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Voir la version complète : Strategie Et Tactique De L’armee Russe Appliquees Aux Panzercampaigns (1941 – 45)


Moïse
01/02/2007, 23h33
Opus 1 : Forces et faiblesses de l’armée russe …..

une armée numériquement impressionnantes …
De part l’importance de ses réserves humaines et ces puissantes capacités de production industrielles, l’armée russe a toujours été une armée massives . Ce constat est de plus en plus évident après 1943, oû l’appareil militaire soviétique atteint une maturité lui permettant la mise en place d’offensive réellement stratégique.

Mais de qualités relativement faible.
La valeur étalon de l’armée russe serait , en comparaison d’une armée occidentale, un mélange de l’armée française et de l’armée belge de 1940. Bien évidemment ce constat doit être nuancé en fonction des périodes. Après 1943, cette comparaison perds de sa pertinence. Face à un joueur allemand, un joueur russe prends des risques considérable et il le sait ; l’armée russe bénéficie en moyenne d’un moral 2 voir 3 fois inférieur aux unités allemandes, le faible niveau d’intégrité et d’autonomie des unités vous obligent à commander de lourds bataillons ou régiments indivisible et sensible au feux *, la force blindée russe avant 1943 n’a que peu de force d’impact, elle reste friable et assez hétérogène dans la qualité du matériel. Dernier point et non des moindres, la faiblesse du commandement n’est pas pour avantager la réorganisation après combats ou la logistique.

* : ( si les Alt indirect fire sont jouées, ce qui heureusement est de moins en moins le cas)

une inertie pénalisante.
La Russie est un théâtre de combat à l’échelle d’un continent et l’une des faiblesse les plus pénalisantes pour l’armée russe est son manque de mobilité. En comparaison l’armée allemande fait office d’une meute de loups tournoyant autour d’un ours, lourd et maladroit.
En effet, pour plus de 75 %, l’armée russe est composée de troupes à pieds, rendu encore moins mobile en raison d’un moral très moyen. Cette inertie est relativement compensée par des troupes de cavalerie beaucoup plus nombreuse que dans l’armée allemande, et des forces blindés plus rapide que les forces équivalentes allemandes ( BT7, T34, Ba 164, etc ..).

Une force de choc néanmoins redoutable.
Malgré ces faiblesses notoires, ce colosse aux pieds d’argiles dispose de ressources dangereuse pour l’ennemi. L’artillerie russe est dans bien des cas la seule arme pouvant faire la différence face aux troupes allemande. Très nombreuse et relativement puissante, l’artillerie soviétique utilisée avec intelligence est généralement l’arme qui peut faire plier une force allemande. On l’aura compris, un joueur organiseras en grande partie de sa stratégie autour de son artillerie, la troupe disposant d’une valeur de choc et d’assaut importante pourras déstabiliser une ligne de front allemande, tandis que les forces blindés joueront le harcèlement et l’enveloppement jusqu’en 43 puis à des action de rupture et de percée après cette date grâce à des armée blindé et des troupes motorisées plus nombreuse et homogène.

Moïse
01/02/2007, 23h34
Opus 2 : Notions de stratégies générales soviétiques …


Anticiper bien à l’avance la conduite de vos opérations.

Plus que toute autre type d’armée, l’armée russe se doit d’être diriger par anticipation. Cette armée subie un degré d’inertie tel, que vous devez disposer d’une longueur d’avance non négligeable pour rétablir la parité sur les forces allemandes largement plus mobile et réactive. A ce titre il vous faut avoir réellement une vision stratégique de la bataille, de ce qui peut arriver de pire ou de meilleur et non une vision cloisonnée et gérée « à la petite semaine «. Organisez votre plan de bataille sur le long terme et parvenez à « détecter « les motivations du joueur allemand bien à l’avance, pour vous préparer en défense dans la profondeur du champs de bataille ou à identifier ces failles si c’est en attaque. Un joueur russe se doit de n’être jamais pris de surprise ou pris de vitesse, considérer cet état de fait comment un avertissement essentiel.

Employer prioritairement les avantages du terrain et de la géographie.

