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Voir la version complète : Quizz 2e Guerre Mondiale : les réponses


elpaco
04/09/2006, 14h49
et voici la dernière série de réponses : :sourire:

1) Où est situé le QG du Général Gamelin en mai 1940 ?
=> Vincennes

c'est le QG du Général George qui se trouve à La Ferté sous Jouarre

2) Où s'est arrêtée la contre-attaque de la 21e PzD le 6 juin 1944 ?
=> Lion sur mer

Vers 20:00, six chars, suivis d'infanterie motorisée du Panzer-Grenadier-Regiment 192 ont réussi a s'infiltrer dans les lignes britanniques après l'engagement sur la crête de Périers sur le dan. Ils atteignent la côte aux environs de Lion sur mer, puis se replient.

3) Combien de porte avions ont été coulé au canon en pleine mer pendant la guerre ?
=> 2, les HMS Glorious et USS Gambier Bay

- le 8 juin 1940, le Glorious et ses 2 destroyers d'escorte sont interceptés dans les eaux norvégiennes par le Scharnhorst et le Gneisenau. Les 3 navires anglais sont coulés dans l'action. Comment les navires anglais ont-ils pu être surpris ainsi par temps clair ? des négligences diverses sont la cause de ce désastre, la première étant l'absence d'avion en l'air pour éclairer la route du Glorious qui devait normalement faire équipe avec l'Ark Royal mais avait demandé à rejoindre Scapa Flow tout seul.
Toujours est-il que des fumées sont aperçues à 15:46 par les navires allemands et vers 16:00 par les anglais. Le temps d'augmenter la vitesse et de se rapprocher, le feu est ouvert par le Scharnhorst à 16:32 à une distance de 26.150 m. La 3eme salve touche des 16.38, pénétrant le pont d'envol du Glorious et occasionnant un incendie dans les hangars. Le tir s'arrete une premiere fois suite aux ecrans de fumée déployésés par les destroyers d'escorte puis reprend une vingtaine de minutes à 17:20. Le porte avions coule vers 18.10. Le Scharnhorst a reçu une torpille d'un des 2 destoyers d'escorte et a coulé les 2 avec son armement secondaire.

- La perte du Gambier Bay intervient lors de la bataille de Samar, l'occasion manquée de la flotte japonaise au cours de la gigantesque bataille de Leyte, la plus grande bataille navale de l'histoire, qui se subdivise en plusieurs engagements distincts. En quelques mots l'idée des japonais était d'utiliser leurs porte avions pour attirer vers le nord les CV américains pendant que leur flotte de surface interviendrait contre les débarquements américains, ce qui se passa à peu près :
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c2/Samar.jpg/412px-Samar.jpg

Le départ de toutes les forces d'Halsey à la poursuite des porte avions d'Ozawa, laisse donc les forces de débarquement et de couverture dans une situation difficile, leur flanc nord, la passe de San Bernadino, non couvert et toutes leur forces de combat concentrées dans le sud, alors que les péniches de débarquement touchent les plages .
L'amiral japonais Kurita, que les Américains croyaient en retraite suite à ses fortes pertes du 24 octobre, profite de l'occasion, il franchit le détroit à 3 heures du matin et s'infiltre jusqu'à l'île de Samar (Philippines) avec les restes encore puissants de la force centrale japonaise.
À 6h45, à la tête de ses quatre cuirassés (Yamato, Nagato, Haruna et Kongo), de ses quatre croiseurs lourds (Tone, Chokai,Suzuya et Chikuma) et de ses destroyers, il tombe par surprise sur le groupe TU 77.4.3, de porte-avions d'escorte de l'amiral Clifton Sprague. Avec ses six porte-avions trop lents et ses quelques destroyers, celui-ci ne peut que tenter d'échapper à l'anéantissement. Il fait mettre cap à l'est aux portes-avions, comptant sur la mauvaise visibilité pour gêner le feu japonais et envoie ses destroyers au sacrifice dans une charge suicidaire.
La détermination des Américains paie cependant, les bâtiment japonais sont obligés de se dérouter pour éviter les torpilles et les avions ont ainsi le temps de décoller. Le prix est lourd, 3 destroyers sont coulés et tous les autres gravement endommagés, mais Kurita, qui pensait tenir les porte-avions d'escorte américains sous ses canons lourds, a perdu trop de temps et seul le Gambier Bay, à l'arrière de la formation américaine est coulé. Sprague fuit maintenant au sud et tous ses avions attaquent avec tous les armes disponibles, voire même des charges de profondeur. Trois des croiseurs japonais sont alors mis hors de combat. Kurita découragé et indécis, décide alors à 9h20, alors que la TU 77.4.2 apparaît sur le champ de bataille, de faire demi-tour à travers la passe de San Bernardino, où trois de ses cuirassés seront gravement avariés par l'aviation. De sa puissante flotte de combat, il ne ramène au Japon que le cuirassé géant Yamato, de réellement opérationel et quatre grands navires estropiés.

