Micke
29/11/2004, 21h46
Après avoir ingurgité votre 1re leçon voici la leçon suivante en espérant que tout ceci vous intéresse.
Gérer la production du Japon est difficile. Il faut considérer que vous devez gérer un compte en banque en évitant d’être trop dispendieux. Une politique économique trop ambitieuse, une guerre trop consommatrice en ressources et c’est le fossé au bout de quelques mois avec une rupture de ravitaillement stoppant toutes les opérations militaires.
Quelques chiffres pour vous faire réfléchir :
Le pétrole :
Le Japon démarre la guerre avec plus de 2 millions de points en réserve de pétrole soit 180 jours de fonctionnement.
Les gisements de pétrole que le Japon contrôle au début de la guerre ont une valeur de 75 points qui donnent 750*6*30= 135 000 points de pétrole par mois.
Pour nourrir son industrie lourde qui a une capacité de 13 240 points le 7 décembre 1941 il faut 13240*30 points de pétrole soient 400 000 points de pétrole par mois. Déduction faite de la production locale il faut au Japon 265 000 points de pétrole par mois ou 8 833 points par jour.
Le Japon doit absolument conquérir les ressources pétrolières d’Indonésie sinon la guerre est finie en 6 mois.
La capture des puits de pétrole indonésiens va procurer aux Japonais 1910*6= 11 460 points/jour. Si le Japonais décide de redémarrer l’industrie lourde de Singapour et 2 autres villes chinoises qu’il peut conquérir rapidement il augmente sa capacité en industrie lourde de 660 points qui demandent autant de points de pétrole/jour.
Le Japonais peut augmenter sa production de pétrole s’il s’étend sur Mandalay et Rangoon où il peut capturer une capacité supplémentaire de 600 points de production/jour ce qui le laisserait au total avec un surplus théorique de 2520 points/jour. Le surplus en production est suffisant pour augmenter légèrement la capacité de l’industrie lourde japonaise. Toutefois il faut être très prudent.
Il faut avoir à l’esprit que les sous-marins alliés peuvent prélever leur dîme sur les transports de pétrole
à destination du Japon. Les pétroliers doivent donc être fortement escortés. Hors le Japon manque d’escorteurs. Il faut donc accélérer la production de ce type de navires en y consacrant des points supplémentaires venant des capacités des chantiers navals. On le voit, résoudre un problème en crée immédiatement un autre.
En 1943 ou 1944 le bombardement stratégique allié peut aussi ravager les centres de production. Ces centres doivent donc être lourdement protégés avec des escadrilles de chasseurs et des batteries de DCA. C’était aussi la problématique des allemands avec le centre de production de Ploesti en Roumanie.
Les capacités de productions indonésiennes avant de redémarrer sous le pavillon japonais doivent être réparées car elles peuvent avoir subi des dégâts au moment de leur conquête ce qui prendra plusieurs mois.
A terme au fur et à mesure de l’évolution de la guerre il est probable que le Japonais doive réduire sa capacité industrielle. Pendant les 18 premiers mois de la guerre il faudra constituer des stocks et des réserves en armement et moteurs d’avions dans les modèles les plus demandés pour consacrer par la suite sa capacité industrielle essentiellement à la construction d’avions.
Le ravitaillement :
Le Japon produit 25 000 points de ravitaillement par jour déduction faite de ses besoins domestiques. Les stocks de ravitaillement atteignent 2 397 407 points au matin du 7 décembre 1941.
Les points de ravitaillement servent à peu prés à tout. Voici quelques niveaux de consommation:
La reconversion d’une usine d’avions pour fabriquer un autre modèle occasionne, on l’a vu précédemment, des points de dégâts. Un point est réparé par jour à un coût de 1 000 points de ravitaillement. Agrandir la capacité de 15 usines de 30 points chacune consommera la moitié de la production mensuelle japonaise. Les changements que je vous ai conseillés lors de la leçon 1 coûtent environ 960 000 points de ravitaillement. Il faudra donc réaliser les changements graduellement en évitant de tout réaliser en une seule fois.
La priorité doit donc être mise au départ sur
1/ la production des chasseurs A6M2
2/ les usines d’armement
3/ les hydravions à long rayon d’action
4/ lancer la recherche sur les nouveaux modèles d’avions uniquement s’il reste des capacités industrielles
5/ accélérer la production des navires escorteurs ( cf ci-dessus )
Une capacité pétrolière endommagée évolue au même rythme de réparation et est au même tarif. Si la capacité pétrolière de Palembang est complètement détruite il faut dépenser 600 000 points de ravitaillement pour la remettre en état soit la production de l’Empire nippon pendant 3 semaines.
