Voir la version complète : Caimpaign on the Danube 1805 - AAR
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Je me propose de vous faire partager une partie de ce formidable jeu.
http://www.matrixgames.com/games/Campaignsonthedanube
Je choisis de jouer Napoléon, évidement, dans le scénario «ULM AND THE DANUBE CAMPAIGN ».
PRESENTATION DU SCENARIO :
Ce scénario commence le 3 octobre 1805 et finit le 24. Les Autrichiens, sous les ordres du Général Mack se sont avancé à travers la Bavière sans rencontrer d’opposition, mais ont dépassé leurs lignes d’approvisionnement. Les Français ont traversé le Rhin et sont situés au nord des Autrichiens. Les forces Russes de Kutuzov ont commencé à avancer vers l’ouest, le long du Danube, alors qu’une autre colonne russe est arrivée en Moravie.
Les Russes sont trop loin pour empêcher les forces Autrichiennes d’être accablé par les Français. Le seul espoir du joueur autrichien est de retraiter immédiatement en arrière vers Munich ou Regensberg et de rejoindre Kutusov, ce qui augmentera considérablement les forces de la coalition.
Pour le Français, la meilleure option est l’historique : se diriger rapidement vers le sud du Danube, séparant ainsi l’armée de Mack des Russes. Puis, le Français peut détruire les troupes de Mack à temps avant d’avoir affaire avec les Russes.
Position de départ des troupes française :
Toutes les forces françaises commencent dans un arc de cercle le long du bord occidental de la carte, excepté les corps de Marmont et de Bernadotte ce qui commencent plus près de Nurnburg.
Renforts :
Le corps d’Augereau arrivera au nord d’Ulm le 8 octobre.
Le corps de Bessieres arrivera au nord d’Ulm le 11 octobre.
Position de départ des troupes autrichiennes :
Le long de l’Inn, près de Braunau : Deux divisions de réserve.
A Linz : la Colonne de Kutusov.
A Olmutz (coin de nord-est de carte) : la Colonne de Buxhowden.
A Ulm : Les colonnes de Reisch, Werneck, Jelacic et Kienmayer.
Renforts:
Aucun
Points de victoires pour le contrôle des villes :
Vienne 5
Munich 4
Ulm 3
Augsbourg 2
Donauworth 2
Nurnburg 2
Passau 2
Rothenberg 2
Brunn 1
Budweis 1
Ingolstadt 1
Krems 1
Landshut 1
Linz 1
L’option « Brouillard de la Guerre » est réglée à sur totale. C’est-à-dire que le joueur ne peut pas voir les unités ennemies mais aussi, ne peut pas voir ses propres unités ! Quand les unités sont affichées sur la carte, le joueur doit se rappeler qu’il s’agit de sa dernière position connue, que l’unité soit amicale ou ennemie. Ces positions peuvent être « vielles » de plusieurs heures, ou même d’avantage.
De même, les informations concernant les résultats des combats et la capture des villes ne sont fournis que par les rapports qui doivent être acheminés par des messagers avant d’être lu. Ceci donne des conditions de bataille très réalistes et donc très intéressante.
Situation :
En 1802, la France a signé la paix avec l’Angleterre. La « paix d’Amiens » met fin aux conflits qui secouent l’Europe depuis 1792. L’annonce de cette paix provoque la liesse tant en France qu’en Angleterre, car les peuples sont las de la guerre.
Toutefois, la paix reste fragile. L’Angleterre ne peut accepter une France aussi puissante sur le continent et Napoléon ne peut accepter que l’Angleterre reste une menace.
L’antagonisme franco-anglais refait surface dès 1803. Il se manifeste par des provocations et, du côté anglais, par la non-exécution des traités : l’Angleterre refuse notamment d’évacuer Malte. La paix est rompue le 20 mai 1803.
Dès 1804, la tension entre Londres et Paris augmente encore. Le gouvernement anglais se prépare à l’affrontement armé.
