Voir la version complète : Terminus Tokyo. (Jeca contre Micke)
Après une 1re partie qui a duré de mai à août 1942 et qui a servi pour Jeca de galop d’essai nous avons redémarré une autre partie. Nous jouons sur un « stock scenario » avec la carte étendue d’Andrew qui inclue Panama et Aden. Jeca est allié et Micke endosse une nouvelle fois le rôle du méchant Japonais.
Nous avons dépassé le 60eme tour de cette partie et sommes arrivés au début de début juillet 1942.
L’ouverture de la partie s’est déroulée de manière classique avec l’expansion japonaise dans les Salomons et l’occupation de Gili Gili à la pointe sud est de la Nouvelle Guinée.
Salomons et Nouvelle Guinée :
Echaudé par sa 1re partie Jeca n’intervient pas avec ses PA. Il n’y a donc pas de remake de la bataille de la mer de Corail. Les Japonais ont 4 PA dans le secteur qui appuient les débarquements sur Guadalcanal et Gili Gili. Les raids de bombardiers lourds américains tentent de perturber les opérations mais ils sont inefficaces et n’arrivent pas à percer une chasse déterminée.
Les Japonais poursuivent leur avance et s’installent à Ndini dans l’archipel des Nouvelles-Hébrides qui constitue pour le moment leur point extrême sud dans ce secteur.
Parallèlement la base de Laë s’agrandit à toute allure. Les B17 tentent de s’attaquer aux navires qui déchargent à Laë. Ils réussissent à endommager un transport et 2 cargos. Un raid sur Gili coule un ravitailleur de destroyers. Les premiers Zéros A6M3 qui remplacent les A6M2 moins protégés sont envoyés en priorité sur cette base. Les B 17 essuient de plus en plus de pertes et finissent par renoncer.
Très vite les raids de Sally, puis progressivement d’Helen tout juste sortis des usines, ferment la base aérienne de Port Moresby et détruisent le port. Les escadrilles de chasseurs australiennes submergées se replient sur leur grande île. Depuis 2 mois les raids quotidiens s’acharnent. La base aérienne et le port sont détruits à 100%.
Les Japonais envoient aussi un raid de contre torpilleurs à Port Moresby qui élimine toutes les vedettes lance torpilles gardant le port. Il faut s’y reprendre à 2 fois pour venir à bout de ces petits navires tenaces. Un destroyer est perdu dans l’opération. Les mouilleurs de mines ont alors toute liberté pour opérer. La rade de Port Moresby est soigneusement cadenassée, trop bien même. Une nouvelle intervention des mouilleurs de mines tourne au fiasco : un navire japonais saute sur ses propres mines.
Les convois de ravitaillement australiens tentent de passer. Un pétrolier et plusieurs transports s’éventrent sur les mines. Une nouvelle tentative de ravitaillement lancée avec des dragueurs de mines avorte avec l’intervention des Nells. Un gros convoi se fait écharper par ces redoutables avions stationnés à Laë. Plusieurs escorteurs et cargos torpillés ne peuvent regagner Cairns. Les Australiens en sont réduits à instaurer un pont aérien. 30 000 Australiens sont retranchés à Port Moresby et meurent sans doute de faim.
Le blocus de Port Moresby est total. Aucun navire n'a réussi à passer depuis 2 mois.
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Centre Pacifique :
L’expansion japonaise se dirige rapidement vers les Fidji. Les 3 îles formant l’archipel des Elice (aujourd’hui Tuvalu) sont prises. Cette conquête coûte cher. Une batterie d’artillerie côtière sur Funatufi décime les transports et les escorteurs. L’assaut est sanglant. 2000 Américains sont capturés mais une dizaine de navires ont coulé. La poursuite de l’avance vers le sud sur les Fidji est momentanément suspendue en attendant l’arrivée de nouveaux bateaux. Le gros de la flotte soutient ces opérations. L’aviation américaine tente de s’opposer aux débarquements à partir de la base de Suva. Un raid de porte-avions la musèle.
Une autre île intéresse les Japonais : Baker à 3 jours de mer de Tarawa. Les reconnaissances indiquent que l’objectif est bien défendu. Début juin, profitant de l’éloignement de l’aéronavale japonaise occupée plus au sud des convois sont repérés en train de décharger à Baker. L’île continue à se renforcer. Les sous marins n’ont pas pu intercepter les transports. Les escortes de ces convois sont lourdement renforcées. Plusieurs submersibles en font les frais et sont coulés.
Une escadre de bombardement se constitue à Kwajalein avec 5 cuirassés dont le Fuso et le Hiei : objectif Baker. Plusieurs bombardements ont lieu entre mai et juin ayant pour objectif de détruire la base aérienne sur laquelle sont stationnées des escadrilles de l’aéronavale américaine. Il faut rappeler les porte-avions pour soutenir ces opérations car l’aéronavale américaine s’est installée avec des Dauntless et des Wilcats. Les vedettes lance torpilles constituent aussi une nuisance pour un convoi de débarquement. Elles sont éliminées mais laborieusement. Les bâtiments de soutien à cette opération deviennent de plus en plus nombreux pour fournir la logistique. Les sous marins américains l’ont compris et tentent de s’attaquer aux convois partant du Japon. Plusieurs groupes de chasse sont constitués et réussissent à couler 4 submersibles. La consommation en mazout est effarante. L’amiral de la 4eme flotte en charge de ce théâtre d’opérations voit avec consternation fondre en moins de douze heures les stocks de carburants qui ont mis 3 semaines pour arriver sur des îles perdues. Les PA et cuirassés opérant à grande vitesse sont très voraces.
Début juin une escadre aéronavale américaine est détectée au large de Baker. Les Japonais décident d’engager le combat. 2 escadres foncent pour prendre en tenailles les Américains. La plus puissante a hérité du KB 4 PA. Elle remonte de Tarawa vers le Nord Est alors que la 2eme avec 3 PA arrivant de Kwajalein descend vers le sud est.
En fait il y a 4 PA américains répartis en 4 escadres. Les Japonais disposent de 7 PA plus petits, il est vrai, que ceux des Américains.
Les Japonais ne repèrent qu’une seule escadre et s’acharnent sur elle. Le Hornet est coulé. Les raids successifs américains sur l’escadre principale japonaise essuient de très lourdes pertes mais quelques bombardiers réussissent à crever l’écran et à placer des bombes sur 3 PA japonais dont l’Akagi. Les 3 PA américains restant sont intacts mais ils n’ont plus d’avions. Durant la nuit l’amiral Nagumo décide de replier sa 1re escadre sur Tarawa pour éteindre les incendies couvant sur 2 de ses PA ; La 2eme escadre japonaise est indemne et dispose de tous ses moyens. Elle continue à avancer.
Le lendemain matin les PA américains ont disparu. Les Japonais décident aussi de se replier car le carburant manque. Les combats marquent une longue pause dans le secteur.
Inde et Birmanie :
La guerre en Asie du sud est s’est résumée à de puissants raids aériens. Dans une 1re phase les Japonais ont tenté de balayer les bases avancées britanniques en détruisant leurs moyens aériens. Mais partant de Calcutta les Britanniques ont déclenché une contre attaque avec leurs bombardiers lourds et des Mitchell incitant les Japonais à passer sur la défensive. Les raids britanniques sont devenus plus sporadiques car les pertes en bombardiers grimpent en flèche avec l’arrivée dans ce secteur d’escadrilles d’élite équipées de Zéros A6M3.
Début juin une armée britannique et indienne est repérée en train de marcher sur Akyab. Les bombardiers Sally tentent de bombarder les colonnes en marche dans la jungle. Les chasseurs britanniques proches de leurs bases s’interposent. Devant les résultats médiocres de ces raids, les Japonais renoncent.
Début juillet un nouvelle campagne de bombardement s’ouvre sur Imphal aux portes de l’Inde. Les Britanniques alignent pour la 1re fois leur Spitfire Vb. Les pertes aériennes sont deux fois plus élevées du côté britannique.
Chine :
La nouvelle carte d’Andrew contribue au ralentissement des opérations. Les Japonais ont réussi après 2 mois de combats à prendre Ichang verrou au cœur de la Chine. Plusieurs divisions et unités de soutien ont du être déployés pour aboutir à cette victoire qui repousse 7 corps d’armée chinois.
Yenen après un siège qui a duré 2 mois est enlevée à la fin du mois de juin.
Wuchan au nord ouest de Hong Kong est une grande ville industrielle. Les Japonais lancent début mai une guerre aérienne pour détruire les usines et les centres de ressources. Les Sallys et les bombardiers en piqué Sonia lancent quotidiennement des raids de terreur. Les incendies se répandent dans la ville contribuant aux destructions. 50 jours de raids détruisent toutes les usines et les 2/3 des centres de ressources. L’aviation chinoise s’interpose mais est décimée. Pourtant elle a en face d’elle des chasseurs Oscar pas très performants. La qualité des pilotes fait la différence. L’escadrille japonaise la plus primée est équipée d’Oscar. Elle est l’une de celles qui participe à ces raids. Brutalement les Alliés décide de siffler la fin de la récré et sortent leur atout : l’escadrille AVG. En s’interposant dans le ciel de Wuchan elle décime les bombardiers japonais. Il faut arrêter les bombardements et reconstituer les escadrilles. Deux groupes de Sonia sont dissous.
Objectif : l’Australie.
L’examen de la situation dans la zone SOUTHWESTPAC incite les généraux japonais à prendre l’offensive dans cette zone. L’objectif premier est de capturer les bases du nord de l’Australie, potentiellement dangereuses, pour les Japonais au moment où les Alliés disposeront en masse de bombardiers à long rayon d’action. Rappelons que 70% des ressources en pétrole et matières premières, indispensables à l’effort de guerre japonais, proviennent des Indes Néerlandaises et de Bornéo. La côte nord de l’Australie peut servir de tremplin pour la reconquête de ces territoires perdus par les Alliés en février-mars 1942.
Les Australiens dont l’attention est tournée vers Port Moresby et Cairns ont négligé de renforcer le Nord du continent. Début juin 3 divisions, des centaines de chars, des unités de soutien débarquent à Darwin. L’expédition est partie des Indes néerlandaises toute proches. La logistique de l’opération est relativement aisée à monter car les anciennes colonies hollandaises regorgent de ressources. De gros convois puisent dans les importants stocks de Java et Sumatra et se dirigent sur l’Australie. Les sous marins alliés coulent quelques cargos mais ne peuvent empêcher l’opération de se dérouler.
Les Australiens ont réalisé trop tard le véritable but de l’expédition. Ils ont sans doute longtemps cru que les énormes convois japonais se dirigeaient vers Port-Moresby. Les services de renseignement japonais ont monté aussi une opération d’intoxication mais il est difficile de dire si cette diversion a réussi.
Une armada soutient l’opération avec 4 cuirassés dont le géant Yamato, récemment sorti des chantiers, et le Kongo et 4 PA. Sans le soutien des chasseurs basés sur les PA les Mitchell et Hudson basés à Darwin auraient transformé cette entreprise en désastre. L’armée de l’air australienne perd une centaine d’avions dans de vaines tentatives pour endommager les transports. Les canons de 460 mm du Yamato font merveille en laminant les défenseurs.
Malgré cette préparation les batteries côtières de Darwin incendient une dizaine de navires. Les pertes pendant les 3 jours de débarquement sont lourdes. Quelques sous marins tentent de perturber l’opération mais deux sont coulés.
Les défenseurs de Darwin écrasés par le nombre, pilonnés par les cuirassés et une escadre de croiseurs lourds finissent par plier. Une brigade et le personnel de deux bases aériennes reculent. Les canons défendant la côte sont capturés avec 2000 prisonniers. Une dizaine de bombardiers Mitchel et Hudsons endommagés, surpris sur les pistes, sont détruits. Un ravitailleur de sous marins hollandais échappe à la capture en se sabordant. Des montagnes de matières premières et de carburant sont saisies.
Guerre éclair dans le désert australien :
Le port et la base aérienne sont vite remis en état avec les importants moyens logistiques qui arrivent en 2eme échelon. Les défenseurs de Darwin se replient vers le sud mais ils sont débordés. Une opération parachutiste capture sans combat Daily Water et Temnant Creek, des bourgades de chercheurs d’or écrasées de chaleur, en plein désert. Les colonnes australiennes en retraite sont bombardées sans relâche. Les Japonais prennent eux aussi la route du sud. Les Australiens après quelques jours de flottement se ressaisissent en rameutant des bombardiers sur Alice Sprint en plein désert. Les Japonais organisent des ponts aériens pour transporter le personnel de 2 bases aériennes dans leurs bases avancées. Les raids australiens improvisés et décousus sur Temnant Creek se heurtent aux Zéros tout juste débarqués en Australie.
Dés le lendemain de la prise de Port Moresby la division de la garde impériale est rembarquée pour gagner l‘ouest du continent. Les bases à l’ouest de Darwin complètement isolées sont attaquées. Windham et Broome, faiblement gardées, tombent rapidement. La chute de la dernière base, Derby, n’est qu’une affaire de jours.
En moins de 10 jours le Nord de l'Australie est conquis. Les Japonais sur les traces de Rommel !
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Massacre en pleine mer :
Les Japonais ont l’intuition que les Britanniques vont tout faire pour aider leur ancienne colonie. Ils envoient des meutes de sous marins dans l’Océan Indien pour couper la route maritime Colombo-Perth. Un hydravion décollant d’un sous marin de gros tonnage repère très au large de Java un convoi se dirigeant vers le Sud. Pendant plusieurs jours le mauvais temps ne permet pas de confirmer cette information. Néanmoins dès la capture de Broome les PA libérés de leur rôle de soutien se dirigent vers la pointe nord ouest de l’Australie.
Le 27 juin les hydravions des croiseurs repèrent des fumées se dirigeant vers le sud. Le convoi est énorme avec au moins une dizaine de navires. L’aéronavale décolle et coule un escorteur, un pétrolier et 3 ou 4 cargos. Le lendemain le commodore du convoi a ordonné la dispersion. Les cargos tentant de fuir sont rattrapés un à un et torpillés ou bombardés sans répit.
4 ou 5 autres navires sont coulés dont un nouveau pétrolier. De nombreux autres navires tentent individuellement de gagner Perth mais ils sont rattrapés un à un. Le 30 juin tous les navires ont été coulés. Ce convoi était sans doute chargé de ravitaillement pour soutenir l’effort de guerre australien. On peut estimer que 100 000 points de ravitaillement et 32000 tonnes de mazout sont allés au fond de la mer.
Au nord ouest de l'Australie un convoi surpris par une escadre aéronavale est entièrement détruit.
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Grande bataille navale dans les îles Elice:
Le 24 juin les Japonais sont mis en alerte. Les patrouilles aériennes partant de sous marins signalent l’approche de plusieurs escadres de bataille entre Pago Pago et les îles Samoa.
