Micke
11/12/2004, 18h29
L’arme sous-marine dans WiP ne gagnera jamais à elle seule la guerre du Pacifique alors que dans l’Atlantique il s’en est fallu d’un cheveu. Néanmoins les sous-marins des 2 camps, bien dirigés, peuvent constituer une force d’appoint non négligeable dont il faut tenir compte. Il ne faut pas toutefois rêver. Aucun sous-marin n’aura un tableau de chasse équivalent aux U-Boats.
Quelques explications préalables :
Les sous-marins sont, au début d’un scénario ou d’une campagne, tous sous le contrôle de l’IA. Vous pouvez laisser la situation en l’état mais ce serait dommage. Vous ne pourrez pas dire que l’IA fait n’importe quoi car vous le saviez déjà avant de jouer. Il vaut mieux prendre votre destin en main et gérer vos sous-marins, même si au départ donner des ordres à toutes vos unités sera long et fastidieux.
Doctrine japonaise des sub :
Les équipages des subs japonais étaient entraînés pour attaquer la marine de guerre adverse et dédaignaient les navires marchands, cibles pas assez prestigieuses à leurs yeux.
Si on met au départ du jeu l’option « doctrine japonaise » sur «on » les sous-marins japonais réserveront leurs torpilles pour les grosses cibles des navires de guerre. Vous aurez peu de chance de réussir en raison des écrans de destroyers et des escorteurs mais toutes les chances d ‘aller au fond de la mer par grenadage. Cette stratégie fut pour les Japonais un gigantesque fiasco avec un seul PA coulé et encore ce navire ( le Wasp ) était endommagé.
L’option doctrine sub US activée rend les sous-marins US très circonspects et peu entreprenants avant 1943.
Au départ d’une campagne les 2 camps doivent se mettre d’accord. Soit, ils jouent historique et les 2 options doivent être activées, soit par convention et souci d’équilibre les 2 options doivent être désactivées.
Camp japonais :
L’arme sous-marine japonaise en décembre 1941 est impressionnante. Elle dispose de nombreux sous-marins (une centaine ) dont certains, équipés d’hydravions de reconnaissance, ont un très grand rayon d’action.
Des sous-marins plus petits sont disponibles en grand nombre et le plan de construction naval a lancé la construction de nouvelles coques. Les bâtiments sont équipés de torpilles « long range » de plus grande taille et causant de plus gros dégâts. Il faut arrêter, pour éviter de gaspiller les moyens des chantiers, la construction des sous-marins côtiers de faible tonnage complètement inopérants.
Il faut passer en revue un par un au départ l’expérience des équipages et la valeur des commandants.
Il ne faut pas hésiter à remplacer les commandants présentant des performances insuffisantes par des officiers capables (agressif/ charisme). Les équipages trop jeunes doivent passer plusieurs semaines à l’entraînement dans des missions sans risque avant d’aller se frotter à des convois ou des escadres.
Les sous-marins alliés :
Les submersibles américains sont équipés au début de la guerre de torpille défectueuse dont une sur deux n’explose pas. Ces défaillances perdurent jusque tard en 1942. Par contre les sous-marins britanniques et hollandais, montés par des équipages de professionnels très bien entraînés sont une menace pour la marine japonaise.
Où positionner ses sous-marins ?
Les placer dans des détroits, des eaux peu profondes ou à l’embouchure des ports est une erreur fondamentale. Vous risquez de perdre beaucoup d’unités de cette manière. De même s’attaquer à des escadres bien protégées amènera déboires et peu de résultats. Il faut placer vos submersibles en haute mer, sur la route probable des convois, en dehors du champ d’action des avions et surtout des Catalinas ou autres Maevis. En effet la combinaison navires chasseurs de sous-marins et avions est redoutable.
Les missions des sous-marins :
un sous-marin, arme discrète et souple, peut être utilisé dans différentes configuration.
En mission transport un submersible peut transporter de 15 à 30 hommes dans des opérations de débarquement de commandos sur des bases ennemies mal ou pas défendues.
En mission évacuation un sous-marin peut aller récupérer les cadres d’une unité sur le point de succomber ou assiégées. Les hommes sauvés constitueront ainsi le noyau de reconstruction de l’unité, une fois son corps principal détruit.
En mission „mine warfare“ un submersible peut aller mouiller discrètement une cargaison de mines dans des eaux fréquentées par l’ennemi.
Un sous-marin peut aller se positionner plusieurs semaines à l’avance dans une zone que l’on désire attaquer et servira de sentinelle pour détecter les mouvements de l’ennemi dans cette zone.
En mission guerre « sous-marine » il faut essayer de se positionner sur le chemin de retraite des task-forces ennemies. Si une TF subit des dommages certains navires éclopés tenteront de regagner leur base à petite vitesse et avec une faible escorte. C’est là que le sous-marin peut frapper en achevant le navire. Je sais, c’est lâche, mais si le navire endommagé revient une fois réparé sur le champ de bataille il ne vous fera pas de cadeau.
Un submersible avec 10 points de dégâts ou plus doit rentrer immédiatement au port. Il n’est plus assez performant et risque d’être coulé au premier engagement.
Attention la technique de la meute ne fonctionne pas à WiP. Il n’y a aucun avantage à masser plusieurs sous-marins dans le même hexagone sauf celui d’être détecté plus facilement.
La logistique des sous-marins :
constituer des bases où il y a des navires AS qui assureront les réparations et surtout le ravitaillement en torpilles. En effet les ports où l’on peut recharger les tubes sont peu nombreux et doivent avoir une taille de 8 ou plus. Le positionnement des bases à sous-marins doit éviter aux navires les longs voyages de retour vers la mère patrie qui coûtent 2 semaines de voyages aller et 2 semaines retour. Si vous manquez de navire AS pas de problème : à Osaka ou San Francisco vous pouvez refondre des cargos en ravitailleurs. L’opération prendra en moyenne 180 jours.
Ne pas hésitez en mission à faire escale pendant quelques heures dans un petit port pour recharger en fuel. Avec cette méthode vous pouvez prolonger votre mission de plusieurs semaines.
Comment lutter contre les sous-marins ?
Il faut d ‘abord les détecter. Les hydravions en mission ASW sont parfaits pour cela. L‘altitude idéale pour ce type de mission semble être 1000 pieds. ( 300 mètres ) . Il est rare qu’un avion attaque un sous-marin et encore plus rare qu’il le coule mais par contre il le détectera et le forcera à plonger ce qui le rendra inopérant pendant un moment.
Il faut escorter vos convois : en panachant le type des escorteurs :PC, PG, DD, DE, APD, MSW, CVE quand on en a un. Les gros convois avec plusieurs navires d’escortes sont apparemment mieux protégés.
Vous réaliserez vite qu’il y a pénurie de navires escorteurs partout, chez les Alliés mais plus encore chez les Japonais. Le plan de construction naval japonais doit mettre la priorité sur ces navires quitte à ralentir la sortie de plus gros navires. Les Japonais réaliseront avec stupeur en décembre 1941 que nombre de leurs destroyers ne sont pas équipés pour la lutte ASW. Dés février 1942 un plan de refonte est mis en place pour les 13 destroyers de la classe Mutsuki. En contrepartie de la perte d’une tourelle de canons jumelés les destroyers japonais sont dotés de système de lance-grenades et d’une DCA améliorée. Il ne faut pas hésiter à procéder à cette transformation même si vos navires sont immobilisés quelques semaines. Pour les Alliés il ne faut pas hésiter à procéder à plusieurs refontes du même navire pour bénéficier des dernières technologies en matière de lutte anti-sous-marine ( détection, puissance de feu… )
Constituez des groupes de chasse : il faut au minimum 6 navires rapides en mission ASW. Prendre les gros MSW ou des DD. Donner à ce groupe un commandant avec une mentalité de tueur ou de chasseur de primes. Il doit être très agressif. Mettez ce groupe en coopération avec des avions qui font la détection, une réactivité forte et en full speed. Normalement vous devrez avoir des résultats.
Et maintenant bonne chasse !
Quelques explications préalables :
Les sous-marins sont, au début d’un scénario ou d’une campagne, tous sous le contrôle de l’IA. Vous pouvez laisser la situation en l’état mais ce serait dommage. Vous ne pourrez pas dire que l’IA fait n’importe quoi car vous le saviez déjà avant de jouer. Il vaut mieux prendre votre destin en main et gérer vos sous-marins, même si au départ donner des ordres à toutes vos unités sera long et fastidieux.
Doctrine japonaise des sub :
Les équipages des subs japonais étaient entraînés pour attaquer la marine de guerre adverse et dédaignaient les navires marchands, cibles pas assez prestigieuses à leurs yeux.
Si on met au départ du jeu l’option « doctrine japonaise » sur «on » les sous-marins japonais réserveront leurs torpilles pour les grosses cibles des navires de guerre. Vous aurez peu de chance de réussir en raison des écrans de destroyers et des escorteurs mais toutes les chances d ‘aller au fond de la mer par grenadage. Cette stratégie fut pour les Japonais un gigantesque fiasco avec un seul PA coulé et encore ce navire ( le Wasp ) était endommagé.
L’option doctrine sub US activée rend les sous-marins US très circonspects et peu entreprenants avant 1943.
Au départ d’une campagne les 2 camps doivent se mettre d’accord. Soit, ils jouent historique et les 2 options doivent être activées, soit par convention et souci d’équilibre les 2 options doivent être désactivées.
Camp japonais :
L’arme sous-marine japonaise en décembre 1941 est impressionnante. Elle dispose de nombreux sous-marins (une centaine ) dont certains, équipés d’hydravions de reconnaissance, ont un très grand rayon d’action.
Des sous-marins plus petits sont disponibles en grand nombre et le plan de construction naval a lancé la construction de nouvelles coques. Les bâtiments sont équipés de torpilles « long range » de plus grande taille et causant de plus gros dégâts. Il faut arrêter, pour éviter de gaspiller les moyens des chantiers, la construction des sous-marins côtiers de faible tonnage complètement inopérants.
Il faut passer en revue un par un au départ l’expérience des équipages et la valeur des commandants.
Il ne faut pas hésiter à remplacer les commandants présentant des performances insuffisantes par des officiers capables (agressif/ charisme). Les équipages trop jeunes doivent passer plusieurs semaines à l’entraînement dans des missions sans risque avant d’aller se frotter à des convois ou des escadres.
Les sous-marins alliés :
Les submersibles américains sont équipés au début de la guerre de torpille défectueuse dont une sur deux n’explose pas. Ces défaillances perdurent jusque tard en 1942. Par contre les sous-marins britanniques et hollandais, montés par des équipages de professionnels très bien entraînés sont une menace pour la marine japonaise.
Où positionner ses sous-marins ?
Les placer dans des détroits, des eaux peu profondes ou à l’embouchure des ports est une erreur fondamentale. Vous risquez de perdre beaucoup d’unités de cette manière. De même s’attaquer à des escadres bien protégées amènera déboires et peu de résultats. Il faut placer vos submersibles en haute mer, sur la route probable des convois, en dehors du champ d’action des avions et surtout des Catalinas ou autres Maevis. En effet la combinaison navires chasseurs de sous-marins et avions est redoutable.
Les missions des sous-marins :
un sous-marin, arme discrète et souple, peut être utilisé dans différentes configuration.
En mission transport un submersible peut transporter de 15 à 30 hommes dans des opérations de débarquement de commandos sur des bases ennemies mal ou pas défendues.
En mission évacuation un sous-marin peut aller récupérer les cadres d’une unité sur le point de succomber ou assiégées. Les hommes sauvés constitueront ainsi le noyau de reconstruction de l’unité, une fois son corps principal détruit.