Napoléon souhaite en finir avec son ennemi immédiat, l’Angleterre. Pour cela, il masse son armée en face des côtes anglaises, dans le camp de Boulogne en vue d’un débarquement en Angleterre.
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Le camp de Boulogne
Il met sur pied une flottille de transport, exerce soldats et marins pour la grande traversée et demandera, le moment venue, à ses escadres de libérer le passage en éloignant les navires anglais pendant quelques jours.
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Le 10 avril 1805, Londres signe un traité d’alliance avec la Russie. Cette convention de Saint-Pétersbourg a pour objectif de ramener la France dans ses frontières de 1791.
En août, l’Autriche rejoint la coalition et menace les arrières français. Napoléon ne peut plus attendre. Avant même que la flotte française ait tenté de détourner les navires britanniques, Napoléon décide de se tourner contre Vienne.
Le 28 août, La Grande Armée s’élance vers l’Autriche pour répondre à la menace de guerre que le cabinet de Vienne, allié à Alexandre, le star de toutes les Russies, fait peser sur la France. Divisé en sept corps d’armée, « Les sept torrents », les Français marchent vers le Rhin.
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La Grande Armée quitte le camp de Boulogne.
L’armée française qui avance vers l’Autriche est d’une qualité exceptionnelle : composée de cent soixante mille hommes solides, entraînés et encadrés par des généraux qui, pour la plupart, ont moins de quarante ans, elle marche tambour battant, à la vitesse de trente-cinq à quarante kilomètres par jour.
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Passage du Rhin par l’armée française.
PROCLAMATIONS et ORDRE DU JOUR DE NAPOLEON
Strasbourg, le 30 septembre 1805.
« Soldats, la guerre de la troisième coalition est commencée. L’armée autrichienne a passé l’Inn, violé les traités, attaqué et chassé de la capitale notre allié. Vous-mêmes vous avez dû accourir à marches forcées à la défense de nos frontières. Mais déjà vous avez passé le Rhin. Nous ne nous arrêterons plus que nous n’ayons assuré l’indépendance du Corps germanique, secouru nos alliés et confondu l’orgueil des injustes agresseurs. Notre générosité ne trompera plus notre politique.
Soldats, votre Empereur est au milieu de vous ; vous n’êtes que l’avant-garde du grand peuple. S’il est nécessaire, il se lèvera tout entier à ma voix pour confondre et dissoudre cette nouvelle ligue qu’ont tissée la haine et l’or de l’Angleterre. Mais soldats, nous aurons des marches forcées à faire, des fatigues et privations de toute espèce à endurer. Quelques obstacles qu’on nous oppose, nous les vaincrons, et nous ne prendrons de repos que nous n’ayons planté nos aigles sur le territoire de nos ennemis.»
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Axes de progression suivis par les Corps de la Grande Armée
2 octobre 1805
Les rapports les plus récents, au 2 octobre, indiquent les positions suivantes :
- 30 kilomètres au nord-ouest de Nurnburg, les Ier et IIe Corps de Bernadotte et Marmont.
- Davout et son IIIe Corps est 30 kilomètres au nord-ouest de Rothenberg
- Les Corps de Lannes et Ney, ainsi que la Réserve de Cavalerie de Murat sont au nord d’Ulm.
- Napoléon, le IVe Corps de Soult et les pontonniers sont à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Kraisherm.
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Positions occupés par les Corps d’Armée français au 2 octobre.
Les renseignements concernant l’ennemi, sont les suivants :
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Ces estimations sont reportées sur la carte.
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3 octobre 1805
Napoléon a passé une partie de la nuit à dicter ses ordres. Ainsi, il est demandé au Corps de Lannes de rapidement se porter sur Giengen, Ney l’accompagnera. Murat et ses cavaliers leur ouvriront la route. Il faudra sans doute une demi journée pour que le pli arrive jusqu’aux Maréchaux.
