Voir la version complète : Quizz 1er Empire : les réponses
1)Combien de maréchaux français sont morts de mort violente?
=> 8
- Berthier : defenestré à bamberg le 1er juin 1815 (accident, suicide, attentat ?)
- Bessieres : tué par un boulet à Rippach la veille de Bautzen
- Brune : assassiné d'une balle dans la tete par des émeutiers royalistes lors de la 2nde restauration à Avignon le 2 aout 1815
- Lannes : blessé aux jambes à Essling, il meurt de la gangrene qq jours plus tard
- Mortier : blessé mortellement dans l'attentat de Fieschi contre Louis Philippe le 28 juillet 1835
- Murat : fusillé en Calabre à Pizzo sur les ordres de Ferdinand, roi des 2 Siciles le 13 octobre 1815
- Ney : fusillé le 7 decembre 1815 au carrefour de l'observatoire (meme si certains l'ont vu évadé par la franc maçonnerie pour finir ses jours en louisiane)
- Poniatowski : noyé dans l'Elster au cours de la bataille de Leipzig
2)En 1813, la Prusse a recours à la conscription massive. Quel est le nom de ces troupes ?
=> landwehr
créée par un édit royal le 17 mars 1813, afin d'appeler tous les hommes capables de porter un fusil entre 18 à 45 ans.
3)En 1805 le Général français Graindorge est traduit en cour martiale pour un motif dont il est le seul a avoir été accusé de toutes les guerres impériales:
=>lacheté
A la suite de la bataille de Dürnstein, le Gal de Brigade Graindorge, commandant la 1ere brigade de la divsion Dupont est fait prisonnier. Il sera traduit en cour martiale pour lâcheté. Sa conduite n'était de toute évidence qu'une faiblesse passagère et s'explique par le fait qu'il était coupé de ses arrières lors du combat nocturne chaotique. Plus tard il sera rétabli, sera blessé 5 fois et périra en 1810 en Espagne.
mais j'ai même répondu à celui lâ, c'est pas juste je l'ai ajmais vu sur le forum :hein?:
va falloir aller chez l'ophtalmo :Rire:
il a été ouvert du 1er au 15 juillet, à l'endroit habituel, j'en ai parlé dans le topic, et sur le bistrot plusieurs fois ...
c'est vrai qu'il y a eu beaucoup moins de participants qu'au premier ...:Quoi:
4) Qui a dit "Soldats, l'Empereur est content de vous. Il m'a embrassé pour vous tous. Et moi je suis si content que je vous baise à tous le cul" ?
=> Hautpoul
cela se passe la veille d'Eylau le 6 fevrier au combat de Hof, où une charge des cuirassiers d'Hautpoul permit d'emporter une situation compromise. Murat commandant en chef ce jour là louera les mérites d'Hautpoul à l'Empereur le soir même, lequel pour le remercier embrasse Hautpoul devant toute sa division.
"pour me montrer digne d'un tel honneur, il faut que je me fasse tuer pour votre majesté" dit-il alors avant de se tourner vers ses hommes pour la réplique citée.
Son "souhait" se réalisera dès le lendemain lors de la grande charge de la cavalerie française (80 escadrons !!!) sur le centre russe : sa division de cuirrassiers parviendra à percer la premiere ligne des grenadiers russes. Mais un peu plus tard, Hautpoul sera frappé d'un biscaien à la cuisse et n'y survivra pas...
5) Quel point commun ont Poniatowski et Massena ?
=> ils ne sont pas nés en France
ils ne sont pas nés la même année : Poniatowski est né en 1763, Massena en 58.
Ils n'avaient pas le même age pour leur accession au maréchalat : 50 ans pour le premier, 46 pour le second.
De fait, Massena, né à Nice, était sujet sarde. Lorsque Nice fut séparée de la France apres la 1ere abdication, il demanda à rester français (ou à le devenir vraiment) aupres de Louis XVIII qui le lui accorda.
A noter que ce sont les 2 seuls maréchaux "etrangers". Sarrebourg, ville de naissance de Ney etait française au moment de sa naissance.
6) Quel était le surnom du général Lepic?
=> l'Ajax de la Garde
le brigand était Augereau pour son gout pour les prises de guerre
l'homme de glace (je l'aimais bien celle là pour Lepic :Rire: ) : Gouvion Saint Cyr, le seul que Napoleon lui trouva supérieur, en défense seulement mais tout de même...
