompagnement. Le char ne pourra pas être une arme indépendante comme le désirait Estienne. N’étant pas une arme indépendante, il paraît difficile au char de se constituer en larges formations blindées autonomes, l’apparition de divisions blindées devra ainsi se faire sous le giron de l’infanterie ou de la cavalerie. Pourtant l’armée française comprend la nécessité de sa motorisation et c’est ce qu’elle s’attachera à faire pendant presque…20 ans.


2 –2. L’IGU 21 : une mise à l’écart de la pensée d’Estienne

Cette instruction à pour but selon Pétain, président de la commission de rédaction, de : « fixer les enseignements de la Guerre mondiale avant que le souvenir ne s’en efface. »
La guerre des tranchées et les ravages de l’artillerie on fortement marqués les esprits à tel point que toute guerre future est vue comme une inévitable guerre de position. La commission en conclu que si la guerre de position devient inévitable, la puissance de feu ne peut qu’augmenter afin de tenter la percée. Ainsi l’usure de l’ennemi devient le but à atteindre pour vaincre. Cette inévitable augmentation du feu laisse peu de place au mouvement dans l’esprit des officiers français. Le char est alors vu comme une manière d’amener le feu au près de l’infanterie et pas comme une arme capable de percer puis exploiter l’arrière du front. Il apparaît alors comme étant sans intérêt de créer de larges unités blindées pouvant crever le front et semer la panique sur les arrières ennemis. Les percées ne sont vues que comme des actions ponctuelles dans des endroits précis du front.
Trois types de chars sont envisagés :
- Le char lourd ou de rupture, puis char de forteresse, susceptible d’emporter la décision en terrain fortifié. Le nom ne doit pas nous tromper, il ne s’agit pas d’un char qui devra être produit en masse pour percer le front, mais d’un char nécessaire à la lutte contre les éventuelles positions fortifiées.
- Le char léger d’accompagnement de l’infanterie. Sa taille est réduite et sa force réside dans sa multiplicité. Ici aussi, le mot multiplicité ne doit pas nous tromper et laisser entendre la formation de larges unités blindées rapides, autonomes et aptes à l’exploitation après la percée. Ce char est totalement inféodé au fantassin qui le suit.
- Le char moyen, une sorte de mélange entre les deux précédents, il est lui aussi inféodé à l’infanterie. C’est le futur char de bataille, les chars B.
En fait l’IGU 21 n’apporte rien de vraiment concret. Pétain reste sur un :
« Les unités de chars blindés agissent par le feu et surtout par le mouvement, elles sont avant tout des unités d’infanterie blindée. »
Malgré un désir de motorisation, sur la question des blindés, l’Armée française reste dans un immobilisme le plus complet. Seuls quelques officiers isolés pensent à des divisions blindées.



blablabla on passe à L'Allemagne...



3 –3. Une forte activité intellectuelle
Ces restrictions ne doivent pas nous faire oublier que certains chercheront à moderniser cette armée bridée. En 1918, alors que la guerre est terminée, les Corps francs continuent leur combat à l’est face à la Pologne ou la Russie bolchevique. Certains Corps francs se voient équippés d’unités motorisées. Il ne s’agit bien évidemment pas d’une motorisation de l’Armée allemande, mais cette motorisation partielle permet à certains officiers de s’essayer à une sorte d’armée plus moderne.
En 1922, URSS et Allemagne de Weimar deux pays au ban des nations signent le traité de Rapallo, ainsi est discrètement noué un lien entre ces deux pays. Sur la rivière Kama, secrètement se constitue une Panzertruppenschule Kama (Ecole des troupes blindées de Kama), école d’entraînement à l’emploi d’unités blindées. Une astucieuse manière de contourner le traité de Versailles. La future arme blindée allemande n’est pas la seule à bénéficier de ces avantages, l’Allemagne envoie à l’instruction en Russie plusieurs pilotes d’avions. Des liens ne sont pas que tissés avec l’URSS, mais aussi avec la Suède, qui possédant des chars, permet à certains officiers d’en étudier le fonctionnement et l’emploi.
A cette époque, se manifeste un futur grand penseur de l’Arme blindée, le capitaine Guderian. En 1922 il se penche sur les travaux de spécialistes en la matière : les Anglo-saxons Fuller et Liddell Hart. C’est aussi en 1922 où il rejoint la 7. Kraftfahr-Abteilung (Septième détachement motorisé) du Major Lutz à Münich. En 1926, après un stage en Suède, il propose un projet de Panzer-Division (Division blindée), mais son initiative est rejetée malgré un soutien de Lutz.
En 1923 et en 1924 le ministère de la défense met en place le premier plan d’emploi d’une armée faisant collaborer chars et avions. Faute de chars, Brauchitsch auteur de la partie concernant les blindés organise des manœuvres secrètes en utilisant des chars factices. Satisfait, le ministère de la défense passe une commande secrète auprès des firmes Rheinmetall, Krupp et Daimler-Benz en vue de l’élaboration d’un char léger. Si l’emploi des chars n’est pas parfaitement théorisé, sa construction, elle, est lancée. On notera que si en France les officiers ne sont pas opposés au char, il ne voit en lui qu’un simple auxiliaire de l’infanterie. Les Allemands eux pensent déjà à de grandes unités blindées autonomes soutenues par l’aviation… Des divisions blindées.