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Le Maréchal Lannes, Commandant le Ve Corps
Davout, lui, doit se diriger sur Gunzerhausen, à vive allure également.
Quant aux Corps de Marmont et Bernadotte, les plus au nord, ils sont chargés d’enlever respectivement Ingolstadt et Regensberg. Une journée entière de galop sera nécessaire pour porter leurs directives à ses deux Corps fort éloignés du Grand Quartier Général.
Enfin, le Corps de Soult, le Grand Quartier Général et les pontonniers feront route vers Ellwangen.
Au petit matin, malgré les traits tirés, l’Empereur se réjouit de voir que la journée sera belle et facilitera le mouvement des ses troupes.
La journée est calme.
Dans la soirée, alors qu’il est maintenant installé à Ellwangen, un aide de camp arrive avec un pli pour l’Empereur. C’est le Prince Murat ; Il a capturé Giengen sans rencontrer de résistance.
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Je rédige aussitôt de nouvelles directives à l’intention de Murat. Celui-ci doit maintenant descendre plein sud en direction d’Ulm afin de me renseigner sur les éventuelles forces présentes dans la ville fortifiée. Il est précisé qu'il ne doit pas engager le combat. En tous cas, pour avant que Lannes n'arrive au porte de la citée.
« Que l’on change son cheval et qu’il reparte ! Vite ! »
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Aide de camp de la Réserve de Cavalerie du Murat
4 octobre 1805
Le Maréchal Lannes marche vers Ulm, en tête avec la division Gazan. Sont avec lui les Cuirassiers d’Hautpoul et de Klein ainsi que les Dragons de Bourcier.
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Régiment de Dragons de la 4e Division de Bourcier
Ney doit maintenant descendre vers Gunzburg, à marche forcée, afin d’y empêcher son passage du pont.
Murat reste à Giengen, en mesure de se porter sur Ulm ou Gunzburg, suivant l’évolution des événements.
Enfin les Autrichiens sont repérés. Des troupes occupent Ulm. De plus, sur la rive Est du Danube, une colonne, avec de nombreux cavaliers se dirige vers le Sud.
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Il est ordonné au VIe Corps de descendre vers Gunzburg, à marche forcée, afin d’y empêcher son passage du pont.
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Au nord, Bernadotte et Marmont continuent leurs progression.
5 octobre 1805
Les Dragons de Walter, Beaumont et Bourcier tombent sur se qui semble être le gros de l’armée autrichienne. Aussi, face à des forces deux à trois fois plus nombreuses, ceux-ci se retirent vers Giengen, au même tire que les divisions de Lannes.
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Situation au nord
Tortue Agile
08/02/2005, 10h59
Merci de faire decouvrir le jeu...
Au fait comment se dictent les ordres? :-)
cobra6193
08/02/2005, 11h09
bravo pour ta rubrique
ça donne envie :-D
Tortue Agile a écrit:
Merci de faire decouvrir le jeu...
Au fait comment se dictent les ordres? :-)
Par sélection de l'unité (Corps ou Division), puis par des menus déroulants.
J'aime bien ton AAR Leliou, même si ça manque de chars
Juste une question: Avec l'option "Méga FOW" dont tu parles, se peut-il que tes commandants appliquent mal tes ordres (style Grouchy par exemple)?
Grouchy appliqua les ordres justement (enfin il me semble)..
Le commandant de corps (ou l'unité) peut se diriger au son du canon par contre (ce que ne fit pas Grouchy) ;-)
Tortue Agile
09/02/2005, 11h23
Ah les legendes... ont la peau dure.
Je suis bien d'accord avec toi Arnaud, Grouchy a fait ce qu'on lui a demandé de faire. L'erreur a ete de le mettre a ce commandement qui demandait plus d'initiative... Mais il faut dire aussi que c'etait la faute a Napoleon qui a force d'avoir toute la gloire de son cote s'est retrouvé avec une armee de suiveurs et plus tellement d'officiers inovateurs :-D
Toutatis
09/02/2005, 11h42
Napoléon aurait du filer le bâton de maréchal à Vandamme plûtôt qu'à Grouchy. Il l'aurait eu sa victoire, même avec toutes les autres erreurs qu'il a commise et en premier lieu d'avoir choisi Ney pour diriger les manoeuvres préparatoires et celles de la bataille. S'il avait pris Davout au lieu de le laisser à Paris la victoire aurait été sienne.