C’est peut être un conseil banal, mais pour l’armée russe il est vital. Le terrain et la géographie doit même jusqu’à conditionner une stratégie précisément en défense.
Fleuve, grande forêt, marais, la nature est l’allié principal de l’armée russe mais ne vous y tromper pas, elle n’est pas non plus une garantie à 100 % de stopper l’ennemi mais un moyen efficace de le ralentir ou de le fixer un certain temps.


Conserver impérativement la cohésion et l’intégrité de vos troupes.

Comme nous l’avons vu, malgré sa masse, l’armée russe peut se déliter rapidement. En fonction de votre stratégie, tenter de garder votre infanterie regroupée. Ne chercher pas à tenir l’immensité du front russe, toutefois prenez garde à ne pas vous faire envelopper en utilisant en flanc garde vos forces mobiles. Etant donné la faiblesse morale des forces russes, garder un œil vigilant sur le niveau fatigue, faites des poses régulières ou appliquer un « turn over « à vos unités.

Moïse
01/02/2007, 23h35
Opus 3 : Stratégie et tactique de défense russe :

1 – strategies de “ back, stop and go”

les champs de bataille russes sont grand voir immense, l’armée russe ne doit pas hésiter à lâcher du terrain, beaucoup de terrain si il le faut. L’essentiel est de garder la cohésion de ses fusiliers en gardant si possible de l’allonge avec les panzers ennemis rapide et enveloppant. C’est ici que les blindés russe trouvent toute leurs valeur en formant un écran ou des ailes protectrice. A un moment choisi le joueur russe devrais fixer l’ennemi à un ou plusieurs endroits stratégique défensivement parlant. Cette option devras être prévu depuis longtemps avec des bases de feu importante et de l’infanterie étagée en profondeur. Cette stratégie de « back, stop and go « a également un avantage primordiale de concourir à distancer l’infanterie allemande de leurs troupes blindés. Sans leurs troupe de soutien, les panzerdivisions sont plus fragile. Latéralement à ces « zones « de fixation, le joueur russe auras amassé des réserves mixant troupes mobiles et infanterie pour établir des contre attaques locale mais violente ayant pour but de détruire tactiquement un bataillon voir un régiment, avec de la chance une division et non de repousser l’ensemble des troupes allemande, qui se défilera et tôt ou tard reviendras . Stratégiquement , la gros des campagnes russes victorieuse a été basé sur ce principe mais avec une critique a formulé ; des poursuite trop longue ou en tout cas mal maîtrisée ont tendance a affaiblir considérablement la troupe russe et à les rendre elle même trop sensible à un contre allemand nettement toujours très dangereux ( voir Karkhov 43). Ces exemples historiques sont à très grande échelle mais ceci est valable à plus petit niveau. La première qualité d’un chef russe est sa vision stratégique et sa capacité d’anticipation, sa seconde qualité est sa capacité à coordonner des troupes souvent hétérogène en les maintenant opérationnel et regroupée. Une troupe russe disséminée aux 4 vents et dispersé est une troupe d’avance vouée à la destruction. La dernière et troisième qualité est la capacité d’organisation sur le long terme. Bref vous le comprendrez, un bon joueur russe n’est pas un « trompe la mort « qui blitz à tout craint mais plus un stratège et gestionnaire du long terme qui attend son heure.

Moïse
01/02/2007, 23h36
tactique de « l’entonnoir «

Inférieur en qualité et en mobilité, tout l’art de la défense soviétique est d’attirer discrétement l’attaquant allemand vers une position supérieurement défendu et qu’il aura lui même fixer à partir de point de passage important géographiquement, des fleuves, des villes stratégiques etc …
c’est ce qu’on appelle la stratégie de « l’entonnoir « , l’ennemi étant « canalisé « vers un périmètre de plus en plus restreint ou difficile et obligé d’accepter des combats d’usure. Bien évidemment cette stratégie est théorique, et le joueur russe devras s’adapter et faire preuve de souplesse en fixant des lignes de repli successive et en s’appuyant sur un terrain défensif avantageux. Ces zones de combats susceptibles de convenir à une stratégie « d’entonnoir « ou au mieux de « canalisation et de ralentissement «, doivent être identifier à l’avance bien avant les combats afin d’être organiser et préparer.

