Voir la version complète : France 40 - no halt
Ce jour débute la campagne de France en multiplayer
Elle rassemblera :
Daniel et Papipop (Olivier) pour les feldgrau
Montcornet et Thesix (Hervé) pour les bleu horizon
Les options choisies sont :
Fog of war - alt indirect fire - alt air strike - alt direct fire - alt assault res - artillery set up - recon spotting - virtual supply - optionnal surrender - quality fatigue modifier - low visibility air effect - locking ZOC - indirect fire and air strike
counterbattery fire - night fatigue - programmed weather - limited air recon
Avant toute chose, je tiens à protester très vigoureusement contre l'attaque en traitre dont nous venons de faire l'objet.
Après plusieurs jours de préparations fébriles mais courtoises et sympathiques, l'Axe à lachement profité que j'étais parti faire des courses pour déclencher les hostilités ! :Pleurer:
C'est un coup bas dont je me souviendrai.
Depuis, après les premières instructions reçues du haut commandement à Vincennes, toute communication a été rompue.:Heu:
Il doit être proche de Bordeaux maintenant :Rire:
Dès que j'ai le fichier, je fonce sur la forêt noire...:crotte:
Mirabelle
Mais pourquoi chercher en forêt noire ce qu'on a déjà dans le jeu ?
En effet, si on étudie attentivement la carte, on constate que :
Il y a les Ardennes avec Liège Bastogne Liège et la Flèche Wallonne;
Le Luxembourg et son très coté tour national ;
Sedan et Charleville qui accueille le Critèrium international ;
Et Dunkerque et ses fameux 4 jours de Dunkerque qui durent 6 jours (et qui, ça tombe bien, ont lieu en mai) ;
Et si on regarde plus au nord :
On trouve Maastricht et son Amstel Gold Race ;
Il y a les plaines belges et le tour des Flandres, Gand Welvegem, Paris Bruxelles et bien d'autres...
Alors vouloir aller en foret noire, outre la faute stratégique (y a pas de champignon là bas au mois de mai), il y a une évidente faute de gout. Je charche, et j'y touve pas de classique digne de ce nom...
Faudra qu'on m'explique !!!!
la foret noire , ça me fait penser à mon gâteau préféré ,Hummmm Miam!
Je n'ai pas dit que j'y allais à vélo :Rire:
Tour 2 le 10 mai - l'offensive est lancée. les premiers panzers arrivent en vue de Bruxelles. Les patriotes flamands accueillent leurs libérateurs les bras ouverts.
Hein ?!? :hein?: :hein?: :hein?:
ah ben non, je me suis trompé. C'est un groupe de reconnaissance en vélo qui vient de franchir le col du Brenner.
Par contre aux Pays Bas, si je tenais le con qui fait sauter les ponts.
Daniel
D'ailleurs, à ce sujet, quelqu'un a les coordonnées de "bison futé", car je crois que les routes des Ardennes ressemblent à l'A10 un dimanche soir entre Arcachon et la rocade de Bordeaux (les connaisseurs apprécieront) !!!! On avait tout planifié sauf les bouchons. C'est ballot !!!
Mince, vous allez vite !!:sourire:
Bonne nouvelle côté français; contact rétabli avec le Haut Commandement et dernières instructions reçues :
Cela ne vas pas être facile,
A toi de jouer
Bonne chance (sic)
Bon... :Heu:
D'ailleurs, à ce sujet, quelqu'un a les coordonnées de "bison futé", car je crois que les routes des Ardennes ressemblent à l'A10 un dimanche soir entre Arcachon et la rocade de Bordeaux (les connaisseurs apprécieront) !!!! On avait tout planifié sauf les bouchons. C'est ballot !!!
Bison Futé est Français mossieu, il travaille pour nous mossieu (et on en a bien besoin :Rire:). Notre plan est simple, les troupes au sud vont au nord, et les troupes à l'ouest vont à l'Est...:he he: pour vous surprendre.
montcornet
01/10/2007, 00h51
Bison Futé est Français mossieu, il travaille pour nous mossieu (et on en a bien besoin :Rire:). Notre plan est simple, les troupes au sud vont au nord, et les troupes à l'ouest vont à l'Est...:he he: pour vous surprendre.
La manoeuvre est délicate car viennent se superposer à tout ceci des mouvements Nord/Sud pour certains et Est/Ouest puis à droite pour d'autres. Le Général Georges, responsable de ce quadrille se fait des cheveux blancs au centre de regulation hyppomobile de Compiègne. Aux dernières nouvelles, des mesures auraient été prises également pour un vaste mouvement administratif plein sud/ouest. Ce qui nous fait un Centre nord / Sud Ouest à ajouter à notre liste.