Une grosse opération combinée englobant la marine , l’aviation et 5 divisions utilisera sur un mois environ 100 000 points de ravitaillement et 200 000 points de mazout.
L’agrandissement des bases aériennes et des ports consomment aussi beaucoup de ravitaillement.
Le Japon doit avoir aussi une stratégie de prédateur et rafler tous les points de ravitaillement qu’il peut lors de ses conquêtes.
Une opération combinée doit se prévoir longtemps à l’avance en accumulant dans une base arrière les montagnes de ravitaillement nécessaire.
Un « hub » de ravitaillement relié à la mère patrie par des transports à large capacité doit être organisé dans une base très bien fortifiée avec un port de capacité maximale. Cette base arrière doit assurer la réparation des navires légèrement endommagés. Le renfort de ravitailleurs et navires ateliers est souhaitable. L’acheminement du ravitaillement aux bases avancées doit être assurée par des navires de capacité réduite de manière à limiter les pertes et assurer un déchargement rapide du ravitaillement dans des ports plus petits.
Le Japon doit disposer de 3 ou 4 « hubs » de préférence dans des îles. En effet concentrer trop de ravitaillement à Singapour par exemple aboutit à une dilution de ce ravitaillement dans toutes les petites bases de la Birmanie et de la Malaisie de par les règles de ravitaillement exposées dans la leçon 1.
Il est clair que les Japonais ne pourront soutenir longtemps des offensives tout azimut en Malaisie, en Birmanie dans les Philippines, en Chine, en Indonésie et dans le Sud Pacifique. On voit aussi que les contraintes économiques interdisent les fantaisies comme attaquer la côte ouest américaine, l’Alaska ou même les Indes.
Les Américains peuvent avoir 3 grandes base sur la route USA/Australie : Pearl Harbor, Canton Island, Luganville. A partir de mai 1942 le niveau de ravitaillement leur permet de reprendre sans problème la contre offensive dans n’importe quel secteur.
Economie et stratégie on le voit sont intimement liées. Si on veut l'ignorer il faut jouer des scénarios plus courts ou explorer des scénarios alternatifs qui partent sur d'autres hypothéses de départ.
Gérer la production du Japon est difficile. Il faut considérer que vous devez gérer un compte en banque en évitant d’être trop dispendieux. Une politique économique trop ambitieuse, une guerre trop consommatrice en ressources et c’est le fossé au bout de quelques mois avec une rupture de ravitaillement stoppant toutes les opérations militaires.
Quelques chiffres pour vous faire réfléchir :
Le pétrole :
Le Japon démarre la guerre avec plus de 2 millions de points en réserve de pétrole soit 180 jours de fonctionnement.
Les gisements de pétrole que le Japon contrôle au début de la guerre ont une valeur de 75 points qui donnent 750*6*30= 135 000 points de pétrole par mois.
Pour nourrir son industrie lourde qui a une capacité de 13 240 points le 7 décembre 1941 il faut 13240*30 points de pétrole soient 400 000 points de pétrole par mois. Déduction faite de la production locale il faut au Japon 265 000 points de pétrole par mois ou 8 833 points par jour.
Le Japon doit absolument conquérir les ressources pétrolières d’Indonésie sinon la guerre est finie en 6 mois.
La capture des puits de pétrole indonésiens va procurer aux Japonais 1910*6= 11 460 points/jour. Si le Japonais décide de redémarrer l’industrie lourde de Singapour et 2 autres villes chinoises qu’il peut conquérir rapidement il augmente sa capacité en industrie lourde de 660 points qui demandent autant de points de pétrole/jour.
Le Japonais peut augmenter sa production de pétrole s’il s’étend sur Mandalay et Rangoon où il peut capturer une capacité supplémentaire de 600 points de production/jour ce qui le laisserait au total avec un surplus théorique de 2520 points/jour. Le surplus en production est suffisant pour augmenter légèrement la capacité de l’industrie lourde japonaise. Toutefois il faut être très prudent.
Il faut avoir à l’esprit que les sous-marins alliés peuvent prélever leur dîme sur les transports de pétrole
à destination du Japon. Les pétroliers doivent donc être fortement escortés. Hors le Japon manque d’escorteurs. Il faut donc accélérer la production de ce type de navires en y consacrant des points supplémentaires venant des capacités des chantiers navals. On le voit, résoudre un problème en crée immédiatement un autre.