C’est ici qu’interviens l’arme maîtresse de l’armée soviétique : l’artillerie. Son positionnement et son regroupement doit être quasi scientifique. Selon l’importance de l’ennemi et de la position, on peut avoir de 12 à 20 groupes ( voir plus) de groupe d’artillerie de corps et d’armée ( hors groupe divisionnaire) . A titre d’exemple dans une partie en cours, une défense bien anticipée de Smolensk a permis de rassembler plus de 900 pièces d’artillerie ( groupe divisionnaire compris) positionné de façon elliptique dans un rayon de 15 à 20 km. Repartie entre 4 base de feux, je ne vous cache pas que cette puissance ainsi rassemblée est exceptionnelle en 1941. protégeant un point stratégique incontournable qu’est la ville de smolensk, une telle concentration est capable sur la durée de « casser « littéralement les « reins » voir les forces vives d’un panzerkorps. En temps normal, une concentration d’artillerie se doit d’être divisé en 2 base de feux positionné de part et d’autres du cône d’attaque ennemi afin de bénéficier d’une durée de tir plus longue, en enfilade sans sortie de batterie intempestive. Attention les changement de position doivent se faire de nuit en débutant en draw selon le risque et la proximité du groupe par rapport à l’ennemi. Les position et le tracé de repli doivent être facilité et sûr. Ne vous « coller » pas devant des marais, une forêt impénétrable, ou une série de petite rivière. Les batterie lourde hippomobile sont longue à sortir de batterie ( 2 tours au lieu de 1). Il est préférable de jouer la sécurité et de replier de position à l’approche de panzers pouvant emporter une batterie qui se repli trop tardivement ( défaut trop habituellement vu dans CF même chez les anciens. Elle est l’une des sources les plus importantes de pertes en artillerie)

Moïse
01/02/2007, 23h36
Cette tactique n’est pas une invention de mon cru mais une idée chère au général Von Mainstein, un des meilleurs stratège de l’armée allemande dont le plus bel exemple fût la contre attaque de Karkhov 43 après repli du corps SS, On l’appelle « l’ attaque en retour ». d’ailleurs les russes ne sont pas en reste non plus mais avec une application plus stratégique ( Stalingrad ou kourks). C’est également une technique de base de l’art martial en 3 phases, recul avec parade, déséquilibre de l’adversaire, contre coup rapide sur un point névralgique. Face à un ennemi mobile et puissant tel que l’armée allemande, une attaque en retour russe se fixeras des objectifs limités en situation d’opposition moyenne ( 1 corps de panzers fatigués) . A la suite d’une tactique de défense en « entonnoir » les réserves de contre attaques se positionnerons discrètement de 5 à 10 km de part d’autre latéralement à l’axe d’attaque ennemie. Idéalement il faut compter 1 division de rifle au nord et au sud de l’axe pour fixer et harceler les flancs avant de l’ennemi. Et 1 corps blindés sur un des deux cotés pour pouvoir escompter détruire par enveloppement un bataillon , voir deux allemands. L’objectif n’est pas de détruire un corps de panzers ce qui est en situation normal très difficile, mais d’user voir neutraliser la tête offensive d’un tel corps. Vous l’aurez compris les effectifs russes exigées sont important si on prends en compte la tactique de » l’entonnoir » : 5 divisions de troupes, 1 corps blindés, voir un corps de cavalerie en plus si vos ambitions sont plus importantes sans compter une puissante base de feu. Bien évidemment ce type de tactique est employé pour défendre des points stratégique majeurs. Second cas, typique d’une contre attaque russe général décembre 41 secteur de Moscou face à une opposition moyenne à très faible d’une DI d’infanterie allemande. Ici le choix géographique du secteur de contre attaque est très important, car l’exploitation doit aboutir à une rupture du front voir à un encerclement. Ici on emploi une tactique classique de fixation harcèlement par de l’infanterie au centre assez concentrée ( au moins 2 div. De rifle) et sur les ailes l’équivalent minimum de 2 Divisions blindés soutenue par 1 corps de cavalerie. L’artillerie de départ doit permettre au moins de désorganiser les bataillons ou compagnies allemandes au point de rupture sur les ailes. En conclusion pour assurer une défense et une contre attaque russe victorieuse même limitée, vous devez concentrer discrètement un ratio de force au moins de 5 contre 1 , ce qui n’est pas forcément simple car dans certaine campagne de 41 à 42, les effectifs russes sont parfois faible pour tenir un front gigantesque. Aussi des choix stratégiques s’imposeront à vous même, car comme disait Clausewitz vouloir tout défendre c’est ne rien défendre.