Ouaip!
et 10 ans avant s'il avait fait beau, il aurait envahi l'Angleterre! ;-)
:-D
Ouaip, et si ma tante en avait, ce serait mon oncle :lol:
Tortue Agile
09/02/2005, 12h36
C'est vrai... Et en plus du coup, moi je serais empereur maintenant :-D
Toutatis,
Le probleme avec Davout c'est que Napoleon en avait besoin a Paris car c'etait un homme competent et de confiance... Combinaison devenue plutot rare en 1815.
sval06 a écrit:
J'aime bien ton AAR Leliou, même si ça manque de chars
Juste une question: Avec l'option "Méga FOW" dont tu parles, se peut-il que tes commandants appliquent mal tes ordres (style Grouchy par exemple)?
Je cite le manuel :
"4.5 MESSENGERS
When a corps or division is ordered to do something a
Messenger is sent out to deliver its orders. When a report
is generated that report is carried by a Messenger. When
depots are ordered to receive supplies, or a hospital is to
be set up, a Messenger is sent out. This quickly adds up,
as there can be as many as several hundred Messengers
running around at any one time. The game keeps track of
all these Messengers, plots their routes, checks for their
elimination or delay, and finally removes them when
they’ve delivered their orders or reports. For the sake of
clarity, Messengers are not represented by counters.
6.4 CORPS ORDER
IMPLEMENTATION
Once a corps commander receives the player’s orders,
there is no guarantee they will be carried out immediately.
The implementation of an order is based upon a random
number generated by rolling two (computer generated)
six-sided dice; the result is compared against the officer’s
Administration Rating. If the sum of the dice is equal to or
less than the Administration Rating, the orders are
accepted and implemented. If the sum exceeds the
Acceptance Value, the implementation of the order is
considered to be delayed for at least another hour. A
check will be conducted each hour until the orders are
accepted.
Once an order has been accepted by the corps
commander he acts on the order by sending a messenger
to each of his units. Any units not selected (i.e. whose
checkbox was not selected) in the Corps Order Review
are not sent new orders.
Orders written by the corps commander for their
subordinate units incur a 20% chance per order of
incurring one Stress Point on the staff. The effect of this
rule is to penalize corps that have more units than their
commander and his staff can handle."
:doubt:
6 octobre 1805
Avec la pluie arrivent les mauvaises nouvelles.
En effet, Lannes et Murat, alors qu’ils se regroupaient sur Giengenn, furent poursuivis par l’importante colonne autrichienne repérée la veille. Face à une armée deux fois supérieure en nombre, et malgré leur tentative dévité le combat, les pertes sont importantes. 2500 fantassins et 1000 cavaliers sont perdus dans l’affaire.
Néanmoins, les pertes ennemies ne sont pas négligeables. 1500 soldats et 500 cavaliers. De plus, les Autrichiens se replient vers le sud.
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Toutatis
09/02/2005, 16h05
Yves a écrit:
Ouaip, et si ma tante en avait, ce serait mon oncle :lol:
Ah si on peut pas refaire le monde avachi devant son écran, je vais descendre dans un bistrot m'avachir sur le comptoir :lol:
Sinon concernant le jeu, je me demande pourquoi les Autrichiens retraitent alors qu'ils tentent une contre attaque et que visiblement le succès est assez net?
Sinon qu'indiquent les trois chiffres qui apparaissent sur la droite des officiers supérieurs?
Les rapports sur les pertes de l'ennemi sont ils des estimations?
Est-ce que l'on peut intercepter le courrier de l'ennemi?
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