Si l'on surgit près du lac de Constance ne soyez pas surpris outre mesure...
Montcornet
Il est midi, ce 10 mai 1940, dans une petite clairière des Ardennes belges.
A proximité de son véhicule de commandement, le général Von Papipop, commandant du Heeresgruppe A a du mal à apprécier le sandwich au saucisson et à la mortadelle qui constitue son déjeuner. Outre le fait qu’il ait du se lever aux aurores, ce qu’il n’apprécie guère, les rapports des grandes unités placées sous son commandement l’irritent.
L’offensive lancée très tôt ce matin n’avance pas aussi vite qu’il faudrait. La faute à un terrain qui permet certes de disputer le plus belle des classiques cyclistes (Von Papipop est grand amateur de la petite reine), mais il est pas tip top pour lancer des Panzer Division à l’assaut. Résultat, des éléments de la 1ère division de chasseurs ardennais, appuyés sur le terrain, bloquent la PanzerGruppe Von Kleist. Ainsi, Bastogne n’est toujours pas en vue et la 1ère PzDiv est occupée devant Martelange par un bataillon de belges récalcitrants. Sûr que les survivants vont avoir droit à un séjour en Prusse Orientale ou ils apprendront cet hiver le sympathique métier de bûcheron.
Quant aux nouvelles de la IVème armées, elles ne sont pas meilleures. La 7ème PzDiv est empêtrées devant Baraque de Fraiture. Cela n’étonne guère Von Papipop dans la mesure où il se méfiie fortement des qualités militaires du parvenu mis à la tête de cette division. Et dieu sait si la qualité première de Von Papipop est de bien évaluer la valeur de ses commandants d’unités.
En attendant, la Meuse est encore bien loin. Espérons que devant Maastricht, ça se passe mieux….
10 Mai 1940, 12h00
Ordre du QG de la 7e Armée à destination des troupes Néerlandaises :
Ordre aux rescapés de se disperser dans les bois... des fois qu'on reviendrait... Ils pourraient prendre les allemands à revers... La tenaille quoi. :Rire:
Petite annonce : On recrute des gendarmes pour la circulation, parlant français, anglais, flamand. L'allemand serait un plus.
10 Mai 1940 16:00
Les actualités de la BBC annoncent le déclenchement de l'invasion des Pays Bas et de la Belgique par les troupes allemandes.
http://news.bbc.co.uk/player/nol/newsid_6740000/newsid_6744800/6744805.stm?bw=nb&mp=wm&news=1
Londres : Des rumeurs de plus en plus précises indiquent un remaniement du gouvernement de sa majesté plus tard dans la journée.
M. Chamberlain aurait rendez-vous avec le roi Georges VI dans la soirée.
Les Allemands ont attaqué la Hollande et la Belgique avec une brutalité inouie. Nous avons appris que le QG des troupes néerlandaises de la région de Maastricht avait dû se rendre après des combats acharnés dans la ville et devant des troupes blindées très supérieures.
Dans les quartiers occidentaux de la ville, les allemands ont dû faire face à une violente contre attaque des troupes belges et ont dû s'arrêter. De lourdes pertes leur ont été infligées.
Enfin, une horde de parachutistes a sauté dès ce matin sur le fort d'Eben Emael, au sud de Maastricht. Les combats font rage depuis 10 heures. Les troupes belges arrivées en renfort ont pris de nombreux prisonniers allemands et isolés de nombreux autres. Le commandement belges affirme avoir la situation bien en main.
Bruxelles annonce d'autre part que conformément aux accords passés avec la France et l'Angleterre, des troupes Franco-Britannique se dirigent actuellement vers le front pour soutenir la Belgique.
Nous attendons les premières images des combats dans quelques heures.