Moïse
01/02/2007, 23h37
Opus 4- Stratégie et tactique d’une offensive russe


Les véritables configurations offensives, anticipée de longue date et bien organisée , apparaissent réellement à partir de fin 42 avec l’opération « Uranus « et « saturne « . Auparavant de la fin 41 à la mi-42, la stavka, dos au mur, était plus dans l’esprit de contre réagir rapidement pour sauver la nation russe, souvent par des offensives ou contre-offensive, réalisées dans l’urgence et gérées si l’on peut dire « à la petite semaine « et dans l’approximation générale. Les offensives de Karkhov ou de Rzjev en 1942 ont été catastrophique. L’armée russe étaient bien souvent meilleurs dans des contre-offensives donc des attaques en retour ( Moscou en décembre 41 ou la bataille de Demiansk prés de Leningrad au début 42).

Le prototype même de l’offensive russe est l’offensive d’hiver de Stalingrad qui est en fait une contre offensive de type stratégique à double détente ( Uranus le 19 novembre avec l’encerclement de la 6° armée allemande par le nord ( front du sud-ouest et du Don) et le sud ( front de Stalingrad) et Saturne le 16 décembre qui voit le front de Voronej encore plus à l’ouest taillé en pièce la 8° armée Italienne. A ce titre c’est la menace du front de Voronej qui incite le maréchal Von Manstein de suspendre l’opération de secours menée vers les troupes assiégés de stalingrad.

Etant donné la faible mobilité de son infanterie, une offensive russe vas chercher à fixer et à user à grand renfort d’artillerie une part importante des troupes allemandes en son centre avant. On retrouve typiquement la tactique de « l’entonnoir » appliqué ici à grande échelle. Sur les deux ailes, le plus discrètement possible vont se concentrer des forces mobiles et très importantes majoritairement contre des postions ennemies beaucoup plus faible ( alliés de l’axe). Jusque là le concept et la stratégie russe ne présente que peu de défaut. Par la suite, ce sont dans la stratégie opérationnelle et la conduite de l’offensive que l’état-major russe est déficient car les ordres de non repli imposé par Hitler ont joué pour plus de 50 % dans la victoire russe. Un ordre insensé qui a favorisé grandement la contre offensive russe. Face à un repli allemand organisé rapidement ce qui était somme toute une conséquence logique, les chances d’encerclements de la 6° armée aurait été plus faible. La grande erreur de la stratégie offensive russe qui se verras à Stalingrad, voir jusqu’en début 44 est de sur estimée la pérennité de leur capacité d’exploitation sur un axe profond pour des raisons diverse ( faiblesse du commandement et de la logistique, usure rapide du matériel et des têtes offensives ). Si lors de la seconde offensive dite « saturne », le front de voronej aurait collé l’aile droite du front du sud ouest puis relayé ce dernier, ce second « souffle « sur un axe précédemment rompu aurait eu des conséquences très grave pour le front allemand avec l’hypothèse d’un glissement réel vers Rostov. En lieu et place « saturne « , a effectivement détruit la 8° armée Italienne plus au Nord Ouest , mais lancée sur un front trop large « saturne » a peu à peu perdu de son impact pour ralentir au marche du Donetz et du fleuve Derkul, le front allemand du Caucase était sauvé.

