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Voir la version complète : la question palestinienne depuis 1947


hogass
09/08/2006, 19h34
Une analyse de la question palestinienne de 1947 à nos jours afin de rappeler quelques éléments concernant cette région si instable (et encore plus de nos jours).

(euh... c'est de moi :smil418009f451755: :smil3dbd4e29bbcc7: )

Bonne lecture. :sourire:





La question palestinienne depuis 1947



Depuis l’année 1947, la question palestinienne revient constamment (parfois avec éclat) sur la scène internationale. Elle prend sa source dans la question sioniste. Les partisans du sionisme (projet politique visant la création d’un Etat juif) envisageaient de refonder Israël en Palestine (Au Proche-Orient), là où étaient établis les premiers Hébreux durant l’Antiquité avant que leur royaume ne disparaisse et qu’ils ne partent en diaspora. Lorsque la question sioniste a été résolue en 1948 par la création de l’Etat d’Israël, la question palestinienne est née. Elle consiste en la revendication pour le peuple arabe palestinien d’un Etat indépendant et du remboursement des dommages causés par la création d’Israël (droit de retour des réfugiés palestiniens chassés de leurs terres…) A l’heure actuelle, cette question n’a toujours pas été résolue, malgré plusieurs tentatives de règlement de la part des Etats-Unis, de ses alliés ou de l’ONU et des avancées notables. Ainsi, nous nous demanderons quel a été l’évolution de la question palestinienne de 1947 à nos jours. Nous étudierons en premier lieu la question palestinienne de 1947 à 1970 (de sa naissance à son abandon par les Etats arabes). Ensuite, de 1970 à 1993 (la phase de solitude de la question palestinienne. Et enfin de 1993 à 2006 (espoirs et régressions pour la question palestinienne).





En 1947, après le génocide juif ( 6 millions de morts), l'ONU envisage la création d’un Etat juif mais aussi d’un Etat palestinien qui coexisteraient côte à côte sur le territoire du mandat britannique de la Palestine. A ce titre, l’ONU nomme une commission chargée d’élaborer un plan de partage équitable des terres entre les deux futurs Etats. C’est ce que l’on nomme la plan de partage de 1947. Cette proposition ne satisfait personne car le plan enclave les différents territoires et fait de Jérusalem, cité trois fois saintes (pour l’Islam, le Christianisme et le Judaïsme), une ville libre sous contrôle international. Les négociations piétinent et un an après, les colons juifs établis en Palestine dans les kibboutz (fermes communautaires) proclament unilatéralement l’Etat d’Israël. Les Etats arabes voisins nouvellement indépendants (Egypte, Syrie, Jordanie) entrent en guerre dès le lendemain contre le jeune Etat juif. Après une année de combats, Israël remporte la victoire et voit son existence assurée pour le moment. Il annexe une partie des territoires initialement dévolus aux Palestiniens par le plan de partage. Le reste (Cisjordanie, bande de Gaza) sont avalés par la Jordanie et l’Egypte. En opposition avec le vœu de l’ONU, le peuple palestinien ne dispose pas d’Etat souverain et indépendant. De nombreux Palestiniens vivant dans les territoires nouvellement acquis par Israël sont chassés de leurs terres et doivent s’exiler chez les voisins de l’Etat hébreux. Ils sont forcés de s’établir dans des camps de réfugiés (essentiellement en Jordanie et Cisjordanie) qui existent encore pour certains. Après cela, les Palestiniens tentent de se structurer en divers mouvements. Ils sont soutenus par les Etats arabes d’Israël (les voisins de ce dernier ou les monarchies pétrolières du Golfe) prenant en charge la formation la formation de Palestiniens (ainsi, Yasser Arafat, leader historique des Palestiniens a reçu une formation d’ingénieur).Cette prise en charge de l’éducation, également menée par l’ONU, fait des Palestiniens l’un des peuples arabes les plus éduqués de la région. En 1964, les mouvements palestiniens se fédèrent dans l’OLP (Organisation de Libération de la Palestine) qui cherche à créer un Etat palestinien. Si la charte de ce nouveau mouvement stipule que l’Etat d’Israël doit disparaître, certains points restent assez modérés. Yasser Arafat est à la tête de l’OLP et le restera jusqu’à sa mort en novembre 2004. En 1967, la Guerre des Six jours, déclenchée par Israël contre la Syrie, l’Egypte et la Cisjordanie aboutit à l’occupation de la bande de Gaza et de la Cisjordanie par Tsahal, l’armée israélienne. L’OLP entame sa marche vers la radicalisation en modifiant le contenu de sa charte dans un sens beaucoup dure contre les Israéliens en 1968. A partir des camps de Cisjordanie, elle lance des raids sur les frontières israéliennes. Ces attaques déplaisent aux Jordaniens car les troupes israéliennes poursuivent les auteurs des attaques à l’intérieur du territoire jordanien. En septembre 1970, le gouvernement de Jordanie envoie son armée massacrer les réfugiés palestiniens (« le Septembre noir »). Les Etats arabes se sont désormais désolidarisés des Palestiniens qui vont chercher à résoudre la question palestinienne par eux même.