des photos impressionnantes de l'engagement ont été prises (je les avais déjà montrées), la meilleure étant celle ci où apparaissent sur le meme cliché le Gambier bay et un des croiseurs lourds japonais (le Chikuma ?)
http://www.bosamar.com/images/cappix/cap32.jpeg

de nombreuses autres photos et d'autres infos sur http://www.bosamar.com/

Nicolas
04/09/2006, 15h12
2) Où s'est arrêtée la contre-attaque de la 21e PzD le 6 juin 1944 ?
=> Lion sur mer

Vers 20:00, six chars, suivis d'infanterie motorisée du Panzer-Grenadier-Regiment 192 ont réussi a s'infiltrer dans les lignes britanniques après l'engagement sur la crête de Périers sur le dan. Ils atteignent la côte aux environs de Lion sur mer, puis se replient.


j'ai triché, j'y suis allé cet été. :Rire:

sinon, je me souvenais parfaitement du Gambler et de ton poste, mais j'aicompletement zappé le glorious... ha, ces anglais... :Rire:

loki
04/09/2006, 16h04
moi c'est le contraire, je me souvenais du glorious mias j'ai zappé le gambier, ah ces américains........:Rire:

elpaco
05/09/2006, 16h35
:Rire:

4) Plusieurs plans avaient été élaborés par l'OKH pour l'invasion de l'Union sovietique. L'un d'eux, non retenu, prévoyait une avancée directe jusqu'à Rostov suivi d'une remontée plein nord vers Moscou. Qui en était l'auteur ?
=> Marcks

le 21 juillet 1940, Hitler demanda à Von Brauchitsch, chef de l'OKW, un plan d'invasion de l'URSS. C'est le général Marcks qui fut chargé de la préparation de ce projet. Le 5 aout, il proposa plusieurs solutions l'une d'entre elles prévoyant une attaque avec tous les éléments rapides dans la direction du sud-est jusque Rostov sur le Don, suivie d'un virage à 90° et d'une remontée vers Moscou. Ce n'est pas ce plan qui fut retenu à ce moment là mais un autre prévoyant une attaque principale vers Moscou, objectif numero 1 et une autre, secondaire vers Kiev.
Le 18 décembre, lorsqu'Hitler signe la directive numero 18 "Barbarossa", le plan a évolué en une attaque en 2 phases. Une première phase de destruction des forces russes pres de la frontière, suivie d'une phase d'exploitation permettant d'occuper une ligne Arkhangelsk-Volga. La destruction des industries de l'Oural revenant à la Luftwaffe. Moscou n'est déjà plus l'objectif principal.

sval06
05/09/2006, 16h39
Non seulement les questions étaient retorses, mais les réponses postées sont particulièrement étayées :sourire: :sourire: (c'est valable pour tous les quizz d'ailleurs)

Bravo Elpaco et merci!!

PS: Par contre, si t'es bon pour les quizz, tu t'es planté sur les gagnants: Je n'ai rien gagné alors que tu as pourtant débité mon pot de vin... :Rire:

elpaco
05/09/2006, 16h46
merci pour ton message (et tous les autres)
vu le temps que j'y ai passé, je suis content que vous trouviez ça interessant:sourire:

pour la petite enveloppe, c'est une regle que je me suis fixé de toutes les encaisser meme celles d'un montant insuffisant :Rire:

loki
05/09/2006, 16h54
pour la réponse 4 , c'est effectivement ce que j'ai répondu mais je crois que cette proposition de Marks est une légende ( j'ai vérifié dans The German campaign in russia de George Blau et GERMANY AND THE SECOND WORLD WAR vol IV ) : le plan proposé par Marks est l'ancêtre du plan barbarossa avec 2 axes d'efforts au nord ( 68 divisions dont 17 mobiles ) et au sud du pripet ( 35 divisions dont 11 mobiles ) , les réserves ( 44 divisions dont 8 mobiles )

objectif du groupe nord : moscou ( et détruire les troupes russes sur le chemin )
objectif du groupe sud : capturer l'ukraine occidentale puis passer le dniepr

en tout cas, c'est celui-là pour le 5 août 1940

j'ai pas réussi à indentifier la source du plan rostov mais je la connais par la seconde guerre mondilae de cartier :clin:

Nicolas
05/09/2006, 16h55
pour la question sur le plan de Moscou, j'avais trouvé un plan de Marcks où c'etait une poussée vers le nord, puis la descente sur Moscou. un peu le contraire de ce qui etait proposé... je ne sais d'ailleurs plus si j'ai bien repondu...

sinon, même remarques que Sval06, les questions sont bien retors, çà demande pas mal d'efforts pour arriver à ne serait-ce que rouver une indication sur la bonne reponse pour certaines question... donc encore bravo. :sourire:

sval06
05/09/2006, 17h03
pour la question sur le plan de Moscou, j'avais trouvé un plan de Marcks où c'etait une poussée vers le nord, puis la descente sur Moscou. un peu le contraire de ce qui etait proposé...