Cette fameuse charge d'Eylau j'ai du mal à me représenter ça quand même...:hein?:
ça a du etre apocalyptique,
evidemment c'est pas les 80 escadrons ( + de 10000 cavaliers) de front, mais les uns apres les autres avec ceux qui n'arrivent pas à penetrer qui s'écoulent sur les cotés, se reforment et chargent encore et encore ...(ce qui est tres mal rendu chez hps soit dit en passant)
tout ça face à la garde russe qui est majoritairement restée en ligne ... 8000 grenadiers russes sur le carreau tout de meme pour 3000 cavaliers ...
il y en a une bonne description dans le tradition magazine HS sur Eylau avec qq dessins/ peintures excellents
Apocalyptique c'est le mot...
D'après ce que j'ai lu ils ont chargé sur une ligne de Garde formée et non un carré...ils ont perçé la 1ere ligne, la seconde et avec l'inertie ils sont allez si loin que la ligne russe s'est reformée derrière eux..et ils ont chargés à nouveau pour s'en défaire
le truc de dingue... :zinzin:
7) Combien de maréchaux français n'ont reçu aucune blessure ?
=> 2
Brune et Massena
8) Waterloo; le 18 juin 1815. Wellington perds un aide de camp sur trois, qui est le mort?
=> Gordon
9) Quel militaire français a été nommé Feld-Marechal par le Tsar ?
=> Moreau
Moreau est entré en contact avec le Tsar par l'intermédiaire de Bernadotte. Rentré des USA, il rejoint Alexandre le 16 aout 1813 et ce dernier le nomme feld-marechal le lendemain.
10 jours plus tard, un boulet fracasse son genou droit à la bataille de Dresde et il meurt le 2 septembre.
10) Eylau 1807. La compagnie du 55e de Ligne dans laquelle sert le Capitaine Hugo (l'oncle de Victor) comporte un effectif de 85 hommes. Combien de survivants?
=> 3
8 février 1807. Le 55e de ligne est posté près du cimetière de Eylau avec ordre de tenir la position. Le cimetière entoure l'église au centre du village. Sous un froid intense, la glace et la neige recouvrent le champ de bataille. Décidé à le reprendre, le général Bennigsen, dès 7h30, concentre une immense canonnade sur le village.
Le 55e de ligne est au milieu des obus. Napoléon demande à la division Saint Hilaire et au corps de Augereau d'attaquer le centre russe. Joseph Hugo et 85 grenadiers du 55e doivent tenir le cimetière. Une violente tempête de neige aveugle les troupes.
L'artillerie russe décimera presque entièrement le corps de Augereau. Une caisse de mitraille explose près de Louis Joseph ; il reçoit une balle dans le bicorne et un biscaïen le blesse au bras droit. Il se donne « une poignée de main » pour s'assurer qu'il n'a pas perdu son bras. Et tombe inanimé dans la neige. Son lieutenant assure le commandement de la petite troupe, décimée par les obus. Lorsque la canonnade russe s’arrête, vers 18 h, il ne reste que trois survivants dans le cimetière, Hugo, le lieutenant et le tambour.
A l'infirmerie on lui vole son argent, mais on lui retire le morceau de biscaïen. Quelques jours plus tard la gangrène s'installait mais on ne trouva personne pour l'amputer. Louis Joseph, par des injections et de la quinine sauve lui même son bras.
11) En Espagne, Junot réglemente le nombre de vivandières par bataillon. Combien en autorise-t-il ?
=>2
les vivandières sont les compagnes des vivandiers qui depuis l'Ancien Regime sont chargés d'exercer de petits métiers dans le sillage des armées, comme ceux de bottier, coordonnier, tailleur ou armurier. Ces femmes sont autorisées à les suivre, moyennant de menus services (laver et entretenir uniformes et vetements notamment ou servir à boire).
Dans l'armée d'Espagne, Junot en autorise 2 par bataillon, leur nombre n'est pas fixé de manière législative et oscille jusque 6. Elles marchent avec la troupe en avant de l'arriere garde et n'ont pas le droit de changer de régiment.
12) Dans l'argot de la troupe, qu'appelle-t-on le "brutal" ?
=> le canon
un grognard "hypothéqué", c'est à dire blessé, passe entre les mains des "trompe la mort", les chirurgiens, ce qui en dit long sur les sentiments que les soldats nourrisent à leur égard.
Pour oublier la guerre les soldats boivent le "jus de l'arbre tordu", du vin et ceux qui en boivent beaucoup ont "de la pente"
Tortue Agile
22/07/2006, 15h18
- Ney : fusillé le 7 decembre 1815 au carrefour de l'observatoire (meme si certains l'ont vu évadé par la franc maçonnerie pour finir ses jours en louisiane)
Oups... Petite erreur... L'on parle d'un certain Peter Stuart Ney qui se prennait pour Ney et qui a habite un temps dans les Carolines (nord et sud). Il a meme fait un passage au College de Davidson (un peu au nord de Charlotte) ou l;on a conserve ses ecrits. :zinzin:
ok
j'ai dit ça comme ça, apres avoir lu le résumé d'un bouquin sur le sujet dans le catalogue du livre chez vous :sourire:
je sais pas ce qui se passe, ça fait 4 fois que je recolle ce message ...