Désormais privés du soutien des Etats arabes depuis le « Septembre noir », les Palestiniens vont tenter de continuer la lutte par d’autres moyens afin de réaliser leur objectif désormais principal : la destruction d’Israël. Les mouvements palestiniens choisissent de se tourner vers le terrorisme, « l’arme du pauvre » par excellence. Leur but est d’attirer l’attention de l’opinion publique internationale par des actions spectaculaires. Dès 1972, l’un de ces groupes, nommé Septembre noir en référence aux évènements de septembre 1970, parvient à concentrer le regard du monde sur lui, et par conséquent sur la question palestinienne. Les terroristes palestiniens prennent en otage 11 athlètes israéliens lors des Jeux olympiques de Munich (évènement planétaire symbole de la paix). Les terroristes et les otages sont tous tués lors de l’assaut lancé par les forces de sécurité allemandes. C’est le fait le plus marquant de la vague d’attentats organisés par les mouvements palestiniens durant les années 70 et 80. Au fur et à mesure que les années passent, les opinions publiques occidentales s’émeuvent du sort des Palestiniens qui acquièrent le statut d’agressé détenu jusque là par les Israël. La question palestinienne prend de plus en plus de poids dans les relations internationales. Elle s’y installe définitivement à partir de 1987 lors du déclenchement de la première Intifada (« soulèvement des pierres). Les Palestiniens parviennent à exploiter la médiatisation de masse. Les caméras du monde entier filment des adolescents palestiniens qui n’ont connu que la vie dans les camps affrontant les troupes israéliennes, entraînées et équipées de moyens blindés et aériens. A la suite de la première Intifada, les Etats-Unis, devenus la seule superpuissance après l’effondrement de l’URSS en 1991, font pression sur Israël pour ouvrir des négociations avec les Palestiniens. Cela aboutit en 1993 aux accords d’Oslo-Washington qui établissent une Autorité palestinienne (et non un Etat, c’est un statut juridique inédit) qui doit administrer des territoires autonomes à Gaza et en Cisjordanie durant les négociations sur 5 ans entre les Palestiniens et les Israéliens qui doivent se conclure sur la création d’un Etat palestinien. Arafat devient le chef de la nouvelle Autorité palestinienne. Ces accords sont symbolisés par la photographie montrant la poignée de mains de Rabbin, Premier Ministre de l’Etat hébreux, et d’Arafat sous l’égide de Bill Clinton, président des Etats-Unis. Pourtant, l’avenir ne résoudra pas la question palestinienne, contrairement aux espoirs suscités par les accords d’Oslo.

hogass
09/08/2006, 19h34
[la suite]

En novembre 1995, Rabbin, le Premier Ministre israélien, signataire des accords avec Arafat est assassiné par un fanatique juif. Les discussions capotent et 5 années après les accords d’Oslo, il n’existe toujours pas d’Etat palestinien. La résolution de la question palestinienne s’éloigne encore plus en 2000 lors du début de la seconde Intifada après la visite d’Ariel Sharon, alors leader de la droite dure israélienne, sur l’esplanade des Mosquées, lieu saint de l’Islam à Jérusalem. Clinton tente désespérément de résoudre la question palestinienne avant la fin de son mandat en réunissant Ehud Barak, Premier Ministre travailliste d’Israël, et Yasser Arafat à Camp David en 2000. Il espère réitérer le succès de 1993 et des accords d’Oslo. Mais les discussions achoppent sur deux points sur lesquels Arafat refuse de céder : le droit de retour des Palestiniens et le contrôle de la Vieille Ville de Jérusalem (abritant l’esplanade des Mosquées et le Mur des Lamentations, lieu saint juif) par l’Autorité palestinienne. Peu après, en 2001, Ariel Sharon remplace Ehud Barak et durcit la position d’Israël vis-à-vis des Palestiniens. Les mouvements palestiniens, qui ont dérivé du nationalisme à l’islamisme au cours des années 80, tentent d’apporter la terreur à l’intérieur des frontières israéliennes. Sharon réagit en lançant la construction d’un mur de sécurité qui isole les territoires palestiniens et lance de fréquentes incursions dans ces derniers en riposte aux attentats. De son côté, la communauté internationale cherche à résoudre la situation avec un projet de création d’Etat palestinien surnommé « la Feuille de route ». D’autre part, des Israéliens et des Palestiniens se réunissent pour proposer un nouveau plan de partage (appelé « initiative de Genêve). Malgré cela, la question palestinienne n’est toujours pas résolue bien qu’Ariel Sharon se soit progressivement ouvert (évacuation de la bande de Gaza en 2005, sécession avec la droite dure israélienne) jusqu’à ce qu’il soit écarté de la scène politique par des problèmes de santé. Après la mort d’Arafat en 2004, la situation reste incertaine.





La question palestinienne a considérablement évoluée depuis 1947. Après avoir été purement et simplement ignorée, les coups d’éclats des terroristes palestiniens lui ont permis de s’imposer comme sujet récurrent dans les relations internationales. Durant les années 90, le monde a assisté à une ouverture sans précédent de part et d’autre qui aurait pu laissé espérer la création d’un Etat palestinien avant 2000. Cette année a été le point de départ d’une forte régression : le gouvernement israélien refuse toutes négociations avec l’Autorité palestinienne accusée de soutenir les islamistes qui ne songent qu’à la destruction d’Israël. A l’heure actuelle, l’absence de leader charismatique chez les Israéliens capable d’imposer des négociations à son pays et l’accession au pouvoir du Hamas, mouvement palestinien islamiste considéré comme islamiste, suite aux élections législatives palestiniennes, et l’enlèvement d’un soldat israélien par des membres du Hamas suivi de violentes campagnes de bombardement de la bande de Gaza par les Israéliens en réaction compliquent une situation qui est actuellement figée. Nul ne peut prédire quand la question palestinienne sera résolue.

loki
09/08/2006, 20h03
tu nous ouvre un sujet hautement polémique là hogass !! :Rire:

il faudrait :
a) nous indiquer ta bibliographie

ensuite j'ai quelques désaccords :
- le vote de la partition date de novembre 1947
- la proclamation de la création de l'état d'Israél du 15 mai 1948 ( ça fait pas un an :Rire: )

- tu passes trop vite sur la guerre civile israélo-palestinienne ( de novembre 47 à mai 48, j'ai repris le titre d'un chapitre de benny morris ) qui voit le début de la nakba ( j'espère ne pas avoir fait de faute d'orthographe )

- enfin le réel désacord de camp david porte sur jérusalem ( pour le droit au retour, les palestiniens acceptaient qu'il n'ait qu'un caractére symbolique ) et il ne faut pas oublier la dernière conférence ( taba en 2001 ; après c'est sharon au pouvoir donc fin de la négociation et du processus de paix d'oslo, il éatit déjà mal en point ) ( d'autres versions circulent, par ex tanya reinhart : détruire la palestine pour une analyse critique ( c'est le moins qu'on puisse dire ) du processus de paix )).

:clin:

hogass
09/08/2006, 20h30
tu nous ouvre un sujet hautement polémique là hogass !! :Rire:

Oui, j'ai longtemps hésité avant de poster cela ici mais je pense avoir été assez objectif. De plus, nous sommes des gens courtois et sympathiques. Mais si un modérateur estime que le sujet peut nuire à la tranquillité du site, je le retire. :sourire:


a) nous indiquer ta bibliographie


Hum... c'est un devoir sur table fait en janvier dernier. Je tire les informations des cours d'Histoire et de ce que j'ai suivi de l'actualité durant les dernières années Je l'ai un peu remanié pour répondre à l'évolution actuelle des évènements.

ensuite j'ai quelques désaccords :
- le vote de la partition date de novembre 1947
- la proclamation de la création de l'état d'Israél du 15 mai 1948 ( ça fait pas un an :Rire: )

Autant pour moi. Erreur de ma part. :clin:


- tu passes trop vite sur la guerre civile israélo-palestinienne ( de novembre 47 à mai 48, j'ai repris le titre d'un chapitre de benny morris ) qui voit le début de la nakba ( j'espère ne pas avoir fait de faute d'orthographe )

C'est la première que j'entends cette expression de guerre civile. En quoi l'auteur justifie-t-il? Est-ce dû fait qu'il y avait une (relative) coexistence pacifique des deux communautés avant la guerre? Dans ce cas, je devrais peut être insister sur le phénomène de rupture que la guerre a causé.



- enfin le réel désacord de camp david porte sur jérusalem ( pour le droit au retour, les palestiniens acceptaient qu'il n'ait qu'un caractére symbolique ) et il ne faut pas oublier la dernière conférence ( taba en 2001 ; après c'est sharon au pouvoir donc fin de la négociation et du processus de paix d'oslo, il éatit déjà mal en point ) ( d'autres versions circulent, par ex tanya reinhart : détruire la palestine pour une analyse critique ( c'est le moins qu'on puisse dire ) du processus de paix )).


Autre petit oublié de ma part visiblement. Je vais faire des recherches pour un remarniement du passage.


Merci pour tes remarques. :sourire:

loki
09/08/2006, 20h50
pour la guerre civile , c'est le titre du sous-chapitre traitant des opérations militaires de novembre 1947 au 15 mai 1948 ( entrée des armées arabes et fin du projet national palestinien, les pays arabes souhaitant en fait annexer la partie arabe de la palestine mandataire ( bon je fais trés bref là car en réalité c'était plus compliqué )) : ces opérations opposent les milices palestiniennes aux milices juives , ces dernières prennent le dessus et entament :
a ) l'occupation de la zone littorale palestinienne ( haifa notamment )
b ) la mise en place du plan dalet et ( par conséquence ) le début de l'expulsion des populations palestiniennes

enfin, avant 1947, les violences existaient déjà ( depuis 1936 au minimum )

ah oui le bouquin : benny morris : victimes histoire revisitée du conflit arabo-sioniste ( l'auteur est prof à l'université ben gourion en israel )

bon sur un tel sujet, il y a pas mal ( d'avis divergents et passionnés ) à lire

chaterjay
09/08/2006, 21h01
chapeau pour le developpement du sujet israelo-palestinien.
mais une question me turlupine, est il vrai qu'une des pensées d'Hitler était d'envoyer les "juifs" sur une ile ???

hogass
09/08/2006, 21h27
bon sur un tel sujet, il y a pas mal ( d'avis divergents et passionnés ) à lire

C'est effectivement un sujet très brûlant mais méconnu sur beaucoup de points.


mais une question me turlupine, est il vrai qu'une des pensées d'Hitler était d'envoyer les "juifs" sur une ile ???


Pour ma part, j'ai plutôt l'impression que c'est une idée lancée par quelqu'un souhaitant se faire de la publicité.

loki
09/08/2006, 21h48
chapeau pour le developpement du sujet israelo-palestinien.
mais une question me turlupine, est il vrai qu'une des pensées d'Hitler était d'envoyer les "juifs" sur une ile ???

il y a eu un moment le projet de déporter les juifs sur madagascar , c'était après la défaite de la france quand il pensait que la grande bretagne allait faire la paix....

Moïse
10/08/2006, 19h14
tout ça c'est la faute à churchill :zinzin: aprés la 1° guerre mondiale, il n'a pas renouvelé mon passeport pour retourner au pays :Rire:

loki
10/08/2006, 20h12
tout ça c'est la faute à churchill :zinzin: aprés la 1° guerre mondiale, il n'a pas renouvelé mon passeport pour retourner au pays :Rire:

??? :Rire:

Moïse
10/08/2006, 20h50
non je disait que c'est la faute des anglais tout ce bocsif. quand il été aux affaires étrangéres avant d'être 1° ministre, Churchill dans les années 20/30 dans la gestion de la palestine a eu des choix plus que contestable géopolitiquement parlant. mais bon c'est loin et c'est le passé :pas content:

chaterjay
10/08/2006, 21h02
et vous que pensez-vous au vu de l'histoire si bien decrite par Hogass, de cette guerre livrer par Israel contre le Liban ( mis a par de nouvelles campagnes pour les jeux) ??
cela ne vas t'il pas justement pousser plus de musulmans dans l'Islamisme profond et rejoindre le Hesbolah pour cette "croisade" contre les occidentaux??

hogass
10/08/2006, 21h06
C'est peut être un peu trop actuel pour être abordé ici? Je ne l'ai pas mis de côté dans la conclusion mais j'ai fait en sorte de rester très succinct : ça pète si facilement. :pas content:

loki
10/08/2006, 21h26
je pense aussi que c'est trop actuel pour être abordé ici , on risque des dérapages :clin:

hogass
10/08/2006, 21h32
Si l'on veut débattre ,restons dans le domaine de l'historique qui s'arrête autour de 2000. :sourire:

A propos, dans notre domaine, le pousse-pion, Middle East 67 retrace plusieurs guerres israélo-arabes. Plusieurs mods existent et l'un d'eux permet de jouer deux batailles de la guerre de 48-49. On saisit assez bien le fait que les armées sont très jeunes : L'Egypte est équipée de matériel britannique, les Israéliens possèdent quelques chars qui se trouvent être des Hotchkiss français de 1940 (comment ont-ils échoué là? :Quoi: )

Moïse
11/08/2006, 18h39
pour répondre à chaterjay, on peut débattre du ce sujet trés sensible sans partir en vrille cad connaître trés bien le sujet et rester précis sans portant de jugement de valeur. c'est un des exigences de ce forum pour des sujets comme celui çi. j'ai un certain âge et des conflits civiles ou miltaire j'en ai vu.:Rire:

primo les nations arabes pris dans leurs ensemble restent des nations trés jeunes. Ils faut leur laissé le temps de s'affermir, de se structurer. La stabilité politique du proche et moyen orient , il faut la comparer à l'europe du XIX° siécle, avec la forte influence étrangére du moment.

secundo il n'y a plus de guerres israelo arabes comme on a pu connaître dans les années 60/80. c'est déja un plus. La grande majorité des musulmans sont une populations de paix mais comme dans tout groupe inter religieux, y a des durs ici une partie extrémistes des chiites qui son le groupe inter religieux le plus " expressif ". en conclusion les nations arabes restent trés divisés même méfiantes entre elles

Le liban a toujours été sous influence ( d'ou l'expression géopolitique " être libanisé " cad " être sous influence trés étroite d'un pays aux frontiéres contigues ". la derniére en date est l'influence syrienne qui n'a pas changé d'ailleurs malgré l'assassinat du 1° ministre Arirri. La collusion hezbollah - damas - téhéran. est connus de tous, et représente autant un gêne dans les nations arabes qu'un abcés pour la politique étrangére américaine.

en conclusion de réaction en domino vers les nations arabes dû à l'action d' Israel actuelle est limité si ce n'est une réaction hypothétique de la syrie ou de téhéran.

le probléme pour le commandement israélien est que nous sommes pas dans un conflits conventionnels mais à environnement civils, le hezbollah représente une faction religieuse fondu dans la masse de la population.

pousser de 15 km vers le nord pour éviter les katiouchas du hezzbolah est une solution à court terme, et les israéliens le savent bien.

le probléme de tous cela c'est les dégats collatéraux dans les populations civiles, sans compter les dégats dans les infrastrutures.

greg
14/08/2006, 21h54
J'avoue penser que la situation va évoluer au Liban comme en ex-Yougoslavie.

Si l'OTAN y va, on va se retrouver au milieu en essayant de séparer tous les belligérants. On devra alors laisser sur place une force pendant une dizaine d'année.
Ceci dis, ça m'étonnerait que la France soit leader d'une force de l'OTAN. Elle n'en a tout bonnement pas les moyens, comme c'est rendu compte (après coup) la Ministre de la Défense.

Cependant, une force militaire un tant soit peu neutre est certainement une solution qui "marche".

greg

Blacky
15/08/2006, 00h38
L'OTAN n'a pas vocation particulière à intervenir au Liban. Il s'agira bien entendu d'une mission FINUL élargie, soit une force très multinationale sous mandat de l'ONU.
Dans le cadre d'une force de l'UE, de l'OTAN ou plus multinationale encore sous mandat de l'ONU, la France a par ailleurs toute légitimité pour exercer un leadership, puisqu'elle est une des rares nations à disposer des structures de commandement adéquates (EM stratégique et de force) avec les moyens de communication idoines. La composition de la force d'interposition "n'est", elle, qu'un marchandage, serré il est vrai, entre Etats.

Enfin, je me permets d'insister sur le caractère authentiquement nationaliste de mouvements comme le Hezbollah ou Hamas :

Même si le dernier recensement libanais date des années 30, on estime que la communauté chiite libanaise représente près de 40% de la population totale ; par ailleurs, le précédent retrait israélien du sud-Liban est principalement attribué à l'action du Parti de Dieu, bien intégré dans la vie politique libanaise (il est vrai les armes à la main).
Hamas doit son succès électoral (sans les réfugiés palestiniens, en particulier du Liban, qui ne peuvent voter !) non pas au développement des thèses des Frères Musulmans ou à une quelconque montée de l'intégrisme religieux, mais à sa capacité à s'imposer comme le seul dépositaire des revendications nationalistes palestiniennes originelles quand le processus d'Oslo n'est plus qu'un souvenir.Penser que Hamas, voire le Hezbollah ne représenteraient qu'une poignée de barbus excités, téléguidés et sans assise populaire serait, je crois, une erreur. Morigéner les populations libanaise et palestinienne en leur reprochant de soutenir des intégristes "antidémocratiques" (mais démocratiquement élus...), alors que le processus de création d'un Etat palestinien est aux oubliettes, sans doute aussi !


Bon, je retourne à mes petits pions...

greg
15/08/2006, 10h36
L'OTAN n'a pas vocation particulière à intervenir au Liban. Il s'agira bien entendu d'une mission FINUL élargie, soit une force très multinationale sous mandat de l'ONU.

Pour le moment, il s'agirait plutot d'une force de l'Otan, de l'UE ou peut-être d'une nouvelle mission de l'ONU avec des moyens coercitifs. Cela n'intéresse le Liban que si cette force peut faire le "travail" de Tsahal pour Israel. Mission d'ailleurs très dangereuse.
La France a d'ailleurs déjà perdu 56 hommes en 83 là bas (sur la petite centaine présente dans la mission Drakkar; et ainsi qu'enviro 250 Marines le même jour à Beyrouth également).


Dans le cadre d'une force de l'UE, de l'OTAN ou plus multinationale encore sous mandat de l'ONU, la France a par ailleurs toute légitimité pour exercer un leadership, puisqu'elle est une des rares nations à disposer des structures de commandement adéquates (EM stratégique et de force) avec les moyens de communication idoines. La composition de la force d'interposition "n'est", elle, qu'un marchandage, serré il est vrai, entre Etats.

Elle en a en effet toute légitimée politique et surtout diplomatique. Elle a également les moyens techniques d'assurer le commandement. Malheureusement, elle n'en a ni les moyens matériels ni humains pour le faire. Vous remarquez que la France insiste moins depuis quelques jours sur le déploiement d'une force au Liban (on parle principalement de mettre l'armée libanaise à la frontière syrienne pour "controler" l'approvisionnement en armes d Hezbollah).
Pourquoi nous n'avons pas les moyens? Et bien, juste pour l'Armée de Terre, les unités "tournent" déjà trop en opérations extérieures, le matériel s'usent ainsi également plus vite (c'est le cas surtout des hélicos). Bref, je vois mal comment sortir 4 à 5000 hommes pour aller au Liban, sachant qu'il faudrait les relevés tous les 4 ou (plus surement) 6 mois. Nous serions alors pour moi dans le rouge.

Greg

loki
15/08/2006, 10h59
les gars, on s'éloigne de la réfléxion initiale de hogass qui portait sur les palestiniens !!

d'un autre côté, comme il a été trés complet , il y a pas grand chose à rajouter :Rire:

greg
15/08/2006, 12h06
Ce n'était qu'un complément, sans parler de politique pour ma part.
Ce n'est pas de mon niveau de toute manière.:Rire:

Greg