Le lieutenant Welder, une fois sorti de son véhicule, pris le temps de griller une cigarette avant de se diriger vers l’automitrailleuse de son commandant de compagnie. C’était la 1ère depuis le début de la matinée, ou plus exactement depuis le milieu de la nuit dernière. Depuis que son unité avait quitté le camp où elle séjournait depuis déjà quelques jours, il n’avait pas eu le temps de souffler. A la tête de son peloton de véhicule de reconnaissance, il avait, avec ses camarades, éclairé la marche de la YYème Panzer à travers le massif des Ardennes. Ils avaient roulé sans discontinuer depuis le début de la matinée, ne s’arrêtant que pour recharger les réservoirs d’essence et déblayé les routes et chemins que les belges s’étaient amusés à en encombrer. Il avait attendu 16h00 pour connaître ses premiers combats. Ayant atteint la position que la compagnie lui avait assignée, à couvert d’un bois, il surveillait la plaine au nord du bois. On entendait au loin et plein est le bruit sourd d’une bataille. C’est alors qu’une compagnie d’infanterie apparue, déployé, se dirigeant vers la lisière du bois occupé. Il ne fallut pas longtemps pour la repousser, les mitrailleuses des véhicules de reconnaissance firent merveilles et ce qui semblait être des belges n’insista pas. Quelques instants plus tard, l’ordre de pousser plus avant parvint à la compagnie qui fut à son tour pris à partie, quelques hectomètres plus loin, par les belges qui s’étaient à nouveau déployés. Les automitrailleuses reculèrent afin de se mettre hors de portée. Il était alors 18h00. Ce fut le moment que choisit une trentaine de bombardiers à la croix noires pour arroser la position ennemie. Une compagnie de Pz.I et Pz.II arriva simultanément et se dirigea aussitôt vers la position belge pour procéder pendant quelques instants à un échange de feu nourri avec les belges. Les panzers, à leurs tours rompirent le contact et vinrent se ranger à hauteur des automitrailleuses. Ce qui semblaient être des véhicules, vraisemblablement des camions, flambaient au loin, éclairant la plaine, ce qui faisait contraste avec le soleil qui se couchait alors. La radio grésilla appelant les chefs de peloton auprès du commandant de compagnie….
10 Mai 1940 18:00
Les actualités Pathé
Londres : Le premier ministre britannique, Neville Chamberlain, a rencontré le roi George VI ce soir au palais de Buckingham. Nous attendons une déclaration suite à cette entrevue d'un instant à l'autre.
Des nouvelles du front :
Les combats font rage à Maastricht. Une partie de la ville est en ruine. Les troupes belges tiennent coute que coute face aux blindés allemands.
Depuis la reddition du QG des forces néerlandaises à Maastricht, il n'y a plus de nouvelles des troupes à l'Est du Maas. On suppose que les dernieres troupes se sont rendues.
Le fort d'Eben Emael résiste toujours aux troupes aéroportées depuis ce matin.
Bruxelles : Le QG du roi Leopold III affirme que la situation est sous contrôle, que la ligne du Canal Albert est infranchissable et appelle la population à ne pas encombrer les routes.
<<Nous attendons les renforts promis par nos amis et alliés Britanniques et Français. Les routes doivent leur être réservées en priorité.
En attendant, des tranchées toutes neuves leur sont préparées comme ils nous l'ont demandé. Il n'y a donc pas de raison de céder à la panique. >>
Au QG des forces françaises, pas de commentaires sur la position de nos forces. Tout se passe selon les plans avons nous pu obtenir d'un officier d'état-major qui a souhaité garder l'anonymat.
10 Mai 1940 20:00
Les actualités Pathé
Londres : Les rumeurs au sujet du premier ministre Britannique se sont confirmées. M. Neville Chamberlain a annoncé ce soir sa démission et son remplacement par M. Winston Churchill.
http://news.bbc.co.uk/player/nol/newsid_6740000/newsid_6744700/6744789.stm?bw=nb&mp=wm&news=1&ms3=62
Les troupes du British Expeditionary Force fêtent la nouvelle joyeusement. Le Brandy coule à flot et le Général Gort a autorisé une pause bien méritée pour la nuit après cette journée de route. Le moral de toutes les unités britanniques augmente d'un niveau :Rire:
Des nouvelles du front :
En Belgique, les ponts sur les canaux font l'objet d'âpres combats. Les forces armées belges font preuve d'une détermination admirable. Tous les ponts sont tenus héroïquement. Le dernier épisode de la journée a eu lieu à Voorshoven au nord de Maastricht où les allemands qui approchaient du pont défendu par le 20eme de ligne ont eu à déplorer de nombreuses victimes et ont du battre en retraite.
Maastricht : Les combats continuent dans les faubourgs. Les troupes maintenant encerclées résistent. Les dégats dans la ville sont importants.
Eben Emael : La garnison résiste également aux parachutistes pourtant très largement supérieurs en nombre et en armement.
Côté français, les cuisines roulantes, que l'ennemi nous envie, sont rapidement mises en batterie. "A la soupe !!!" entend-t-on un peu partout le long des routes belges.
