Micke
02/01/2008, 14h54
Y-a-t-il un bon wargame napoléonien sur le marché ?
Niveau tactique:
Ayant beaucoup joué dans le passé à des WG napoléoniens sur carte je n’avais pas trouvé jusque là de simulation informatique intéressante sur cette époque.
Au niveau tactique j’ai tenté de jouer aux napoléoniens de HPS mais sans une pile de « house rules » la simulation part vite dans le n’importe quoi. L’utilisation des tirailleurs en fait partie. L’absence d’accumulation de points de fatigue pendant les marches, et surtout la nuit, me pose problème. L’utilisation de la cavalerie fait l’objet de nombreuses contestations entre les joueurs car normalement une unité d’infanterie ne peut pas entrer au contact d’une unité de cavalerie. C’est dommage car les cartes et les OOB sont bien rendus, l’orientation et le type de formation adoptée par les unités prend une grande importance et est bien simulé.
Niveau stratégique:
Au niveau stratégique et politique « Empire in Arms » devrait s’imposer si les problèmes de jeux par e-mails sont résolus. Pour le moment on peut considérer que la version produite par Matrix début décembre manque de fiabilité pour se lancer dans une partie mobilisant 7 joueurs. Le nombre de fichiers à échanger peut être un handicap, même si une phase ne peut prendre que quelques minutes à jouer. La durée de clôture d’un tour dépendra du joueur le moins réactif. Dans ce domaine on peut craindre le pire.
Espérons que Matrix fasse des efforts pour améliorer cette 1re version qui reste largement une ébauche.
Niveau grand tactique:
Entre Noël et le jour de l’an j’ai testé intensivement la démo des Campagnes de Napoléon produit par Ageod. Ce jeu est plutôt à l’échelle grand tactique comme pouvaient l’être les simulations de Kevin Zucker du genre « Strugle of Nations » Sur la carte apparaissent les corps, mais en cliquant successivement on peut descendre très finement jusqu’à la valeur d’un régiment ou d’un escadron. On peut éclater une division en régiments pour organiser des garnisons ou contrôler une région.
La compétence de plus de 250 généraux, rien que du côté français, est passée au crible d’une dizaine de critères (aptitude au combat bien sûr mais aussi capacité administrative, de pillage !!!, de camouflage, etc) Un général peut être promu ou rétrogradé. Une promotion peut entraîner des jalousies et démotivera un autre général.
Par contre mettre à profit cette information pour vraiment l’exploiter n’est pas possible, vu la brièveté des scénarios proposés, hormis le scénario sur la guerre d’Espagne qui dure 250 tours. AGEOD a promis de publier des scénarios plus longs.
J’ai fini par trouver de l’intérêt et à accrocher à ce jeu et ai donc téléchargé la version complète qui en est à son 2eme patch.
C’est une simulation complexe de type WEGO (l’avenir du wargame!), dont la maîtrise demande des efforts pour bien appréhender tous les mécanismes. Il faut plusieurs parties contre l’IA pour comprendre tous les détails de ce qui se passe sur l’écran. L'IA donne du fil à retordre contre les débutants mais on finit par en découvrir les limites.
Par contre, encore beaucoup plus d’informations n’apparaissent pas clairement et il faut vraiment chercher ce qui a pu se passer. Le compte rendu des batailles est beaucoup trop succinct pour connaître la réalité des événements. .
Par exemple, dans un de mes tests contre l’IA russe, le général Jérôme Bonaparte (très médiocre général) commandant un corps de la grande armée pendant la campagne de Russie se fait surprendre par Bagration. Il m’a fallu 10 bonnes minutes, à la fin du tour, pour comprendre ce qui était arrivé à ce corps qui n’apparaissait plus sur la carte. En fait Jérôme et 2 de ses divisionnaires avaient été blessés. Le corps était parti en déroute et il ne subsistait plus qu’une division amoindrie qui avait fui à toutes jambes, loin du champ de bataille. Mais les détails de cette déroute ne figuraient pas dans le tableau récapitulant le combat. C’est dommage. Une bataille est composée de plusieurs rounds. Aucun détail de ce qui se passe pendant les rounds n’est fourni. Pourtant, pendant la bataille, une masse de paramètres est pris en compte, depuis la cohésion et l’état de fatigue des unités, jusqu’au nombre de boulets contenus dans les fourgons, l’arrivée de renforts, les formations adoptées par les unités etc…
Pour moi, la faiblesse de la simulation réside dans ce manque de détails, qui font le sel d’un wargame.
Par contre le reste est excellemment bien rendu : les raids de cosaques sur les arrières, l’importance des lignes de communication et du ravitaillement, l’influence du climat, l’attrition due aux marches forcées, la maîtrise des régions au niveau militaire mais aussi politique, la guérilla en Espagne. (les provinces soit disant pacifiées qui se révoltent, les victoires militaires qui ne servent à rien contre des milices ressurgissant sans arrêt, l’arrivée des Anglais)
La guerre sur mer est aussi très bien simulée.
Pour ceux qui aiment l’époque napoléonienne et la complexité, ce jeu est intéressant.
Je recherche un candidat pour faire un PBEM.
Niveau tactique:
Ayant beaucoup joué dans le passé à des WG napoléoniens sur carte je n’avais pas trouvé jusque là de simulation informatique intéressante sur cette époque.
Au niveau tactique j’ai tenté de jouer aux napoléoniens de HPS mais sans une pile de « house rules » la simulation part vite dans le n’importe quoi. L’utilisation des tirailleurs en fait partie. L’absence d’accumulation de points de fatigue pendant les marches, et surtout la nuit, me pose problème. L’utilisation de la cavalerie fait l’objet de nombreuses contestations entre les joueurs car normalement une unité d’infanterie ne peut pas entrer au contact d’une unité de cavalerie. C’est dommage car les cartes et les OOB sont bien rendus, l’orientation et le type de formation adoptée par les unités prend une grande importance et est bien simulé.
Niveau stratégique:
Au niveau stratégique et politique « Empire in Arms » devrait s’imposer si les problèmes de jeux par e-mails sont résolus. Pour le moment on peut considérer que la version produite par Matrix début décembre manque de fiabilité pour se lancer dans une partie mobilisant 7 joueurs. Le nombre de fichiers à échanger peut être un handicap, même si une phase ne peut prendre que quelques minutes à jouer. La durée de clôture d’un tour dépendra du joueur le moins réactif. Dans ce domaine on peut craindre le pire.
Espérons que Matrix fasse des efforts pour améliorer cette 1re version qui reste largement une ébauche.
Niveau grand tactique:
Entre Noël et le jour de l’an j’ai testé intensivement la démo des Campagnes de Napoléon produit par Ageod. Ce jeu est plutôt à l’échelle grand tactique comme pouvaient l’être les simulations de Kevin Zucker du genre « Strugle of Nations » Sur la carte apparaissent les corps, mais en cliquant successivement on peut descendre très finement jusqu’à la valeur d’un régiment ou d’un escadron. On peut éclater une division en régiments pour organiser des garnisons ou contrôler une région.
La compétence de plus de 250 généraux, rien que du côté français, est passée au crible d’une dizaine de critères (aptitude au combat bien sûr mais aussi capacité administrative, de pillage !!!, de camouflage, etc) Un général peut être promu ou rétrogradé. Une promotion peut entraîner des jalousies et démotivera un autre général.
Par contre mettre à profit cette information pour vraiment l’exploiter n’est pas possible, vu la brièveté des scénarios proposés, hormis le scénario sur la guerre d’Espagne qui dure 250 tours. AGEOD a promis de publier des scénarios plus longs.
J’ai fini par trouver de l’intérêt et à accrocher à ce jeu et ai donc téléchargé la version complète qui en est à son 2eme patch.
C’est une simulation complexe de type WEGO (l’avenir du wargame!), dont la maîtrise demande des efforts pour bien appréhender tous les mécanismes. Il faut plusieurs parties contre l’IA pour comprendre tous les détails de ce qui se passe sur l’écran. L'IA donne du fil à retordre contre les débutants mais on finit par en découvrir les limites.
Par contre, encore beaucoup plus d’informations n’apparaissent pas clairement et il faut vraiment chercher ce qui a pu se passer. Le compte rendu des batailles est beaucoup trop succinct pour connaître la réalité des événements. .
Par exemple, dans un de mes tests contre l’IA russe, le général Jérôme Bonaparte (très médiocre général) commandant un corps de la grande armée pendant la campagne de Russie se fait surprendre par Bagration. Il m’a fallu 10 bonnes minutes, à la fin du tour, pour comprendre ce qui était arrivé à ce corps qui n’apparaissait plus sur la carte. En fait Jérôme et 2 de ses divisionnaires avaient été blessés. Le corps était parti en déroute et il ne subsistait plus qu’une division amoindrie qui avait fui à toutes jambes, loin du champ de bataille. Mais les détails de cette déroute ne figuraient pas dans le tableau récapitulant le combat. C’est dommage. Une bataille est composée de plusieurs rounds. Aucun détail de ce qui se passe pendant les rounds n’est fourni. Pourtant, pendant la bataille, une masse de paramètres est pris en compte, depuis la cohésion et l’état de fatigue des unités, jusqu’au nombre de boulets contenus dans les fourgons, l’arrivée de renforts, les formations adoptées par les unités etc…
Pour moi, la faiblesse de la simulation réside dans ce manque de détails, qui font le sel d’un wargame.
Par contre le reste est excellemment bien rendu : les raids de cosaques sur les arrières, l’importance des lignes de communication et du ravitaillement, l’influence du climat, l’attrition due aux marches forcées, la maîtrise des régions au niveau militaire mais aussi politique, la guérilla en Espagne. (les provinces soit disant pacifiées qui se révoltent, les victoires militaires qui ne servent à rien contre des milices ressurgissant sans arrêt, l’arrivée des Anglais)
La guerre sur mer est aussi très bien simulée.
Pour ceux qui aiment l’époque napoléonienne et la complexité, ce jeu est intéressant.
Je recherche un candidat pour faire un PBEM.