14) Quel général prit la forteresse de Stettin avec 700 cavaliers?
=> Lasalle
Dans la grande forteresse de Stettin, les esprits étaient inquiets
Sans disposer de détails précis, la garnison savait que l’armée prussienne avait été vaincue à Iéna et refluait vers le nord dans le plus complet désordre. Ce qui inquiétait le plus les édiles de la ville, c’était d’avoir appris que Blücher approchait : des émissaires affolés avaient fait irruption dans la cité, exigeant que la ville tînt coûte que coûte jusqu’à son arrivée pour qu’il puisse franchir l’Oder.
Mais, constituée de riches négociants et armateurs, la population de Stettin n’avait pas l’étoffe des héros.
Le gouverneur militaire, le général baron von Romberg, était un vieux soldat, vétéran de la victoire de Rossbach (5 novembre 1757) sur les Français.
De toute façon, Stettin était solide. Une vaste enceinte l’entourait et ses murs renfermaient une garnison de 10 000 soldats qui n’étaient pas des bleus, et cent-soixante pièces d’artillerie.
Dans le port, nombre de navires de la Royal Navy, grande pourvoyeuse de l’armée prussienne – parmi d’autres – étaient au mouillage.
Il n’y avait donc aucune raison de se tourmenter.
Au moment où chacun se préparait à se retirer, venu de la nuit, le son ténu d’une trompette se porta vers la forteresse. Un parlementaire, à n’en pas douter.
Effectivement, on annonça peu après au général von Romberg l’arrivée d’un officier français.
C’était le colonel baron François-Xavier de Schwarz, commandant le 5è hussards :
« Je viens de la part de mon chef, le grand-duc de Berg, vous sommer de capituler et de vous rendre à lui demain matin. Les honneurs de la guerre vous seront accordés. »
En bon Prussien, von Romberg répondit du tac au tac :
« Dites à votre maître que la ville de Stettin m’a été confiée et que je la défendrai jusqu’à mon dernier homme. »
Le même parlementaire revint vers une heure du matin. La sommation était, cette fois, plus précise et, surtout, plus menaçante :
« Si, pour huit heures, la capitulation n’est pas exécutée, la ville sera bombardée, prise d’assaut par les 50 000 hommes qui l’entourent, la garnison passée au fils de l’épée et la ville sera mise au pillage pendant vingt-quatre heures. »
Von Romberg avait-il entretemps consulté les autorités civiles de la ville ? Toujours est-il qu’à l’heure fixée…
On vit paraître, rutilants comme pour la parade devant Frédéric-Guillaume, dans un ordre parfait, tous les hommes de la garnison, précédés de leur vieux chef et de leurs officiers dans leur plus brillants uniformes. Au fur et à mesure qu’ils défilaient devant leurs vainqueurs, les soldats prussiens jetaient leurs fusils.
Quand il parvint devant le chef des assaillants, von Romberg eut comme un haut-le-corps : dix mille hommes de troupe en parfaite condition de combat, cent soixante pièces d’artillerie et une ville de 23 000 habitants venaient de se rendre à … une poignée de hussards – 500 hommes des 5è et 7è régiments – crottés par leurs marches forcenées à la poursuite des Prussiens, et montés sur des chevaux aussi crevés que leurs cavaliers.
Ils appartenaient à la brigade du célèbre général de hussards, Antoine-Charles (de) Lasalle, trente et un ans.
Contraint d’honorer sa signature au bas de l’acte de capitulation, von Romberg, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, offrit à Lasalle une superbe pipe en porcelaine. Celui-ci, dit-on, la portait dans la main droite (c’est ainsi que le montre une toile du peintre Édouard Detaille) lorsqu’il trouva la mort à la fin de la bataille de Wagram, le 6 juillet 1809.
Cet incroyable exploit de son subordonné vaudra à Murat, le chef de Lasalle, ce commentaire bien connu fait par l’Empereur :
« Si votre cavalerie légère prend ainsi des villes fortes, il faudra que je licencie mon génie et que je fasse fondre mes grosses pièces. »
15) quant aux clics, il y en avait eu 36 en 2 jours, les 5 et 6 juillet, soit un record toute catégorie...le fait d'en avoir parlé à ce moment là a peut etre été une grosse erreur, malheureusement, j'aurais mieux fait de m'abstenir ...:pas content:
manque la 13 ! la guerre qui se fait avec les pieds et pas les baionnettes ...
Il s'agit de la manoeuvre d' Ulm
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