En mission „mine warfare“ un submersible peut aller mouiller discrètement une cargaison de mines dans des eaux fréquentées par l’ennemi.
Un sous-marin peut aller se positionner plusieurs semaines à l’avance dans une zone que l’on désire attaquer et servira de sentinelle pour détecter les mouvements de l’ennemi dans cette zone.
En mission guerre « sous-marine » il faut essayer de se positionner sur le chemin de retraite des task-forces ennemies. Si une TF subit des dommages certains navires éclopés tenteront de regagner leur base à petite vitesse et avec une faible escorte. C’est là que le sous-marin peut frapper en achevant le navire. Je sais, c’est lâche, mais si le navire endommagé revient une fois réparé sur le champ de bataille il ne vous fera pas de cadeau.
Un submersible avec 10 points de dégâts ou plus doit rentrer immédiatement au port. Il n’est plus assez performant et risque d’être coulé au premier engagement.
Attention la technique de la meute ne fonctionne pas à WiP. Il n’y a aucun avantage à masser plusieurs sous-marins dans le même hexagone sauf celui d’être détecté plus facilement.
La logistique des sous-marins :
constituer des bases où il y a des navires AS qui assureront les réparations et surtout le ravitaillement en torpilles. En effet les ports où l’on peut recharger les tubes sont peu nombreux et doivent avoir une taille de 8 ou plus. Le positionnement des bases à sous-marins doit éviter aux navires les longs voyages de retour vers la mère patrie qui coûtent 2 semaines de voyages aller et 2 semaines retour. Si vous manquez de navire AS pas de problème : à Osaka ou San Francisco vous pouvez refondre des cargos en ravitailleurs. L’opération prendra en moyenne 180 jours.
Ne pas hésitez en mission à faire escale pendant quelques heures dans un petit port pour recharger en fuel. Avec cette méthode vous pouvez prolonger votre mission de plusieurs semaines.
Comment lutter contre les sous-marins ?
Il faut d ‘abord les détecter. Les hydravions en mission ASW sont parfaits pour cela. L‘altitude idéale pour ce type de mission semble être 1000 pieds. ( 300 mètres ) . Il est rare qu’un avion attaque un sous-marin et encore plus rare qu’il le coule mais par contre il le détectera et le forcera à plonger ce qui le rendra inopérant pendant un moment.
Il faut escorter vos convois : en panachant le type des escorteurs :PC, PG, DD, DE, APD, MSW, CVE quand on en a un. Les gros convois avec plusieurs navires d’escortes sont apparemment mieux protégés.
Vous réaliserez vite qu’il y a pénurie de navires escorteurs partout, chez les Alliés mais plus encore chez les Japonais. Le plan de construction naval japonais doit mettre la priorité sur ces navires quitte à ralentir la sortie de plus gros navires. Les Japonais réaliseront avec stupeur en décembre 1941 que nombre de leurs destroyers ne sont pas équipés pour la lutte ASW. Dés février 1942 un plan de refonte est mis en place pour les 13 destroyers de la classe Mutsuki. En contrepartie de la perte d’une tourelle de canons jumelés les destroyers japonais sont dotés de système de lance-grenades et d’une DCA améliorée. Il ne faut pas hésiter à procéder à cette transformation même si vos navires sont immobilisés quelques semaines. Pour les Alliés il ne faut pas hésiter à procéder à plusieurs refontes du même navire pour bénéficier des dernières technologies en matière de lutte anti-sous-marine ( détection, puissance de feu… )
Constituez des groupes de chasse : il faut au minimum 6 navires rapides en mission ASW. Prendre les gros MSW ou des DD. Donner à ce groupe un commandant avec une mentalité de tueur ou de chasseur de primes. Il doit être très agressif. Mettez ce groupe en coopération avec des avions qui font la détection, une réactivité forte et en full speed. Normalement vous devrez avoir des résultats.
Et maintenant bonne chasse !