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Voir la version complète : Réparation et entretien des avions: l’intendance suivra !



Micke
09/04/2010, 21h43
Un avion est exposé à subir des dommages pendant les combats aériens. Le fonctionnement d’un avion provoque aussi sur la machine une usure du moteur, des ailes, train d’atterrissage etc…, usure d’autant plus importante que la base sur laquelle cet avion est stationné manque d’infrastructures. L’appareil gagne des points de fatigue à chaque mission. Lorsqu’un certain niveau est atteint l’avion est immobilisé pour une révision et un entretien. Un message apparait alors dans le rapport opérationnel.
La fatigue peut diminuer si périodiquement les escadrilles sont mises au repos. Pendant cette inaction les mécanos peuvent effectuer quelques réparations.
 
Faire voler ses avions à AE est parfois très compliqué. Certains appareils passent la plupart du temps au sol pour des réparations ou des travaux de maintenance qui n’en finissent pas.
Avoir des avions en bon état dans les conditions de la guerre du Pacifique relevait souvent de l’exploit.

Le service rating:

AE a introduit une notion essentielle dans les caractéristiques d’un avion: le «service rating» ce qui pourrait se traduire par «degré de complexité de la maintenance et des réparations ».
Le « service rating» est un simple chiffre qui affecte aléatoirement le temps requis pour remettre en état un avion autour d’une valeur moyenne de 3 jours si on prend en compte tous les modèles. La vitesse de réparation d’un avion est également affectée par le niveau de soutien de la base (Aviation support ou AV), son niveau de fatigue, son moral, son expérience le niveau de ravitaillement et le niveau de dégâts de l’airfield service fourni par la base.
Les QG aériens fournissent un niveau important de AV. Dans le camp japonais ce sont des unités très importantes.
Les chasseurs japonais Oscars, Tojos et Zéros étaient des appareils de conception simple alors que leurs adversaires alliés étaient plus complexes. A l’inverse les Alliés opéraient sur des bases mieux équipées avec du personnel au sol mieux qualifié.
Le niveau 1 indique un appareil facile à entretenir et à réviser. Il s’agit de monomoteurs équipés d’un moteur radial (ou en étoile) simple de conception. Les bimoteurs équipés des mêmes moteurs ont un service rating de 2 et ainsi de suite.
Les avions équipés de moteurs avec cylindres en ligne sont plus complexes. Leur service rating est de 2, de 3 pour un bimoteur comme le P 38.
Les avions réputés difficiles pour leur entretien ont encore +1. Ainsi les Tonys ont 3, les premiers B29 ont 5 etc…
Les hydravions quadrimoteurs s’ils volent tous les jours sur de longues distances peuvent absorber de nombreux points de fatigue mais une fois immobilisé, pas moins de 10 à 15 jours seront nécessaires pour les remettre en état.
Les bombardiers quadrimoteurs américains sont aussi très longs à réparer.
A service équivalent un avion avec service rating de 2 demande 2 fois de temps pour être réparé qu’un avion ayant un service rating de 1.

http://img35.imageshack.us/img35/6051/usurev.png (http://img35.imageshack.us/i/usurev.png/)



L’importance des services au sol:

Dans une bataille d’usure le camp qui prendra l’avantage est le camp qui sera capable de remettre en service rapidement ses avions. Les avions ayant un service rating de 1 peuvent être remis en service pendant la nuit alors que des avions demandant 2 ou 3 jours d’entretien peuvent être surpris et détruits au sol par des raids. La réparation d’avions complexes sur des bases bombardées est pratiquement stoppée tant que les dégâts ne sont pas réparés et si la base manque de soutien aérien.
Le délai de remise en service d’avions après un upgrade ou un transport par bateau ou chemin de fer est aussi plus long pour des avions avec un service rating élevé.
(A noter que les Alliés disposent de navires spéciaux les AKV qui permettent de transporter des avions sans les démonter, les rendant ainsi immédiatement opérationnels dès qu’ils sont débarqués)
Les avions d’entretien difficile doivent stationner sur des bases où le niveau de support aérien est important pour réduire leur temps d’immobilisation.
Les Alliés sont très bien pourvus en support aérien ce qui n’est pas le cas des Japonais, surtout à la fin de la guerre. Les derniers modèles japonais sortis étaient des avions fragiles et complexes. Tous les chasseurs japonais de 44-45 ont un service rating de 3. A ces inconvénients il faut ajouter le déficit en mécaniciens. En 1944 ou 1945 faire voler des avions représente un véritable challenge pour les Japonais !
Dans le camp allié faire voler le P 38 tous les jours est impossible si la base est sommairement aménagée, alors que le P47 plus rustique rendra d’avantage de services.


http://img532.imageshack.us/img532/553/qgaerien.png[/URL]

 

petit-robert
10/04/2010, 17h31
Toujours des posts trés instructifs et donc utiles de ta part, merci. :clin: