Micke
30/11/2004, 19h15
Voici tout les secrets du plan de construction naval japonais
Les services d’espionnage américains et japonais se livraient une guerre sans merci pour recueillir des informations sur les caractéristiques des navires de guerre de l’ennemi mais aussi sur ses plans de production. Voici un rapport qui ne manquera pas d’intéresser les marines des 2 camps.
Au matin du 7 décembre 1941 les chantiers navals japonais de la marine de guerre sont en train de construire :
6 porte-avions dont un géant le Shinano,
2 cuirassés géants ( le Yamato et le Musashi )
2 destroyers
et 11 sous-marins,
1174 points en capacité de chantiers sont disponibles qui consomment par jour 3522 points d’industrie lourde.
Au même moment les chantiers de la marine marchande ont dans leurs cales sèches :
1 pétrolier
2 porte-avions d’escorte
2 ravitailleurs de sous-marins
1 ravitailleur d’hydravions
4 transports de troupes
5 cargos
Les chantiers navals de la marine marchande ont une capacité de 1000 points absorbant 3000 points d’industrie lourde.
Naturellement dés que les cales se libèrent par l’achèvement d’un navire une autre construction est lancée.
L’industrie navale japonaise absorbe les 2/3 de la capacité industrielle du Japon insulaire et encore 50% des moyens si on ajoute la production extérieure. De toute façon pour soutenir son effort de guerre soit le Japon augmente sa capacité industrielle ou doit faire des choix drastiques entre la marine, l’aviation ou les armements.
Manifestement les stratèges japonais ont misé sur une guerre courte et sur une marine de prestige avec des navires géants. Une telle politique est valable en temps de paix mais le 7 décembre 1941 il est clair qu’il faut faire d’autres choix.
On ne peut qu’être surpris par la faiblesse des constructions consacrées aux navires de faible tonnage, aux escorteurs et aux transports. Les destroyers ont été complètement délaissés.
En fait les 3 navires géants absorbent 46 % du total des moyens des constructions des navires de guerre et encore 25% si on additionne les capacités des chantiers de la marine marchande.
La construction du Shinano a démarré le 14 décembre 1939. Si le chantier avance à son rythme le navire ne sera pas prêt avant le 17 novembre 1944 alors que tous les jours 180 points de capacité des chantiers sont consacrés à cette coque. A cette date l’issue du conflit, dans un sens ou un autre, sera déjà connue que le Shinano soit disponible ou pas.
Si l’Empereur Hiro-Hito veut son navire plus tôt, c’est possible mais pas avant le 29 mai 1943. 145 260 points de capacité navale supplémentaires seront absorbés pour accélérer la construction ce qui représente le chiffre vertigineux de 435 780 points d’industrie lourde.
Au total la construction accélérée de ce magnifique navire coûterait la bagatelle de 1 016 820 points d’industrie lourde soient la totalité des moyens de l’Empire après ses conquêtes pendant 75 jours ou la totalité de la production de l’industrie insulaire japonaise pendant 111 jours.
Le Japon peut il s’offrir une telle folie ?
Juste pour fixer les idées les mêmes moyens permettraient de construire 1000 destroyers ou 57 000 moteurs d’avions. La sagesse recommande d’abandonner cette construction et d’accélérer la construction de navires plus petits comme des escorteurs en y consacrant les moyens initialement prévus pour le porte-avions
Dans tous les pays de l’Axe une telle décision a été prise pour orienter les aciéries sur la production des sous-marins, du mur de l’Atlantique et de chars. C’est ainsi que l’Allemagne a renoncé à terminer le porte-avions Graf Zeppelin. L’Italie avait aussi 2 PA en construction qu’elle a aussi abandonnés.
La construction du cuirassé Yamato a démarré le 26 avril 1937, celle du Musashi le 7 novembre 1937.
Le Yamato devrait être prêt le 20 mai 1942. Une accélération de la construction aboutirait à une mise en service du navire le 27 février 1942 pour un coût supplémentaire de 22 755 points de chantier. Le surplus de dépense ne justifie pas l’anticipation pour seulement 3 mois de la sortie du navire. Le Musashi doit être terminé le 1er décembre 1942. Une sortie anticipée est possible le 4 juin 1942 pour une dépense de 49 811 points. Là aussi l’utilisation de capacités de chantier supplémentaires ne paraît pas justifiée.
La sortie de 4 porte-avions est prévue en 1942 respectivement en janvier, mai, juillet et novembre. Sauf catastrophe ( bataille de type Midway ) il n’y a pas lieu d’accélérer ce plan.
Le Japon , comme on le voit, est parti en guerre la fleur au fusil sans imaginer que sa marine, certes forte, puisse encaisser des pertes. Le talon d’Achille du Japon est son insularité qui nécessite une puissante force de commerce pour nourrir son industrie et ses troupes sur le front. Soit le Japon lance très tôt un plan de construction navale en escorteurs pour protéger sa flotte de commerce, soit il devra consacrer des moyens à remplacer ses cargos et transports torpillés mais à ce moment il n'aura plus les moyens pour construire des escorteurs.
Messieurs les amiraux japonais à vous de choisir !
Les services d’espionnage américains et japonais se livraient une guerre sans merci pour recueillir des informations sur les caractéristiques des navires de guerre de l’ennemi mais aussi sur ses plans de production. Voici un rapport qui ne manquera pas d’intéresser les marines des 2 camps.
Au matin du 7 décembre 1941 les chantiers navals japonais de la marine de guerre sont en train de construire :
6 porte-avions dont un géant le Shinano,
2 cuirassés géants ( le Yamato et le Musashi )
2 destroyers
et 11 sous-marins,
1174 points en capacité de chantiers sont disponibles qui consomment par jour 3522 points d’industrie lourde.
Au même moment les chantiers de la marine marchande ont dans leurs cales sèches :
1 pétrolier
2 porte-avions d’escorte
2 ravitailleurs de sous-marins
1 ravitailleur d’hydravions
4 transports de troupes
5 cargos
Les chantiers navals de la marine marchande ont une capacité de 1000 points absorbant 3000 points d’industrie lourde.
Naturellement dés que les cales se libèrent par l’achèvement d’un navire une autre construction est lancée.
L’industrie navale japonaise absorbe les 2/3 de la capacité industrielle du Japon insulaire et encore 50% des moyens si on ajoute la production extérieure. De toute façon pour soutenir son effort de guerre soit le Japon augmente sa capacité industrielle ou doit faire des choix drastiques entre la marine, l’aviation ou les armements.
Manifestement les stratèges japonais ont misé sur une guerre courte et sur une marine de prestige avec des navires géants. Une telle politique est valable en temps de paix mais le 7 décembre 1941 il est clair qu’il faut faire d’autres choix.
On ne peut qu’être surpris par la faiblesse des constructions consacrées aux navires de faible tonnage, aux escorteurs et aux transports. Les destroyers ont été complètement délaissés.
En fait les 3 navires géants absorbent 46 % du total des moyens des constructions des navires de guerre et encore 25% si on additionne les capacités des chantiers de la marine marchande.
La construction du Shinano a démarré le 14 décembre 1939. Si le chantier avance à son rythme le navire ne sera pas prêt avant le 17 novembre 1944 alors que tous les jours 180 points de capacité des chantiers sont consacrés à cette coque. A cette date l’issue du conflit, dans un sens ou un autre, sera déjà connue que le Shinano soit disponible ou pas.
Si l’Empereur Hiro-Hito veut son navire plus tôt, c’est possible mais pas avant le 29 mai 1943. 145 260 points de capacité navale supplémentaires seront absorbés pour accélérer la construction ce qui représente le chiffre vertigineux de 435 780 points d’industrie lourde.
Au total la construction accélérée de ce magnifique navire coûterait la bagatelle de 1 016 820 points d’industrie lourde soient la totalité des moyens de l’Empire après ses conquêtes pendant 75 jours ou la totalité de la production de l’industrie insulaire japonaise pendant 111 jours.
Le Japon peut il s’offrir une telle folie ?
Juste pour fixer les idées les mêmes moyens permettraient de construire 1000 destroyers ou 57 000 moteurs d’avions. La sagesse recommande d’abandonner cette construction et d’accélérer la construction de navires plus petits comme des escorteurs en y consacrant les moyens initialement prévus pour le porte-avions
Dans tous les pays de l’Axe une telle décision a été prise pour orienter les aciéries sur la production des sous-marins, du mur de l’Atlantique et de chars. C’est ainsi que l’Allemagne a renoncé à terminer le porte-avions Graf Zeppelin. L’Italie avait aussi 2 PA en construction qu’elle a aussi abandonnés.
La construction du cuirassé Yamato a démarré le 26 avril 1937, celle du Musashi le 7 novembre 1937.
Le Yamato devrait être prêt le 20 mai 1942. Une accélération de la construction aboutirait à une mise en service du navire le 27 février 1942 pour un coût supplémentaire de 22 755 points de chantier. Le surplus de dépense ne justifie pas l’anticipation pour seulement 3 mois de la sortie du navire. Le Musashi doit être terminé le 1er décembre 1942. Une sortie anticipée est possible le 4 juin 1942 pour une dépense de 49 811 points. Là aussi l’utilisation de capacités de chantier supplémentaires ne paraît pas justifiée.
La sortie de 4 porte-avions est prévue en 1942 respectivement en janvier, mai, juillet et novembre. Sauf catastrophe ( bataille de type Midway ) il n’y a pas lieu d’accélérer ce plan.
Le Japon , comme on le voit, est parti en guerre la fleur au fusil sans imaginer que sa marine, certes forte, puisse encaisser des pertes. Le talon d’Achille du Japon est son insularité qui nécessite une puissante force de commerce pour nourrir son industrie et ses troupes sur le front. Soit le Japon lance très tôt un plan de construction navale en escorteurs pour protéger sa flotte de commerce, soit il devra consacrer des moyens à remplacer ses cargos et transports torpillés mais à ce moment il n'aura plus les moyens pour construire des escorteurs.
Messieurs les amiraux japonais à vous de choisir !