Pareil
Aussi j'ai répondu au pif et ..... perdu :Rire:

elpaco
06/09/2006, 10h23
5) Quel est le nom du commandant de l'U-47, qui coula le Royal Oak dans la rade de Scapa Flow au début de la guerre ?
=> Prien
http://mapage.noos.fr/sub-scope/Images/articles/Prien/pri2.jpg


Le capitaine Günther Prien, qui commandant le petit sous-marin allemand, fixait attentivement à travers son périscope les rochers qui lui faisaient face. Tous les moteurs avaient été arrêtés. L'embarcation balançait de gauche à droite. Car la mer était passablement houleuse. La pointe du périscope qui perçait les vagues était invisible. Il n'y avait aucun danger d'être repéré. A moins qu'un rayon de soleil ne vint frapper les glaces de l'appareil, trahissant ainsi la présence du sous-marin. Fort heureusement, il n'y avait pas de soleil aujourd'hui. C'était une triste journée d'arrière-saison que ce 13 octobre 1939.

L'amirauté avait choisi un jour favorable. C'est-à-dire que, selon les renseignements dont elle disposait, la flotte britannique devait se trouver à peu près au complet à Scapa Flow. Si Prien réussissait à pénétrer dans la base avec son U-47, il pourrait couler, à l'aide de torpilles, un bon nombre des unités qui s'y trouvaient.

Tout le problème tenait dans la possibilité de pénétrer dans Scapa Flow. Il allait de soi que le port était sévèrement gardé. Déjà en 1914, des sous-marins allemands avaient essayé la même opération. Elle avait échoué. Mais, depuis, les Britanniques, désormais alertés, avaient miné de vieux bâtiments et avaient disséminé les épaves dans le chenal. Seuls les initiés pouvaient conduire leurs bateaux à travers ce dédale.

Prien disposait de cartes où l'emplacement exact du chenal se trouvait indiqué. Elles étaient l'oeuvre d'un espion allemand, horloger de son état, qui était installé à proximité de la base dès 1920 et avait attendu de pouvoir frapper ce grand coup.

En temps normal, le capitaine Prien eut retardé l'opération. Il aurait attendu que le temps ce fut amélioré. Mais les heures tournaient et l'on ne pouvait jamais savoir si les projets de l'ennemi ne se modifieraient pas d'un instant à l'autre. Que la Home Fleet décidât de sortir du port la nuit et tous les plans allemands s'effondraient. Or, Prien tenait à tout prix à réussir la mission qui lui avait été confiée.


Vers minuit, le U-47 se dirigea lentement dans la direction du chenal. La tension était à son comble. Le capitaine regardait par le périscope pour apercevoir d'éventuels obstacles. Mais tout était calme et le port semblait totalement endormi. Nulle part on n'apercevait le moindre point lumineux. Habilement, Prien dirigea son sous-marin entre les morceaux d'épaves.

Il était 0 h. 28, le 14 octobre 1939, lorsque le premier bassin du port fut atteint. Le capitaine examina les eaux dans lesquelles devaient se trouver les navires. Mais où qu'il portât son regard, il ne découvrait que quelques vieilles unités et des bâtiments désaffectés.
Mais non, l'encouragea son second, la Home Fleet se trouve certainement dans le deuxième bassin.

La force des moteurs avait été réduite de moitié afin de faire aussi peu de bruit que possible. Quelques navires, effectivement, étaient ancrés dans le deuxième bassin : Le « Royal Oak » fut repéré. C'était un cuirassé de la guere précédente mais toujours en service. Prien discerna aussi derrière lui un porte-avions. C'était le « Pegase », mais le capitaine l'identifia comme étant le « Repulse ».

Mais il n'y avait pas d'autres navires. Sauf quelques petites unités sans grande importance. C'était comme si la Home Fleet s'était évadée quelques heures à peine avant l'arrivée de l'U-47. De toute manière, il y avait encore moyen de mettre le vieux « Royal Oak » hors combat et en même temps que lui, ce que le capitaine pensait être le « Repulse ».

Il était 0 h. 58 lorsque les quatre torpilles furent prêtes à être lancées. Prien avait prévu trois torpilles pour le « Royal Oak » et une pour le soi-disant « Repulse ».

Feu !

Les torpilles fusèrent en sifflant, se frayant leur route dans l'eau. Quelques secondes plus tard, des fontaines d'écume blanche jaillissaient. Mais les objectifs n'avaient pas été atteints.De nouvelles torpilles furent envoyées dans la direction du «Pegase », qui pour Prien était toujours le « Repulse ». Si bien que jusqu'à la fin de la guerre, les Allemands demeureraient toujours convaincus d'avoir coulé le « Repulse » et non le « Pegase ».Cette fois, les coups portèrent.

Toutefois, tout restait calme à Scapa Flow. Prien, n'y comprenant rien, continua à tourner dans le port pendant plus de vingt minutes. Aucune alerte ne fut donnée. On n'entendait de bruit nulle part. Il semblait que le port tout entier était désert.