En 1943 ou 1944 le bombardement stratégique allié peut aussi ravager les centres de production. Ces centres doivent donc être lourdement protégés avec des escadrilles de chasseurs et des batteries de DCA. C’était aussi la problématique des allemands avec le centre de production de Ploesti en Roumanie.
Les capacités de productions indonésiennes avant de redémarrer sous le pavillon japonais doivent être réparées car elles peuvent avoir subi des dégâts au moment de leur conquête ce qui prendra plusieurs mois.
A terme au fur et à mesure de l’évolution de la guerre il est probable que le Japonais doive réduire sa capacité industrielle. Pendant les 18 premiers mois de la guerre il faudra constituer des stocks et des réserves en armement et moteurs d’avions dans les modèles les plus demandés pour consacrer par la suite sa capacité industrielle essentiellement à la construction d’avions.
Le ravitaillement :
Le Japon produit 25 000 points de ravitaillement par jour déduction faite de ses besoins domestiques. Les stocks de ravitaillement atteignent 2 397 407 points au matin du 7 décembre 1941.
Les points de ravitaillement servent à peu prés à tout. Voici quelques niveaux de consommation:
La reconversion d’une usine d’avions pour fabriquer un autre modèle occasionne, on l’a vu précédemment, des points de dégâts. Un point est réparé par jour à un coût de 1 000 points de ravitaillement. Agrandir la capacité de 15 usines de 30 points chacune consommera la moitié de la production mensuelle japonaise. Les changements que je vous ai conseillés lors de la leçon 1 coûtent environ 960 000 points de ravitaillement. Il faudra donc réaliser les changements graduellement en évitant de tout réaliser en une seule fois.
La priorité doit donc être mise au départ sur
1/ la production des chasseurs A6M2
2/ les usines d’armement
3/ les hydravions à long rayon d’action
4/ lancer la recherche sur les nouveaux modèles d’avions uniquement s’il reste des capacités industrielles
5/ accélérer la production des navires escorteurs ( cf ci-dessus )
Une capacité pétrolière endommagée évolue au même rythme de réparation et est au même tarif. Si la capacité pétrolière de Palembang est complètement détruite il faut dépenser 600 000 points de ravitaillement pour la remettre en état soit la production de l’Empire nippon pendant 3 semaines.
Une grosse opération combinée englobant la marine , l’aviation et 5 divisions utilisera sur un mois environ 100 000 points de ravitaillement et 200 000 points de mazout.
L’agrandissement des bases aériennes et des ports consomment aussi beaucoup de ravitaillement.
Le Japon doit avoir aussi une stratégie de prédateur et rafler tous les points de ravitaillement qu’il peut lors de ses conquêtes.
Une opération combinée doit se prévoir longtemps à l’avance en accumulant dans une base arrière les montagnes de ravitaillement nécessaire.
Un « hub » de ravitaillement relié à la mère patrie par des transports à large capacité doit être organisé dans une base très bien fortifiée avec un port de capacité maximale. Cette base arrière doit assurer la réparation des navires légèrement endommagés. Le renfort de ravitailleurs et navires ateliers est souhaitable. L’acheminement du ravitaillement aux bases avancées doit être assurée par des navires de capacité réduite de manière à limiter les pertes et assurer un déchargement rapide du ravitaillement dans des ports plus petits.
Le Japon doit disposer de 3 ou 4 « hubs » de préférence dans des îles. En effet concentrer trop de ravitaillement à Singapour par exemple aboutit à une dilution de ce ravitaillement dans toutes les petites bases de la Birmanie et de la Malaisie de par les règles de ravitaillement exposées dans la leçon 1.
Il est clair que les Japonais ne pourront soutenir longtemps des offensives tout azimut en Malaisie, en Birmanie dans les Philippines, en Chine, en Indonésie et dans le Sud Pacifique. On voit aussi que les contraintes économiques interdisent les fantaisies comme attaquer la côte ouest américaine, l’Alaska ou même les Indes.
Les Américains peuvent avoir 3 grandes base sur la route USA/Australie : Pearl Harbor, Canton Island, Luganville. A partir de mai 1942 le niveau de ravitaillement leur permet de reprendre sans problème la contre offensive dans n’importe quel secteur.
Economie et stratégie on le voit sont intimement liées. Si on veut l'ignorer il faut jouer des scénarios plus courts ou explorer des scénarios alternatifs qui partent sur d'autres hypothéses de départ.