2ème Partie

2 – Les années trente : France, Allemagne « Vers une Armée de métier » ?

1. Le réarmement allemand et les premières unités blindées.

Les Allemands, dans la quête d’une arme moderne basée sur les formations blindées, partent avec un lourd handicap. Le traité de Versailles les limite matériellement, mais plusieurs officiers travaillent en secret sur l’arme blindée. Une fois Hitler au pouvoir, la machine est lancée, l’Allemagne entre dans une phase de réarmement discrète (Elle a plus ou moins commencé avant l’arrivée d’Hitler) puis intensive. C’est d’Allemagne que viendront les premières véritables divisions blindées. Ces unités seront le fer de lance d’une nouvelle stratégie : la Blitzkrieg.


1 – 1 Les évolutions avant l’arrivée au pouvoir d’Hitler

En 1931 le général Lutz devient inspecteur en chef des troupes motorisées, il choisit alors un de ses proches comme chef d’état-major : Guderian. Cette promotion ne peut que donner plus d’envergure à ce penseur de l’arme blindée, futur théoricien de la Blitzkrieg. Plusieurs officiers, futurs as de la Panzerwaffe serviront au sein de cette section : Les majors Kampf et Nehring ou encore le capitaine Hünersdorff. Cette section poursuit ses recherches sur un blindé idéal, afin de ne pas éveiller les soupons des Alliés, les divers projets prennent le nom d’engins agricoles. Un second contrat est passé en 1932 avec MAN, Krupp, Henschel, Daimel-Benz et Rheinmetall-Borsig. Krupp un blindé qui intéresse enfin les officiers allemands, trois prototypes seront alors construits non pas par cette firme mais par Henschel.


1 – 2 Les nazis accélèrent le réarmement

Il serait faut de dire que le réarmement allemand a commencé avec l’arrivée au pouvoir d’Hitler, il est déjà entamé depuis bien longtemps. L’arrivée au pouvoir du parti nazi n’a fait qu’accélérer ce réarmement et donner plus de crédit à tous les officiers rêvant depuis longtemps à la création de grandes formations blindées. Avec l’appui d’Hitler le nouveau ministre de la guerre, le général von Blomberg, le général von Reichenau et le chef d’état-major de l’armée de terre von Fritsch accélèrent les activités des troupes motorisées, notamment en multipliant les exercices. Le 1er novembre 1933 est crée la première unité blindée.
Le 1er juin 1934 le général Lutz obtient le nouveau titre de Commandant des troupes motorisées, Guderian reste son chef d’état-major. Les officiers partis en instruction à l’étranger sont rappelés et créent à Zossen une école de commandement des troupes blindées. L’Allemagne en plus de se donner des blindés et de chercher à les employer en division blindée se dote ainsi d’un centre de formation. Cette école permet la création de petites unités blindées expérimentale, la première unité créée est composée de 55 Panzer, c’est à cette date que commence véritablement l’Histoire de la Panzerwaffe. A partir de ces unités, le 1er octobre 1934, le commandement allemand crée la première brigade blindée (A partir des deux régiments blindés déjà constitués), elle est rattachée au corps de cavalerie motorisée. L’état-major, selon son programme de large formation blindée indépendante, désireux de fournir de l’infanterie à cette brigade, dissout le 12ème régiment de cavalerie de Dresde pour en faire le premier régiment d’infanterie motorisée, il rejoint les deux régiments blindés. Cette brigade est l’embryon des futures Panzer-Divisionen. Au même moment en France, les seules unités mécanisées indépendantes sont les DLM de la cavalerie, les chars de combat sont eux encore rattachés à l’infanterie.
Pour terminer, la création de l’arme blindée s’inscrit dans l’utilisation de cette nouvelle doctrine qu’est la Blitzkrieg. Doctrine en partie prônée par Guderian dans son livre « Achtung ! Panzer ! ». La Blitzkrieg est l’utilisation d’une force interarmes (Avions plus blindés et infanterie) dans le but de percer une partie du front et d’exploiter rapidement et au maximum la brèche créée par les coups de boutoirs des unités blindées.


1 – 3 Les premières Panzer-Divisionen

Le 15 octobre 1935 sont créés les trois premières Panzer-Divisionen. La première est mise sur pied à Weimar par le général von Weichs, la deuxième est mise sur pied à Würzburg par Guderian lui-même, la troisième à Berlin par le général Fessmann. Chacune de ces divisions comprend deux régiments blindés équipés de chars légers. Chacune de ces divisions est crée sur le modèle proposé par Guderian, elles sont autonomes, leur force de frappe est fournie par leurs blindés appuyés par de l’infanterie motorisée et plus tard mécanisée. En Allemagne, l’infanterie est au service du char ce qui est totalement à l’opposé des doctrines françaises de l’époque qui voit le char comme un auxiliaire de l’infanterie. Maintenant l’Allemagne, sûre d’elle, exploitant les désaccords qui tiraillent les Alliés se permet de faire parader ces unités. De multiples défilés seront organisés pendant toute la fin des années trente. Afin de donner du prestige à cette nouvelle arme Hitler choisit un uniforme spécial pour les Panzer-Truppen (Troupes blindées) : un uniforme noir avec des têtes de mort sur les cols. Cet uniforme doit rappeler les Hussards de la mort de Frédéric le Grand dont Hitler est un grand admirateur. En France l’arme blindée, bien que non exempt de prestige, est tiraillée entre infanterie et cavalerie.
A côté des ces Panzer-Divisionen apparaissent des Infanterie-Divisionen (mot.) (Infanterie-Division motorisiert ou divisions d’infanterie motorisées, nous ne les détaillerons pas ici). Alors que sont crées ces nouvelles unités, plus tard, dans le but d’augmenter le nombre d’unité blindées, le commandement allemand crée des Leichte-Divisionen (Divisions légères). Ces divisions sont des divisions d’infanterie motorisée (Comme les Infanterie-Division (mot.)) comportant une Panzer-Abteilung (Groupement blindé) de quatre Panzer-Komapnien (Il n’y a que des chars légers dans ces compagnies), un régiment d’infanterie à trois bataillons, un régiment de reconnaissance à deux bataillons et un bataillon antichar à trois compagnies. Le but de ces unités est la reconnaissance, l’attaque des reconnaissances ennemies, la conduite d’action retardatrice, l’occupation rapide d’un secteur, la poursuite des forces ennemies en retraite. Il y a comme on peut le voir une forte ressemblance avec les DLM françaises (Voir plus bas).
En 1936, l’Allemagne participe de façon non officielle à la Guerre d’Espagne, elle y envoit la Légion Condor. Ainsi plusieurs officiers instructeurs de blindés peuvent mettre à l’épreuve leurs blindés et certaines de leurs tactiques. La Guerre d’Espagne ne permet tout de même l’emploi de divisions entières.
L’Allemagne démarrera ainsi la guerre avec des divisions blindées, des divisions d’infanterie motorisée aux côtés des unités plus classiques. Tout un fer de lance pour mener de véritables offensives.

2. En France, l’infanterie va t’elle fournir les premières divisions blindées ?

Il faut garder à l’esprit qu’en France, dans les années trente, l’arme blindée n’existe toujours pas. Les blindés sont sous le giron de l’infanterie, ce sont les chars de combat ; la cavalerie a aussi ses propres blindés, les chars de cavalerie. Ces deux armes évoluent différemment avec des buts parfois divergents. Cette scission n’est pas étrangère à l’absence de réelles divisions blindées lors de la défaite de 40.