En conclusion, l’offensive l’armée russe est semblable à un colosse au souffle court, laissé lui le temps de respirer ( réserve opérationnelle et « turn over » régulière d’1/3 des unités) et ne le disperser pas dans des actions multiples. ( concentrer votre axe de combat réel au contact de l’ennemi sur moins de 15 km pour une armée )

Moïse
01/02/2007, 23h39
Opus 5 – technique de combat


5.1 - de l’infanterie

les fusiliers russes sont le cœur vivant de l’armée soviétique. Massive, résistante, elle est néanmoins d’une qualité générale médiocre, se désorganisant facilement, lente elle a tendance à se faire encercler dans les mains d’un commandant non expérimenté. Soutenu en artillerie avec flanc garde sûr, elle peut être néanmoins dangereuse pour un ennemi fatigué, grâce à une valeur d’assaut plutôt bonne. Un DI russe n’est rien , plus ou moins isolée, elle est vouée à une disparition quasi certaine. Le plus petit niveau opérationnel, est le corps d’armée ( 3 DI) il peut tenir en défense jusqu’à 20 km de ligne de front avec 1 DI en réserve étagée en profondeur sous forme de part de gâteau, l’arc à l’avant. Mais ceci est souvent théorique et nous avons souvent des situations bien moins optimale que celle-ci. Si c’est le cas alors recentrer vos troupes comme dans le cas cité et disposé votre troupes mobiles en flanc garde. Une troupe russe doit conserver un minimum d’intégrité et de réserve en profondeur sinon elle iras au casse-pipe assurément. La tendance est de poussé le soldat russe jusqu’à ses limites ( fatigue jaune / rouge) c’est une erreur que nous faisons trop souvent. Préféré faire tourné vos unités ou la replier quand vous le pouvez, que de les exposer inutilement trop souvent. Dés fin 1942 apparaissent les divisions de garde, plus solide et mieux équipés. Elle permettent au joueur russe de faire varier sa puissance selon l’importance des secteurs.
5.2 – des unités blindés et des troupes de la cavalerie

5.2.1 : unités blindés ( période 1941 – 42)

Malgré des effectifs parfois conséquent, les unités blindés russes de cette époque ne sont pas d’une fiabilité exemplaire, plutôt fragile il manque d’une puissance notoire. Seul atout réel, elles sont très mobile sauf peut être le T26 un peu court sur patte en autonomie ; les KV et autres T34 sont trop rare sauf peut être sur le front ukrainien de 1941mais non simulé à ce jour dans Pzc. Au vu de leur résistance, les KV et les T34 sont bien vu dans une mixité de défense avec des fusiliers pour tenir des positions stratégiques. En conclusion durant cette période les blindés russes peuvent avoir des missions assez diversifiés mais paradoxalement ne doivent pas être employé contre leurs homologue allemand, sinon à coup sur c’est la défaite assurée.

Conseils d’emploi généraux :
Flanc garde tactique ou stratégique
Ecran en repli dans une défense au niveau stratégique
Harcèlement contre de l’infanterie allemande non soutenu par des panzers.
Contre attaque limitée en force avec flanc garde sûr et soutien d’artillerie

Conseils d’emploi tactique par type de véhicules :
T60 - Ba 64 : éclairage, grand flanc garde stratégique, surveillance de fleuve.
T26 – BT 5 – BT 7 : réserve mobile d’intervention, flanc garde de corps d’infanterie, contre attaque à objectif limité par enveloppement, harcèlement de troupes allemande mal soutenue. ( à éviter impérativement attaque de panzer non désorganisé et non affaibli)
KV – KV2 : ils sont rare, lent et plutôt fort en breakdown mais d’une résistance formidable. Mixer les avec une troupe solide pour défendre des points d’importance.
T34 : largement supérieur face aux panzers de 1941-42, placé les en tête d’offensive pour effectuer vos « overruns ». Encore trop peu nombreux durant cette période. En défense : réserve opérationnelle majeur ou au mieux harcèlement contre blindé allemand.
Matilda – Valentine – Stuart : ces chars alliés ne sont pas tellement adaptées au grandes steppes russes néanmoins bien blindés ( sauf le Stuart) ils peuvent convenir pour soutenir une offensive d’infanterie. En défense mixer les pour tenir un repli de troupes dont le front est susceptible d’être rompu par des blindés allemands.

Troupes mécanisés ( période 1941 – 42).

Elles sont assez peu nombreuse dans cette période, leur qualité est plutôt médiocre ( moyenne moral D), elle ont même du mal à suivre les forces blindés auxquels elle sont attachés.

Conseils d’utilisation :
Flanc garde tactique ou stratégique
Contre attaque très limitée en force avec flanc garde sûr et soutien d’artillerie

Unités de cavalerie ( période 1941-42).
Les régiments de cavalerie russe à Pzc sont assez bon ( moral C / D) mais leurs taille indivisible font de ces unités des cibles de choix pour l’artillerie surtout avec les options Alt.

Conseils d’utilisations :
Réserve pour contre attaque dans secteur ennemi moyen à faible
Eviter les secteur fortement contre battu par l’artillerie allemande

Les meilleurs troupes mobiles sont les unités motorisés de reconnaissance au niveau de l’ armée, très mobile, d’un bon moral ( moyenne C) elle sont idéal pour les patrouille de grand flanc garde pour sécurisé des zones de front impossible à tenir de façon continue.

Conseils d’utilisation :
Grand flanc garde stratégique, patrouille dans zone non sécurisée, exploitation en tête offensive

5.2.2 Unités blindés, troupes mécanisés (Période 1943 – 45).

cette période n’a plus rien à voir avec la précédente, l’armée blindée russe est quasiment à l’offensive. Les unités blindés sont puissante, nombreuse et homogène, et relativement qualitative. Mais prenez garde quand même elle ne sont pas à utiliser dans un domaine d’attrition ou de rupture de front, mais plutôt à l’exploitation et à l’encerclement des troupes adverses. Pas d’échappé inconsidérée, très loin de son artillerie, et de l’infanterie, un corps blindé russe reste fragile à une contre-attaque blindée allemand bien mené. Un bras de fer frontal avec des unités blindés allemande fraîche et puissante reste dangereux sauf en cas de faiblesse dûment constaté chez l’ennemi ( compagnies affaiblie de Panzer IV ou de Stug au delà de ce niveau préféré manœuvrer sur les ailes pour profiter de votre supériorité numérique). Préféré le JsII, le T34/85, et le SU 85 en combat de blindé ( éviter le Panther et tigre sauf affaiblie et mal soutenue), laissé le T34/76 pour harceler la troupe allemande, la poursuite et favoriser son enveloppement.

Conseils d’emploi tactique par type de véhicules :
T70 : éclairage – exploitation.
T34 : éclairage offensif – exploitation – rupture de front d’infanterie par brigade – éviter les blindés supérieur aux panzer III sauf faiblesse constatée. A éviter impérativement Panther et tigre.
Su 76 : exploitation – harcèlement infanterie.
Su 85 : embuscade anti-blindé en défense – chasse de blindés mal supporté et non supérieur au Panzer IV.
Su 122 – Su 152 : usure et rupture de front d’infanterie même supporté par PAK.
T34/85 : idéal pour le combat anti-blindés et la percée d’un front après rupture de celui-ci. Adapté jusqu’au Panther mais avec une certaine supériorité quantitative.
JS II : Partenaire du T34/85 pour le combat anti-blindé, engagé le pour obtenir une supériorité qualitative jusqu’au panther voir dans certains cas face aux tigres.


5.3 - technique de combat de l’artillerie

Nous en avons déjà parlé , l’artillerie russe est le centre de gravité du combat soviétique. Organisez là en base de feu plus ou moins concentré suivant l’importance stratégique des secteur. A l’offensive, les « katiouchias » mobiles de calibre moyen doivent suivrent les corps blindés à l’exploitation ainsi que les unités de mortier lourds motorisées, pour tout le reste de l’artillerie nettement moins mobile, disposer la face à de secteur ennemi à repli lent ( infanterie) et ou vous penser également jouer la rupture du front.

greg
02/02/2007, 05h10
Merci Moïse pour ce travail trés intéressant!

souricier-gris
02/02/2007, 05h30
tout simplement la lecon du maitre :sourire:

elpaco
02/02/2007, 06h36
des insomnies Moise ? :Rire:
je vais mettre la journée à tout lire mais bravo pour le boulot en tout cas :sourire:

alroy
02/02/2007, 07h27
Aaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhh
Merci
Je lis ça en détail dès que possible.
Je viens de me mettre à S41 et jusque là, j'ai eu que des défaites majeures.
Mais, sa rentre, à coups de pieds au c.., mais ça rentre.

elpaco
02/02/2007, 08h30
bon finalement j'ai tout lu ce matin ...
intéressante analyse pour les joueurs russes qui souligne qu'il ne faut pas jouer l'armée rouge comme on joue la wehrmacht sous peine d'aller au devant d'une belle déconvenue...

Momo tu n'as rien à ajouter sur la VVS ?

sval06
02/02/2007, 08h34
Ben finalement, c'est historique cette manière de jouer l'armée rouge, ce gros rouleau compresseur lent et maladroit, mais d'une puissance phénoménale ...:clin:

Et de là: est-ce que finalement elle n'est pas si mal modélisée que ça sur HPS?

Moïse
02/02/2007, 09h53
je mettrais un petit mot sur la VVS :clin:

Toutatis
02/02/2007, 10h30
Et de là: est-ce que finalement elle n'est pas si mal modélisée que ça sur HPS?

Ben oui, mais faut pas oublier de prendre les alt par défaut bien sur! :ironie: :Rire:

Sinon Moise tu n'as pas peur qu'avec un si détaillé transfert de technologie certains adversaires en profitent trop? :Rire:

Moïse
02/02/2007, 10h38
ben oui j'ai réfléchi longtemps avant de livrer à " l'ennemi " mes recettes de cuisines :sourire: maintenant ça c'est du théorique j'attends de voir un jour le joueur qui s'approprieras avec sa touche perso ce type de stratégie ( et surtouttactique) assez difficile à mettre en application car l'armée est par nature hétérogéne et assymétrique.

pour l'instant tortue me surprends pas mal avec le russe mais nous en sommes qu'au début de S42 donc wait and see. je te surveille aussi j'attends de voir comme tu vas gérer sur le terme et l'exploit éventuelle ton front du NO. :clin:

Tortue Agile
02/02/2007, 10h54
Tortue Agile a toujours été un fin stratège: opération bourre-pif a tout va... Et tactiquement (selon la météo) une agilité a toute épreuve :zinzin:. Des nerfs d'acier, c'est ça qu'il faut avec les russes. :Rire:

Et surtout, il ne faut pas regarder le tableau de ses pertes quand on bosse pour la mère patrie... :Rire:

Moïse
02/02/2007, 12h01
au contraire je te trouve pas " vas t'en guerre " mais méthodique, bon stratége, et sûr tactiquement. je me rends compte que c'est la premiére fois que je joue contre toi, et c'est plutôt une ( mauvaise) surprise. ta 57° souffle aprés les bunkers tandis que ton artosh me fait trés mal notamment à la 297° ID qui n'est quasimment plus opérationnelle. j'ai l'impression que mes roumains vont passer un sale quart d'heure avant que tu te concentre aprés sur allemands, tout cela est bien calculé et posé. pourtant j'essaye de les faire replier par petite fourmies, mais c'est une parade momentanée. ma 29° moto ne vas pas pouvoir jouer les " pompiers " sur 200 km de long :zinzin:

ce qui m'inquiéte c'est sur le moyen & long terme même avec quelques DI ramener du nord, la tenue du front vas être super show ... heu c'est quand qui arrive nos renforts :Heu:

Tortue Agile
09/02/2007, 14h11
en voila un sujet bien propre et absolument pas victime du flood de certains. Je tiens a feliciter les participants pour leur rigueur:curedent::cf:

Yves
09/02/2007, 14h48
Je crois que cette nuit, j'ai rêvé que Tyrex avait fait sa réapparition sur le forum :Rire:.