A 1 h. 23, le U-47 fit surface et envoya à nouveau quatre torpilles en direction du « Royal Oak ». I1 peut paraître fou de se montrer ainsi au milieu d'un port ennemi mais l'absence de toute réaction enhardissait Prien. Il lança quatre nouvelles torpilles. Cette fois, il avait fait du bon travail. L'eau giclait de tous côtés.

A présent, le bassin s'animait. Des sirènes d'alarme se mirent à mugir, on entendit des cris, des appels. L'alerte était donnée. Une auto arriva sur le quai et alluma ses phares, qui éclairaient encore le périscope lorsque le sous-marin disparut sous l'eau. La chasse à l'U-47 commença.

Des signaux en morse furent émis de différents destroyers. Quelques petits navires s'élancèrent. Mais le U-47 avait de l'avance. Il se dirigeait adroitement entre les épaves et les champs de mines. La tension à bord de l'U-47 était devenue intolérable. La sueur perlait au front de tous les hommes. Les moteurs tournaient à plein. Ce fut une retraite téméraire. Le sous-marin courait deux grands risques : les mines et la poursuite des autres navires. Toutefois, cette fuite infernale ne dura pas, en réalité, la moitié du temps que ne le supposait l'équipage. Le signal fut donné indiquant que l'on se trouvait en haute mer et par conséquent en sécurité relative, le sous-marin étant désormais plus difficilement repérable.

Dans le port de Scapa Flow, le port d'attache imprenable de la Home Fleet, le « H.M.S. Royal Oak » coulait lentement. L'équipage de plus de mille hommes, qui dormaient paisiblement lorsque les torpilles ricochèrent sur le blindage du navire, n'eurent qu'une idée : sauver leur vie. Le cuirassé coula avant même qu'un seul coup de canon ait pu être tiré, ni qu'il ait pu être dirigé vers la haute mer. Le coup était dur pour les Britanniques. Par contre, les Allemands chantaient victoire et glorifiaient l'héroïsme de Günther Prien.

L'incident de Scapa Flow avait été l'occasion de déceler la faiblesse dans la défense britannique : la flotte invincible pouvait être touchée par les sous-marins allemands que l'on avait si longtemps tournés en dérision. Certes, l'opération allemande n'avait pas eu les résultats escomptés. Toutefois, c'est par hasard que la Home Fleet avait été épargnée. Les navires avaient, en effet, quitté Scapa Flow peu de temps avant l'arrivée du U-47. Mais on peut se représenter le désastre si Prien avait trouvé en face de lui d'autres bâtiments que le « Royal Oak » et le « Pegase ». C'est-à-dire les dizaines d'autres croiseurs et cuirassés habituellement à l'ancre dans Scapa Flow et qui eussent été coulés ou au moins endommagés.

Fort heureusement pour les Britanniques, la Home Fleet se trouvait en mer. Et non moins heureusement pour Prien, qui rentra sain et sauf de l'expédition et fut désormais considéré comme un héros.

Cependant, si le U-47 avait pu si facilement disparaître, alors qu'il était resté plus d'une demi-heure dans les eaux britanniques, c'est que l'amiral et le commandant à bord du « Royal Oak » ne s'étaient pas rendus compte que les explosions qu'ils avaient entendues étaient celles de torpilles s'écrasant sur le bâtiment.

Quant aux postes de garde qui, eux aussi, avaient été réveillés par les explosions, ils avaient pensé qu'elles étaient dues à l'échappement de vapeur de quelque chaudière.

En fait, personne n'avait prêté la moindre attention à ces bruits. Tout le monde, au contraire, était bien persuadé que Scapa Flow était une base inexpugnable et qu'imaginer seulement qu'un sous-marin put y pénétrer relevait de la pure Utopie.Voilà la raison pour laquelle l'alerte ne fut donnée que lors de la troisième salve. A ce moment, le U-47 avait accompli sa mission et avait disparu sous les vagues avant de se perdre dans l'océan.

elpaco
06/09/2006, 10h26
6) Nagasaki est la cible de la 2e bombe atomique. Pourtant c'est une autre ville qui était prévue, mais elle a échappé à l'explosion car elle était couverte de nuages. Quelle est cette ville ?
=> Kokura

Le matin du 9 août 1945 à 3h49, Bockscar partit de Tinian en direction du Japon. À son bord, la bombe Fat Man qui devait être larguée sur Kokura. Deux autres B-29 décollèrent peu après : The Great Artist piloté par Frederick Bock et The Big Stink piloté par le lieutenant-colonel Hopkins.

Après 10 minutes de vol, le Commandant Ashworth activa la bombe en changeant les fusibles et ordonna de ne pas descendre en dessous de 1500 mètres pour éviter une détonation accidentelle. Les trois avions devaient se donner rendez-vous au dessus de l'île de Yakushima mais « Bocksar » ne rencontra que The Great Artiste. Pendant plus de 40 minutes, les deux bombardiers patientèrent en tournant autour de l'île. Pendant ce temps, les informations météorologiques données par les avions de reconnaissances arrivèrent : des nuages couvraient partiellement Nagasaki et Kokura mais le bombardement était normalement possible.

