Warning: Illegal string offset 'name' in [path]/includes/functions.php on line 6112
Tora! Tora! Tora! (AAR witpAE stratego vs Grunt)
+ Répondre à la discussion
Page 23 sur 23
PremièrePremière ... 13 21 22 23
Affichage des résultats 221 à 227 sur 227
  1. #221
    Date d'inscription
    fvrier 2010
    Messages
    259
    Je confirme.
    Faire face aux sous-marins est une grosse difficulté.
    Surtout que les torpilles japs fonctionnent bien dès le début de la guerre !
    Il faut upgrader des destroyers rapidement.

  2. #222
    Date d'inscription
    septembre 2008
    Localisation
    Besançon
    Messages
    694








    Le 30 un troisième assaut américain pour prendre l'aérodrome est repoussé. 750 GI sont tués ou blessés ainsi que 300 Japonais, mais les défenseurs tiennent bon.


    Le KB en route pour Canton Island se ravitaille auprès de son groupe de soutien. Les TF de porte-avions ennemis restent introuvables ; seules celles du groupe amphibie continuent de croiser au large.


    Le 31 les choses bougent. Les porte-avions ennemis sont retrouvés à l'ouest de Penrhyn, gardant visiblement les arrières de la force amphibie qui s'est éclipsée cap plein est à la faveur de la nuit. La meute des sous-marins japonais est alors lancée à leur poursuite. Le I-170 va ainsi manquer de peu l'occasion de réitérer l’exploit du RO-65. Parvenant à s'approcher à distance de lancement du USS Hornet, les 4 torpilles qu'il lui expédie sont malheureusement repérées et évitées. Les destroyers vont alors mener la vie dure au sous-marin qui s'extirpera de justesse de leurs griffes, gravement avarié.








    Le 1°février, la flotte américaine s'est toute entière repliée vers l'est, les escadres de porte-avions fermant la marche.


    A Canton Yamaguchi ne décolère pas. Tout juste arrivé dans le lagon, il découvre qu'il lui est impossible de refaire le plein de torpilles, car il n'y en a aucune sur l'île !


    (J'avais juste oublié un léger détail, pour refaire le plein de torpilles il faut soit un port important (ce qui est loin d'être le cas de Canton Island) soit un QG d'aviation, hors le plus proche est stationné à Wallis... L'idée de le transporter par air est rapidement abandonnée, vue le manque d'appareils de transport dans les parages...
    Nous mettrons cette regrettable erreur de logistique sur le compte d'un obscure scribouillard du quartier général de Yamamoto, ce qui permettra à Yamaguchi, le pauvre, de passer ses nerfs sur quelqu’un !...)


    2 jours perdus ! Les Américains sont hors de portée à présent. Impossible de les rattraper en forçant à nouveau l'allure, les moteurs n'y résisteraient pas... De plus, en prenant un cap plein est les TF ennemies laissent planer un doute quant à leur destination finale. Est-ce Hawaï ou bien Tahiti ?


    Côté bonne nouvelle, les choses se tassent à Penrhyn. Sans doute insuffisamment préparés, les Américains pansent leurs plaies et se donnent un peu de temps avant de repartir à l'assaut. Quoi qu'il en soit cet intermède permet aux défenseurs de reprendre leur travaux de fortification.









    2 février : La flotte ennemie s'est définitivement évanouie. Les reconnaissances aériennes menées depuis Canton ne donnent rien. Les sous-marins se sont dispersés dans tous les azimuts afin de quadriller le plus de secteurs possibles mais l'océan immense reste désespérément vide.
    Nagumo rejoint Yamaguchi à Canton avec la 4°division de porte-avions (Hiyo-Junyo)










    Pour Yamamoto c'est à nouveau l'heure des choix. Impossible d'attendre plus longtemps, la flotte doit appareiller dans les prochaines 24 heures si elle veut conserver une chance d'intercepter les navires ennemis. Mais quelle direction prendre ? Tahiti parait trop excentrée et isolée pour s'y réfugier et doit sans doute manquer de carburant pour une flotte aussi importante. Christmas Island est surveillée par des sous-marins qui n'ont pour l'instant rien détectés. Reste Pearl Harbor, le port d’attache de la flotte américaine du Pacifique, sans doute le long d'une route très à l'est des Line islands. Que ferait-il à la place de Nimitz, alors que celui-ci vient de perdre un de ses précieux porte-avion ? Risquerait-il de s'enfermer à Tahiti à portée de la flotte japonaise, où ne rechercherait-il pas plutôt la sécurité d'Hawaï ?


    L'amiral tranche, ce sera Pearl Harbor ! Nagumo reçoit l'ordre d'appareiller. Il s'est vu confié le commandement du KB, divisé en deux escadres fortes de 2 divisions de porte-avions chacune. La flotte japonaise devra contourner les Line Island par l'ouest, sans se faire repérer, pour se positionner en embuscade au sud des îles Hawaï. Pour les éclairer, la quasi totalité des sous-marins disponibles (flottilles de Kwayalein, Canton et même Suva) se voit désigner des zones de patrouilles sur la route présumée des Américains. Deux groupes de ravitailleurs sont expédiés également sur zone, tandis que des norias de tankers sont organisées sur Kwayalein en prévision des opérations à suivre. Le dispositif japonais est ainsi clairement réorienté au nord, délaissant Tahiti qui reste malgré tout sous la surveillance de 4 submersibles.









    Le 4 février la flotte japonaise croise la route d'un appareil de reconnaissance PBY en doublant Palmyra. L'avantage de la surprise est perdu alors même que la flotte américaine reste introuvable, seul un groupe de cargos est repéré au mouillage de Tahiti.


    Le 5 février alors que les opérations d'embarquement de renforts à destination de Penrhyn débutent à Suva, les sous-marins en faction devant Tahiti font état de la présence de grands navires de guerre dans le port français, en plus de nombreux navires de transport. Mais la mauvaise nouvelle tombe quelques heures plus tard de Penrhyn qui voit le retour de nombreux navires ennemis escortés de porte-avions non identifiés. Une nouvelle unité américaine est débarquée sur l'atoll, ainsi que des tonnes de supply.


    Yamamoto ne peut qu’admettre son erreur et admirer la détermination de son adversaire. Les Américains ne se sont pas retirés vers Pearl comme il le pensait, ils ont simplement temporisé devant l'arrivée de la flotte japonaise le 29 janvier en se retirant vers l'est. Ne voyant finalement rien arriver, ils sont revenus terminer le travail, prendre Penrhyn !


    Opiniâtre, il ne s'avoue pas encore battu ! Le KB qui fait des ronds dans l'eau 500 nm au nord de Palmyra reçoit l'ordre de rejoindre à vitesse normale la zone de Penrhyn en passant par une route à l'est des Line Islands, espérant que celle-ci sera moins surveillée par les reconnaissances aériennes ennemies. Simultanément, une vingtaine de sous-marins font demi-tour, cap sur le Pacifique sud... Il faudra bien que les Américains retournent à Pearl de toute façon et ils devraient alors croiser la route d'un navire où d'un avion japonais, sinon il compte bien les traquer jusque chez les vahinés s'il le faut !




    Le 6 février tandis que les opérations de débarquement américaines se poursuivent à Penrhyn, une série d'attaques de diversion est lancée contre Pago Pago. Plusieurs vagues de bombardiers G4M1 attaquent de nuit l'aérodrome et le port. Les résultats sont comme souvent dans pareil cas pour le moins médiocres, plusieurs appareils étant même abattus ou endommagés par la DCA ou tellement gênés dans leur approche par la chasse de nuit qu'ils ratent leur cible.










    Dès le petit jour et toute la journée durant, des raids de chasseurs sont également lancés. Opérant à la limite de leur rayon d'action les Zéros sont handicapés par leurs bidons de convoyages et les pilotes abattus savent qu'ils seront fait prisonniers, au mieux... Équipée de plus de 70 F4F-4, la chasse américaine surclasse les modèles anciens A6M2 et se montre à la hauteur des A6M3a, mais elle se fait étriller par les A6M5.









    La journée s'achève sur un match nul, mais pour les Japonais, la leçon est claire, toutes les unités de chasse doivent rapidement échanger leurs modèles anciens pour les nouveaux A6M5 bien supérieurs, d'ici là, les raids de chasse contre Pago Pago sont à nouveau suspendus. Les bombardements nocturnes se poursuivent jusqu'au 11 février, au prix fort, puisque chaque soir au moins un appareil, souvent plus, ne rentre pas...



    Devant l'impossibilité de renforcer Penrhyn par la mer en l'état actuel de la situation, les renforts en provenance de Suva sont débarqués à Wallis. On tente alors d'en acheminer par la voie des airs depuis Canton en utilisant le vénérable H6K4-L de la Marine, seul appareil ayant l'allonge suffisante avec le H8K1 qui reste quant à lui maintenu dans sa mission stratégique de patmar.


    La mise en place de cette opération baptisée « Pélican » n'est pas aisée puisque il faudra d'abord faire parvenir depuis Kwayalein la dizaine d'avions disponible via Tarawa, et c'est véritablement au compte-goutte que les renforts parviennent sur l'île assiégée. Au bout d'une semaine, seule une centaine d'hommes du 85°Naval Guard Unit a pu arriver saine et sauve, après avoir échappée aux chasseurs américains qui montent la garde autour de l'île. Tous n'auront pas eu cette chance. Du 6 au 11 février 8 hydravions sont abattus en tentant de renforcer la garnison assiégée...








    La "ligne" Canton-Penrhyn n'est pas de tout repos...




    Au soir du 11 février la flotte japonaise a réussit son transit à l'est des Line Islands sans se faire repérer, profitant d'un temps couvert. Elle file désormais cap au sud-ouest à 200 nm de Christmas Island.









    A Penrhyn, les Américains continuent de se renforcer, sans tenter de nouvel assaut, permettant indirectement aux Japonais de consolider leurs positions (les défenses ont été remontées au niveau 2).



    Ils vont cependant commettre une erreur tactique lourde de conséquence. Les TF de porte-avions de l'US Navy ont été repérées croisant invariablement depuis quelques jours dans une zone comprise entre le sud de Manihiki et le nord de Penrhyn, visiblement en posture face à l'ouest. Plusieurs sous-marins tentent depuis de les prendre en chasse.
    En début de soirée le I-157, un sous-marin océanique de classe Kaidaï III qui navigue à 6 nœuds 40 nautiques à l'ouest de Manihiki, voit arriver sur lui l'armada ennemie. Quelques minutes plus tard son commandant peut observer à l'immersion périscopique un grand porte-avion de la classe Lexington encadré par deux cuirassés et une ribambelle de navires plus petits. Bien que l'escadre américaine ne semble pas effectuer de zigzags, sa vitesse et sa route vont obliger le commandant Ikura a déterminer une solution pour un tir à longue distance. A 19h05 les 6 tubes avants sont inondés et les portes ouvertes. A 19h10 les torpilles jaillissent à 4 secondes d'intervalle et prennent une trajectoire dessinant une gerbe de 5° d'angle. Les modèles 95 filent alors vers leur but distant de 8000 m, réglées à leur vitesse maximale de 50 nœuds (les torpilles les plus rapides de la guerre)A 4 minutes la numéro 2 s'arrête, victime d'une panne de son moteur à oxygène-kérosène, 10 secondes plus tard c'est la numéro 3 qui flanche. A 4 minutes 50 secondes une vigie du destroyer USS McCall qui flanque la TF à bâbord aperçoit le sillage d'une torpille et donne l'alerte. Trente secondes plus tard l'escadre toute entière entame une abattée sur tribord en forçant la vitesse. La torpille n°1 passe sur l'avant du Lexington dont le pont s'incline de 10° à bâbord sous l’effet du virage brutal, mais il est trop tard, à 5 minutes trente secondes le déclencheur à impact de la torpille n°4 percute la coque juste au dessous de la flottaison à hauteur de la cheminée, provoquant la détonation de 400kg d'explosif qui déchirent les 15 centimètres de la ceinture blindée de l'ancien croiseur de bataille*. La n°5 fait de même au niveau de la deuxième tourelle de 203mm tandis que la dernière torpille rate la poupe du navire de quelques mètres.




    Le type 95: La torpille la plus rapide la guerre



    Rapidement un incendie se déclare dans la salle des machines bâbord et le navire blessé commence à cracher des flots de fumée noire. Le I-157 peut quant à lui s'éclipser en toute impunité avant de refaire surface une heure plus tard pour rendre compte à Suva des résultats de sa patrouille.






    *Pour mémoire, le Lexington avait déjà reçu une torpille lancée du I-29 le 19 avril 1942 au large de Geraldton sur la côte ouest australienne.


    Avec un deuxième porte-avion hors de combat, Nimitz ne dispose plus désormais sur zone que de l'Enterprise, du Yorktown, du Saratoga et du Hornet, sans compter quelques porte-avions légers et d'autres d'escorte qui opèrent en nombre encore inconnu avec le groupe amphibie.


    Au matin du 13 février, plusieurs navires de guerre sont observés à 120 milles des Samoas faisant route vers Pago Pago, tandis que le gros des porte-avions ennemis s'est déplacé dans le sud-est de Penrhyn où la flotte amphibie continue ses opérations de débarquement.
    Pour Yamamoto il ne fait aucun doute que le Lexington et son groupe tentent de rejoindre le mouillage de Pago Pago pour effectuer des réparations d'urgence. Nagumo, qui a atteint le travers ouest de Malden Island n'est plus qu'à 360 milles au nord-est des porte-avions américains, reçoit l'ordre d'attaquer la flotte ennemie le lendemain à l'aube.





    Positions des forces le 12 février


    Une nouvelle occasion de frapper l'US Navy s'offre à nouveau. La flotte japonaise qui n'a pas été repérée va bénéficier de l'effet de surprise, elle surclasse largement son adversaire et peut compter sur de nombreux sous-marins et d'avions d'observation pour participer à la chasse.
    Dernière modification par stratego ; 27/08/2013 à 15h22.


    "Il n'y a pas de mauvaises troupes, il n'y a que de mauvais colonels"

  3. #223
    Date d'inscription
    septembre 2008
    Localisation
    Besançon
    Messages
    694









    En fin de matinée du 14 février la flotte japonaise, qui navigue sur deux colonnes espacées d'une dizaine de nautiques, s'est approchée à 240 nautiques à l'est de Penrhyn. Les appareils de reconnaissance lancés des croiseurs et des cuirassés à l’extrême limite de leur rayon d'action fouillent l'océan depuis des heures. Il est 15h00 lorsque 4 E13A1, partis cap à l'ouest en direction de l'île, rendent compte de la présence d'au moins 3 petits porte-avions dans l'escorte de la force principale de débarquement, avant d'être abattus par des chasseurs. Un H8K1 de Canton est également porté manquant.

    Sans attendre plus longtemps le rapport des reconnaissances partis plus au sud, Nagumo ordonne à Yamaguchi, dont les navires sont positionnés plus au nord, de lancer ses appareils contre la force amphibie. A 16h30, 166 bombardiers et 50 chasseurs prennent leur envol pour attaquer la flotte de débarquement américaine.

    Après une heure de vol les appareils japonais arrivent en vue de l'île. Ils sont immédiatement interceptés au large de Penrhyn par 41 chasseurs de couverture « Wildcat ». Les Zéros s'interposent efficacement et la CAP américaine ne peut empêcher les bombardiers de passer à l'attaque.






    Le CVE USS Chenango est le premier visé. Lancé à pleine vitesse le navire tente d'échapper aux coups en effectuant des abattées sur les deux bords. Les premières bombes de 500kg , larguées par les D4Y1 le manquent de peu. Des geysers de trente mètres s'élèvent de part et d'autre de sa coque mince. Malgré tous ses efforts le navire est finalement touché à trois reprises. Les bombes qui ont crevé son pont viennent exploser dans le hangar, causant des incendies en chaine.






    Deux nautiques sur son arrière, c'est L'USS Sangamon qui est attaqué par des nuées de bombardiers. Après avoir encaissé deux bombes et une torpille en moins de 10 minutes, une terrible explosion le coupe littéralement en deux. Il disparaît sous les flots quelques instants plus tard, ne laissant que peu de survivants à la surface.




    Le Chenango en feu, qui avait obtenu quelques minutes de répit dissimulé aux vues par d'épaisses volutes de fumée noire, reçoit quatre nouvelles bombes et finit par sombrer.

    Le dernier à succomber est l'USS Suwanee qui coule à son tour en moins de vingt minutes sous les coups de 4 torpilles et d'une bombe.





    Un transport et deux destroyers sont également envoyés par le fond. Alors que plusieurs navires gravement avariés sont sur le point d'être achevés, les commandants d'escadrons reçoivent l'ordre de cesser l'attaque et de regagner immédiatement leurs bords ; pour la plus grande frustration de leurs pilotes qui doivent abandonner des proies faciles sans comprendre pourquoi.

    A la passerelle du Kaga c'est l'effervescence. Un des hydravions lancés par le Yamato vient de découvrir l'escadre de combat ennemie à 300 nautiques dans le sud-est, près de l'île Caroline.