La nuit tombe sur cette première journée de combats...
montcornet
24/11/2007, 19h07
10 mai 40 - 20h00
Meuse / Ardennes
Dans le secteur des Ardennes de violents combats opposent depuis le début de la matinée les Chasseurs Ardennais aux forces allemandes. Deux compagnies aérostransportées du régiment d'élite "Grossdeutchland" débusquées derrière la ligne de front ont été anéanties par les hommes du 1e Chasseur.
A Martelange, en dépit d'une résistance héroïque face aux chars de la 1e PZD, 2 bataillons ont dû se replier sur Fauvilliers. Plus au sud, des chars appartenant à la 10e PZD progressent sur l'axe Hablay-la-Neuve/Béhème/Bernimont.
Forces allemandes signalées également à St Léger ou la 4e cie de cyclistes submergée a dû faire sauter son PC à 14h00. Au centre du massif, Bastogne tient toujours en fin de journée alors que de nombreux chars - de la 2e PZD - renforcés par la 22 ID tentent depuis le milieu de la journée de s'emparer de la ville. Le pont d'Houffalize est malheureusement tombé intact aux mains de la 32 ID, les charges ayant fait long feu.
A Baraque de Fraiture, la 7 PZD pietine depuis plusieurs heures face à la défense acharnée d'un bataillon de chasseurs.
Face à des forces ennemies tres largement supérieures en hommes et en matériel, la tenue de nos troupes s'inscrit dans la droite ligne de la longue tradition guerrière belge.
Côté français la situation critique vécue en fin de journée est désormais totalement rétablie. Les roulantes du 9e d'intendance que l'on avait cru pendant plusieurs heures capturées par des éléments de la cinquième colonne,
ont enfin pu rejoindre le secteur fortifié de Sedan.
A l'état major de la II armée on respire car plusieurs unités de
première ligne menacaient de prendre le train pour aller diner à Reims. Pour maintenir le moral de la troupe et éviter que pareille mesaventure ne se reproduise, le GQG a donné ordre à l'armée entière dorénavant de ne plus faire mouvement passé 20h00.
11 Mai 1940 - 00:00
De la bravoure des soldats belges :
Un reporter américain, présent dans les Ardennes en cette première journée de combat, a rapporté à son journal la réponse du Commandant belge de la place de Bastogne à l'officier allemand venu lui proposer de se rendre :
"Des noix !" aurait-il dit.:cowboy:
L'officier allemand s'en est retourné, un peu decontenancé et perplexe devant cette réponse.
Bastogne tient toujours, tout comme les quartiers Ouest de Maastricht.
Côté français, les hommes ont pu arroser leur excellent souper des bières offertes toute la journée par la population belge en liesse. La troupe se repose du sommeil du juste. Demain la journée sera longue...
11e RDP, PC du 6e escadron motocycliste
Le lieutenant Morin n'est pas dans un bon jour. La journée a commencé par une remontée de bretelles de son commandant.
"Le GQG ne semble pas au courant de la situation sur place."
La nuit avait pourtant été courte mais bonne, passée dans le chateau du village.
"Le PC se trouve au chateau. Très bien reçu, mais quelle peur bleue ont les propriétaires !" (*)
Ce matin la population n'est plus aussi enthousiaste que la veille où elle offrait bières et cigarettes, les colonnes de réfugiés font leur apparition sur les routes.
Les renseignements sont mitigés. Bastogne est tombée, mais le fort d'Eben Emael tient toujours et on se bat toujours dans Maastricht en ruine.
Le lieutenant Morin rejoint ses hommes.
"Debout tout le monde ! On a encore de la route aujourd'hui."
Une sale journée commence.
(*) source GBM n°74
Le général Von Papipop en ce petit matin du 11 mai était de fort méchante humeur. Tout d’abord, il avait du, pour la deuxième journée de suite, se lever aux aurores. La seconde raison tenait au déroulement des opérations du groupe d’armée A qu’il commandait. Les rapports qui parvenaient à son QG étaient tous unanimes sur un point : les routes ardennaises n’étaient pas faites pour le déploiement de grandes unités motorisées. On n’était pas prêt de revoir des panzers allemands s’engouffrer à nouveau dans un tel guêpier. L’avance du 10 mai avait été en deçà des espoirs de l’état major du groupe d’armée A. La faute en revenait au terrain mais aussi à l’obstination des maigres troupes belges positionnées sur ces routes étroites. La 1ère division de chasseurs ardennais et la 1ère division de cavalerie avaient bel et bien ralenti l’offensive allemande. Ca promettait pour la journée car on était pas encore au contact de l’armée française dont quelques éléments semblaient avoir été repérés autour de Neufchâteau. Une bataille semblait s’annoncer autour de cette localité au cours de la journée. La 10ème PzDiv avait été arrêté devant Bernimont et il lui faudrait s’employer pour atteindre cette petite localité. D’autant plus que la 1ère PzDiv, après avoir du piétiner devant Martelange, n’avait pas encore dépassé Witry, et que la 2ème PzDiv devait encore batailler autour de Bastogne pour s’assurer de ce carrefour. Le général Viesel avait fait savoir au petit matin que les belges défendant la ville était prêts à capituler en échange d’un sac de noix. Une estafette était parti dare-dare avec le précieux chargement. La situation semblait plus préoccupante sur le front de la IVème armée. Ce Rommel qui ne semblait rien comprendre à la guerre des blindées n’avançait pas, et en plus il subissait de sévères pertes ce qui avait le don d’exaspérer Von Papipop. La campagne allait s’avérer longue et il semblait inopportun de concéder de tels pertes, surtout pour une avance aussi ridicule. Von Papipop, afin de se calmer, décida de se planifier une petite sortie de vélo sur les routes ardennaises après le petit déjeuner.
Maastricht :
Les combats de rues se sont intensifiés pendant ces dernières heures. Les défenseurs du 18e de ligne résistent héroïquement.
Les réfugiés que les allemands laissent passer sur le pont de Lanakaen témoignent de la violence des combats et estiment qu'au moins 50% de la ville est totalement détruite.
A Lanakaen la situation n'est pas bien meilleure, le village est totalement en ruine également, le pont principal ayant sauté.
Plus au nord, entre Dilsen et Voorshoven, les allemands ont jeté un pont rapidement et ont traversé le canal en tentant d'encercler les troupes défendant le pont de chemin de fer de Dilsen. Les troupes se replient en bon ordre.
De source sure au QG du roi Léopold à Bruxelles, une contre offensive serait en préparation pour voler au secours des défenseurs de Maastricht.
Enfin à Eben Emael, la situation semble plus calme. Les parachutistes rescapés ne s'approchant plus guère des fortifications. Ils attendent visiblement le gros des forces de la 4e PzD se battant dans Maastricht.
A 08h00 ce matin, les derniers défenseurs de Maastricht se sont rendus, à court de munition et après des combats très rudes contre la 4eme PzD.
Les premiers combats sérieux ont eu lieu sur le Kanne bridge. Les Belges défendant le pont se sont retirés en laissant le pont intact. Le fort d'Eben Emael s'apprête à recevoir l'assaut principal dans les heures qui viennent. Les paras allemands sont toujours aux alentours, la garnison n'ayant aucune possibilité de les en déloger.
La 35e ID est repèrée à Lanakaen.
Plus au nord, la situation n'est pas meilleure. La 11e Div de l'armée Belge retraite en bon ordre devant la 31e ID allemande qui a traversé en force entre Dilsen et Voorshoven. Une tête de pont de 5 km de profondeur est en cours de consolidation. La mauvaise visibilité aujourd'hui empêche nos troupes d'estimer les forces en présence de l'adversaire. Cette météo a toutefois joué des tours aux allemands ce matin dans ce secteur. En effet, un bataillon en retraite du 20e de ligne est "tombé" sur une unité de canons de 37mm dans la matinée, à couvert sous un sous-bois. Les belges ont mené immédiatement un assaut sans aucune préparation et détruit au moins 3 de ces canons. Les allemands ne s'attendaient visiblement pas à l'arrivée de troupes adverses depuis cette direction.
Plus au sud, à l'Est de Liège, entre Bois Rouge et Verviers, une offensive générale se dessine. Au moins 3 ID sont identifiées.
Pas de nouvelle du front des Ardennes à part quelques violentes escarmouches avec la 7e PzD du jeune général Rommel aux alentours de Manhay en ruine.
Un petit point sur les pertes avant la fin du tour 13 :
Allied Losses
Men Losses 9755
Gun Losses 42
Vehicle Losses 45
Air Losses 4
Axis Losses
Men Losses 2037
Gun Losses 71
Vehicle Losses 23
Air Losses 11
Dans le nord, l'offensive se développe et n'est plus qu'à 3 km d'Opglabeek. La 11e div continue à se battre courageusement et en situation d'infériorité évidente. Plusieurs compagnies sont mise en fuite mais des points d'appuis sont organisés à la hâte.
A Eben Emael, le fort tient toujours. Les premiers éléments de la 4e PzD traversent le canal mais évitent le fort et se déploient vers l'Ouest. Ils sont arrêtés aux abords de Vroenhoven. Les hommes de la 7e division (2e grenadiers) provoquent encore des pertes parmi les canon de 37mm allemands. Les premiers blindés font leur apparition. Les prochaines heures vont être dures.
Mais où sont les franco-britanniques ?
A l'Est de Liège, les combats font rage. De nombreuses unités tentent de s'infiltrer entre les bunkers de la ligne de défense. Les troupes belges tiennent pour la plupart leurs positions.
Plus au sud, les éléments de tête de la 5e PzD sont signalés à 4 km à l'Est de Werbomont.
A Neufchateau, les hommes de la force K opposent une vive résistance aux 2e et 10e PzD. Ils font ici encore preuve d'héroïsme comme à Bastogne la veille. Mais où sont les franco-britanniques ?
Un joli petit village des Ardennes, le 11 mai à 14h00
C’est vers midi que le général Von Papipop rentra de sa petite escapade vélocipédique. Alors que ces quelques efforts printaniers lui avaient fait du bien et avaient permis de dissiper la vive irritation de la matinée, la lecture des rapports sur les opérations en cours fit à nouveau bondir sa tension.
Si les informations en provenance du groupe d’armée B semblaient meilleures que la veille, et que les opérations au sud-est de Lièges s’annonçaient prometteuses, les mauvaises nouvelles s’accumulaient par ailleurs.
Les généraux Rommel et Von Hartlieb, à la tête de leurs divisions n’avançaient décidément pas. Les belges résistaient pied à pied avec l’appui du terrain, et outre le coût humain et matériel de ces âpres combats, de précieuses heures étaient perdues. L’Amblève était encore loin.
Du coté de chez Guderian, on s’inquiétait. On n’avait pas de nouvelles des français. On les attendait à Neufchâteau, mais ils n’y étaient point, et les éléments de reconnaissance n’avaient pas permis de les localiser précisément.
La 2ème division motorisée, plus au sud, était, quant elle, au contact de la cavalerie française. Un contact pour le moins rude dans la mesure où plus de 20 automitrailleuses avaient été pris à partie dans une embuscade près de Jamoigne. Les pertes semblaient lourdes et le PC divisionnaire avait perdu la liaison avec cette compagnie. Une manière pudique de dire qu’on craignait l’anéantissement d’une unité d’élite.
Le général songeur se pencha sur ses cartes : il étudia précisément le cours de la Semois où l’armée française semblait lui avoir donné rendez vous.
Les armées belges continuent à se battre seules depuis un jour et demi. Les combats se concentrent le long de la voie ferrée Masseik - Genk où la 11e div mène des combats retardateurs avec quelques succés locaux.
A Eben Emael, la 4e PzD a complètement encerclée le fort. Les hommes du 2e grenadiers, encouragés par leurs premiers succès, se sentent assez forts pour attaquer une deuxième fois les canons antichars allemands mis en batterie en face d'eux. Mal leur en a pris ! Les tirs de réactions allemands provoquèrent plusieurs dizaines de victimes dans les rangs belges.:ko:
La ceinture de défense extérieure de Liège est attaquée de toute part. Des infiltrations profondes ne peuvent être évitées. Les bunkers résistent bien, mais les autres unités doivent reculer.
Plus au sud, au village d'Aywaille, la 8e ID fait son apparition sur la rive nord de la rivière et est prise à parti par des blindés de la 2e DC. Les résulats sont mitigés et le village en ruine.
Enfin dans les Ardennes, les combats principaux ont lieu autour de Neufchateau et de Jamoigne. Jamoigne où les premiers contacts avec les français du 8e chasseurs ont eu lieu. De nombreuses auto-mitrailleuses allemandes y sont tombées dans une embuscade.
Enfin, une petite anecdote :
Au petit matin, à Martelange, loin dans les lignes allemandes, une petite unité de l'armée belge restée en arrière a failli surprendre Guderian lui-même et tout son état-major. Les éclaireurs venaient juste de voir passer un cycliste qu'ils avaient encouragé aux cris de :
"- Allez Sylvere !"
"- C'est Romain non ?"
"- Mais, non, regarde son coup de pédale aérien, c'est Sylvere ! Allez Maes !"
Le cycliste n'avait pas eu l'air d'apprécier la plaisanterie et avait forcé l'allure péniblement. Soudain, des motards, des voitures, des camions traversent le village. Des coups de feu sont échangés avec les passagers des voitures qui sortent du village à vive allure, manquant d'écraser le pauvre cycliste. L'état major du XIX PzK venait d'échapper de justesse à la captivité.