L'autre avion n'apparaissant pas, ils dirigèrent vers Kokura. Arrivé au dessus de la ville vers 10h20, l'équipage de Bockscar affronta un nouveau problème : la couverture nuageuse à 70% empêchait le bombardement. Après trois survols de Kokura, l'escadre se dirigea vers Nagasaki, la seconde cible, pour procéder à un bombardement visuel des principales usines de la ville. « Bocksar » dut cependant faire face à un nouvel imprévu avec l'impossibilité de disposer du carburant de réserve.

À 7 h 50, une alerte aérienne fut donnée à Nagasaki mais elle fut rapidement levée aux alentours de 8 h 30. Quand les avions apparurent au dessus de la ville vers 10h56, les Japonais pensèrent qu'il s'agissait d'avions de reconnaissance, alors courants, et aucune alarme ne fut donnée.

À 11 h 02, une percée dans les nuages sur Nagasaki permit au bombardier de Bockscar, le capitaine « Kermit » Beahan, de viser la zone prévue, une vallée avec des industries. Fat Man fut alors larguée et explosa à 469 mètres d'altitude. La détonation eut lieu entre les deux cibles potentielles : l'usine d'acierie et d'armement de Mitsubishi au nord et l'usine de torpilles Mitsubishi-Urakami au sud.

Trois ondes de choc atteignirent les deux avions.

On sait maintenant que les dizaines de minutes supplémentaires passées à attendre The Big Stink permirent à Kokura d'éviter le bombardement suite à une dégradation soudaine des conditions météorologiques.

Plus de 75 000 habitants furent tués sur les 240 000 que comptait Nagasaki.

un duo d'images terrible de Nagasaki avant-apres:

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/4e/Nagasaki_1945_-_Before_and_after_%28adjusted%29.jpg

Nicolas
06/09/2006, 10h41
terrible effectivement ces images... :pas content:

Tortue Agile
06/09/2006, 11h55
Rien de tel qu'une bombe atomique pour mettre le terrain a nu.... :hein?: Incroyable!

elpaco
06/09/2006, 16h12
7) A propos de quelle campagne à venir, Hitler a dit : "Rien que d'y penser, j'en ai mal au ventre" ?
=> Koursk

Cette offensive, l'Operation Zitadelle, devait être déclenchée dès que l'état du terrain le permettrait après la saison boueuse du printemps 1943.
Mais, il s'avéra rapidement, au vu des reconnaissances aériennes, que les soviétiques, avaient anticipé cette attaque et considérablement renforcé leurs défenses. L'attaque d'unités à peine retranchées et battues quelques semaines auparavant, se transformerait en un assaut en règle de positions fortifiées. L'état actuel des forces allemandes ne permettait pas le succès d'une telle opération et on décida d'en retarder le déclenchement, pour renforcer les unités devant attaquer. D'abord prévu pour le 4 mai, il fut retardé jusqu'au 12 juin, puis finalement au 4 juillet, pour donner plus de temps pour la livraison de nouvelles armes depuis l'Allemagne, en particulier les nouveaux chars Panther. À l'inverse des entreprises récentes, Hitler donna au quartier général un contrôle considérable sur la planification de la bataille. Pendant les quelques semaines suivantes, il continua à accroître les forces attachées au front, retirant sur l'ensemble des lignes allemandes tout ce qui pouvait être utile à la confrontation prochaine. Contrairement aux offensives précédentes, l'effet de surprise, même au niveau tactique, n'est plus recherché ce qui contredit les fondements de la doctrine allemande lors de cette guerre, l'ennemi connaissant l'endroit de l'attaque et s'y préparant. Le point de l'attaque était grandement prévisible pour toute personne disposant d'une carte, le centre d'un large saillant.
Plusieurs commandants allemands soulevèrent la question, notamment Heinz Guderian qui demanda à Hitler « Est-il nécessaire d'attaquer Koursk, et par principe dans l'Est cette année ? Pensez vous seulement que quelqu'un sait où est Koursk ? ». Étonnamment, Hitler répondit « Je sais. Cette pensée me retourne l'estomac et les tripes, j'en ai des flatulences ».

elpaco
07/09/2006, 09h10
8) En 1936, l'Union soviétique compte 5 maréchaux. En 1937, combien d'entre eux sont exécutés sur ordre de Staline ?
=> 3
Blucher, Egorov, Tukhatchevski
http://web.genealogie.free.fr/images/Photographies/2_GM/URSS/BLUCHER.jpg
http://web.genealogie.free.fr/images/Photographies/2_GM/URSS/EGOROV.jpg
http://web.genealogie.free.fr/images/Photographies/2_GM/URSS/TUKHACHEVSKII.jpg

qq mots sur Tukhatchvski :
Il adhère au parti bolchévique en 1918 et fait carrière dans l'Armée rouge après la révolution soviétique. En 1921, il commande l'offensive contre la Pologne et, pour galvaniser ses hommes, lance son fameux ordre du jour : "la route de l'incendie mondial passe sur le cadavre de la Pologne !". Il échoue cependant devant Varsovie et met en cause ouvertement Kliment Vorochilov et Staline pour avoir entravé son action et d'être responsables de cet échec. Staline n'oublira jamais cet affront.