Le 25 juin la garnison de Funafuti signale des dragueurs américains en train de déminer les atterrages de l’atoll. Des transports accompagnent ces navires. Un bombardement réalisé par des cuirassés est peu efficace. Curieusement les Américains ne débarquent pas.
Pendant cette même nuit du 25 juin le sous marin I-21 aperçoit le PA Saratoga. Il lâche une torpille qui rate cette magnifique cible. L’escorte ne fait pas de cadeau au malheureux submersible qui est lourdement grenadé.
Les Japonais attendaient cette réaction américaine depuis plusieurs semaines. Leur riposte a été mise au point depuis longtemps. Ils forment une escadre d’intervention et de réaction rapide.
Dans la nuit du 26 au 27 juin une escadre de 7 croiseurs lourds, un croiseur léger et 7 destroyers fonce à 33 nœuds sur Funafuti. Cette escadre constituée autour du navire amiral Tone a à sa tête l’un des meilleurs amiraux japonais, l’amiral Ukita.
L’amiral japonais sait qu’il va devoir affronter 5 cuirassés américains, c‘est du moins ce qu‘ont signalé les Emily. En réalité il y a 7 cuirassés.
Les risques de l’opération ont été évalués soigneusement:
-contre les Japonais : le manque de radars, la puissance de feu, les gros calibres et le blindage des cuirassés, le risque de se faire surprendre par des PA.
-en faveur des Japonais : la surprise, la vitesse, l’aptitude des équipages à combattre la nuit, les meilleures torpilles, la vétusté des cuirassés américains lents et pas toujours bien protégés.
Ces arguments l’emportent.
En pleine nuit à 3 heures du matin Ukita tombe sur quelques dragueurs et patrouilleurs gardant la flotte américaine. Tout se déroule très rapidement. L’alerte n’a pas le temps d’être donnée. A coups de canon les Japonais se débarrassent de 3 dragueurs de mines et d’un escorteur. Curieusement plusieurs petits escorteurs sont épargnés. L’affaire n’a pas duré 5 mn. Dans une manœuvre répétée des centaines de fois l’escadre se déploie pour barrer le T. En face les masses sombres des cuirassés américains. L’amiral américain, complètement surpris, vient à peine de donner l’ordre d’appareiller. Les machines des cuirassés commencent tout juste à donner de la pression sur les hélices. 40 torpilles sont lâchées simultanément partant des destroyers et des croiseurs. Les croiseurs japonais tirent les premiers. Les obus de 203 mm ravagent les superstructures des cuirassés. . Le spectacle est dantesque avec des explosions se succédant en chaîne au fur et à mesure que les torpilles éventrent les coques des mastodontes américains. La riposte américaine est faible et décousue. Le croiseur amiral, le Tone, reçoit dans sa timonerie 7 obus de 350 mm, tuant tout l’état-major du bâtiment. 2 destroyers sont endommagés. A 4 heures du matin Ukita ordonne le repli. Il laisse un spectacle de dévastation.
Une bataille navale d'anthologie. 7 croiseurs japonais contre 7 cuirassés.
Tout les cuirassés seront torpillés.
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Les Américains subissent en ce 28 juin 1942 un Pearl Harbor naval encore plus désastreux que le 7 décembre 1941.
Sont coulés les dragueurs de mines Grebe, Robin, le patrouilleur Reliance. Le dragueur Rail coulera 2 jours après.
Le cuirassé Maryland prend une torpille et 3 obus.
Le Colorado encaisse 4 torpilles, le Pennsylvania et le Tennessee 3 torpilles, l’Idaho et le New Mexico, 1 torpille. Le Mississipi est le plus endommagé avec 18 obus et 5 torpilles.
Le croiseur japonais le plus avarié est le Tone qui a encaissé 7 obus.
Curieusement aucun cuirassé ne coule après ce désastre, ce qui prouve la solidité des constructions américaines. Le lendemain et le surlendemain de cette bataille navale les sous marins japonais, tels des détrousseurs rôdant sur un champ de bataille, surprennent les cuirassés blessés en train d’essayer de regagner péniblement Suva dans les Fidji. Le Tennesee est achevé en prenant 3 nouvelles torpilles. Le Pennsylvania coule également en recevant 2 torpilles supplémentaires. Deux nouvelles victimes le Mississipi et le Colorado, coulent 3 jours après la bataille en arrivant dans la baie de Suva. Les capacités de Suva pour réparer de gros navires semblant plus que limitées, les 3 cuirassés rescapés auront bien du mal pour rejoindre un arsenal décent. Dans tout les cas ces navires mettront plus d’un an à se remettre de leurs avaries.
Ceci dit ces navires, utiles en soutien à des opérations de débarquement, ne présentent plus d’intérêt stratégique. La perte est certes douloureuse car les Japonais encaissent 192 PV de victoire par cuirassé coulé mais pas si tragique pour les Américains, d’autant plus qu’en août 1942 arrivent en renforts les super cuirassés rapides, South Dakota, North Carolina et Washington.
(Cet épisode de notre partie présente une curieuse similitude avec ce qui s’est passé dans la réalité à Guadalcanal. Malgré un désastre naval causé par une escadre de croiseurs lourds japonais et la perte de plusieurs croiseurs les Américains poursuivent leurs opérations dans les Salomons)
Le PA Saratoga, décidemment très chanceux, échappe une nouvelle fois à une torpille.
Ce désastre n’empêche pas les Américains de débarquer à Funatufi avec la 2eme division de Marines, protégés par plusieurs PA. Quelques transports se prennent dans les mines malgré un déminage vigoureux. Le sous marin I 151 lâche 2 torpilles sur le cargo Steel Scientist qui coule aussitôt.
Privés des gros canons qui auraient ravagé les défenseurs les bombardements de l’aéronavale sont insuffisants. Deux assauts se brisent sur les blockhaus japonais. Le I-151, avec une audace insensé, pénètre au milieu de l’armada américaine, soient plus de 40 navires.
Malgré le déploiement de plusieurs PA la 2eme division de Marines échoue à Funatufi.
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Le I-151 lâche 2 torpilles sur le destroyer Phelps. L’équipage et le commandant de ce sous marin sortiront vivant de cette mêlée. Un triomphe les attendra à Tokyo.
L’expédition avorte, les escadres américaines se replient. Les Japonais se lancent à l’assaut des plages et capturent tous les Américains qui n’ont pu rembarquer soient 3000 hommes.
C'est quoi cette escadre de 7 cuirassés sans escorte!?:Quoi:
greg
edit : superbe AAR Micke comme d'habitude!
Starlancer
04/11/2007, 11h53
Partie intéressante en tout cas. Que compte faire les Alliés si l'Australie est japonaise ? On reste suspendu pour la suite. Superbe AAR :Cool:
Des nouvelles de cette partie qui est arrivée au 3 août 1942.
Le moral des Japonais reste au beau fixe. L’économie tourne à plein régime avec l‘afflux des matières premières et du pétrole en provenance des territoires conquis.
Le plan de reconversion des escadrilles de chasseurs de l’armée de terre vient de s’achever. Les Nates disparaissent des effectifs et ont été remplacés par des Oscars.
La reconversion des escadrilles de Zéros est en cours avec l’arrivée du chasseur A6M3 mieux protégé. La mise en production des Tojos et Tony vient de démarrer.
La mise en service du super cuirassé Yamato a eu lieu début mai. Depuis cette époque, le navire géant, très sollicité, a été aperçu sur les côtes australiennes et a contribué par ses bombardements à l’invasion de la côte nord du continent. Un seule inconvénient : ce navire nécessite, à lui seul, une noria de pétrolier pour le maintenir en opération. Sa consommation de mazout est effarante.
Situation générale:
L’Empire nippon est à son apogée. Juillet 42 a consisté, pour le Japon, à la consolidation et à l’exploitation de ses conquêtes. La protection des immenses territoires sollicite surtout pour le moment la marine qui relie les bases avec la mère patrie et l’aviation qui surveille les mouvements des Alliés.
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Guerre navale :
96 navires alliés ont coulé. La plus grosse perte est le PA Hornet. 4 vieux cuirassés, rescapés de Pearl Harbor, ont coulé pendant une opération désastreuse de bombardement dans les îles Ellice. 2 croiseurs lourds, 1 croiseur léger, 4 destroyers, 11 sous marins ont été aussi perdus par les Alliés.
Les Japonais ont perdu 45 navires, essentiellement des navires de commerce et des escorteurs mais aussi 13 sous marins, victimes des destroyers et 4 destroyers.
Guerre sous marine :
Les sous marins japonais ne brillent pas par leur tableau de chasse. Les Alliés, par contre, ont réussi à torpiller quelques cargos. Les Japonais créent des groupes de subkillers constitués de 6 bateaux. Ces groupes se postent dans les atterrages et les détroits, points de passage obligés des navires.
En un mois une dizaine de sous marins alliés sont surpris et doivent rentrer à leur base sévèrement endommagés. Deux ont été confirmés coulés. Les attaques contre les convois se font rarissimes. Les côtes au large du Japon ou les parages de Rabaul, infestés de sous marins, sont nettoyés.
Guerre aérienne:
Depuis le 1er mai 42, 1492 avions japonais ont disparu contre 2116 du coté allié.
Les pertes les plus élevées concernent le Zéro. Très demandé ce chasseur a perdu 265 machines avec le modèle A6M2 et 128 avec le A6M3. Les Alliés suivent avec l’avion de transport Dakota. 198 avions ont été abattus sur Port Moresby dans les tentatives de ravitailler les 40 000 australiens subissant un blocus depuis le 15 mai.
176 Sonias, 165 Oscar et 159, 79 Helen et 159 Sally ont été perdus, principalement, en Chine ou en Australie dans de missions de bombardement d’objectifs au sol: centres industriels, aérodromes, installations portuaires, unités ennemies. Les pertes sont dues le plus souvent à la DCA ou aux accidents mécaniques.
134 Morhawk, 134 bombardiers Blenheim, 84 Wellington, 117 Hurricanes, 116 Tomahawk, ont été perdus par les Britanniques, essentiellement au dessus de la Birmanie. Dans ces parages une guerre aérienne implacable se déroule entre Akyab et Mandalay.
Dans le ciel du Pacifique sud et sud ouest les Alliés ont perdu 77 B17, 71 Hudson et 107 Marauders dans leurs missions de bombardement, le plus souvent non escortées, des bastions avancés japonais.
Birmanie et sud est asiatique :
La guerre, dans cette région du monde, est implacable. Une terrible guerre aérienne se déroule depuis 3 mois au dessus de l’Inde et de la Birmanie, fréquemment balayées par les typhons. En mai les Japonais avaient clairement le dessus et avaient réussi à réduire en cendre les bases d’Akyab, Imphal et Kohima.
Reconstituées, les escadrilles britanniques partant de Dacca et Calcutta arrivent à plusieurs reprises en juin à causer des dommages significatifs aux bases de Mandalay et à 2 bases situées à proximité. Les pertes en bombardiers sont importantes mais les Japonais ont des niveaux des pertes alarmantes en chasseurs. Tokyo décide d’envoyer de nouvelles escadrilles et d’y affecter en priorité les nouveaux A6M3. L’équilibre se rétablit en juillet.
Les Britanniques renforcent de plus en plus le front d’Akyab avec plusieurs divisions et des centaines de chars. Les raids aériens japonais tentent de perturber cette concentration mais sont coûteux car les chasseurs britanniques basés à Chittagong surveillent le ciel. Un assaut sur Akyab coûte aux indo-britanniques plus de 6000 hommes. Echaudés, ils reprennent leurs bombardements.
Fin juillet, les Japonais remettent en service la base de Mandalay. 300 avions en décollent pour bombarder Calcutta. Une centaine d’avions alliés sont détruits sur les pistes mais 30 Japonais ne rentrent pas dont 18 Zéros.
En juin les Japonais s’avancent sur Kohima. La jungle, les montagnes, la traversée des cours d’eau ralentissent la marche. L’avance prend plus de 3 semaines.
A moins de 20 kms de Kohima : contre ordre. Il faut faire demi-tour. 4 corps chinois ont surgi brutalement sur les arrières et assiègent Lashio.
En juillet l'avance sur Imphal et Kohima est brutalement interrompue. Les Chinois surgissent à Lashio pendant que les Britanniques mettent la pression sur Akyab.
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Chine :
Après les prises de Ichang et de Yenan la guerre est enlisée devant le siège de Changsa et de Sian. Une bataille aérienne vicieuse se déroule au dessus de Hengchow et Changsa. Les Oscars en surnombre ont réussi à infliger de lourdes pertes à l’AVG tout en ayant un niveau de pertes de 2 contre 1.
L'essentiel de la guerre en Chine se déroule à Sian et Changsa aprés la conquête de Ichang et Yenen.
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Centre Pacifique:
Après l’échec de leur débarquement dans les îles Ellice les Américains inaugurent une campagne de bombardement sur Funafuti à partir des Fidjis.
Rapidement écrasés par les B17, les chasseurs Zéros se replient sur des atolls moins exposés. Une force de destroyers japonais convertis en transport rapide formule Tokyo express se fait surprendre par l’aéronavale américaine. 6 destroyers devaient apporter du ravitaillement sur Funafuti. 3 sont coulés.
Les Américains envoient de petites formations pour tâter les défenses de Wake et d’Einiwok. 3 dragueurs de mines et deux vieux destroyers d’escorte sont coulés par les Kate qui gardent les parages.
Le centre de gravité dans ce secteur se déplace sur l’atoll de Ndeni à deux jours de mer au sud de Guadalcanal. Les Japonais subissent les bombardements des B17 partant de la Nouvelle-Calédonie. A plusieurs reprises les Zéros défendant la base aérienne doivent se replier pour éviter l’écrasement et la paralysie avec la destruction de la piste.
Ndeni agit comme un aimant sur les Américains. Il faut dire que ce poste avancé bloque leurs mouvements dans les Nouvelles Hébrides. Le 30 juillet une force aéronavale estimée à 4 PA s’approche du caillou de Ndeni. C’est un peu la surprise. Les Japonais pensaient que ces navires étaient à Suva dans les Fidjis.
Les Japonais ont agrandi la base aérienne de Lunga (Guadalcanal) qui accueille désormais des bombardiers Betty. Les forces aériennes des Japonais ne sont pas concentrées mais sont réparties sur toutes les bases tampons du Pacifique Sud.
15 Zéros escortant 9 Bettys tentent une attaque à la torpille sur l’escadre américaine. Ils tombent sur une centaine de Wildcats qui les taillent en pièces. Un seul Zéro rentre.
10 Wildcats ont été abattus. Les Japonais rameutent sur Lunga leurs escadrilles.
Le 31 juillet les Américains bombardent avec leur aéronavale Ndeni. 150 avions participent à ce raid plutôt raté. Les avions ont évacué la base la veille.