Quant au pauvre cycliste, nul ne sait ce qu'il est devenu.
"- Je ne pense pas que c'était Maes finalement !" continua l'un des soldat belge
:Rire:
" Commandant du Groupe d'Armée A à tous les chefs d'unités :
Le 11 mai à12h00,
Des rumeurs annonceraient la présence des Maes, Sylvère et Romain, dans les Ardennes. Les chefs d'unités sont appelés à être particulièrement vigilants sur ce point et à vérifier l'identité des très nombreux prisonniers belges qu'is ont fait ou feront dans les prochaines heures. Dans le cas ou les individus susnommés sont aux mains de nos unités, ils seront immédiatement acheminés vers le QG du groupe d'armée A - Terminé .
Le général Von Papipop relu son ordre avec satisfaction avant de le donner à son chef d'état major qui avait l'air quelque peu dubitatif. Après tout, cétait normal, qu'est ce qu'un prussien pouvait connaitre de la petite reine. Mais ces Maes ont gagné 3 tours de France à eux deux. Ce serait chouette si ils pouvaient partager les soties d'entrainement matinal du général.
Franchissement du canal au nord de la carte entre Lommel et Neerpelt, bousculant les éclaireurs belges encore présent.
Sur la route de Genk, le rouleau compresseur allemand a atteint Opglabeek. Plusieurs unités du 29e de ligne se retrouvent isolées.
A Eben Emael, le fort résiste toujours, même si l'encerclement est complet maintenant. Les combats ont atteint les faubourgs sud de Vroenhoven et les belges du 2e Grenadiers (7° DI) se retranchent dans Riemst. Au nord, à Lanaeken, le pont de chemin de fer est franchi par de nombreuses unités ennemies.
Alors qu'à Vise la défense belge est testée par des blindés, à Liège c'est la panique. Les allemands sont annoncés à moins de 3km des faubourgs Est de la ville.
Les hommes du 7e de ligne (4°DI) et du 4e carabiniers cyclistes font du combat retardateur sans grand espoir.
A Werbomont, la 5° PzD attaque le village tenue solidement par les cavaliers du 2e escadron des 4e Lansiers, 2°DC (lansiers ou lanciers d'ailleurs :Quoi:)
A Erezee, c'est la 7° PzD qui oeuvre et est maintenue en échec par la force K.
Plus au sud, les allemands consolident les abords de Neufchateau et se battent dans les bois de Petitvair. Mais ils sont repérés aussi à Recogne, à Bertrix ou à Gerouville.
L'inquiétude grandit dans la population malgré les communiqués rasssurant.
Quelques images de ces premiers jours de combats :
http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&from=themes&cs_page=0&cs_order=0&code=C0524219920&num_notice=3&total_notices=3
Enfin, des nouvelles de notre grand reporter américain qui communique avec son agence à Bruxelle au moyen de pigeons voyageurs. Celui-ci, après avoir assisté à la chute de Bastogne cette nuit, a tenté d'obtenir une interview de grands généraux allemands.
Il a ainsi pu approcher le général Guderian qui ne décolèrait toujours pas contre son supérieur, le général Von Papipop. Ce dernier lui avait donné rendez-vous ce matin dans une zone non sécurisée pour faire le point. Le général Prussien semble apprécier modéremment ce jeune général, fan de vélo, qui peut surgir à tout moment et n'importe où à bicyclette, et que son chauffeur avait bien failli écraser ce matin, au sortir du fameux village de Martelange où ils avaient échapper, tout deux de justesse, à la captivité.
:Rire:
Le fichier est-il toujours dans les Ardennes ? :sourire:
Bon cette fois c'est moi qui ralenti.
J'ai démarré mon tour et j'espère le finir d'ici demain. Toutes mes excuses à mes partenaires.
Au nord du canal Albert, la 11e DI placée en arrière-garde est maintenant bousculée sur tout son front et prend la fuite. Plusieurs unités sont encerclées dans la forêt de Genk, les autres tentent désespérément de rejoindre le canal Albert pour s'y regrouper.
Au nord, les allemands sont annoncés à hauteur de Sievensvennen.