    Il est 18h30 et dans 4 heures à peine il fera nuit. Après avoir rappelé les appareils de Yamaguchi, Nagumo décide finalement de ne pas attendre leur retour, le temps jouant contre lui. Il ordonne le lancement immédiat de tous les avions disponibles.

    40 minutes plus tard, ce sont 160 bombardiers et torpilleurs, mais avec seulement 16 A6M5 pour toute escorte, qui s'éloignent vers le sud-est (une trentaine de chasseurs est conservée pour couvrir la flotte). Avec une escorte aussi faible, les pilotes japonais savent que beaucoup d'entre eux ne reviendront pas, mais ils savent également que quelques coups bien placés peuvent suffire à couler un porte-avion.

    Il est près de 20h30 lorsque la flotte ennemie apparaît à l'horizon. Les pilotes japonais identifient quatre porte-avions, 3 cuirassés ainsi que plusieurs croiseurs et destroyers. Les formations de bombardiers en piqué commencent à grimper vers 10000 pieds tandis que les torpilleurs se scindent en deux groupes pour une classique attaque en tenaille. Mais la manœuvre est brusquement interrompue par des essaims de chasseurs à étoiles qui s'abattent tels des frelons sur les lents appareils japonais. Plus d'une centaine de wildcats, sans doute guidés par radar, fondent sur les formations disloquées. Deux pairs de wildcats suffisant à occuper chacun des zéros de l'escorte, le gros des chasseurs se lance aux trousses des bombardiers. Dans la mêlée générale ceux-ci doivent lutter pour leur survie tout en essayant de se rapprocher des navires ennemis. Le ciel est empli de traçantes et les premiers panaches de fumée des avions touchés dessinent des courbes qui invariablement finissent dans l'océan. Les bombardiers qui parviennent à échapper aux chasseurs voient bientôt leur champ d'horizon obscurci par les myriades d'explosions de la DCA des navires. Des centaines de canons crachent leurs projectiles meurtriers, dressant devant les assaillants de véritables murs de shrapnels. Nombre d'entre eux se font hachés, transpercés, disloqués par les éclats ou les coups directes. Les cuirassés sont les plus lourdement armés et semblent littéralement s'illuminer de toute part. Une poignée seulement parvient à passer...






    Le cuirassé USS North Carolina qui assure la protection rapproché du Saratoga est percuté par 3 bombes de 500kg qui ne causent que des dégâts mineurs. L'USS South Dakota est touché une fois, le croiseur lourd USS Astoria deux fois. Le seul porte-avion avarié est l'USS Enterprise qui reçoit une bombe.







    Les pilotes japonais rescapés doivent encore après l'attaque effectuer un long vol de retour pour se poser enfin à la nuit tombante dans des conditions acrobatiques. De nouveaux pilotes sont encore perdu dans le crash de leur avion avarié lors de l'atterrissage...

    A l'heure du bilan de la journée Nagumo est partagé. En parallèle des actions de l'aviation embarquée, les bombardiers de la Marine basés à Wallis ont attaqué avec succès des navires américains avariés qui tentaient de rejoindre Pago Pago en provenance de Penrhyn, coulant trois transports. Ainsi la flotte d'invasion a été pratiquement détruite, ou elle le sera prochainement. Par contre le corps de bataille principal américain conserve ses quatre porte-avions opérationnels.

    Le KB a perdu 148 bombardiers : 91 B5N2, 57 D4Y1, 16 A6M5 et 2 A6M3a, soit presque un quart des appareils lancés ce jour. Plus grave encore, 147 pilotes ont été tués ou sont portés disparus, 11 sont blessés. les Américains ont perdu 60 F4F-4 et 14 TBF avengers.

    L'attaque des porte-avions ennemis est clairement un échec coûteux. De plus les Japonais ont épuisé leur stock de torpilles. La malchance a voulu que la position plus lointaine des porte-avions ennemie est empêchée leur détection plus tôt, ce qui a amené Nagumo à fractionner ses forces. L'amiral sait qu'il possède encore l'avantage mais il ne veut pas se lancer à l'aveuglette contre les porte-avions ennemis dont il ignore quelle route ils vont prendre. Il est persuadé que ceux-ci se sont retirés et qu'ils ne se risqueront pas à l'attaquer de front.

    Il donne ses ordres pour le lendemain en conséquence. Le KB devra croiser au large de Penrhyn et attaquer tous les navires qu'il découvrira. La priorité est donnée à la couverture des approches de l'île qui doit dans les jours à venir recevoir des renforts en provenance de Wallis.

    Le lendemain, la flotte de combat américaine a disparu mais les reconnaissances repèrent de nombreux groupes de navires de transports faiblement escortés faisant route vers Pago Pago, Christmas et même vers Tahiti. Nagumo décide de faire route avec ses porte-avions vers Canton pour reconstituer les groupes aériens décimés la veille et il laisse à son subordonné le soin de chasser les fuyards et de les détruire.




    Du 15 au 18 février, l'aéronavale japonaise et les sous-marins vont achever les survivants de la flotte de transports américaine en coulant une vingtaine de bâtiments dont 7 destroyers. Simultanément les bombardiers G4M1 de Wallis vont également parvenir à couler 2 transports 3 sous-marins et un croiseur léger venus se réfugier dans la baie de Pago Pago.






    Le 18 au soir, le Shokaku, le Zuikaku, le Hiryu et le Soryu, escortés de cuirassés, croiseurs et destroyers, relâchent devant Canton.




    Dernière modification par stratego ; 22/11/2013 à 09h12.


    "Il n'y a pas de mauvaises troupes, il n'y a que de mauvais colonels"

  4. #224
    Date d'inscription
    janvier 1970
    Messages
    4 539
    C'est un bilan mitigé avec la perte de pilotes sans doute de valeur. As tu les moyens de reconstituer ta force aéronavale ?

    Comme d'habitude les porte-avions d'escorte américains sont des cibles hautement inflammables.


    Le joueur allié aurait du grouper ses forces pour protéger le convoi ou se servir des porte-avions d'escorte comme appâts.

    "il n'y a que deux espèces de plans de campagne, les bons et les mauvais. les bons échouent presque toujours par des circonstances imprévues qui font souvent réussir les mauvais. " Napoléon

  5. #225
    Date d'inscription
    janvier 2011
    Messages
    372
    Justement les CV US n'étaient ils pas en embuscade entre Flint et Caroline Island ? Le KB était il à leur porté ... je crois que oui ...pourquoi n'ont ils pas attaqué ?
    .......
    « Veuillez accepter mes plus sincères félicitations.J'y joins mes meilleurs vœux pour votre bonne santé et pour l'avenir heureux des peuples de notre amie l'Union soviétique. » - 1939 Hitler pour l'anniversaire de Staline. La réponse de Staline n'est pas mal non plus ...

  6. #226
    Date d'inscription
    septembre 2008
    Localisation
    Besançon
    Messages
    694
    Oui, les 4 CV qui vont relâcher à Canton vont pouvoir reconstituer leur parc (sauf pour les torpilles...).

    Ce n'est que la deuxième fois depuis le début de la guerre que les pertes en équipages atteignent un tel niveau, donc il y a encore des ressources en personnels, d'autant que de nombreux pilotes expérimentés sont régulièrement renvoyés au Japon pour parfaire l'entrainement des cadets...

    Les CV US n'ont pas attaqué peut-être parce que leur appareils de reco ont les pattes trop courtes (mon adversaire n'a peut-être pas utilisé ses bombardiers pour fouiller l'océan...), et que le KB était hors de leur portée...


    ps: la bataille n'est pas terminée pour autant...


    "Il n'y a pas de mauvaises troupes, il n'y a que de mauvais colonels"

  7. #227
    Date d'inscription
    janvier 2011
    Messages
    372
    Ah ?
    Vivement la suite alors ....


    PS: j'ai fouillé et pas trouvé d'AAR de Grunt chez MatrixGame ; dommage il est intéressant de voir les deux côtés...
    Dernière modification par stereo ; 23/11/2013 à 20h50.
    .......
    « Veuillez accepter mes plus sincères félicitations.J'y joins mes meilleurs vœux pour votre bonne santé et pour l'avenir heureux des peuples de notre amie l'Union soviétique. » - 1939 Hitler pour l'anniversaire de Staline. La réponse de Staline n'est pas mal non plus ...

Les tags pour cette discussion

Liens sociaux

Règles de messages

  • Vous ne pouvez pas créer de nouvelles discussions
  • Vous ne pouvez pas envoyer des réponses
  • Vous ne pouvez pas envoyer des pièces jointes
  • Vous ne pouvez pas modifier vos messages