2 – 1 Une volonté de motorisation de l’Armée

Ce désir se fait de plus en plus pressant. Pétain encore président du CSG examine le 25 juin 1930 un projet de « Programme de motorisation de l’Armée » . Ce projet a été rédigé à sa demande par le 3ème bureau de l’EMA. Sont envisagées deux types de nouvelles divisions :
- La division transportée, c’est à dire une division d’infanterie complètement motorisée.
- La division mécanisée, une sorte de division de cavalerie mécanisée (Nous verrons cela dans le point suivant). Mais le rapport reste très évasif sur certains points et insiste sur le fait que tout « reste à déterminer ». Ces deux projets d’unités ne sont bien évidemment pas des divisions blindées, mais il montre que le commandement français commence à se soucier d’une modernisation de l’Armée. Mais l’avance se fait à petits pas.
Le 4 juillet 1930 le ministère de la guerre approuve ce document, mais le CSG s’est bien gardé de prononcer le nom de division blindée ou de préciser si ces nouvelles unités seront la propriété complète de l’infanterie ou de la cavalerie. On voit encore le chemin différent pris par ces deux armes qui sont en concurrence.
En 1932 au camp de Mailly a lieu la première ébauche d’une véritable force inter arme. Y est constitué un « Détachement mécanique de combat », il est composé d’un groupe de reconnaissance motorisé (motocyclistes et automitrailleuses), d’un groupe d’artillerie tractée et d’une brigade cuirassée à deux bataillons de chars. Cette formation ne remporte pas un succès satisfaisant alors que les unités de cavalerie font bonne impression.
Mais les partisans de la motorisation ne se découragent pas et l’infanterie continue ses recherches autant dans la motorisation que dans la mécanisation. Les recherches continuent entre 1932 et 1935 dans le domaine du char léger et du char moyen : les chars de combat.


2 – 2 Vers une « Armée de métier » ?

Les années trente connaissent un certain nombre de penseurs de l’arme blindée. Ils proposent leurs idées au travers des diverses revues distribuées par l’Armée, telle la revue de Cavalerie. D’autres se lancent directement dans la publication d’ouvrages qu’ils pensent aptes à ouvrit les yeux à un commandement considéré comme sectaire vis à vis du blindé. L’officier ayant le plus marqué cette période (Ne négligeons pas son rôle futur, qui à posteriori a tendance à revaloriser son image qui à l’époque n’est pas celle qu’on pourrait imaginer) est certainement le lieutenant-colonel de Gaulle avec son « Vers l’Armée de métier » (Publié en 1934). Cet ouvrage au titre accrocheur, voire arrogant pour le commandement français, se propose d’élaborer une véritable armée où le char aurait une place prépondérante et où l’aviation collaborerait avec les autres armes. Il est indéniable que la doctrine présentée est « visionnaire », mais le commandement français ne l’étant pas, la politique de l’époque étant à la restriction budgétaire dans le domaine de la défense, ce livre, à part donner une mauvaise image à un personnage déjà considéré comme arrogant par ses congénères, ne donne pas l’impulsion nécessaire à la création de véritables divisions blindées. L’ouvrage ne passe pourtant pas inaperçu et le commandement allemand en commande plusieurs exemplaires. Contrairement à une idée bien trop répandue, l’ouvrage de Charles de Gaulle ne devient pas le livre de chevée des futurs officiers de la Panzerwaffe ni la base du plagiat que serait « Achtung ! Panzer ! » de Guderian. Il laisse entendre aux allemands que les Français sont eux aussi sur le point de créer une véritable arme blindée. Grave erreur ! Le livre n’obtient pas le succès escompté malgré l’indéniable aspect visionnaire. Mais les officiers allemands s’empressent alors d’accélérer leurs études sur cette arme, pensant avoir été devancé par les Français. Il est tout de même nécessaire d’apporter une critique à cet ouvrage autre que son titre et sa diffusion. De Gaulle y présente certes des divisions blindées, mais ces dernières semblent évoluer dans le vide, sans se soucier du ravitaillement ou de l’ennemi. Les commentaires sur l’aviation sont peu nombreux.
Malgré l’échec du Lieutenant-colonel de Gaulle, l’Armée française poursuit, lentement (Et avant cet ouvrage), l’élaboration d’une force inter arme. Ainsi dès 1936 sont envisagées des Divisions Cuirassées.


2 – 3 La DCR, première division blindée ?

L’IGU 1936 vient donner un peu de souffle aux partisans du moteur combattant comme de Gaulle. Même s’il ne se détache pas de la doctrine de l’accompagnement, il laisse une porte entrouverte à de futures notices de règlements d’emplois des blindés (et il y en aura de multiples qui ne sauraient être toutes détaillées dans cet exposé). C’est ce qui arrivera plus tard au tant dans l’infanterie que dans la cavalerie, même si l’IGU 36 reste une avance timorée. C’est aussi à la même époque qu’est envisagé un projet de DCR (Division Cuirassée de Réserve), même si le projet ne fait pas l’unanimité. Il est curieux de constater que le projet sera tout de même favorisé alors que parallèlement la cavalerie fait de grands bonds vers la modernité. L’infanterie ne voudrait-elle pas voir la cavalerie obtenir à elle seule les lauriers de la victoire ?
La DCR serait théoriquement équipée de chars B (Chars de bataille) répartis en six bataillons. Mais le coût que représente ces chars et le temps de production pousse le commandement à revoir la DCR à quatre bataillons de chars B. De 1936 à 1939 des débats complexes modifieront la composition théorique de la DCR. Nous n’entrerons pas dans ces débats complexes, nous retiendrons juste que si enfin l’armée cherche à se doter d’une véritable division blindée, cela se fait sous l’autorité de l’infanterie et en prenant compte une multitude de facteurs politiques ou économiques (Voir le point suivant pour avoir quelques détails). Au même moment, en Allemagne, le régime nazi est passé outre ces facteurs et lance ses premières Panzer-Divisionen. La différence étant qu’un pays se prépare à la guerre alors que l’autre y est réticent… En septembre 1939, lorsque les divisions blindées allemandes pénètrent en pologne, aucune DCR n’aura été constituée. Sur le papier elle fait pourtant penser en partie à une idéale division blindée.


3. La cavalerie française tire son épingle du jeu.

Alors que l’infanterie suit une évolution qui lui est propre, la cavalerie cherche, elle aussi à se moderniser. Cette modernisation passe par la motorisation et la mécanisation. Mais pour des raisons de budget elle gardera une forte proportion de chevaux et n’hésitera pas à créer des divisions groupant moteurs et équidés, des divisions « pétrole picotins » (Les DLC ou Divisions Légères de Cavalerie).


2 – 1 Les recherches de la cavalerie

Comme l’infanterie, la cavalerie profite des nouveautés posées par la réunion du CSG en 1930. En 1931 elle lance un « projet de division mécanique » et une « étude sur la constitution d’un ensemble de forces mécanisées ». Le 1er bureau de l’EMA est à l’origine de ce « projet de division mécanique », elle comprendrait deux brigades mécaniques légères chargées de missions de reconnaissance, de combat, de protection et de soutien ; une brigade mécanique de bataille chargée des actions de rupture ; diverses unités d’appui et de service. Cette unité doit aligner 168 AMC, 300 chars dont 108 de bataille, plus de 900 voitures blindées tout terrain. En même temps trois types de véhicules sont classifiés :
- L’AMD ou automitrailleuse de découverte. Ce sont des engins à roues, rapides bien armés et possédant un grand rayon d’action. Ils ne sont pas fait pour engager le combat leur blindage étant trop faible. Les AMD seront les automitrailleuses Panhard 178 modèle 1935.
- L’AMR ou automitrailleuse de reconnaissance. Ce sont des engins chenillés de faible hauteur et au blindage moyen. Les AMR seront les H-35 et H-39.
- L’AMC ou automitrailleuse de cavalerie. Ce sont des engins rapides, fortement armés et bien protégés. Ils sont initialement destinés à la lutte contre les mitrailleuses pouvant gêner la progression de la cavalerie. Ces engins seront les SOMUA modèle 1935.
Ces engins reçoivent le nom d’automitrailleuse pour ne pas éveiller les soupçons lors de la conférence sur le désarmement.
Un des officiers les plus actifs dans le domaine de l’évolution est le général Flavigny, qui poussera son arme à se doter de blindés.


2 – 2 L’apparition des DLM, des divisons blindées ?

En 1932, la cavalerie comme l’infanterie participe aux exercices de manoeuvre combinées. Contrairement à l’infanterie (mécanisée) qui ne s’illustre pas lors de cette manœuvre, la cavalerie fait bonne impression. Ainsi les DC vont évoluer vers un nouveau type de DC dite de type 1932. L’une des trois brigades à cheval disparaît tandis que le groupement d’automitrailleuse devient régiment. L’artillerie et le génie sont motorisés eux aussi.
En 1933, l’impulsion lancée donne naissance à une « Division Légère Mécanique ». Une seconde DLM est crée en 1937, une troisième en 1939, une quatrième est prévue pour 1940.
On voit que le programme est lent, mais la cavalerie a enfin décidé d’organiser ses propres unités blindées. La DLM n’est certes pas une division puissamment armée comme le seront les DCR ou les Panzer-Divisionen, mais elle compte un bon nombre de blindés et d’infanterie motorisée. Elle est presque apte à faire face aux divisions allemandes. Le problème étant de savoir comment elles seront utilisées.

Arnaud
24/01/2004, 22h24
c'est un bon article ça ma foi...
arretez de remplir le forum d'articles!! :P ;)

Nicolas
25/01/2004, 12h21
bah voui, faut aller metre çà dans les articles, rubrique "les chars" ...

tres interressant ma foi. :D

Bébert
25/01/2004, 14h55

Laurent
25/01/2004, 15h08

Bébert
25/01/2004, 17h23
Ha bon, tout s'explique...En réalité, je découvre seumlement en ce moment que les anglais ont eu une réelle réflexion sur le sujet dans les années 20, avec les mêmes résultats qu'en France.

PS Gazala parti...

Tyrex
25/01/2004, 18h03
Pas tout a fait les memes resultats tout de meme Bebert.
Les chars anglais sont tres differents des blindés francais. Un blindé comme le Somua 35 n'existe pas du tout chez les Anglais (honny soit.. ca faisait longtemps). Idem pour le B1bis (encore que le Matilda soit similaire niveau de la protection)
Idem le A13 n'a pas vraiment d'equivalent chez les Francais
Les idées sont peut etre les memes mais les materiels sont de meme en bien des points completement differents

Tortue Agile
29/01/2004, 13h49
<!--QuoteBegin-Tyrex+Jan 25 2004, 08:03 PM--></div><table border='0' align='center' width='95%' cellpadding='3' cellspacing='1'><tr><td>QUOTE (Tyrex @ Jan 25 2004, 08:03 PM)</td></tr><tr><td id='QUOTE'><!--QuoteEBegin--> Pas tout a fait les memes resultats tout de meme Bebert.
Les chars anglais sont tres differents des blindés francais. Un blindé comme le Somua 35 n'existe pas du tout chez les Anglais (honny soit.. ca faisait longtemps). Idem pour le B1bis (encore que le Matilda soit similaire niveau de la protection)
Idem le A13 n'a pas vraiment d'equivalent chez les Francais
Les idées sont peut etre les memes mais les materiels sont de meme en bien des points completement differents [/quote]
Les Anglais ont eu Fuller qui a ete un grand penseur du char anglais... <a href='http://www.magweb.com/sample/scit/ci9902ca.htm' target='_blank'>Voir l'article en Anglais</a>... (Mais politiquement il n'etait pas "correct" il avait une grosse tendance extreme droite...)

L'angleterre s'est retrouvee coincee entre deux theories, le char d'infanterie (mathilda) et le char de cavalerie... Entre ces deux theories le canon du char anglais restera a 2'' (qui si je ne me trompe pas correspond a un 40mm environ) maximum quand la guerre eclate.
Peut-etre le deuxieme obstacle pour les anglais aura ete les traditions fortes dans divers regiments de cavalerie etc... L'identite des unites menait a des non sens comme par exemple celui-ci The result of this fiasco was the formation of a permanent "Mobile" division consisting of two armored cavalry brigades in light tanks and armored cars, one tank brigade, 2 mechanized infantry brigades, and limited artillery, engineer, and service support. The main problem? Recon, medium tanks, infantry, and artillery were in separate brigade commands!

Sinon, je suis bien d'accord avec vous sur la capacite du "jeune" De Gaulle... Il a bien pensé a une armee de metier mais pas a son emploi, de ce cote la il reste tres conventionnel (dans le sens de l'emploi francais du moment). Pour la campagne de France, ses performances seront exagerees (dans le sens trop mises en valeur pour les "exploits" accomplis) dans ses memoires.