Une fois le Canal atteint, ce sera un repos de courte durée car la 4e Pz l'a déjà franchi à Eben Emael et Lanakaen et bouscule la 7e DI du General Van Troyeen. Le fort est maintenant hors d'atteinte des alliés. 4 km séparent les défenseurs de l'arrière garde de la 7e DI qui reculait jusque là en bon ordre, mais qui se trouve maintenant en difficulté face à une tactique nouvelle des allemands qui envoient sur nos arrières des bataillons de canons anti-char. Certaines unités risquent de se trouver dès lors encerclées. :Quoi:
Au sud de Liège, les Allemands ont atteint l'Amblève par endroit et ont encerclé une compagnie de motocyclistes imprudemment restés en embuscade et trompés par la mauvaise visibilité. Les blindés de reconnaissance ne peuvent leur venir en aide.
A Werbomont, les carabiniers et les cavaliers les soutenant n'auront pas tenu longtemps face à la puissance de feu de la 5e PzD. Les deux unités sont disloquées. Bien qu'encore dans le village, important carrefour routier dans cette région forestière, il est peu probable qu'ils puissent résister bien longtemps et seront encerclés dans les minutes qui viennent. Quelques ACG-1 ont réussi à s'extraire du piège à temps.
Au Sud, pas de nouvelle depuis bientôt deux mois !
L'état major semble avoir quitté le navire et fuit sans un mot vers... Tours ? Bordeaux ? Alger ?
A moins que ce ne soit... quelque part par ici ?
http://img255.imageshack.us/img255/8529/moscowbattleparadenh0.jpg (http://imageshack.us)
Dommage :pas content:
Tortue Agile
01/05/2008, 14h55
Ils sont quand meme pas partis a Moscou? :Rire:
Ils sont quand meme pas partis a Moscou? :Rire:
Si, si :et ouais:
Si y sont partis à Moscou, il faut nous le dire et on débute un Smolensk....
Ceci étant, c'est bien dommage cete interruption car elle me bottait bien cette partie.... C'a a été un vrai pincement au coeur cette semaine, alors que les coureurs escaladaient et dévalaient les pentes de la flèche wallonne et de Liège Bastogne Liège, je pensais à ce fichier enterré dans les profondes forêts des Ardennes. J'ai peur qu'un sanglier lui ait fait un sort...
montcornet
02/05/2008, 00h49
Si y sont partis à Moscou, il faut nous le dire et on débute un Smolensk....
Ceci étant, c'est bien dommage cete interruption car elle me bottait bien cette partie.... C'a a été un vrai pincement au coeur cette semaine, alors que les coureurs escaladaient et dévalaient les pentes de la flèche wallonne et de Liège Bastogne Liège, je pensais à ce fichier enterré dans les profondes forêts des Ardennes. J'ai peur qu'un sanglier lui ait fait un sort...
On va deterrer le fichier !
Désolé messieurs de cette longue interruption entièrement de mon fait et dûe à pas mal de boulot et surtout un crash d'ordinateur . C'est simple j'ai tout perdu, fichiers, cv, mp3, logiciels etc...
Du coup il m'a fallu un peu de temps - et malheureusement je n'en avais pas beaucoup- pour tout reconstruire à l'exception des fichiers qui eux ont été définitivement perdus. Dans ce désastre seule ma partie Moscou a pu reprendre car je l'avais sur clé USB. Merci donc à Bedo pour m'avoir renvoyer N44 et merci à Hanibaal pour Sicily 43.
Si vous acceptez mes excuses, et si mon partenaire pardonne ce lâche abandon je suis de retour
Montcornet
montcornet
02/05/2008, 00h51
On va deterrer le fichier !
Désolé messieurs de cette longue interruption entièrement de mon fait et dûe à pas mal de boulot et surtout un crash d'ordinateur . C'est simple j'ai tout perdu, fichiers, cv, mp3, logiciels etc...
Du coup il m'a fallu un peu de temps - et malheureusement je n'en avais pas beaucoup- pour tout reconstruire à l'exception des fichiers qui eux ont été définitivement perdus. Dans ce désastre seule ma partie Moscou a pu reprendre car je l'avais sur clé USB. Merci donc à Bedo pour m'avoir renvoyer N44 et merci à Hanibaal pour Sicily 43.
Si vous acceptez mes excuses, et si mon partenaire pardonne ce lâche abandon je suis de retour
Montcornet
Ah ! j'oublie le plus important, il faudrait svp me renvoyer le dernier tour et me preciser sous quelle version nous jouons. merci
Montcornet
Fichiers renvoyés.
Je joue en 1.04 pour ma part.
Nos adversaires appécieront j'espère le fait que nous poussions la simulation historique jusqu'à reproduire la bonne entente entre les généraux GeorgesSix et Montcormelin. :Rire:
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