De Lunga les Japonais tentent une nouvelle attaque. 29 Zéros et 22 Betty foncent sur les PA américains. 24 Zéros sont abattus contre 9 Wildcats. 12 Betty sont victimes de la DCA. Les autres ratent leur cible : le porte avions Yorktown. Tous, sauf un avion qui loge une torpille dans les flancs du Yorktown. Les Américains font demi-tour vers Nouméa. Sur le chemin de la retraite les sous marins japonais les attendent. Le I 151 torpille un destroyer mais coule après un féroce grenadage. Non loin de là un cargo isolé est attaqué en surface au canon et reçoit en prime 2 torpilles. Les PA américains ont disparu.
Les porte-avions américains s'en prennent à Ndeni.
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La riposte part de Lunga. Le raid de Betty est coûteux mais la mise hors service d'un PA pendant quelques mois vaut ce sacrifice.
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Australie:
Les opérations dans le désert australien se sont nettement ralenties. Les grandes distances, le manque d’infrastructures freinent l’avance des Japonais qui taillent néanmoins en pièces 3 brigades australiennes au nord d’Alice Springs.
Le 26 juillet 3 escadres de cuirassés et croiseurs se présentent devant Cairns. Le navire amiral Yamato mène l’une des escadres.
Ces navires sont appuyés par 3 escadres de porte-avions. Les Australiens ont sans doute repéré l’approche de ces navires depuis 2 jours. Les attaques aériennes sont incessantes avec des Marauders et des B17. Un cuirassé et un croiseur sont égratignés. Les Australiens perdent dans ces opérations une trentaine d’avions.
Les Australiens ont eu le temps d’évacuer Cairns et se sont repliés sur Cocktown, protégé par la barrière de corail qui empêche les navires d’y accéder directement. Le bombardement des 3 escadres apportent des résultats mitigés. Sur la route du retour les attaques aériennes n’arrêtent pas. Un cuirassé, le Fuso, reçoit une bombe. Les Australiens perdent une quinzaine d’avions supplémentaires.
Papouasie Nouvelle-Guinée :
Depuis le 15 mai 1942 Port Moresby subit un enfer. La base aérienne et le port sont détruits à 100% Tous les jours depuis le 2 mai la ville subit des raids aériens de Sally et Helen dont le seul objectif est de détruire le ravitaillement accumulé à Port Moresby. La situation doit être critique. Après avoir tenté en vain de ravitailler la base par la mer, les Australiens n’ont pas hésité à sacrifier 200 Dakotas pour tenter vaille que vaille de ravitailler leurs soldats. Depuis le début de mai Port Moresby est un objectif pour les Japonais.
Opération « Rose de Tokyo»
Début août, Tokyo estime que la base australienne est à bout et doit tomber rapidement. Vers la mi juillet les plans de l’opération se précisent. D’énormes convois se dirigent sur Rabaul. Les escadres de combat sont aussi rappelées dans ce secteur.
Le raid sur l’Australie représente une diversion pour masquer l’approche de convois convergeant sur Milne Bay à la pointe de la Nouvelle-Guinée. Un convoi important avec plus de 30 navires transporte la division impériale qui arrive du nord de l’Australie, après avoir pris la base de Broome. Il traverse le détroit de Torres sans se faire remarquer escorté par 2 escadres de PA. Les Japonais avaient pris le soin, deux mois auparavant, d’occuper les petites îles de Thursday Island et la base de Merauke, pour protéger le détroit, plutôt au départ, pour empêcher les Australiens de tenter un passage en force d’est en ouest.
Sur la route du convoi posté en plein détroit le SS 41 est aux aguets. Le vieux sous marin n’arrive pas à plonger vite et profond. Touché de plein fouet par 3 grenades il coule après avoir agonisé toute une journée.
Un autre convoi, venant de Rabaul, transporte une brigade d’infanterie et des troupes de génie. D’autres convois amènent des chars et du ravitaillement. Les 3 escadres de bombardement venant de Cairns remplissent leurs soutes à Milne Bay et repartent aussitôt sur Port-Moresby. Les cuirassés pulvérisent les défenses de Port Moresby dans la nuit du 1er au 2 août en détruisant des dizaines de canons. 2000 Australiens sont mis hors de combat. Le 2 août les différents convois se concentrent au large de Port-Moresby. La base de Laë accueille de nouvelles escadrilles de Helen et Sally. Deux raids aériens, le 1er et 2 août, causent des centaines de victimes supplémentaires.
2 cuirassés et un croiseur lourd encadrent l’armada japonaise. Les soldats nippons débarquent à Port Moresby à l’aube du 3 août. Les canons de défense côtière, assommés, tirent à peine. Aucun navire n’est touché. Les Australiens arrivent à neutraliser 2000 Japonais de la 1re vague. Au soir du 3 août 20 000 soldats de l’Empereur ont mis pied à terre.
Tous les détails de l'opération "Rose de Tokyo" dont l'objectif est la prise de Port-Moresby.
http://img146.imageshack.us/img146/1808/gcs0027fj3.jpg
La suite au prochain n°.
On dirait un plan de Yamamoto en personne ! :sourire:
Excellent AAR, on attend la suite avec impatience !
On dirait que le joueur US à subit une fois de plus de lourdes pertes en ce début de partie... le lot habituel de frustrations avant le regelement de compte vers fin 42 début 43... à moins que l'empire du soleil ne continue sa marche triomphale :clin:
Dans la nuit du 2 au 3 août 1942 les débarquements de la division impériale et de la 65eme brigade d'infanterie se poursuivent. 3 bataillons de génie participent à l'opération. L'artillerie australienne est muselée mais les Aussies couchent 600 Japonais.
Un nouveau convoi approche. Il débarque un régiment de chars: le 6eme tank.
L'escadre menée par l'amiral Tanaka qui a mis sa marque sur le cuirassé Fuso pilonne les Australiens. L'escadre compte le Yamashiro et le Kongo + 7 croiseurs dont 6 lourds. Le bombardement met 1400 Australiens hors de combat. Les renseignements acquis par les hydravions embarqués ont permis d'affiner la précision des tirs.
Une 2eme escadre suit à 20 mn. Elle est dirigée par l'amiral Komatsu qui a mis sa marque sur le Yamato. L'escadre compte aussi 4 cuirassés avec le Hyuaga, le Ise et le Nagato plus 3 croiseurs lourds.
Le convoi de débarquement est aussi appuyé en direct par 2 cuirassés le Haruna et le Mutsu plus un croiseur lourd. Ces navires attirent sur eux le feu de l'artillerie australienne en la détournant des transports ou des escorteurs plus fragiles.
Dans la matinée du 3 août une nouvelle vague débarque. L'Haruna encaisse des coups sans gravité. Une centaine de Japonais restent couchés sur la plage.
L'opération, majeure, pour les Japonais mobilisent des centaines de navires.
186 bombardiers Sally et Helen partis de Lae arrivent sur les positions australiennes: 150 victimes de plus dans les rangs de la 30eme brigade australienne.
En fin d'aprés midi les Japonais se ruent à l'assaut. Les 3 lignes de fortification sont prises en un instant. L'assaut (shock attack) à 9 contre 1 balayent les Australiens. 16 000 hommes sont faits prisonniers.
En sus de la 30eme brigade il y a 2 unités de l'armée de l'air et un bataillon de génie. Port Moresby est un champ de ruines. Il faut tout reconstruire.
Pendant ce temps sur le "hub" de Milne Bay qui constitue la base arrière de l'opération "Rose de Tokyo" les Australiens et leurs alliés lancent deux raids aériens. Le ravitaillement accumulé dans le port est en partie détruit
Dans le combat aérien opposant Zéros contre B17 et Liberator 20 Zéros sont endommagés contre 21 bombardiers. 10 Liberator sont abattus. 2 Forteresses s'écrasent en mer sur le chemin du retour.
Une nouvelle attaque s'en prend au Kongo. 6 bombardiers sont endommagés par la DCA du cuirassé. Un Zero s'abime en mer.
Au large de Nouméa les sous marins japonais sont aux aguets. Ils attendent les porte-avions américains aprés leur opération avortée sur Ndeni. Ils tombent sur le destroyer Mugford qui a pris 2 torpilles la veille.
Aussi incroyable que cela puisse paraître le destroyer navigue toujours.
Le I 32 lui loge deux nouvelles torpilles. Le Mugford finit par couler.
Dans les mêmes parages le I 1 est grenadé par les destroyers Reid et Farragut ainsi que les dragueurs Latrobe et Echuca.
Ainsi finit l'opération "Rose de Tokyo".
La guerre va s'orienter sur de nouveaux horizons.
4 au 20 août 1942
Alors qu’en Birmanie la guerre aérienne se poursuit et qu’en Chine la bataille de Changsa absorbe l’essentiel des moyens, les opérations en mer de Corail éclipsent, par leur intensité, tous les autres théâtres d’opération.
Dès le lendemain de la chute de Port Moresby, les Australiens déclenchent une campagne de bombardements aériens sur la nouvelle conquête des Japonais. Ainsi cette malheureuse bourgade ne connaît pas un seul jour de répit. Les avions australiens remplacent dans le ciel les avions japonais. Tous les jours depuis le 1er mai 1942 Port Moresby a été bombardé.
Les Japonais sont en posture difficile. La base a été intégralement rasée avec des infrastructures portuaires et aériennes hors service. Après avoir détruit les Japonais doivent reconstruire. Pendant ce temps les Australiens en profitent. Dans les jours qui succèdent à la prise de Port Moresby les Japonais perdent 6 navires de transport et escorteurs, alors que le débarquement lui-même n’avait rien coûté.
La réparation partielle de la base demande deux bonnes semaines. Un pont aérien achemine de Laë le personnel d’une base aérienne. Laë, longtemps base de 1re ligne, passe en 2eme ligne. Un convoi réussit à se faufiler et débarque, malgré l’état du port, le QG de la 22eme flotte aérienne et un bataillon de DCA lourde.
Les Zéros finissent par s’installer à Port Moresby et tentent d’enrayer les raids de B17, Marauder, Hudson, Boston A20, Mitchell… Ces bombardiers sont bien armés et n’hésitent pas à voler sans escorte. Les combats sont durs avec des pertes sensibles de part et d’autre.
Pendant ce temps les Japonais préparent le 3eme volet de l’invasion de l’Australie. Après l’invasion de la région de Darwin et la liquidation de Port Moresby il s’agit de prendre la côte est du Queensland. Le port de Townsville est choisi comme point de débarquement sur la foi des reconnaissances aériennes indiquant une garnison moins importante qu’à Cairns. Le relatif éloignement de Cocktown, base principale des bombardiers australiens est aussi une raison pour choisir Townsville.
De nouveaux convois arrivent à Gili Gili avec du ravitaillement, du mazout, des renforts frais.
La division de la Garde Impériale, ne s’éternise pas à Port Moresby. Elle réembarque aussi et rejoint Gili Gili.
Une escadre avec des PA supplémentaires arrive du Japon pour renforcer les PA de l’amiral Nagumo.
L’escadre de cuirassés est réorganisée autour du Yamato. Une dizaine de navires sollicités sans interruption depuis le 1er mai sont renvoyés au Japon pour subir des réparations et une refonte. Des navires réparés ou nouvellement construits viennent compenser les départs.
Le 15 août les Japonais sont prêts et lancent l’opération «Rose de Kyoto », la suite de l’opération « Rose de Tokyo ».
http://img508.imageshack.us/img508/2623/jeca6bf7.jpg
Les différents convois arrivant de plusieurs directions convergent vers une zone de regroupement au large de Gili Gili. L’opération mobilise plus de 150 navires dont 9 PA, 6 cuirassés, 12 croiseurs.
Le 16 août les Australiens repèrent les escadres de combat de Nagumo naviguant avec une journée d’avance au devant de la force d’invasion.
Le 17 août les Australiens attaquent toute la journée l’escadre de cuirassés avec leurs bombardiers de Cocktown mais les chasseurs Zéros des porte-avions et la DCA des portes avions abattent une cinquantaine d’appareils. Un cuirassé, le Ise, et un destroyer, le Wakaba, sont touchés par des bombes de 500 livres. Le destroyer doit quitter l’escadre et rejoindre Gili Gili avec un trou énorme dans le gaillard avant.
Pour tenter de relâcher la pression sur les navires un raid de Betty part de Gili Gili pour bombarder la base de Cocktown d’où partent les raids alliés. Peu de résultats sont obtenus avec seulement des dommages sur les pistes.
Le 18 août les Australiens changent de tactique et attaquent les portes avions. Une demi-douzaine de raids se succède toute la journée. Le porte avions Hiryu est touché par une bombe et le porte-avions léger Zuiho par une torpille lâchée à partir d’un Beaufort. Le Zuiho doit quitter l’escadre.
Le destroyer dragueur de mines Walsmuth tente de se faufiler entre Cairns et Cooktown mais il est coulé par l’aéronavale japonaise.
Les Zéros partant de l’île de Thursday lance un raid sur Cooktown pour nettoyer l’espace aérien. Des Spitfire V défendent Cooktown. C’est leur 1re apparition en Australie. 5 sont abattus. Un 2eme raid mené à partir des porte-avions est réalisé avec des bombardiers en piqué Val. Les résultats sont médiocres avec 3 bombardiers seulement détruits.
Le 19 août les escadres et convois japonais continuent à labourer la Mer de Corail. Le convoi de transport de troupe est lent avec des navires n’avançant pas à plus de 11 nœuds.
La base de Cooktown est bombardée avec les Vals qui attaquent en piqué. Plusieurs bombardiers australiens sont détruits sur les pistes.
Les attaques aériennes se succèdent toute la journée mais leur intensité décroît dans l’après midi. Les Alliés, en 3 jours, ont perdu plus de 200 appareils. Les pertes du coté japonais sont importantes avec une quarantaine de chasseurs Zéros. De nombreux appareils japonais sont immobilisés dans les hangars des porte-avions pour des avaries plus ou moins graves.
De nouvelles escadrilles de chasseurs Zéros ayant transité par Gili Gili arrivent en renfort en atterrissant directement sur les porte-avions.
Cet appoint permet les 19 et 20 août de contenir les attaques aériennes des Australiens.
Dans la nuit du 19 au 20 août, l’escadre de cuirassés menée par le Yamato, avec les cuirassés Ise, Mutsu, Hyuga, les croiseurs lourds Tone et Suzuya, s’approche de Townsville. Elle tombe sur 4 vedettes lance-torpilles. Dans un combat à moins de 2000 mètres les petits navires succombent non sans avoir réussi à couler le destroyer Hato.
La voie est libre. Un bombardement naval nivelle les défenses. La force de débarquement arrive à l’aube. Une mauvaise surprise attend les envahisseurs. Les approches de Townsville sont minées, sans doute un cadeau du Walsmuth. Les dragueurs de mines ouvrent des chenaux sous le feu de l’artillerie côtière. Le croiseur lourd Chokai, voulant manœuvrer pour pilonner les batteries heurte une mine. Les Japonais mettent pied à terre. Les Australiens ouvrent le feu. Un dragueur de mines et 2 escorteurs chavirent sous les coups de l’artillerie côtière. Plusieurs bâtiments de transport sont touchés.
Les bombardiers alliés se présentent vers 10 heures et harcèlent toute la journée les navires. Des chasseurs bombardiers Hurricane les couvrent en payant un lourd tribut. Les chasseurs des 3 porte-avions d’escorte assurent la protection rapprochée des forces de débarquement. Ils évitent un massacre des navires en abattant une trentaine de bombardiers. Un seul navire, le transport Hotsukawa Maru est touché par 2 bombes.
Plus au nord un raid de Betty ravage les pistes de Cooktown. 3 Liberator et un B17 brûlent sur les pistes. Une opération parachutiste largue 2 bataillons sur la base aérienne de Coen. Les défenses de la base sont arasées mais les Australiens résistent.
Dans le centre de l’Australie, en plein désert, les Australiens ont massé des troupes à Alice Springs. Cette bourgade leur sert de tremplin pour contre attaquer plein nord avec des chars et des brigades d’infanterie en direction de Darwin.
Plusieurs escarmouches ont eu lieu au sud de Temnant Creek avec une division japonaise qui recule pas à pas.
Pendant ce temps 2 divisions japonaises avancent sur Cloncurry en se rapprochant de la côte du Pacifique.
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A suivre….
21 août 1942
Les pertes essuyées par la 1ere vague de débarquement à Townsville, le 20 août, ont été sensibles. Dans la nuit du 20 au 21 août, alors que les champs de mines ont été nettoyés, Nagumo ordonne à 3 de ses cuirassés le Yamato, le Hyuga et le Ise de se rapprocher de la côte et d’appuyer par leurs feux les fantassins japonais en train de débarquer. Les batteries côtières de Townsville tirent mais sont immédiatement éteintes par les obus de 406 et 460mm. Toutefois, 2 escorteurs et un transport sont encore touchés. 1500 Japonais sont mis hors de combat contre 6000 la veille.
4 vedettes lance torpilles américaines sortent bravement de Townsville pour affronter l’armada mais se font écharper et coulent.
Une escadre de 3 croiseurs lourds bombarde une nouvelle fois les défenseurs de Townsville.
Les Australiens lancent des attaques aériennes décousues mais le cœur n’y est plus. Les aviateurs après les terribles pertes subies les jours précédents ont le moral dans les chaussettes. Les bombardiers, dès qu’ils sont endommagés, n’insistent pas et rebroussent chemin. Les pertes restent encore lourdes avec une dizaine d’avions abattus.
Dans l’après midi les Japonais lancent un assaut. Ils attaquent à 10 contre 1.
2 régiments de chars appuyés par 40 000 hommes emportent toutes les défenses. Les Australiens se replient sur Charter Tower.
2000 prisonniers restent dans les mains des Japonais. Les Australiens n’ont pas eu le temps d’évacuer une douzaine d’avions endommagés. Les Japonais s’en emparent.
Cette conquête isole les bases du nord du Queensland comme Cooktown, Cloncurry, Coën et Cairns.
Toutefois, plus au nord l’opération parachutiste sur Coen n’a pas réussi à capturer la base aérienne. Les parachutistes japonais passent sur la défensive en attendant des renforts.
Dans le désert australien, au sud de Temnant Creek, une division d’infanterie japonaise repousse 2 régiments de chars. L’assaut a été préparé par un raid de 100 bombardiers qui détruit 35 chars et mis hors de combat 400 hommes.
En Birmanie 4 corps chinois assiégeant Lashio sont tournés par une division surgissant sur leurs arrières. Ils sont repoussés dans la jungle en dehors de toute piste.
L’alerte rouge retentit dans le Centre Pacifique. Plusieurs escadres américaines, dont des porte-avions sont repérées entre les archipels des Mariannes et des Gilberts.
http://img185.imageshack.us/img185/5199/jeca22aout42qq3.png
Très bel AAR que je viens de découvrir. Tu devrais aussi le mettre sur l'autre forum ou
du moins un lien
Question: Tu écris
"La réparation partielle de la base demande deux bonnes semaines. Un pont aérien achemine de Laë le personnel d’une base aérienne. Laë, longtemps base de 1re ligne, passe en 2eme ligne. Un convoi réussit à se faufiler et débarque, malgré l’état du port, le QG de la 22eme flotte aérienne et un bataillon de DCA lourde. "
Tu es sûr qu'un pont aérien peut fonctionner quand le terrain d'aviation
a 100 pts de dégats?? J'ai déjà essyé, ça marche pas:Quoi:
Tu es sûr qu'un pont aérien peut fonctionner quand le terrain d'aviation
a 100 pts de dégats?? J'ai déjà essyé, ça marche pas:Quoi:
En fait le pont aérien a commencé à fonctionner quand les dégâts sur les pistes sont descendus vers 80.
Le génie a commencé à réparer les pistes, puis le "air service", puis le port.
Les Australiens ont refait des dégâts sur les pistes mais avec le débarquement en Australie ils ont eu d'autres soucis. Maintenant tout a été réparé.
23 et 24 août 1942 :
Les 23 et 24 août une escadre de croiseurs lourds quitte Townsville en se dirigeant vers le nord. Les soutes à mazout ont été remplies après la saisie à Townsville de grandes quantités de carburant. Les Japonais sont surpris par la qualité du combustible australien. La flotte japonaise brûle dans les chaudières de ses navires du pétrole originaire de Bornéo à peine raffiné ce qui entraîne un encrassage rapide et des baisses de performance assez sensibles.
Les croiseurs se dirigent sur Cairns où ils doivent raser la base aérienne.
Une 2eme escadre de cuirassés s’oriente sur Cooktown.
Ces deux expéditions sont des échecs. A Cairns, par manque de radar, les Japonais ne détectent pas une vedette lance-torpilles. Le petit navire PT 68 attaque dans l’obscurité. Les Japonais surpris ne réagissent pas pendant de longues minutes. Un croiseur lourd le Tone est torpillé. Plusieurs destroyers sont criblés d’éclats d’obus de petit calibre
L’expédition riposte enfin et coule la vedette mais le bombardement est un échec.
A Cooktown la rade est en eau peu profonde, abritée par la barrière de corail. Le destroyer d’escorte Usugumo et un croiseur léger le Yura sont pris à partie par les batteries côtières. Les 2 navires sont endommagés. Les résultats du bombardement sont mitigés.
Les bombardements continus des bases aériennes de la côte est australiennes par les Nells incitent les Australiens à redéployer leur aviation sur la Nouvelle-Calédonie. Les bombardiers Mitchell lancent une campagne sur Ndeni.
Les ressources à Townsville sont maigres et réservées en priorité aux fantassins qui continuent à débarquer. Les escadres de combats s’éloignent ainsi que les transports vides.
Un convoi de navires éclopés est formé qui tente de regagner des bases plus sûres.
25 et 26 août 1942 :
Les 25 et 26 août sont consacrés au réapprovisionnement des escadres à Milne Bay, et à la redistribution des navires entre les différentes escadres. Les escadrilles éprouvées par les combats précédents sont complétées.
Le 25 août également, les Britanniques inaugurent une campagne de bombardement de nuit sur Rangoon. L’insuffisance des moyens japonais en détection est criante. La chasse de nuit est complètement inefficace pour s’opposer à une telle tactique.
L’arrivée d’une escadrille de vétérans du front chinois suffit à faire basculer le rapport de force dans le ciel de Birmanie. Cette escadrille, volant initialement sur Nates puis Oscar, vient d’être reconvertie en 36 chasseurs modernes Tojos. Dès son premier engagement elle abat 24 Mohawk et 4 Warhawk sans aucune perte.
Le 25 août 4 convois lents partent de Milne Bay pour renforcer les opérations en Australie.
Le 26 août, alors que les Japonais pensaient que les porte avions américains s’étaient dirigés sur Baker, un rapport d’hydravions Emily signale qu’une escadre aéronavale américaine se situe au nord ouest de la Nouvelle-Calédonie et navigue au nord nord ouest.
La composition réelle de cette escadre reste très imprécise mais les hydravions signalent aussi plusieurs cuirassés.
Une trentaine de Bettys décolle de Lunga escorté par des chasseurs A6M3. Les combats aériens en pleine mer se soldent par la perte d’une trentaine d’avions japonais contre une quinzaine de Wildcats.180 chasseurs protègent les PA américains. Les Japonais estiment qu’ils ont en face d’eux 4 PA : le Lexington, le Wasp et le Saratoga ont été repérés.
Le Hornet a été coulé en juin et le Yorktown, ayant pris une torpille dans ces mêmes parages le 3 août, doit être en réparation. Manque à l’appel l’Enterprise mais il doit faire partie de l’escadre. L’escadre aéronavale américaine attaque Ndeni avec ses bombardiers en piqué. Un Dauntless ne rentre pas.
Ce 26 août est une journée de doute pour les Japonais. L’objectif des Américains est clair. En avançant sur la Nouvelle-Guinée ils veulent couper la route maritime entre Rabaul et l’Australie. Les convois lancés sur la mer de Corail sont lents et très vulnérables. Ils sont encore à 4 jours de navigation de Townsville. Nagumo leur donne l’ordre de faire demi-tour. Il interpose ses 9 PA entre les convois et les Américains. Un seul convoi, trop avancé, continue sa route sur Townsville.
Cette même journée la base de Charters Towers est capturée par un assaut japonais. Quelques B25 endommagés sont saisis. Les soldats regardent ces avions étrangers avec curiosité.
Les Japonais réalisent que leur meilleur bombardier, le Helen, n’est pas aussi bien armé et protégé que ces B25 qui leur ont donné tant de fil à retordre.
27 et 28 août 1942 :
En Australie la situation devient tendue. Une brigade, venant de Cairns, descend le long de la côte. Le 28 août elle arrive aux approches de Townsville.
Pour se donner de l’air, les Japonais attaquent à nouveau pour repousser sur la route de Cloncurry les défenseurs battus de Townsville et Charters Towers, avant de faire demi-tour en revenant sur leurs pas pour renforcer la défense de Townsville.
A Lunga les Japonais font converger de Nouvelle Guinée et du centre Pacifique leurs avions torpilleurs. Certaines escadrilles très amoindries par les attaques des jours précédents sont dissoutes en fusionnant avec d’autres escadrilles.
Le 27 août, malgré de lourdes pertes (18 Zéros contre 15 Wildcats) dans l’escorte, quelques Bettys franchissent la CAP et le mur de DCA des Américains. Une torpille frappe le Saratoga. Le croiseur lourd Salt Lake City est aussi torpillé.
Aux approches de Pearl Harbor le transport Caleb Strong faisant partie d’un convoi de transport de troupes (une division) en provenance de la côte ouest californienne navigue dans escorte. Le I-159 lance 4 torpilles. Le cargo sombre immédiatement avec de nombreux soldats. Les autres navires du convoi tentent de sauver ce qu’ils peuvent de ce désastre.
Le 28 août, le moral des Japonais remonte. Les convois font à nouveau demi-tour et reprennent la route de l’Australie. Les PA de Nagumo foncent cap sud sud est pour tenter d’intercepter les Américains.
De nouvelles escadrilles de Bettys convergent sur Lunga. Les avions non indispensables sont évacués pour faire de la place sur les pistes.
Les Bettys trouvent le Yorktown en grande difficulté. Deux nouvelles torpilles réduisent encore la capacité du navire. 5 Bettys ne rentrent pas.
http://img508.imageshack.us/img508/2843/jeca28aoutnk6.png
Je ne comprends pas le joueur allié??:Quoi:
Pourquoi fait-il passer ses PA si près de Lunga, en tout cas à portée
de chasseurs de cette base??
Ca s'appelle une prise de flanc avec usure, avant le choc frontal avec les PA jap,
forcément à son désavantage.
En tout cas Micke, tes cartes sont de plus en plus belles.
C'est idéal pour se faire une idée de la situation.
29 août 1942:
La guerre sous marine atteint ce jour là un paroxysme.
La nuit commence mal pour le sous marin américain Grampus qui se fait surprendre par un groupe de « hunter killer » au large de l‘Australie. Le sous marin très endommagé chavirera le lendemain en subissant un nouveau grenadage.
Au large de Baker le I 6 torpille le destroyer mouilleur de mines Montgomery. Le navire coule le lendemain. Les Américains obtiennent leur revanche en coulant au large du Japon le cargo Panama Maru.
Le I 27 riposte en achevant le croiseur Salt Lake City déjà torpillé par les Bettys la veille. Le malheureux croiseur tentait de regagner la base de Nouméa.
Les nuits de Rangoon sont bercées par les alertes. Toutes les nuits les Liberator et les Blenheim visitent la base aérienne. La chasse de nuit, forte de 80 avions, est complètement impuissante pour stopper ces raids qui détruisent à chaque fois quelques avions.
Les Japonais répliquent en lançant des raids de nuit sur Calcutta. Les moyens de détection plus perfectionnés des Britanniques rendent la DCA meurtrière. Ces missions doivent être arrêtées.
Dans la journée, au cœur du désert australien, 120 bombardiers attaquent les colonnes alliées en marche sur la bourgade de Tennant Creek: 250 victimes le 29 août, puis 2 centaines de plus le lendemain.
30 août 1942
Le sous marin I 27 tente d’intercepter le Saratoga qui tente de rejoindre Nouméa. Un groupe de chasse de 10 navires ne lui laisse aucune chance. 12 grenades éventrent le submersible.
Le I 33 profite de la confusion et se faufile. Il frappe à nouveau le Saratoga avec une torpille. La punition est sévère. 8 grenades manquent de peu le sous marin.
Dans le ciel de Birmanie l’arrivée des nouveaux chasseurs Tony et Tojos font basculer la supériorité aérienne diurne à l’avantage des Japonais. Les Mohawk et Warkawk ne sont plus compétitifs et subissent des pertes par dizaines.
En Australie 3 bataillons de paras s’emparent de la base de Coen située au nord de Cocktown.
A Townsville les avant-gardes australiennes ayant pénétré dans les faubourgs de la ville sont repoussés vigoureusement.
31 août 1942:
Le sous marin I 6 tente de torpiller le croiseur hollandais Tromp au large de Baker mais manque son coup. L’habileté du commandant permet d’éviter le pire en échappant au grenadage.
Toujours à Baker les destroyers dragueurs de mines Elliot, Dorsey, Lamberton et Hopkins éliminent les mines larguées par les sous marins japonais.
Au large de l’Australie le sous marin Guardfish tente d’intercepter un convoi naviguant sur Townsville. L’escorte de 6 destroyers l’exécute.
Dans le ciel d’Akyab les Britanniques continuent à essuyer revers sur revers. En cette journée 6 chasseurs sont abattus sans aucune perte japonaise.
1er septembre 1942
La guerre aérienne continue à faire rage en Birmanie et aux confins de l’Inde. Les Britanniques dominent le ciel la nuit en bombardant Rangoon et désormais Mandalay. Le jour les Japonais écrasent de bombes Akyab. La base aérienne est évacuée sur Chittagong.
Les Hurricanes remplacent les Warhawk. Un raid abat 15 chasseurs britanniques contre seulement un Tojo et un Zéro.
Les Australiens continuent à avancer sur Tennant Creek mais leurs colonnes sont pilonnés par l’aviation. Le 2eme régiment de tanks australiens est particulièrement visé. Il perd 200 hommes et 12 blindés.
Les renseignements japonais ont acquis la conviction que les Américains préparent une offensive sur les îles Gilbert. Une forte concentration de navires est signalée depuis plusieurs jours à Baker.
Les Japonais ont fait ripper depuis 2 jours les Bettys concentrés à Guadalcanal sur Maloeap. Les mêmes équipages qui ont torpillé le Saratoga attaquent le gros transport de troupe President Madison au large de Baker. Le navire prend 2 torpilles. 50 Gis embarqués sur le navire sont victimes de ce raid.
A l’ouest une escadre de cuirassés se dirige sur Tarawa. Les bombardiers en piqué Val stationnés sur l’atoll arrivent à placer 5 bombes sur le cuirassé New Mexico. Le blindage du navire n’empêche pas la destruction des superstructures. Pire le cuirassé ultra moderne North Carolina, dont c’est la 1ere apparition, reçoit une torpille larguée par les redoutables Bettys. L’escadre fait demi-tour.
Les chars du 2eme régiment de tank arrivent à Tennant Creek. Ils tombent sur des positions japonaises retranchés défendues par des antichars. Les Australiens perdent plus de 200 hommes et 21 chars.
2 septembre 1942
Les mines continuent à poser des problèmes aux Américains à Baker. 8 dragueurs nettoient les abords de l’île mais l’escorteur Charleston saute sur un engin.
Un convoi de navires éclopés quitte Townsville après avoir reçu quelques réparations sommaires. Le sous marin S 42 est à l’affût. Il torpille le transport Nichibi Maru qui se traîne à 5 nœuds. Le sous marin hollandais O 21 achèvera le lendemain le gros transport avec 3 torpilles supplémentaires.
La guerre aérienne continue sur Chittagong. 5 chasseurs japonais sont abattus contre 12 avions alliés dont 6 Hurricanes.
La situation à Townsville se durcit. Dans les bonnes nouvelles 4 convois ont réussi à amener d’importants renforts dont la 5eme division rapatriée de Darwin.
Comme mauvaise nouvelle les Alliés déclenchent une campagne de bombardement à partir de la base de Rockhampton. 17 B17 et 7 Mitchell touchent 2 navires tentant de colmater leurs voies d’eau et les dommages provoqués par les batteries côtières lors de la prise de Townsville. 2 bombardiers sont abattus.
Pire, 5 brigades et divisions australiennes venant du nord et du sud du Queensland ont réussi à prendre pied à Townsville avec environ 37 000 hommes.
Les Japonais lancent immédiatement une contre attaque mais malgré leurs 2 régiments de chars et leurs 2 divisions ( Garde impériale et 5eme DI) c’est un échec. 3700 homme sont perdus contre 800 Australiens.
Les eaux au large de la Nouvelle-Guinée ne sont pas sûres. Les Japonais le savent et protègent leurs convois avec des escortes renforcées. Le sous marin Halibut ne réussit pas à percer l’écran d’une escorte et est repoussé.
3 septembre 1942
Le cargo Sansei Maru est torpillé au large de l’Indochine par un sous marin hollandais. Le petit navire coule rapidement.
En pleine nuit le dragueur de mines Amidale pénètre dans la zone de défense de l’atoll de Abemama. Il est vraisemblablement envoyé en éclaireur et pour détecter d‘éventuels champs de mines. Les canons défendant l’île le crible de 65 obus. Le malheureux navire est transformé en brasier dérivant sans aucun contrôle. Le dragueur finit par couler dans la nuit.
Il précède une escadre engerbant les croiseurs Chicago, San Francisco, Adelaïde, Enterprise, Boise et Honolulu. Une nouvelle fois, les Américains n’ont pas prévu de destroyers comme escorte des croiseurs.
Une force de 7 destroyers stationnés à Tarawa, dès que les navires américains ont été repérés la veille au soir, s’est mis en route sur Abemama. L’approche des Japonais est suivie par les radars américains. Un combat confus se déroule à une distance de 6000 yards. Les canons américains à longue portée maintiennent à distance les destroyers qui ne peuvent pas se rapprocher. 3 destroyers sont touchés par des obus. Le croiseur australien Adelaïde reçoit malgré tout une torpille. L’amiral américain décide de rompre le combat.
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Le jour se lève sur le Pacifique. Des dizaines de navires américains s’étalent entre Baker et les Gilberts. Les bombardiers Val repèrent l’Adélaïde en flamme. 6 bombes réduisent le navire en ponton flottant.
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Du coté de la côte australienne les événements se précipitent. Un nouveau raid de bombardiers lourds sur Townsville se transforme en terrible bataille. Les Japonais ont amené de nouvelles escadrilles en leur faisant traverser l’Océan. Les Tony et les Tojos abattent 9 bombardiers et en endommagent 17 contre 4 chasseurs détruits.
Sitôt le raid terminé les Bettys décollent de Townsville. Ils se dirigent sur Rockhampton où une concentration de navires a été repérée.
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Les cargos Sagadahoc et Challenger coulent, victimes à eux deux de 5 torpilles. Le West Ilesta et West Caxthon reçoivent chacun une torpille.
Venant de Cairns 10 vedettes lance-torpilles américaines pénètrent dans la rade de Townsville et attaquent un gros convoi de ravitaillement en cours de déchargement. Les petits navires de l’escorte défendent courageusement les cargos. Le patrouilleur PC 24 explose sous l’impact d’une torpille. 4 cargos sont torpillés. Une vedette coule. Le convoi appareille pour se mettre à l’abri.
Pendant ce temps en Birmanie dans le ciel de Chittagong 14 chasseurs britanniques sont abattus contre 3 Tojos.
4 septembre 1942
La nuit est très agitée en Birmanie avec les raids nocturnes britanniques sur Rangoon et Mandalay suivis de la réplique japonaise sur Chittagong.
Au large de Townsville le convoi attaqué la veille par des vedettes lance-torpilles est à nouveau pris à partie par la vedette PT 83. Les cargos sont criblés d’éclats d’obus de petit calibre mais les escorteurs réussissent à se débarrasser de l’intrus avec des obus incendiaires.
Dans la matinée du 4 septembre une centaine d’Oscar se présentent sur Chungking. 15 chasseurs de fabrication soviétique vendus à la Chine sont abattus.
Un raid de 20 bombardiers lourds, parti de Rockhampton, se présente sur Townsville. 2 Mitchells sont abattus ainsi qu’une forteresse volante contre 2 Zéros. Les pilotes japonais sont récupérés sains et saufs.
Au large des côtes australiennes un choc de titans se prépare. Plusieurs escadres ont convergé l’une vers l’autre pendant la nuit. Au matin les reconnaissances japonaises signalent la présence de porte-avions ennemis. L’amiral Nagumo attend ce moment depuis un mois. Il est confiant.
Le 1er septembre ses PA ont gagné les Shortlands où l’attendaient d’importantes réserves de mazout pour ses navires. Dans la rade des Shortlands l’attendent aussi une division de PA: le Soryu et le Shokaku qui arrivent en droite ligne du Japon. Ces navires rentrent d’une révision générale qui les a immobilisés pendant plus d’un mois.
Le 2 et 3 septembre l’énorme force de Nagumo fonce vers le sud est. Il s’agit d’intercepter des PA américains dont le nombre est estimé à 3 qui se dirigent vers l’Australie.
Nagumo rassemble 10 porte-avions répartis en 5 escadres. 17 croiseurs et 2 cuirassés accompagnent cette force éclairés par 4 transports d’hydravions. Plus de 400 avions s’alignent sur les ponts ou dans les hangars de cette flotte gigantesque.
En contemplant cette force Nagumo se souvient des paroles de Churchill pendant la 1ere guerre mondiale. « L’amiral Jellicoe ne peut pas gagner la guerre tout seul, mais lui seul peut la perdre en une seule journée. »
Le 3 septembre les PA américains ont disparu. Seuls quelques croiseurs sont repérés naviguant vers le nord ouest. Nagumo décide de les intercepter.
Le 4 septembre au matin l’alerte générale sonne. Plusieurs PA sont repérés à peu prés à l’endroit où leur position était estimée.
Les feux sont poussés pour se rapprocher d’avantage et pouvoir lancer les avions avec de bonnes chances de les récupérer. (TF react) Les escadres sont à 3 hex l’une de l’autre ce qui avantage les Japonais, leurs torpilleurs peuvent intervenir ce qui n’est pas le cas des torpilleurs américains Devastator équipant encore à cette époque de manière surprenante les PA américains mais ceci les Japonais le découvriront plus tard. D’autre part les Dauntless prennent une charge en bombe plus légère.
Les Américains étaient pistés depuis plusieurs jours. Après le torpillage du Saratoga les PA américains s’étaient repliés sur Nouméa. Dès le 1er septembre une escadre aéronavale est repérée à l’ouest de la Nouvelle Calédonie naviguant vers le nord ouest en direction de la côte australienne. L’intention des Américains était manifestement de couper la route des convois entre Townsville et la Nouvelle-Guinée.
Les Américains sont les premiers à réagir. 21 Wildcats escortant 98 Dauntless tombent sur 136 Zéros. Tous les avions américains sont abattus sauf 3 Dauntless qui rebroussent chemin. 4 Zéros s’écrasent en mer.
Les Américains s’acharnent. Une 2eme vague arrive avec 17 Wildcats et 34 Dauntless. Seul un Wilcat en réchappe. 6 Zéros sont abattus.
Les Japonais ont lancé simultanément.
Une vague de 48 Zéros, 59 bombardiers en piqué Val et 124 torpilleurs Kate arrivent sur l’Enterprise. Les Japonais perdent 64 avions contre 12 chasseurs américains.
L’Enterprise encaisse 10 bombes dont plusieurs pénètrent dans les hangars. 3 torpilles crucifient le navire. Le croiseur Saint Louis est aussi torpillé.
Une nouvelle formation arrive sur l’Enterprise avec 9 Zéros et 21 Kates. 7 Wildcats sont abattus contre 3 Zéros. Aucun Kate n’arrive à placer une torpille.
Arrivent alors 34 Bettys. Ils sont partis de Townsville. 3 appareils sont abattus et aucun n’arrive à torpiller les croiseurs Portland et Chester ou le destroyer Anderson escortant le PA Yorktown. Pour les Japonais c’est une découverte. Ce PA torpillé un mois auparavant est à nouveau opérationnel.
Dans l’après midi les Américains reviennent à la charge avec seulement 8 avions qui sont tous abattus.
La riposte japonaise est aussi lancée avec 90 Kates, 34 Vals et 32 Zéros. Le PA Lexington est la cible. 8 avions japonais sont abattus contre 6 Wildcats.
Lady Lex prend 4 torpilles et 6 bombes. Le croiseur Minneapolis est aussi torpillé.
Une escadrille de Bettys partie de Milne Bay tente aussi d’attaquer le Lexington mais sans succès.
Un nouveau raid de Betty attaque le PA Wasp mais le PA échappe facilement à l’attaque.
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Le PA Yorktown est aussi repéré mais il ne fait l’objet d’aucune attaque.
Dans les Gilberts la journée noire de la marine américaine continue. Le cuirassé New Mexico ancré à Baker est victime d’un raid de Bettys. Une anguille lâchée à 200 pieds le frappe.
Le croiseur Adélaïde, déjà transformé en ponton flottant, reçoit 9 nouvelles bombes.
Ce 4 septembre les Alliés perdent 288 avions contre 120 avions Japonais.
En début de soirée les PA Lexington et Enterprise chavirent entraînant des milliers de marins.
30 Devastator, inutiles pendant cette journée, sombrent avec les PA.
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Eh ben, quels commentaires!! et quelles batailles!!, on s'y croirait!!
Encore une bonne illustration du principe de concentration des forces,
bravo Micke, c'est du beau boulot.
PS: ça me rassure de voir tes Tojos et Tony dominer vu que moi, je ne suis encore
qu'en décembre.
C'est quel scenario CHS?
La mise en service du super cuirassé Yamato a eu lieu début mai. Depuis cette époque, le navire géant, très sollicité, a été aperçu sur les côtes australiennes et a contribué par ses bombardements à l’invasion de la côte nord du continent. Un seule inconvénient : ce navire nécessite, à lui seul, une noria de pétrolier pour le maintenir en opération. Sa consommation de mazout est effarante.
Content de constater que la consommation de ce navire semble réaliste (depuis le post de Tofke sur le sujet)
Micke contre Jeca 26/09/42
Cette partie suit un rythme régulier. Elle est parvenue au 26 septembre 1942.
Mer de Corail et Pacifique Sud :
Le 5 septembre, lendemain de la victoire aéronavale japonaise, les escadres japonaises prennent le cap au sud. Elles se dirigent sur Rockhampton et Brisbane pour couper la retraite aux 2 PA rescapés : le Wasp et le Yorktown. La poursuite est menée assez au large des côtes australiennes pour éviter de tomber sous le coup des bombardiers alliés basés à Brisbane ou Rockhampton.
Les Japonais perdent la trace des PA américains mais tombent sur un convoi ralliant l’Australie à partir de Nouméa. 12 navires transportant une unité néozélandaise sont anéantis. Il est vraisemblable que l’effectif d’une brigade a disparu dans les flots.
Les 8 et 9 septembre les escadres virent pour remonter vers le nord. Les soutes à mazout sont dans le rouge, les escadrilles sont amoindries, les réserves de munition et de torpilles sont au plus bas. L’usure de certains navires impose de les renvoyer dans un port pour subir des réparations.
La réorganisation des escadres et des escadrilles, ainsi que leur ravitaillement prendra 2 longues semaines. Des navires flambants neufs arrivent du Japon. D’autres maintenus en opération sans interruption pendant 4 mois sont renvoyés dans un arsenal pour subir des réparations et une modernisation.
Vers le 20 septembre les escadres de Nagumo peuvent reprendre la mer.
Australie :
Dans le désert les tentatives australiennes de reprendre Temnant Creek se sont toutes soldées par des échecs. Les unités exposées aux attaques constantes des Sallys et des Helens subissent de fortes pertes sans trouver d’abri.
La dernière attaque avec une brigade de chars a été violemment repoussée ave plus de 2000 hommes et une centaine de blindés perdus.
L’avance japonaise sur Cloncurry n’est pas plus heureuse. Après un mois de marche épuisante les Japonais pénètrent dans Cloncurry pour découvrir que la bourgade est solidement gardée.3 brigades, de l’artillerie lourde et des chasseurs bombardiers Airacobra défendent le passage. Des unités de génie ont bâti un solide réseau de fortifications. Les soldats nippons sont repoussés facilement.
Sur la côte du Queensland les Australiens ont réagi vigoureusement. Profitant d’un bon réseau de routes plusieurs divisions, dont une américaine, sont remontées de Rockhampton sur Townsville. Par ailleurs venant de Cloncurry, les Australiens lancent une attaque sur Charters Towers.
Les Japonais tentent de repousser les troupes alliées parvenues à Townsville mais la contre attaque est un échec sanglant. Plus de 2000 Japonais restent sur le carreau contre 800 soldats alliés. La situation à Townsville devient critique.
La flotte japonaise détache une escadre composée de 3 cuirassés (Hyuga, Mutsu, Nagato) et d’un croiseur lourd, le Suzuya. Servant de batterie flottante, ancrés au large de Townsville, tirant tous les jours, les navires japonais contribuent efficacement à réduire le potentiel d’attaque des Australiens. Des vedettes lance-torpilles tentent d’approcher ces navires immobiles. Des Zéros, volant à 100 pieds, au dessus des vagues font des cartons sur ces petits navires, fort dangereux lorsqu’ils arrivent à portée de lancer une torpille.
Des combats retardateurs durent une quinzaine de jours pour le contrôle de Charters Towers. Un régiment japonais se sacrifie mais le temps gagné permet à de nouveaux renforts arrivant de Port Moresby de débarquer à Townsville. Les navires endommagés ou non indispensables sont renvoyés.
Après la chute de Charters Towers la jonction des unités alliées se réalise avec de nouvelles troupes arrivant sur Townsville. Chaque camp dispose d’environ 70 000 hommes.
Une attaque frontale (shock attack) australienne se brise sur les défenses japonaises, 65 pertes japonaises seulement contre plus de 800 du côté allié.
La bataille de Townsville finit par se stabiliser en se réduisant à une bataille d’artillerie
La tentative de réduction de la base aérienne de Townsville par des raids en plein jour s’est soldée du coté allié par des centaines de bombardiers abattus. La guerre aérienne se déroule désormais la nuit. Quotidiennement, sauf les jours de tempête tropicale, les bombardiers alliés attaquent Townsville la nuit à partir de Rockhampton. Les Japonais n’ont pas grand-chose à opposer à ces raids car leurs chasseurs sont complètement inopérants dans l’obscurité. Les dégâts sont loin d’être négligeables avec des avions écrasés sur les pistes à chaque visite des oiseaux de nuit.
Le seul moyen de contrer ces raids est de réduire la base de départ de ces raids.
Les Nippons amènent de nouvelles escadrilles pour attaquer la base de Rockhampton en plein jour. Les A6M2 et les A6M3 prennent le dessus assez facilement en raison de l’expérience de leurs pilotes sur les Hurricanes, les Wildcats et les Spitfires Vb. Les dégâts sur les pistes causés par les Bettys sont insuffisants. Il faut faire appel à des Helens pour « alourdir » la charge en bombes délivrées sur Rockhampton.
5 patrouilleurs modernes sont les victimes collatérales de ces raids.
Pour soulager Townsville les Japonais font roquer des troupes. Une opération para sur Cooktown permet de préparer la voie à un débarquement d’unités de marines, d’une brigade de l’armée et d’un bataillon de chars. Après 3 jours de combat la base de Cooktown tombe. Les Japonais foncent sur le sud. La retraite des Australiens battus à Coen est coupée.
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Centre Pacifique :
Aucune activité notable mis à part la perte du sous marin américain Nautilus provoquée par 6 destroyers japonais au large de Tarawa.
Chine :
Les sièges de Changsa et de Sian se prolongent avec des échanges d’artillerie.
Les raids nippons sur Chungking provoquent des pertes importantes dans l’armée de l’air chinoise.
Birmanie :
Raids aériens nocturnes britanniques sur Mandalay et Rangoon.
Batailles occasionnelles entre chasseurs.
Bilan des opérations :
Terrestre :
Les Alliés ont perdu plus de 2300 points d’unités terrestres contre 399 du coté japonais.
Avions :
Les Japonais ont déjà perdu en 5 mois de guerre 2800 avions. Les Alliés ont perdu 1000 avions de plus. Les 3 modèles de chasseurs très sollicités Zéros A6M2 et Zéros A6M3 et les Oscars ont perdu plus de 1000 appareils. Les Alliés disposant de nombreux modèles répartissent d’avantage leurs pertes. En à peine un mois de combat le Spitfire Vb a perdu 120 machines.
Les Tojos et les Tonys, mis en service en août, ont remporté des victoires écrasantes contre les Hurricanes, Kittyhawk et Mohawk.
Les unités de bombardements alliées ont subi de très lourdes pertes ce qui explique le recours aux bombardements nocturnes moins coûteux.
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Navires :
La marine de surface japonaise est pratiquement intacte avec des pertes très légères. Le plan de construction navale a largement remplacé les navires disparus, principalement pendant les opérations amphibies. La flotte sous marine a par contre terriblement souffert avec 17 sous marins perdus.
Les Alliés ont perdu 3 CV, 4 BB, 3 CA, 2CL, 6 DD, 2DMS et 3 DM.
Leur flotte auxiliaire a perdu 2 AS qui se sont sabordés lors des captures de Darwin et Townsville, 9 patrouilleurs, 15 dragueurs de mines. Les vedettes lance torpilles alliées, victimes des méthodes japonaises de strafing, ont perdu 26 des leurs.
La flotte de commerce alliée a perdu 2 paquebots, 4 pétroliers et 49 cargos.
13 sous marins alliés, dont la moitié sont des nouveaux modèles, ont péri sous les grenades japonaises.
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Ce 29 septembre 1942 avait commencé comme un jour ordinaire avec les bombardements nocturnes de la Royal Air Force britannique sur Mandalay et des aviations australiennes et américaines sur Townsville.
Au large de Tarawa le groupe de chasse anti sous marine, déjà responsable de la destruction du Nautilus avec ses 6 destroyers modernes, grenade sans relâche pendant de longues heures le sous marin Triton. Les marins japonais ont vu distinctement d’énormes flaques d’huile noirâtre remonter à la surface. 2 coups directs ont été placés sur ce sous marin plus une dizaine de coups rapprochés qui ont du infliger des dégâts supplémentaires.
Dans le lagon de l’île Baker, servant de mouillage, les Japonais ont lâché des mines. Une vedette lance torpilles a heurté l’un de ces engins et a sombré immédiatement sans laisser de trace.
Un dragueur de mines, le Kingfisher, tente de se débarrasser de ces engins. Les reconnaissances aériennes japonaises signalent le Kingfisher comme très endommagé. Aurait-il heurté lui-même une mine ?
Dans la matinée l’alerte retentit sur Rockhampton mais il est trop tard. Les bombardiers de retour de leur raid nocturne sur Townsville sont à l’entretien ou en réapprovisionnement.
La chasse alliée a été laminée les jours précédents par de féroces combats aériens avec les Japonais. Il n’y a aucune opposition pour les 161 Helens, les 21 Sallys et les 46 Bettys. L’escorte de 65 Zéros n’a pas à intervenir. Les Japonais ont fait converger sur le théâtre australien la crème des escadrilles de bombardements de l’Empire. Les équipages ont tous une expérience dépassant les 80. L’une des escadrilles qui escorte les bombardiers a inscrit à son palmarès 140 avions alliés.
Au sol c’est l’apocalypse. On dénombre sur les pistes 128 trous. 85 avions sont détruits au sol dont une quarantaine de B25 Mitchell mais aussi des Liberators, des B17, des Wildcats, et des hydravions Catalinas et Sunderland.
Dans les parages de Cockstown 3000 rampants de l’aviation néo zélandaise capitulent. Chassés de la base de Coën, la plus au nord des bases australiennes, ils ont été victimes d’une opération para. Chassés de Coën, talonnés par les paras japonais, ils ont tenté de rejoindre Cockstown. Parvenus à destination ils découvrent que le port a été saisi par les Japonais 48 heures auparavant par un débarquement.
A Townsville c’est le statu quo avec échange de tirs d’artillerie
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La campagne est arrivée au 15 octobre 1942. (Tour 166)
Guerre sur mer :
Aucun événement notable, ces deux dernières semaines, mis à part la guerre sous marine :
Les Japonais enregistrent le chavirage de 2 sous marins américains de la classe S, un vieux modèle. Les submersibles ont tenté d’intercepter les convois japonais se dirigeant sur l’Australie mais ont succombé sous les grenades des escorteurs japonais ou victimes de l’aéronavale. En effet les Japonais pour sécuriser leur ligne de convois entre la Nouvelle-Guinée et l’Australie maintiennent en permanence plusieurs escadres aéronavales en mer de Corail.
En revanche les sous marins britanniques ont torpillé dans le détroit de Malacca 2 transports Maru. Un sous marin japonais de la classe RO coule, victime d’escorteurs, au large de Colombo dans l’Océan Indien.
Chine :
Sur terre, après un siège de 2 mois, les Japonais s’emparent de Changsa. Une armée de 250 000 Japonais a réussi à repousser 100 000 Chinois solidement retranchés. Des bombardements quotidiens de l’artillerie et de l’aviation japonaise, dont plusieurs escadrilles de jeunes pilotes venus ici s’aguerrir, et 3 assauts échelonnés sur 6 jours sont venus à bout des fortifications de niveau 9. La préparation des unités et des états-majors avait atteint le niveau 100 ce qui a permis d’améliorer considérablement le rapport de force.
L’important centre industriel de Changsa n’est plus qu’un champ de ruines. Il est peu probable que les Japonais tentent de reconstruire les énormes usines qui approvisionnaient l’armée chinoise.
En Chine, une autre bataille se déroule à un rythme ralenti à Sian.
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Inde :
Les actions se limitent à des raids nocturnes britanniques sur Mandalay auxquels les Japonais répliquent par des raids diurnes sur Imphal.
Australie :
Les Alliés tiennent toujours leurs positions à Townsville malgré une situation très difficile. L’escadre qui bombarde les australo-américains a été renforcée avec 2 cuirassés supplémentaires et 3 croiseurs lourds. Les navires japonais causent environ 500 victimes/jour dans les rangs alliés, auxquelles il faut ajouter les bombardements de l’aviation (200 victimes/jour) plus les effets de l’artillerie (200 pertes supplémentaires).
L’aviation australienne s’est repliée sur Brisbane après la mise hors service des bases de Rockhampton par les Helens et Sallys. La base de Cloncurry a du aussi être abandonnée, victime des Bettys.
Les raids nocturnes australiens partent désormais de Brisbane. Ils sont réalisés avec des Mitchells ou des Marauders et tentent de perturber les bases japonaises de Townsville. La DCA considérablement renforcée contribue à rendre ces bombardements à peu près inopérants.
La ville de Cairns est tombée dans les mains japonaises le 13 octobre par une action combinée des chars et des paras.
Les unités australiennes, essentiellement du personnel de l’aviation, tentent de se replier en utilisant la route Townsville-Cairns mais leur ligne de retraite est coupée.
Cairns, après avoir subi plusieurs bombardements navals et aériens, est détruite. Le port miné a été nettoyé par les dragueurs japonais. Les Japonais s’emparent d’importants stocks de carburants et d’approvisionnement.
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Centre Pacifique :
Aucun événement significatif hormis les actions de destroyers japonais chassant les sous marins.
Sud Pacifique :
Les bombardements quotidiens de Ndeni avec des Mitchels ont été brutalement interrompus avec l’arrivée sur l’atoll d’hydravions Rufe. L’emploi de ces appareils correspond à la situation. Les pistes d’atterrissage sont dévastées par les bombardements. Par contre les hydravions restent opérationnels. 4 Mitchels ont été abattus. Les raids ont cessé.
16 octobre 1942
Australie :
Après la chute de Cocktown, puis de Cairns la situation a brutalement évolué en Australie. Les troupes japonaises (2 bataillons de chars, 2 brigades, des troupes paras, plusieurs régiments et bataillons de la marine) ayant capturé les 2 bastions australiens ont repoussé les Aussies sans ménagement dans la jungle. Sans attendre, les renforts japonais dévalent sur Townsville. L’état des routes à partir de Cairns, bien meilleur que dans le nord du Queensland, favorise les déplacements de troupes.
Le rapport de force en faveur des Japonais menaçant d’être écrasant, les Australiens, en état d’infériorité numérique et matériel bien qu’appuyés par une division américaine et des RCT, évacuent Charters Towers puis Townsville. Charters Towers occupé brièvement par les Japonais en septembre 42 est repris immédiatement par un bataillon de paras largué sur la ville.
Les Japonais, s’étant aperçu, peut être un peu tard, des opérations d’évacuation de Townsville par les Alliés lancent le 16 octobre une shock attack qui tombent dans le vide ! Plus un seul soldat allié n’est présent à Townsville.
Cette évacuation, succédant à une guerre de siège et de tranchées de 2 mois, redonne à la guerre de mouvement un nouveau souffle.
Comme cadeau de départ les Alliés envoient 72 Liberators bombarder Townsville. C’est le premier raid important depuis longtemps dans cette région. Craignant la chasse japonaise, les bombardiers alliés ont pris l’habitude de voler de nuit. Pour obtenir des résultats les bombardements de nuit doivent être effectués à basse altitude. (3 à 5000 pieds). C’est sans compter sur la DCA. Plusieurs régiments de flak protègent les bases de Townsville. Les bombardiers alliés reviennent sur Brisbane criblés d’éclats moins quelques uns abattus par les canons de DCA.
La base aérienne australienne de Rockhampton avait été mise hors service le 29 septembre 1942. Les reconnaissances japonaises indiquent que les Australiens viennent de réoccuper la base avec une centaine de chasseurs.
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Inde Birmanie :
Les typhons, pluies diluviennes, ouragans balaient la région 4 jours sur 7. Les avions tentent de voler pendant les éclaircies.
Les Japonais répliquent aux bombardements nocturnes de Mandalay en harcelant les bases de Dimapur, Kohima, Imphal. Un raid sur Chittagong le 17 octobre menés avec des Tonys abat 15 chasseurs alliés : 8 Spitfire II, 4 Mohawk, 3 Warhawk. 5 Japonais ne rentrent pas.
Guerre sur mer :
Les Japonais ont procédé au sabordage d’un cargo torpillé dans le détroit de Malacca et irrécupérable et d’un dragueur de mines, victime de l’artillerie côtière lors des débarquements de Townsville, dont il était impossible d’obturer les voies d’eau.
Par ailleurs un cargo a été torpillé au large des côtes de l’Indochine. C’est la 1re fois depuis 2 mois que les sous marins britanniques ou hollandais reviennent dans le secteur.
Attention !
Cet AAR n’est pas accessible à Jeca.
17, 18, 19 et 20 octobre 1942
La guerre aérienne s’est rallumée en Birmanie et en Australie, les 2 fronts chauds du moment alors que le front chinois après la prise de Changsa est plutôt en veilleuse.
Guerre sous marine:
Dans la nuit du 17 octobre 2 groupes de chasse anti sous marines tentent sans succès de s’attaquer aux sous marins Silversides et Narwhal. Le Silversides tente de se faufiler entre les îles de l’archipel des Marshalls, alors que le Narwhal patrouille au large de l’Australie.
La nuit suivante le Silversides, pisté toute la journée par des hydravions, est attaqué par 6 destroyers. 7 grenades touchent le sous marin dont 2 sont des coups directs. Des remontées d’huile indiquent que le submersible est très gravement touché mais rien ne permet d’affirmer qu’il a coulé.
Pendant cette même nuit du 18 octobre le sous marin hollandais KXII succombe sous les coups de vieux destroyers (APD) reconvertis en plates-formes lance grenades dans le détroit de Malacca. Les Japonais viennent juste de renforcer dans ce secteur les moyens de lutte anti sous marine après le torpillage d’un cargo au large de Kuala Lumpur quelques jours auparavant.
Le 18 octobre également le sous marin O 23 échappe aux grenades. Il tente de torpiller le pétrolier Mitu Maru sur la route Nouvelle-Guinée Australie mais la très forte escorte le force à plonger.
Le 19 octobre le sous marin Gato venge l’honneur des sous mariniers alliés en coulant le patrouilleur Kyo Maru avec une seule torpille au large de Truk. Pendant cette même nuit le sous marin Grouper tente d’attaquer un convoi de cargos au large de l’Australie mais l’escorte l’endommage légèrement.
La nuit suivante un groupe de dragueurs de mines rapides attaque le sous marin Drum dans les mêmes parages. Le submersible est légèrement endommagé.
Le 20 octobre, au large de Suva, le sous marin I-175 exécute avec une seule torpille le patrouilleur américain SC 518. Le SC 519, faisant partie de la même patrouille n’arrive pas à localiser le coupable.
Au large des côtes de l’Indochine deux sous marins alliés ont été repérés depuis plusieurs jours par des patrouilles aériennes. Un groupe de chasse venant d’arriver sur zone se fait surprendre par le submersible hollandais KXV. Le chasseur n°1 est torpillé et coule immédiatement. Les 5 autres chasseurs s’acharnent sur le hollandais. 2 coups directs ont été observés.
Birmanie:
Le raid nocturne habituel sur Mandalay est effectué pour la 1ere fois avec des bombardiers B 17 accompagnés par les sempiternels Blenheim, Wellington, Mitchell et quelques bombardiers chinois.
Les chasseurs de nuit Nick en 3 mois n’ont réussi à abattre que 7 bombardiers, faute de moyens de détection nocturne suffisants.
Dans la journée, malgré le très mauvais temps qui sévit sans arrêt sur cette région d’Asie, les chasseurs japonais stationnés en Birmanie lancent des opérations de nettoyage sur les bases de Kohima et Dimapur. Les chasseurs britanniques fuient le combat. Le bilan est maigre avec un Morhawk et 2 Hurricanes abattus.
Le 19 octobre un raid japonais sur la base de Chittagong ne se déroule pas comme envisagé. Le raid a été annulé à plusieurs reprises en raison du mauvais temps. Les chasseurs Tojos et Tonys, à plus faible rayon d’action, stationnés à Magwe, devaient lancer un raid de balayage. Ensuite, seulement, les bombardiers Sallys et Helens partis de Rangoon escortés par des Zéros devaient arriver sur Chittagong pour raser les installations et écraser les avions restés à terre. C’est la séquence inverse qui se produit.
Les bombardiers arrivent d’abord sur la base. Ils sont 140 escortés par 50 Zéros. Ils sont attendus par environ 90 chasseurs Hurricane, Warhawk, Spitfire et Buffalos.
Les combats sont terribles.
Les Japonais déplorent la perte de 33 Zéros. 2 as japonais avec respectivement 14 et 12 victoires homologuées sont tués. 9 Helens et 15 Sallys ne rentrent pas. Le raid de balayage censé ouvrir la route des bombardiers arrive mais c’est un peu tard. 70 Tonys et Tojos tombent sur ce qui reste des chasseurs britanniques et les détruisent. 5 Tojos et 4 Tonys sont abattus. A l’issue de cette journée les Britanniques perdent la totalité des chasseurs qu’ils ont engagés soient 90 appareils.
Le lendemain, pour la 1ere fois depuis des mois, les Britanniques lancent leurs bombardiers en plein jour. La base de Magwe, repère de chasseurs est visée par 38 Mitchells. 12 Tonys du 65eme Sentai les attendent. 1 bombardier est abattu, 10 sont endommagés, 3 Tojos sont détruits au sol.
Le raid sur Myitkyina est plus important. 132 bombardiers se présentent auxquels ne peuvent s’opposer que 13 Tonys. Malgré cette infériorité les pilotes du 144eme Sentai abattent 12 bombardiers sans perdre un seul appareil. Le 144eme Sentai est un groupe qui a été instruit en Chine sur Nates. Envoyé ensuite en Birmanie cette escadrille a passé quelque temps à Magwe pour bombarder Akyab. Jugeant son niveau d’instruction suffisant le groupe est envoyé à Hong Kong pour fusionner avec une escadrille d’Oscar réduite par les combats en Chine. Le nouveau 144eme Sentai reçoit alors des Tonys et est renvoyé sur le front birman, d’abord à Rangoon, puis sur la base avancée de Myitkyina. Le 20 octobre cette escadrille reçoit le baptême du feu avec un comportement qui récompense des mois d’efforts et d’entraînement.
Les Britanniques relancent leur campagne de bombardement diurne sur la Birmanie.
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Chine:
Après la chute de Changsa, le calme est revenu. Seul le siège de Sian, mené au ralenti, attire l’attention des états-majors. L’aviation japonaise a redéployé des escadrilles refondues avec des néophytes. Les pilotes novices sont encadrés par 2 ou 3 durs à cuir ayant plusieurs victoires homologuées. Sous cette férule le bombardement d’unités chinoises ou d’installation permet d’acquérir les réflexes indispensables pour mener victorieusement les futurs combats.
Par exemple en un mois le 29eme Sendai en bombardant quotidiennement Sian a gagné 7 points d’expérience. Mais l’entraînement de certains pilotes laisse encore à désirer dans ce groupe.
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Les reconnaissances signalent des mouvements de troupes au nord de Canton. Une division, la 104eme, appuyée par le 3eme régiment d’artillerie de montagne appartenant à la 12eme armée, bloque l’avance de 5 corps chinois.
Australie:
Le 17 octobre, Rockhampton fait encore l’objet d’un raid massif mais la base a été évacuée. Seuls 4 Wildcats accidentés sont détruits. Les dégâts sur les pistes et les installations sont considérables.
Les Australiens ripostent à partir de Brisbane en lançant un raid de 37 Liberators sur des pétroliers en train de décharger dans le port de Townsville. 19 Tonys chargés de protéger l’espace aérien abattent 7 bombardiers et en endommagent 9. Les pétroliers sont intacts.
Les reconnaissances japonaises signalent que les Australiens viennent d’évacuer la base de Cloncurry. Une opération para permet le 18 octobre de s’emparer sans combat de ce centre minier l’un des plus importants du pays.
Parties de Charters Towers des colonnes de chars se dirigent à vive allure sur Cloncurry. Le choc avec les troupes australiennes en retraite tentant de gagner Rockhampton parait inévitable.
Les troupes australiennes isolées dans la jungle font l’objet de bombardements réalisés avec une escadrille de Oscars reconstitués avec de jeunes pilotes.
Dès le 17 octobre une centaine de navires de guerre japonais se dirigent vers Rockhampton.
L’objectif est de raser la base avec les croiseurs lourds et les cuirassés. Plusieurs escadres de porte-avions accompagnent les escadres de combat. L’avant veille 8 vedettes lance torpilles ont été repérées à Rockhampton. Connaissant la nuisibilité de ces petits navires l’amiral Nagumo ne veut pas risquer la perte de destroyers ou le torpillage de croiseurs voire de cuirassés très loin des bases japonaises. L’aviation est missionnée pour strafer à très basse altitude les PT. Pour des raisons mal élucidées les chasseurs ne décollent pas.
Le 18 octobre aucun raid ne décolle non plus, pour des raisons climatiques, semble-t-il.
Le 19 octobre les rares navires équipés de radars donnent l’alerte. Partis de Brisbane, 170 Liberators et 54 Mitchells se présentent sur les escadres japonaises. ¨Pour les Japonais c’est un choc. Les bombardiers alliés avaient été décimés le 29 septembre à Rockhampton. En moins d’un mois les Alliés ont été capables de reconstituer leurs escadrilles et mettent en ligne encore plus d’avions que le mois précédent.
Le raid tente de s’en prendre aux porte avions Hiyo et Junyo. 130 Zéros protègent la flotte. Ils abattent 54 Liberators et 17 Mitchells. 10 Zéros sont perdus et 65 endommagés. Seuls quelques bombardiers parviennent à franchir l’écran de chasseurs mais la DCA est monstrueuse. Aucune bombe ne touche les navires.
Dans l’après midi un nouveau raid se présente moins puissant, mais avec, malgré tout, 76 bombardiers. 5 Liberators sont abattus. Les autres rebroussent chemin avec des équipages au moral en berne, découragés par les pertes de la matinée Le porte avions léger Ryujo était la cible du raid.
Les pertes aériennes pendant la journée du 19 octobre sont les plus élevées de la guerre.
198 avions alliés ont disparu contre 86 japonais. Les Liberators essuient les pertes les plus lourdes avec 75 appareils abattus ou perdus en mer.
Le 20 octobre les Alliés relancent leur offensive. 80 bombardiers se présentent sur la flotte japonaise. 110 chasseurs les attendent. Les quelques radars de la flotte ont donné l’alerte.
Les combats sont à nouveau très meurtriers. Les Zéros abattent assez facilement les bombardiers Boston mais ont plus de mal avec les Liberators.
43 bombardiers sont abattus contre 5 Zéros. La cible, le cuirassé Kirishima, abat un avion avec sa DCA.
Dans l’après midi un nouveau raid attaque le cuirassé Haruna mais sur 35 bombardiers, 5 sont abattus, 3 réussissent à passer mais manquent le cuirassé.
Le 20 octobre les Japonais perdent 20 avions, contre 74 pour les Alliés.
Avec de telles pertes les Japonais puisent dans leurs stocks d’avions pour reconstituer leurs escadrilles. Les chaînes de montage de Zéros arrêtées le mois dernier sont relancées.
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Pendant ce temps les Japonais qui ont conquis en totalité le nord de l’Australie mettent en coupe réglée le pays. L’ensemble des ressources saisies, essentiellement minières, sont chargées sur des navires et expédiées au Japon.
La flotte combinée avance sur Rockhampton.
Les Alliés engagent la totalité de leurs moyens de bombardement aérien.
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L’économie japonaise :
Grâce au Witptracker il est désormais possible de piloter très finement l’économie japonaise et de repérer immédiatement les ruptures d’approvisionnement en ressource, pétrole ou supply.
Le tableau donne un seul coup d’œil la ventilation de l’utilisation des points HI.
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L’industrie japonaise pour faire tourner sa production de guerre consacre 1596 points d’industrie lourde à son industrie aéronautique et 3762 à son industrie d’armement.
La marine se taille la part du lion avec 6522 points HI utilisés.
La production totale en HI est de 13896 points ce qui laisse un excédent qui pour le moment est stocké. Quotidiennement il faut 13896 points de pétrole et de ressources pour faire tourner l’industrie lourde. La production totale de pétrole contrôlée par le Japon est de 16500 points ce qui laisse aussi un excédent. La production de ressources est de 19767 points ce qui est largement excédentaire. Pour le Japon le problème est non seulement de produire le pétrole et les ressources mais aussi de les acheminer vers les centres industriels. Le centre de production principal de pétrole est Palembang d’où part en moyenne un pétrolier tous les 2 ou 3 jours. Mais ce centre n’est pas suffisant. Les 2 centres de Bornéo sont aussi très sollicités. En outre régulièrement un pétrolier est envoyé dans chaque centre secondaire pour charger sa production mensuelle.
La flotte de pétroliers est sollicitée en totalité avec également la charge d’alimenter en mazout la flotte combinée. Une flotte de cargos est aussi utilisée pour convoyer du mazout dans les bases secondaires car les pétroliers ne peuvent faire face à toutes les demandes.
Devant la pénurie de pétroliers les chantiers navals de la marine marchande tournent à plein régime pour produire le plus vite possible 7 de ces navires sortiront des chantiers dans les 2 mois à venir.
Sont prioritaires aussi les MLE (pour le moment 2 seulement sont disponibles et 4 sont en production) et quelques AR supplémentaires. Le plan de production de nouveaux AK et AP a été suspendu.
En octobre les chantiers de la marine marchande ont mis en service un PA d’escorte à partir d’une coque de paquebot : le Chuyo avec une capacité de 30 avions est équipé d’un radar.
Les chantiers de la marine de guerre ont fait d’énormes efforts en octobre avec la mise en service de 4 destroyers ultra modernes dont 2 équipés de radar, d’un croiseur léger, l’Agano, et du cuirassé géant Mushashi. La libération de la capacité des chantiers a permis d’accélérer la construction de 2 gros porte-avions (Taiho et Unryu) qui ne seront pas mis en service avant 16 ou 18 mois et la relance du programme de construction de sous marins.
Les chantiers de réparation ont modernisé en octobre une douzaine de destroyers, 3 cuirassés, une demi-douzaine de croiseurs et 3 porte-avions. Les gros navires ont été dotés d’une DCA renforcée et d’un radar. Devant ces urgences les chantiers ont délaissé la remise en service d’une dizaine de sous marins tous plus ou moins gravement endommagés. Une trentaine de navires de transport sont hors service. Ils sont aussi réparés lentement dans des grandes bases non équipées de forme de radoub.
Ds ce mod comme en 155, la prod de 4E US est très importante dès mi 42. Il faut faire attention.
J'ai jamais remarqué que la DCA japonaise était "monstrueuse": tu as un truc?
Ds ce mod comme en 155, la prod de 4E US est très importante dès mi 42. Il faut faire attention.
J'ai jamais remarqué que la DCA japonaise était "monstrueuse": tu as un truc?
En terme de résultats si tu regardes le tableau des pertes aériennes la DCA des navires n'a obtenu que la perte de 2 avions pour une journée de raid.
Toutefois la DCA des navires a endommagé beaucoup d'avions contribuant à ce que les bombes soient lâchées à coté et manquent leur cible.
Je n'ai pas de truc particulier mais dans une escadre de PA je prends soin d'incorporer un cuirassé rapide, et 2 à 3 croiseurs lourds parfois 4, pour doper la DCA. Les PA en opération au large de l'Australie ont tous subi une refonte entre juillet et août 42 qui a aussi renforcé leur DCA.
Pour faire cesser les raids nocturnes sur Townsville, qui étaient une vrai nuisance, j'ai amené 4 groupes de DCA. Comme les bombardiers alliés volaient entre 3 à 5000 pieds 2 à 3 bombardiers étaient abattus à chaque raid plus une quinzaine d'avions endommagés sur une trentaine d'appareils au total. Les raids ont vite cessé.
21 au 27 octobre 1942
Guerre sous marine:
Le 21 octobre, le Thresher est attaqué par 6 destroyers au large de Tokyo. Les 6 destroyers venaient de sortir des arsenaux, soit après une refonte les ayant doté de lance grenades et d’une DCA plus performants, soit des chantiers de construction navale. Dans ce dernier cas il s’agit de deux navires neufs dont un équipé de radar, exerçant leur première mission. Le Tresher est poursuivi pendant les nuits des 21 et 22 octobre et reçoit 6 grenades dont 2 coups directs. La perte du Tresher n’est cependant pas confirmée. Dans le même secteur le vieux sous marin S 47 est poursuivi par le même groupe les jours suivants avec 3 « near miss »
Le groupe de vieux destroyers (APD) transformés en plate forme lance grenades continue à écumer le détroit de Malacca et coule un 2eme sous marin hollandais: le KXI au large de Kuala Lumpur.
Le sous marin Trigger, surpris par des chasseurs au large de Townsville, puis le jour suivant par des dragueurs de mines, coule après avoir reçu 8 grenades dont 2 le touchant directement.
Le I 154 est endommagé au large de Ceylan par des dragueurs de mines britanniques, le 23 octobre.
Dans le même secteur, le 24 octobre, le I-36 coule avec une torpille le patrouilleur britannique Thyme, faisant partie d’un groupe composite de dragueurs et destroyers, mais doit plonger profondément pour échapper à la destruction. Le lendemain le sous marin refait surface et se dirige à petite vitesse vers un port japonais pour étancher ses voies d’eau et avaries.
Ce même jour le sous marin Grenadier lâche devant Townsville une torpille sur le Shonon Maru, un petit patrouilleur. La proximité du port permet au Shonon d’échapper au naufrage. Dans les mêmes parages l’américain Petro manque un pétrolier.
Le Grenadier est attaqué en retour le 27/10 et reçoit 3 grenades.
Front de Birmanie:
La guerre aérienne a atteint son paroxysme dans le courant de la semaine.
Les bombardements nocturnes britanniques continuent à s’acharner sur Mandalay, en empêchant la base d’abriter les bombardiers Helens et Sallys. En effet les risques de destruction d’avions sur les pistes sont réels si la concentration d’avions sur ces pistes exposées est trop importante.
Plus grave le 21 octobre les indo-britanniques sont aux portes de Myitkyina avec 3 divisions et un régiment d‘artillerie. Une contre attaque de la 33eme division trop hâtivement menée échoue. 6200 soldats de l’Empire sont perdus. Le lendemain les Britanniques n’attaquent pas et ratent une occasion. Ils auraient sans doute chassé les Japonais très affaiblis.
Le 23 octobre c’est trop tard. 2 régiments de tanks ( 1er et 14eme) , une division (55eme), une brigade (23eme) arrivent en renfort.
Derrière l’avant-garde britannique suivent 6 ou 7 divisions par des pistes infâmes. Le choc en novembre parait inévitable.
Pour la 1re fois depuis 3 mois, les Japonais lancent des raids qui atteignent Calcutta pour contrer les bombardements britanniques partant de cette base. Un raid de nettoyage de l’espace aérien commence le 22 octobre avec 67 Tonys. 34 chasseurs britanniques sont abattus mais 23 Tonys ne rentrent pas. L’AVG, décimé en mai et juin dernier, était en cours de reconstitution à Calcutta. 8 P40 B appartenant à cette escadrille sont abattus, réduisant cette formation à quelques avions.
Le 24 octobre 49 Tonys partent de Magwe avec 77 Sallys et Helens. 19 avions japonais ne rentrent pas mais le raid détruit une quarantaine d’avions alliés en l’air ou au sol.
Le 25 octobre les mêmes avions reviennent. Au prix de 16 appareils japonais trente avions alliés sont détruits.
Le raid est complété par l’action de Bettys escortés par des Zéros partis exceptionnellement de Mandalay. Au prix de 3 avions, dont 2 bombardiers, les Alliés perdent 30 avions supplémentaires.
Ces pertes n’empêchent pas les jours suivants les Britanniques de poursuivre leurs raids sur Mandalay. Le nombre de bombardiers y participant est toutefois moins important.
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Front australien et Pacifique Sud:
Les raids de Marauders, pilotés par des novices, essuyaient échec sur échec depuis l’installation d’hydravions chasseurs Rufe sur l’îlot de Ndeni, avant poste très exposé entre Guadalcanal et les Nouvelles Hébrides. Cette période de 2 semaines s’achèvent avec l’utilisation des tout nouveaux chasseurs P38G Lightning. 3 Rufe sont abattus. Le constat est sans appel. Les hydravions sont surclassés. Ils sont retirés du front et remplacés par des A6M3. Le premier Lightning est abattu le jours suivant mais l’escadrille de vétérans envoyée sur Ndeni connaît aussi des pertes. Les Japonais compensent pour le moment l’infériorité de leurs avions par la qualité de leurs pilotes.
Au large de Rockhampton 8 ou 9 vedettes lance torpilles dissuadent les navires japonais d’approcher. Les troupes australo-américaines en retraite venant de Townsville et de Cloncurry se sont arrêtées ici. Plus de 25 000 hommes selon les estimations des reconnaissances japonaises sont regroupés en 25 unités.
Le 21 octobre, un groupe de Kate ayant décollé de PA attaque la PT 81 et l’endommage sévèrement.
Le 23 octobre des Zéros, décollant en rase motte de Townsville, attaquent au canon et à la mitrailleuse 3 vedettes: PT 161, PT 153 et PT 152. Les impacts criblent ces petits navires en les incendiant.
Le 24 octobre les vedettes 156 et 157 sont incendiées par les Vals de l’aéronavale. Les Helens ravagent Rockhampton en causant 600 victimes. Les raids des jours suivant causent 500 victimes supplémentaires.
Le 25 octobre les Helens bombardent le port de Rockhampton et coulent les vedettes 153 et 152. Le raid est complété par les Zéros qui endommagent à nouveau les PT 156,157 et incendie le PT 159.
Après avoir essuyé les attaques des bombardiers alliés les 19 et 20 octobre les PA japonais ont fait demi tour pour revenir à Townsville. Les escadrilles et soutes complétées, les navires repartent le 24 octobre en escortant des centaines de transports. 2 énormes convois regroupant 150 navires plus leurs escortes se dirigent vers le sud, mais les soldats embarqués ne connaissent pas leur destination.
Les bombardiers alliés repèrent cette armada dès le 25 octobre. Commence alors un infernal ballet. Raids après raids les bombardiers alliés viennent se fracasser contre les Zéros de l’aéronavale.
Les 25, 26 et 27 octobre les Alliés perdent 150 bombardiers (Mitchell, B17 et Liberator, Beaufort, Beaufighter ) contre une trentaine de Zéros.
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Les quelques avions qui arrivent à percer l’écran des Zéros échouent devant la DCA.
Dans la nuit du 25 octobre 7 vedettes lance torpilles sortent du port et attaquent au large la grande flotte japonaise. 2 seulement sont intactes.
La nuit avantage les Japonais qui réussissent avec l’escadre de Tanaka
(Cuirassés Nagato, Mutsu, Hyuga, croiseurs lourds Takao, Haguro, Mogami, Suzuya, Kumano et 7 destroyers ) à couler les 7 vedettes.
L’immense escadre japonaise continue sa route vers le sud en dépassant Rockhampton. Brisbane semble visée.
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L’immense escadre japonaise continue sa route vers le sud en dépassant Rockhampton. Brisbane semble visée.
Ou Sydney !
Le suspense va être terrible :sourire:
Attention cet AAR n’est pas accessible à Jeca.
29 octobre au 3 novembre 1942
Le vent de la guerre serait il en train de tourner ?
L’état-major japonais fait grise mine. Les opérations combinées de la marine et de l’armée de terre ne sont pas révélées très fructueuses ces 2 dernières semaines.
Une armada pour Brisbane:
Le 27 octobre une armada quitte Townsville et cingle vers le sud. 2 divisions (Garde impériale et 5eme DI), 2 régiments de chars (1er et 8eme), une brigade d’infanterie (35eme), 2 bataillons de troupes de génie, 1 régiment de troupes de marines ont embarqué sur une cinquantaine de transports. L’escorte compte 4 cuirassés, 9 croiseurs lourds, 10 porte-avions et une myriade d’escorteurs , de dragueurs de mines et de destroyers. 400 avions embarqués sur les porte-avions participent à l’opération.
L’objectif initial de l’expédition est Rockhampton, point de fixation sur la route de Brisbane et Sydney. 4 cuirassés dont le nouveau géant Mushashi, 4 CA, et 4 porte-avions, venant de subir une refonte, partent des Shortlands pour rejoindre la force d’invasion. 200 avions supplémentaires ont embarqué sur cette armada.
Des convois de pétroliers et de cargos suivent à 2 jours d’intervalles pour alimenter l’offensive. Une flotte de 15 transports appareille de Brisbane le 30 octobre pour amener en 2eme échelon la 65eme brigade, un régiment d’artillerie lourde et un régiment de marine.
L’essentiel de la flotte combinée participe à l’opération. Seuls 3 cuirassés, dont le Yamato, sont dans les chantiers au Japon pour réparer leurs avaries ou subir une modernisation. Avec ces 3 navires le programme d’installation de radars et le renforcement de la DCA des cuirassés s’achève.
2 Porte-avions manquent à l’appel. L’Akagi et le Hiryu, gravement endommagés au large de Baker en juin 42, réparent leurs avaries au Japon. (En 5 mois leurs dégâts sont passés de 70 à 20)
La guerre aérienne:
Dès le départ des nuées de bombardiers décollant de Rockhampton harcèlent les convois. Beauforts porteurs de torpilles, B17, Liberators, Mitchells, tentent de crever les écrans dressés par les Zéros embarqués sur les porte-avions. Les CV Junyo et Hiyo, le CVL Shoho font l’objet de raids particulièrement dangereux. La DCA arrive finalement à stopper les quelques avions qui réussissent à crever les écrans de DCA. Pour 3 bombardiers s’écrasant en pleine mer, un Zéro est abattu. Beaucoup de chasseurs japonais atterrissent sur les PA, criblés par les mitrailleuses de tourelle des bombardiers. Un à deux jours de réparation sont nécessaires pour les renvoyer dans la bataille.
Les Japonais ripostent en lançant raids sur raids pour museler les bases aériennes de Rochhampton ce qu’ils obtiennent le 29/10. Les Helens reçoivent exceptionnellement le renfort des Nells pour raser les aérodromes. Les raids se prolongent jusqu’au 30/10. Les avions alliés évacuent la base et se replient sur Brisbane ou Sydney, aidés par le réseau de chemin de fer qui relient ces villes.
Yamato change ses plans:
Les reconnaissances aériennes indiquent que Rockhampton est gardée par 90 000 hommes répartis dans 25 unités. C’est un trop gros morceau pour les forces japonaises.
Yamamoto donne donc l’ordre de contourner Rockhampton et de continuer sur Brisbane moins défendue. L’objectif est de prendre au piège les troupes de Rockhampton en les coupant de leur ligne de ravitaillement
C’est une décision grave de conséquences. En laissant une base dans leur dos les Japonais s’exposeront à de gros ennuis. Yamamoto a évalué la possibilité de débarquer sur Sydney mais les grandes distances sans possibilité de ravitaillement en carburant avec 150 000 hommes entre Townsville et Sydney l’ont fait renoncer. Les troupes ont de plus préparé leur débarquement pour Rockhampton. Elles ne sont pas prêtes pour débarquer à Brisbane.
Les pertes sur les plages seont plus lourdes.
Les convois continuent leur route vers le sud. Les raids partant désormais de Brisbane ne cessent pas et les pertes de Zéros s’accumulent malgré les coupes sombres dans les masses de bombardiers.
La situation devient préoccupante. L’amiral Nagumo renvoie à Townsville plusieurs escadrilles de Vals et Kate pour laisser la place sur les porte-avions à 2 nouvelles escadrilles de Zéros gardées en réserve.
Le 30/10 une escadre de cuirassés et croiseurs lourds déclenche un feu dévastateur sur Brisbane. Une flottille de 8 patrouilleurs et dragueurs de mines néo-zélandais, australiens ainsi qu’un américain sont exécutés en tentant bravement de défendre les approches du port.
Banzaï sur Brisbane:
Le 31/10 la flotte de débarquement se présente devant Brisbane. Une seule vedette lance-torpilles tente une sortie mais est exécutée par l’escadre du Haruna et Mutsu renforcés par 8 croiseurs lourds.
Un nouveau bombardement nocturne détruit une dizaine d’avions et met hors de combat un millier d’hommes. Le débarquement se passe mal. Malgré l’incorporation de 3 croiseurs lourds dans la force amphibie les batteries côtières incendient 8 transports de troupes. Pire le croiseur lourd Chikuma abritant l’amiral commandant la force de débarquement est pris à partie. Il reçoit 13 obus. Le gros croiseur prend feu. 1200 hommes de la 1re vague sont fauchés. La 2eme vague perd 800 hommes.
Les portes avions lancent un raid avec 62 Zéros et 59 Vals sur la base aérienne.
Des Wildcats, Hurricane Kittyhawk et Beaufighter les attendent. 40 avions alliés sont abattus mais les Japonais perdent 12 Zéros. L’escadron de Wildcats perd tous ses appareils soient 17 machines.
Au soir du 31 octobre les Japonais ont débarqué 51 000 hommes.
Le 1er novembre les débarquements continuent mais les batteries côtières de Brisbane ne sont toujours pas muselées. 2 dragueurs de mines coulent. De nouveaux transports criblés d’obus prennent feu.
330 soldats de l’Empereur sont perdus. Un nouveau bombardement des cuirassés n’a aucun effet, les navires sont à cours de munitions. Un convoi rentrant à vide sur Townsville, malgré une très forte escorte, perd un dragueur torpillé par le S 23.
La situation aérienne ne fait qu’empirer. Les Japonais découvrent avec consternation que la base de Rockhampton vient d’être remise en service après seulement 2 jours d’inaction.
33 Liberators en décollent pour attaquer la flotte de débarquement. Ils se heurtent à 54 Zéros qui les taillent en pièces. 10 bombardiers sont abattus. Les autres rebroussent chemin.
Un 2eme raid s’en prend au convoi de navires vides qui rentrent sur Townsville.
http://img515.imageshack.us/img515/460/111142biswj0.jpg (http://imageshack.us)
Des hydravions Walrus entrent en scène et touchent un transport.
Par contre des Boston et des Beaufort V_IX torpillent ou bombardent 4 dragueurs de mines qui sont touchés à mort. Le calvaire du convoi continue. Un navire endommagé et attardé est canonné puis torpillé par le S23