Inquiet du danger allemand, il prend partie ouvertement pour une alliance avec la France et la Grande-Bretagne contre le Reich, et prend des contacts avec des diplomates français et britanniques à Londres à l'occasion des obsèques du roi George V, ce qui commence à éveiller des soupçons de bonapartisme chez ses adversaires. Staline agit prudemment à cause du prestige de sa cible : il monte un dossier de trahison avec Nikolaï Iejov, chef du NKVD
Il est condamné à mort le 11 juin 1937 après un procès à huis clos devant un panel d'officiers généraux et exécuté le 12. Selon l'historien Jean Ellenstein, sa femme, sa mère et son fils, élève-officier, sont exécutés également et le reste de sa famille déportée en Sibérie.
En 1961, Nikita Khrouchtchev le réhabilite.


Les grandes purges de l'armée rouge ont entrainé les executions, en plus de 3 maréchaux sur 5, de :
- 11 commissaires politiques d'armée sur 11.
- 75 membres des conseils militaires (futurs commissaires politiques) sur 80.
- 14 généraux d'armée sur 16.
- 60 généraux de corps d'armée sur 67.
- 136 généraux de division sur 199.
- 221 généraux de brigade sur 397.
- 8 amiraux sur 8.

elpaco
07/09/2006, 09h11
9) Quel grade avait Erwin Rommel à la déclaration de la 1ere guerre mondiale
=> sous-lieutenant

En mars 1911, Erwin Rommel rejoint l'école militaire de Dantzig. En fin d'année, Erwin Rommel réussit ses examens avec des notes légèrement au-dessus de la moyenne ; ses résultats ont été très bons aux examens pratiques mais moins bons en théorie. En janvier 1912, il reçoit son brevet de sous-lieutenant et retourne à son régiment, le 124e régiment d'infanterie, où il y est chargé de l'instruction. Il gagne rapidement une réputation d'ascète du fait qu'il ne fume ni ne boit.

Le 5 mars 1914, il est détaché auprès du 49e régiment d'artillerie de campagne à Ulm, où il apprend les manoeuvres d'artillerie, avec intérêt. Il retourne au 124e régiment d'infanterie, le 31 juillet, pour le commandement d'une section de la 7e compagnie.

Le 1er août, le régiment est mis sur le pied de guerre et part pour le front ouest, atteignant Meix-le-Tige, le 20 août. Le 22 août, les combats commencent, dès 5 heures du matin, pour le 124e qui rencontre les Français dans le village de Bleid, près de Longwy. Rommel et sa section sont aux avant-postes sur la cote 325, à deux kilomètres de Bleid. Là, il rencontre l'ennemi, dans le brouillard, qui ouvre le feu puis recule. Rommel suit alors avec sa section l'ennemi grâce aux traces que celui-ci laisse derrière lui, en particulier dans un champ de choux. Les Français les mènent aux portes de Bleid, la section se met à l'abri derrière une ferme et Rommel part en reconnaissance avec trois autres soldats. Là, après avoir longé le mur est de la ferme pour rejoindre la route qui mène à Mussy-la-Ville, Rommel surprend un groupe de vingt soldats français sur le bord de la route, qui ne l'ont pas vu venir, ces soldats étant en train de boire un café. Ils font partie de la 5e compagnie du bataillon Laplace, du 101e régiment d'infanterie et sont dirigés par le capitaine Ferraton. Cette compagnie aurait dû se mettre en position à la sortie sud-est de Bleid. Rommel réfléchit et prend rapidement la décision d'attaquer. Avec ses trois compagnons, il ouvre le feu, une partie des Français s'écroule mais une autre réussit à s'enfuir et à s'abriter derrière des escaliers et des murets de maisons proches. Rommel, couvert par un tas de bois, a, face à lui, un adversaire à vingt mètres abrité derrière un escalier. Un combat singulier s'engage alors entre les deux hommes qui tirent et vident leurs armes ; Rommel recharge plus rapidement que son adversaire, vise et tire à nouveau. L'ennemi s'écroule.

Rommel donne l'ordre de l'assaut, mais lui et les trois autres sont accueillis par un feu nourri des Français placés derrière les fenêtres d'un bon nombre de maisons. Rommel et ses hommes se retirent alors pour retrouver le reste de la section à la ferme. Rommel hésite, les choix sont simples : soit il reste avec ses hommes cachés à proximité de la ferme en attendant les renforts de sa compagnie, soit il attaque immédiatement. Rommel, toujours audacieux, décide d'attaquer et met au point un plan. Une demi-section prendra d'assaut la ferme où un petit groupe de Français s'est retranché et une autre demi-section tirera en couverture vers les fenêtres d'où venaient les tirs français. Le tir de couverture débute et la demi-section part à l'assaut, enfonce la porte de la grange et y met le feu. Une douzaine de Français prend la fuite, Erwin les aperçoit et, avec deux de ses hommes, fait feu sur eux et les met hors de combat. Rommel et ses hommes abandonnent alors la ferme et prennent la route de Gévimont dans le but de prendre le reste du village d'assaut. En chemin, ils croisent un groupe de Français caché sur le bas côté de la route. Des négociations s'engagent et finalement ce sont plus de cinquante soldats français qui sont faits prisonniers, des 6e et 7e compagnies du 101e régiment d'infanterie français, dont la retraite était coupée par l'arrivée du 123e de grenadiers allemand. La section rejoint le bois de Mat, mais le sous-lieutenant Rommel, épuisé, perd connaissance. Il se réveille alors que son régiment est en pleine débâcle. Un quart des officiers et un septième des soldats du 124e régiment d'infanterie sont morts ou blessés. Malgré tout, le régiment sonne le rassemblement et prend alors la direction du village de Goméry. Peu de temps après, une nouvelle rétablit le moral : les Français se replient. Rommel ne peut se laisser aller à la joie après cette victoire qui lui a coûté deux de ses meilleurs amis. Le régiment passe la nuit à Ruette dans les champs.

Le 24 septembre, il reçoit sa première blessure alors qu'il se bat seul contre trois soldats français, dans un bois, en Argonne, près de Varennes, poussé une fois de plus par son intrépidité à s'avancer un peu trop. Il est d'ailleurs proposé par son chef de bataillon pour la croix de fer de 2e classe et la reçoit. Début janvier 1915, sa blessure à peine cicatrisée, il retourne dans son régiment sur le front de l'Argonne. Dès le 29 janvier, il reçoit la croix de fer de 1re classe pour une action d'éclat avec son régiment lui permettant de prendre quatre fortins et une position perdus la veille par les Allemands, en ne perdant que dix hommes. Durant toute cette période, il sème la panique dans les rangs français en s'attaquant à des positions rapidement, avec de faibles détachements, et en repartant aussi vite. En milieu d'année, il est promu lieutenant et est blessé une seconde fois à la jambe.

PREVOT
07/09/2006, 10h50
Ah l'avancement dans l'armée rouge...!!!:Rire:

elpaco
07/09/2006, 14h03
c'est pour ça que les UV sont restés faibles :Rire:

10) 1947 est l'année de fin de production du Supermarine Spitfire. Combien d'exemplaires ont été construits au total?
=> 20 351
il aura été produit tout au long de la guerre en 21 versions.


11) Quel message codé a été envoyé par la 6e para britannique le 6 juin 1944?
=> Ham and Jam

Un peu après minuit, les planeurs Albermale transportant 180 "Ox and Buks" du major Howard se posent à quelques centaines de mètres des ponts de Bénouville et Ranville. L'effet de surprise joue à merveille et après un bref mais violent combat, les ponts sont pris avec des pertes légères.
Le message "Ham and Jam" (oeufs et jambons), prévu pour informer le SHAEF de la réussite de l'opération, est reçu quelques instants plus tard à Londres.

Nicolas
07/09/2006, 14h32
Comment vont-ils chercher des noms de codes pareil ? :Rire:

elpaco
08/09/2006, 10h35
la question suivante était aussi une histoire de code et beaucoup ont eu faux bizarrement en répondant Tora, Tora Tora. autant il pouvait y avoir une légere ambiguité dans la question vis à vis de l'autre réponse proposée To, To, To, autant il n'y en avait pas avec Tora..:pas content:

12) Quel mot de code a déclenché l'attaque sur Pearl Harbor ?
=> Niitaka Yama Noborre

La flotte japonaise appareilla le 26 novembre 1941, dans le nord du Japon, pour emprunter une route maritime calme. Plein Est puis cap au Sud en attendant le message lui indiquant que la diplomatie avait échoué (et que les hostilités pouvaient débuter) : Niitaka Yama Noborre "Gravissez le mont Niitaka". A partir de ce moment, la flotte est en vitesse de combat en direction d'Hawaï.
Dans le même temps à Washington, les diplomates japonais et américains parlementaient pour trouver un terrain d'entente. En fait, le gouvernement japonais ne souhaitait plus à ce moment, régler les différents de façon diplomatique.
La flotte japonaise ne fut pas découverte, empruntant une voie maritime peu fréquentée. Elle se mit en vitesse d'attaque et se positionna à quelques 300 kms de la base américaine.
Le 7 décembre, les premiers avions décollèrent des portes-avions vers 6h00 du matin. Chasseurs, bombardiers de la première vague se dirigèrent tranquillement vers Pearl Harbor (130 bombardiers et une quarantaine de chasseurs).
A Pearl Harbor, un sous-marin japonais éclaireur fut attaqué par un destroyer américain en patrouille.
Le radar américain signala avoir repéré une formation aérienne. Comme la base attendait des B17, l'alerte ne fut pas donnée.
A 7h15, la deuxième vague décolla des portes-avions.
A 7h48, les avions de la première vague arrivent en vue de la rade de Pearl Harbor. Le Capitaine Fuchida qui commanda l'assaut déclencha l'attaque en disant To To To (traduit par combat ou charge)
A 7h53 il lança son fameux Tora Tora Tora (Tigre Tigre Tigre) signalant à la flotte japonaise que la surprise était totale.

2 petits documents que j'aime bien : une photo et un télégramme :

http://www.navsource.org/Naval/helpers/ph201.jpg

http://groups.msn.com/isapi/fetch.dll?action=MyPhotos_GetMBPhoto&ImageID=nFAAAAC4Fdjbu4AjL7cfHc8mB2FOEaTGDizwo6vibF QdtOSNjdtjAdA

elpaco
08/09/2006, 10h37
13) Que représente l'ordre de la victoire ?
=> le Kremlin

L'Ordre de la Victoire (créé 08/11/43): pour les généraux ayant commandé un ou plusieurs fronts qui par l'action des troupes sous leur ordre ont permis de faire évoluer la situation en faveur des forces Soviétiques. Peut-être attribué plusieurs fois mais seulement 2 personnes (Staline et Joukov) l'ont eu 2 fois. Il s'agit de la distinction militaire suprême, attribué 21 fois en tout
http://web.genealogie.free.fr/images/URSS/victoire.gif

le fusilier sovietique apparait quant à lui sur l'ordre de l'etoile rouge
http://web.genealogie.free.fr/images/URSS/etoilerouge.gif

elpaco
08/09/2006, 10h48
14) Dans quel ordre ont été publiés les ouvrages suivants : "Vers l'armée de métier"(De Gaulle), "On future warfare"(Fuller), "Acthung Panzer"(Guderian), "Paris, or the future of war"(Liddell Hart) ?
=> Liddell Hart, Fuller, De Gaulle, Guderian

Liddell Hart a été publié en 1925
Fuller en 1928
De Gaulle en 1934
Guderian en 1937

elpaco
08/09/2006, 10h57
15) Combien de projectiles d'artillerie lourde sont tombés sur Sebastopol lors du siège mené par les allemands ?
=> 562944

Quand Sebastopol est tombé, il a été calculé que pas moins que 562,944 projectiles d'artillerie étaient tombés sur le port, ce total ne comptabilise que les tirs des canons de gros calibre et obusiers lourds, il n'inclut pas le déluge de fusées d'artillerie et le poids supplémentaire de l'artillerie d'infanterie.

Un mot sur le plus gros canon utilisé, d'un calibre de 800mm et dont le montage durait pas moins de 6 semaines : Dora ou Schwere Gustav.

Le pilonnage de Sebastopol a débuté le 5 juin 1942. ' Schwere Gustav ' était la voix principale dans un chœur énorme qui a annoncé un des bombardements d'artillerie les plus grands et les plus lourds de tout le temps.
Le 6 juin, ' Schwere Gustav ' engagea le fort la Blanche Falaise, c'était un magasin de munitions souterrain sous la Baie Severnaya, placé là par les Soviets pour être invulnérable aux armes conventionnelles.
Le Schwere Gustav tira 9 projectiles sur cette cible sous-marine, les projectiles traversèrent plus de 30 m (100 pieds) d'eau avant de pénétrer le fond et perforer le béton pour éclater à l'intérieur des entrepots. Lorsque Dora eu tiré sa neuvième décharge, le fort était en ruine et en surface tous les petits navires à voiles de la baie avait été coulés dans l'explosion.
Le 17 juin Dora tira 5 derniers obus offensifs contre le fort Maxime Gorki.
Le 1er juillet la ville se rendait aux allemands.
Pendant les 13 jours d'utilisation opérationnelle, le canon a tiré 48 obus sur plus de 7 cibles.
Dans les bons jours l'arme effectuait 14 tirs par jour avec une période de rechargement et préparation au tir de 45 minutes.
Tous les tirs ont été observés par un vol spécial de la Luftwaffe assigné à l'arme à feu.
Des 48 projectiles mis à feu, seulement 10 sont tombés à moins de 60 mètres de leur cible. Le projectile le plus éloigné de sa cible est tombé à environ 740 mètres. Néanmoins, les dégâts étaient énormes.

http://html2.free.fr/canons/dora/dora2.jpg

THE END

loki
08/09/2006, 11h51
oui ce canon était un monstre , il avait un double nommé DORA qui fut envoyé à Stalingrad ( on ne connait pas son activité ).

Gustav lui même a aussi été envoyé à Leningrad, en 1943 les 2 canons semblent avoir été rapatriés en allemagne , les américains trouvèrent des parties de gustav en bavière, on trouva des parties de dora à leipzig

in fine les experts restent dubitatifs sur l'intérêt de produire de tels monstres dont le rapport coût/activité semble peu convainquant.

question subsidiaire : si hps fait un jour un jeu sur sebastopol quelles seront les valeurs soft et hard de GUSTAV ? :Rire: