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ROME NE S'EST PAS FAITE EN UN JOUR (Rome Total WAAR)
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Mode arborescent

  1. #1
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    octobre 2007
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    ROME NE S'EST PAS FAITE EN UN JOUR (Rome Total WAAR)

    Bonjour

    Je vais publier un petit AAR sur Rome Total War à raison de 3 ou 4 post par mois.

    Je joue les Romains sur le mod Roma Surrectum 1.5 que j'ai moi-même moddé pour rendre la partie vraiment difficile pour moi (sinon je m'ennuie); de plus, j'ai essayé de faire en sorte que les différentes factions ne se détruisent pas trop facilement elles-mêmes avant que j'arrive; je préfére combattre plusieurs puissants petits royaumes qu'un seul grand empire hyper puissant.

    Je joue en Très difficile/Très difficile, donc ça ne devrait pas être marrant tous les jours.

    Je me suis imposé quelques petites règles maisons, histoire de ne pas abuser de certaines facilités du jeu et d'augmenter la difficulté:

    1) Je n'envoie pas d'espion en territoire ennemi ou ne me sert pas de diplomates pour ouvrir la voie aux armées:
    c'est juste pour avoir un peu les pétoches quand je m'enfonce dans les forêts profondes de Germanie ou autre.
    De plus, si un de mes espions a la peste, je le laisse en dehors des villes.

    2) Je ne fais pas de corruption.

    3) Sauf dans les villes, les armées en campagne ou dans les forts (les légions) ne doivent pas contenir plus de 10 cohortes légionnaires (cohortes républicaines Hastati, Princeps, cohortes consulaires plus tard, impériales encore plus tard) dont 1 seule première cohorte. Pour le reste, on met des Triarii, auxiliaires, mercenaires, ... .

    4) Je ne fais jamais de reconstitution d'unités à partir d'un petit noyau.
    C'est juste pour éviter que 3 misérables soldats survivants de niveau 7 ne donne une cohorte entière de niveau 7
    après reconstitution. Mes unités vétérans seront formées de vrais soldats ayant combattu.

    5) Je n'attaque pas de flottes ennemies transportant des troupes.

    6) Je supprime le radar en mode bataille: dans le brouillard ou le blizzard, je ne vois rien du tout. Stressant.

    Voilà.

  2. #2
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    janvier 2008
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    Ouf...ce silence de ta part était un rien stressant.

    Sinon, ben merci pour l'ARR, ça va pitetre redonner envie de later Rtw...

  3. #3
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    octobre 2007
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    "Moi, Titus Rominus, suis béni des dieux. J'ai été choisi par le sénat de Rome pour conduire ma cité vers la gloire
    éternelle. Nous sommes entourés d'ennemis mais qu'importe, les soldats romains sont les meilleurs du monde
    et sous mon commandement, ils vont bientôt le prouver. Alea jacta est"




    Voici la situation en 473 Ab Urbe Condita (473 ans après la fondation de la ville, soit -280 avant J.C.):

    4 cités, pas plus.

    Au nord, les rebelles étrusques et ombriens. S'y aventurer actuellement serait de la folie mais tant qu'on ne
    rentre pas sur leurs territoires, ils ne sont pas agressifs. Ils constitueront un excellent rempart contre
    une invasion étrangère venant du nord.

    Idem de la Campagnie et Lucanie sur notre flanc sud-ouest. Là, c'est plus gênant car parfois, il y a de légères
    incursions en territoire romain. Il faudra régler le problème mais pas maintenant car la principale menace
    vient du sud-est.

    En Calabre justement, Tarente constitue la ville principale de Grande-Grèce, aux mains des Epirotes dont le chef
    est le redoutable Pyrrhus avec ses hoplites vétérans et ses terribles éléphants de guerre. C'est le danger
    principal et mortel pour Rome. Nous sommes en guerre.

    Enfin, dans le Bruttium, le petit royaume indépendant de Croton. Nous sommes en paix
    pour l'instant.




    An 473

    Le gros de l'armée est envoyé près de Cannae pour intimider Pyrrhus et en même temps, renforcer l'armement
    de nos troupes. Cannae est en effet la seule de nos villes à posséder une forge niveau 1.
    La tactique fonctionne et Pyrrhus n'ose pas nous affronter.
    Cela dit, ça ne va pas pouvoir durer trop longtemps, les couts d'entretien de l'armée dépassant nos capacités
    financières.




    An 475

    La Légion se retire au nord vers Apulania en territoire Samnite, une petite dizaine d'unités sont laissées à Cannae
    pour être mise à niveau et défendre la ville au cas où.
    C'est alors que Pyrrhus traverse la rivière et atteind Cannae qui est assiègée. Mais il n'ose pas attaquer directement
    la ville malgré ses éléphants.
    Le sénat de Rome ordonne alors au consul Tibérius Maxentius d'intervenir avec la Légion.

    Le choc a lieu un peu à l'est de la ville.


    Aie, ça va faire mal!!


    La bataille de Cannae:

    le champ de bataille se trouve manifestement en haut d'une vaste colline non boisée. Un terrain presque plat et nu.


    Sur notre aile gauche et le centre, notre ligne principale d'infanterie (Hastati, Princeps) avec seulement 2 Triarii
    de réserve.
    Notre aile droite, ce sont les Vélites protégés par une ligne de Triarii.
    La cavalerie se trouve en arrière, plutôt à droite.

    1er objectif: se débarrasser des éléphants.
    2ième objectif: tuer Pyrrhus.
    3ième objectif: battre la cavalerie ennemie et encercler l'infanterie lourde ennemie.



    La ligne d'infanterie doit fixer l'infanterie ennemie pendant que les Vélites sont chargés de s'occuper des éléphants.
    Notre ligne d'infanterie déborde largement celle de l'ennemi mais par contre, elle est peu épaisse.
    Les forces opposées se rapprochent.

    Puis brutalement, la cavalerie aétolienne charge de part et d'autre de notre ligne tandis que la première ligne
    d'infanterie ennemie s'avance au contact.

    Heureusement, les Triarii interceptent la cavalerie aétolienne. Notre consul charge par la gauche, les Equites
    par la droite.
    Dans le même temps, nos Vélites commencent à lancer leurs javelots sur les éléphants, une unité de Triarii se sacrifie
    en attaquant les mastodontes. A l'extrême droite, un autre Triarii fait reculer les tireurs montés mais subit des pertes.



    Tandis que les Triarii se battent contre les éléphants, les Vélites font pleuvoir les javelots sur les grosses bêtes qui
    commencent à tomber. L'unité de Triarii souffre mais la panique s'empare des éléphants, c'est réussi.



    C'est alors que la garde personnelle de Pyrrhus se lance dans la bataille en chargeant de loin les Vélites.
    Mais les Triarii s'interposent et interceptent la cavalerie.

    La cavalerie de Tibérius, après avoir fait dérouter les tireurs montés avec l'aide d'un Equites revient rapidement
    et charge Pyrrhus par l'arrière droit.

    Une unité d'Hoplites d'élite tente de venir en aide à son général mais elle est interceptée par un Princeps.

    Pendant ce temps, la garde de Pyrrhus se bat et meurt.
    Quelques secondes, le roi d'Epire trépasse sous les coups des Triarii et de la garde romaine.



    A gauche et au centre, notre infanterie se bat et commence à déborder la ligne adverse.

    Puis les premières unités de Princeps chargent par derrière.



    A ce stade, la bataille est virtuellement gagnée car l'ennemi a perdu des unités de choc.
    Petit à petit, l'ensemble de l'armée ennemie est encerclée et subit régulièrement des charges de cavalerie.

    Ça commence à craquer sur l'aile gauche ennemie.



    En haut à gauche, on voit que nos renforts sont arrivés mais ils n'auront pas besoin d'intervenir.

    La bataille dure encore 10 minutes puis c'est la fin. OUF!!!



    Les pertes sont lourdes mais l'ennemi est anéanti. C'est une victoire décisive.


    A Rome, c'est un immense soupir de soulagement.
    Le sénat félicite Tibérius et lui ordonne d'aller s'emparer de Tarente.


    An 476

    Après avoir détruit quelques petites troupes du royaume d'Epire, Tibérius fait le siège de Tarente
    et ordonne la construction de béliers.



    Durant l'hiver, l'assaut est donné. C'est Amulius Maxentius, l'héritier de la faction qui s'en charge. C'est facile.



    Le royaume d'Epire est éliminé d'Italie.
    Une ambassade traverse l'Adriatique et se rend à Apollonia. La paix est conclue avec l'Epire
    et des relations commerciales sont nouées.


    A peine Tarente prise, la légion part vers Croton. L'armée du Bruttium vient de subir une défaite face aux
    rebelles lucaniens, c'est le moment d'en profiter. Le siège est mis en place mais pas question d'attaquer cette fois,
    le morceau est trop gros.




    An 477

    Tandis que le gros de l'armée assiège Croton, les rebelles lucaniens font quelques incursions en territoire romain.
    C'est inacceptable.
    Après s'être débarrassé des intrus en Apulie (Cannae), la petite armée de Tibérius, aidé du jeune époux de sa petite fille Paulina, le très prometteur Nero Varius, entre en Lucanie pour attaquer un petit détachement séparé du gros de la troupe.
    Toute la cavalerie romaine est concentrée, il s'agit d'un raid, pas question de rester en Lucanie sous peine de mort.



    Comme on le voit, on a la supériorité numérique, mais en face, l'ennemi est de valeur.


    Attaque nocturne,


    ennemis sous les tirs incendiaires et victoire:




    An 478

    Une importante nouvelle arrive à Rome. En Sicile, les Syracusiens ont pris Messana tandis que les rebelles d'Agrigentum ont été écrasés par les Carthaginois. Les 2 puissances se trouvent donc face à face quoiqu'encore en paix.
    Pour le Sénat romain, c'est préoccupant.
    En cas de guerre, le sénat verrait d'un mauvais œil qu'un camp ou l'autre puisse l'emporter définitivement sur l'autre et unifier ainsi la Sicile. Il convient de se débarrasser des rebelles lucaniens et campagniens au plus vite.




    An 479

    Précédant en éclaireur sa propre petite armée lors d'une nouvelle tentative de raid en Lucanie, Tibérius Maxentius tombe dans une embuscade à peine entré en territoire ennemi.



    Heureusement, la cavalerie peut s'extraire du piège,



    un petit combat et il parvient à s'échapper.



    La troupe ennemie trop sûre d'elle entre alors dans notre territoire et tombe en plein sur notre détachement commandé par Nero Varius bien décidé à venger et égaler son prestigieux beau-grand-père.

    L'embuscade rate


    mais la bataille est vite gagnée. Nero Varius acquiert ses premiers galons.




    Assiégée depuis 2 ans et demi, Croton tient bon mais c'est la fin. La garnison tente une sortie. C'est sa dernière chance.



    Tandis que notre ligne d'infanterie abandonne rapidement ses béliers et se positionne, notre cavalerie charge l'ennemi qu'elle désorganise sérieusement.



    Profitant de l'action au devant de notre ligne, un des généraux ennemi attaque notre flanc gauche mais un Triari intercepte in extremis sa charge et la garde personnelle d'Amulius attaque par derrière.



    Puis l'infanterie ennemie charge mais elle est bien reçue.



    C'est la victoire, Croton est capturée, nos pertes raisonnables. Le Bruttium devient province romaine.


  4. #4
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    Les Romains sont foutus !
    La Tera me manque...

    - A mon avis, dans la guerre, il y a une chose attractive : c'est le défilé de la victoire. L'emmerdant, c'est tout ce qui se passe avant. Il faudrait toucher sa prime d'engagement et défiler tout de suite... avant que ça se gâte.
    Un taxi pour Tobrouk (1961) - M. Audiard

  5. #5
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    Citation Envoyé par Thesix Voir le message
    Les Romains sont foutus !


    Faut que j'aille jusqu'aux invasions barbares alors!
    Ça risque de durer plus qu'une partie de AE.

  6. #6
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    octobre 2007
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    An 494

    Une puissante armée carthaginoise commandée par le très bon général Cercina entre en territoire romain, à nouveau près de Tyndaris mais sans assiéger le fort.
    Amulius Victor y va, il connait le coin.



    Seconde bataille de Tyndaris:

    La composition de l'armée romaine est pratiquement la même que la dernière fois, un Equite ayant été remplacé par une cavalerie mercenaire barbare.
    Les troupes de seconde ligne ont été placées exclusivement derrière l'aile gauche car c'est par le haut qu'on tentera de déborder l'ennemi, les leçons de la dernière bataille ont été retenues, l'aile droite et le centre se contenteront de fixer l'ennemi.
    D'ailleurs, coup de chance, sur les 5 Caetrati présents, 2 se trouvent face à notre aile gauche contre 3 face à notre aile droite.

    Les 2 armées adverses commencent par se rapprocher.

    Un peu trop vite d'ailleurs. Arrivées à distance assez courte l'une de l'autre, les Thureophoroi attaquent au javelot au centre. Amulius est obligé de charger pour les faire reculer.
    En haut, nos Velites et nos archers tirent sur les 2 Caetrati pour les affaiblir.



    Puis premier contact viril sur l'aile droite romaine.



    Sur l'aile gauche, ce sont nos Vélite qui subissent à présent les attaques pilums adverses.



    Sur l'aile droite, la Bela soutient l'infanterie lourde ennemie et charge. Heureusement, nos Triarii sont tout près.



    Pendant ce temps, le reste de l'infanterie romaine arrive au contact de la ligne ennemie.

    Les 2 Caetrati du haut qui ont déjà bien souffert sont écrasés par les Hastati puis chargés dans le dos par la cavalerie
    romaine qui passe par derrière la ligne ennemie comme d'habitude.
    Toutefois, bien soutenus moralement par leur général Cercina qui est une vraie bête de guerre, les 2 unités d'infanterie
    puniques ne déroutent pas et se battent jusqu'à la mort, ralentissant de ce fait considérablement l'enveloppement
    de l'aile droite carthaginoise.

    De leur coté, les Equite chargent les archers et les Thureophoroi mais doivent se replier derrière les auxiliaires de Tarente à cause de la contre attaque d'une autre Bela.



    Cela dit, les Caetrati éliminés libérent 3 Hastati; 1 attaque une infanterie du désert dans le dos, les 2 autres contribuent à prendre le complet contrôle des arrières de l'ennemi.
    Jusqu'à présent, Cercina s'est bien retenu et est resté derrière sa ligne.
    Toutefois, au lieu de parer à cette menace mortelle pour son armée, il choisit plutôt d'attaquer le centre de la ligne romaine où il fait bien mal aux Princeps. (La cohorte Princeps du centre sera finalement complètement annihilée dans la bataille)



    Heureusement, 1 Triarii soutient l'infanterie romaine.



    Pendant que la cavalerie romaine nettoie les arrières carthaginois et commence à charger les Caetrati du bas,
    les légionnaires attaquent la ligne principale ennemie dans le dos.
    Bien soutenus par la présence de leur général, les piquiers libyens ou autres se battent comme des lions.
    Les combats sont extrêmement meurtriers.
    Cela dit, Cercina finit par se retrouver seul au milieu des Triarii qu'il combat comme un enragé;
    il cherche quand même à s'échapper et parvient à quitter le champ de bataille vivant.



    Toutefois, la fuite de leur général démoralise le reste de son armée qui est finalement battue et anéantie.



    Commentaires: les pertes romaines sont plus lourdes que la fois précédente malgré la tactique utilisée avec les Vélites;
    la seule explication est la présence de Cercina à 6 étoiles, qui booste son armée.
    De plus, les Vélites comptent pour 150 pertes (dont 80 seront récupérées).
    A aucun moment (sauf peut être un peu au moment de la charge de Cercina au centre), la Légion romaine n'a été en danger de déroute.


    La victoire n'aurait pas été complète si Cercina avait pu s'échapper.
    Poursuivi par la cavalerie mercenaire barbare, il sera retrouvé quelques jours plus tard et tué.
    Amulius Victor est soulagé.




    Après avoir reconstitué ses forces, la 1ière Légion quitte la province de Sicilia Romanus et se place devant le fort
    de Sicilia Oriens. La 2ième Légion n'a pas bougé.

    Dernière modification par rominet ; 13/06/2010 à 08h26.

  7. #7
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    octobre 2007
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    salut

    Sais tu que Roma Surrectum II est sorti?
    Je dis ça parce qu'ils ont peut être amélioré la diplomatie qui n'a jamais été le point fort de RTW.

    La partie présentée ici est une modification maison du mod RS 1.5b.
    Si tu joues déjà sur cette dernière version, il n'y aura aucun changement ici, j'ai rien touché (j'en suis incapable).

    Maintenant, donner accès à ce mod, c'est pas que je veux pas, c'est juste que c'est pas évident.
    J'ai fait des tas de modifications dans tous les sens et je continue à le faire durant la partie elle-même.
    Je maitrise assez bien le travail de modding sur RTW maintenant mais ce n'est pas un système intégré dans l'éditeur comme à WitP.
    (RTW présente cet avantage incroyable par rapport à un jeu comme WitP que la partie peut être modifiée en cours alors qu'à WitP, après le premier tour, tout est définitif; par contre ici, c'est le bordel).

    Je peux faire un petit boulot de rassemblement mais ça va me prendre un peu de temps.
    Et puis, j'ai aussi des unités rajoutées et j'en rajoute et retire en cours de partie.

    Enfin, petite précision d'importance, ce mod n'est fait que pour un joueur romain.
    Jouer les autres factions serait parfaitement inintéressant étant donné les bonus énormes accordés aux factions non romaines de la partie.

    Voilà, si t'es super motivé et que tu joues Rome, je ferai le boulot.
    Dernière modification par rominet ; 06/11/2010 à 17h17.

  8. #8
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    Hiver 493

    Une des armées carthaginoises présente en Sicilia Oriens retourne en territoire punique à l'ouest.
    Il en reste une.
    Nero Varius et la 2ième Légion la contourne et l'attaque par le sud.

    Et cette fois, la supériorité numérique est de notre coté.



    L'armée romaine qui se trouve en bonne partie dans les bois tente d'en sortir par la gauche car ce n'est pas la spécialité des soldats romains de s'y battre.
    La cavalerie a été placée à l'aile gauche car le terrain y est dégagé. Au contraire, les peltast illyriens sont à l'aile droite, dans les bois justement où ils sont plus à l'aise.
    Tandis que la Légion court vers l'avant gauche, l'armée ennemie part rapidement vers l'avant comme si elle voulait nous attaquer brutalement.



    Finalement, non, la ligne ennemie stoppe et se stabilise.

    C'est alors que Varius réalise que l'ennemi n'a pas de piquiers libyens. Le centre ennemi est tenu tout de même par 2 infanteries du désert que les cavaliers n'aiment pas.
    La cavalerie ennemie (1 Bela, 1 tireur monté Numide et 1 Caballeria Bela cavalerie, plus puissante que la Bela) se trouve face à notre aile droite.
    Idée curieuse puisque c'est plutôt là que se trouvent les bois.

    Varius décide en conséquence de faire roquer ses Hoplites de Tarente de la gauche à la droite.

    Soudain, les frondeurs carthaginois avancent et tirent sur nos Vélites.
    Varius avec sa garde charge puis se replie, la Caballeria Bela à sa poursuite puis tout rentre dans l'ordre.



    Varius décide alors de tester la tactique de harcèlement des Caetrati par les Vélites. Ceux ci se rapprochent et tirent.



    Ça marche. Les Caetrati lancent leurs javelots sur nos Vélites, attaqués également par les frondeurs qui ont été réduits par nos archers.



    Beaucoup d'hésitations dans le camp ennemi qui charge et se replie.
    Par contre, le général ennemi lui n'hésite pas.
    Formation en triangle, il fonce sur la ligne romaine mais se trouve très vite pris entre un Triarii et la garde de Varius qui l'attaque de flanc.
    Après quelque combat, l'unité est détruite et son général meurt.



    C'est alors que notre ligne d'infanterie se lance sur l'ennemi après le lancer de pilums.
    Varius galope derrière sa propre ligne, fonce vers la gauche entrainant avec lui ses 2 autres unités de cavalerie, passe derrière l'aile droite adverse et charge dans le dos l'unité de Caetrati qui déroute de suite.

    Puis ainsi de suite par effet domino, toute l'aile droite carthaginoise est emportée.



    Notre propre aile droite souffre davantage en partie à cause des cavaliers numides qui font pleuvoir la mort avec leurs javelots sur un Hastati puis sur nos Tarentiens qui les poursuivent à pied.

    Les cavaliers finissent quand même par être pris en mêlée au milieu du bois. Après un petit combat rapidement défavorable pour eux et devant l'effondrement du reste de leur armée, ils préfèrent quitter le champ de bataille.



    C'est la victoire.




    Cette fois, la route de Syracuse est libre.

    La 3ième Légion d'Oppius Maxentius cède alors une partie de ses troupes pour reconstituer entièrement les 1ière et 2ième Légion puis va assiéger Syracuse dont la garnison a eu le temps de se renforcer.
    La ville pourra tenir plus de 5 ans ainsi mais si la situation évolue favorablement en Sicile, l'assaut sera peut être donné plus tôt.

    Varius prend position sur le pont reliant la Sicilia Greacus (Syracuse) à la Sicilia Medius (Agrigentum).
    Amulius Victor reste en Sicilia Romanus.



    Une armée carthaginoise vient alors bloquer le passage devant la 2ième Légion mais n'attaque pas.
    Varius voudrait bien y aller pour prouver sa valeur mais son oncle Amulius Victor le retient un temps.
    Des renforts doivent arriver.

  9. #9
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    Hiver 492

    Bonne nouvelle en Sicile: la peste a disparu de Messana.
    Par contre, elle s'est transmise à Catana mais comme il n'y demeure que des gardes civils, ce n'est pas grave.
    Nos réserves étant disponibles, les légions peuvent être reconstituées. Il commence cependant à manquer de cavalerie.

    Contrairement à ce qu'on pouvait imaginer (mais la peste y est peut être pour quelque chose), Carthage a laissé tranquille Catana.
    Toutefois, une autre armée venant du sud cette fois est allée assiéger de nouveau le fort de l'Etna.



    La 1ière Légion de Maxentius repart donc par le même chemin que l'été précédent.

    Pour éviter que les 3 unités ennemies ne viennent renforcer le gros de l'armée carthaginoise, Maxentius attaque de nuit.



    La rencontre ayant lieu plus à l'intérieur des terres que précédemment, la pente est plus raide et cela nous avantage grandement.


    Bataille des pentes de l'Etna:



    Si l'ennemi dispose d'autant d'infanterie lourde que précédemment, il n'y a qu'une seule unité de Caetrati à notre droite.

    Notre armée descend tranquillement d'abord parallèlement à la ligne ennemie puis en biais selon une tactique utilisée pour la première fois par Philippe de Macédoine à Chéronée: notre aile droite finit par se trouver beaucoup plus proche de l'aile gauche ennemie que l'inverse.
    Puis notre ligne stoppe et nos cohortes les plus à droite lancent leurs pilums en particulier sur les Caetrati et une infanterie du désert.
    Avec l'avantage de la hauteur, l'effet est meurtrier.



    2 Hastati se lancent alors à la charge.
    Amulius Maxentius arrive aussi à toute vitesse et percute les Caetrati violemment en escomptant un effet de choc.



    Ça fonctionne, l'unité passablement sonnée résiste quelque temps puis craque. Le flanc gauche ennemi est enfoncé, temporairement du moins.




    2 Hastati, 1 Triarii et la garde du consul s'y précipitent.



    Toutefois, Amulius très exposé se replie temporairement derrière les cohortes Hastati et Triarii. Les archers carthaginois pris dans l'attaque (bien malgré eux) ralentissent la progression.

    L'ennemi sentant le danger lance la Bela cavalerie en contre attaque directe tandis que la garde du général carthaginois (240 cavaliers numides tout de même, lanceurs de javelots) arrose la zone.

    Amulius se relance dans la bataille. Le choc est violent, il faut faire craquer la gauche adverse.

    Pendant ce temps, le reste de la ligne romaine s'est alignée sur la ligne punique. Les Thureophoroi et une infanterie du désert qui étaient montés vers les romains sont copieusement arrosés de pilums. Puis l'infanterie romaine charge les piquiers libyens.

    A gauche, la Bela cavalerie complètement dépassée finit par dérouter.



    En désespoir de cause, la garde carthaginoise tente de stopper les romains et se lancent contre Amulius et ses cohortes.
    Mais les cavaliers numides sont faits pour tout sauf le combat au corps à corps.
    Sans compter que l'aile droite carthaginoise est enfoncée elle aussi.



    Tout ce beau monde finit par dérouter et poursuivi par les Equite et la cavalerie barbare mercenaire.

    Il ne reste plus que les piquiers libyens et une infanterie du désert complètement encerclés et sous nos tirs enflammés.



    Cette fois, c'est une nette victoire, acquise avec un minimum de pertes.




    Commentaires: certes, l'armée romaine disposait d'un avantage significatif par la position dominante sur l'armée carthaginoise.
    Cela dit, cette bataille met peut être en lumière une faiblesse dans le déploiement tactique des armées carthaginoises: la relative fragilité des ailes.
    Le centre est généralement tenu par des unités quasi impénétrables de front et très résistantes même de flanc (infanterie du désert et surtout piquiers libyens). Par contre, les ailes sont plutôt constituées de Caetrati et dans une moindre mesure de Thureophoroi moins résistants.
    C'est probablement là qu'il faudra appuyer.


    Sur sa lancée, Amulius, nommé désormais Victor, poursuit en territoire ennemi le petit détachement punique qui n'avait pu participer à la bataille nocturne et l'extermine jusqu'au dernier homme.



    Ensuite, retour en territoire romain.

    2 armées carthaginoises stationnent toujours en Sicilia Oriens.
    Nero Varius n'ose pas les attaquer de front, d'autant que la pente ne lui est pas favorable mais il se place au sud ouest de Catana.
    Si les carthaginois veulent passer, il leur faudra affronter la 2ième Légion.
    Le moral remonte pour les Romains, la 3ième Légion (qui n'a pas de cavalerie sauf celle de son général Oppius Maxentius) vient d'arriver en Sicilia Romanus.


  10. #10
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    An 473 (-280 av JC)

    Après des années de guerre, Rome a réussi à unifier le Latium ainsi que les provinces samnites sous son autorité.
    Toutefois, 4 provinces demeurent rebelles à la domination romaine:
    la Campania et la Lucania au sud-ouest, l'Etruria et l'Ombria au nord.

    La province du Bruttium toute au sud est tenue par les Syracusiens avec lesquels Rome est en paix.

    Par contre, Rome est en guerre avec la cité grecque de Tarente, sous contrôle du royaume d'Epire.

    La situation semblait favorable aux romains quand en 473, Pyrrhus, le roi d'Epire en personne débarque en Italie
    avec une puissante armée constituée de ses vétérans et aussi d'éléphants de guerre.





    An 474 (-279 av JC)

    Sans attendre, Pyrrhus remonte vers le nord-ouest, entre en Apulia et assiège Cannae qui heureusement a reçu
    des renforts juste à temps. Du coup, malgré ses éléphants, Pyrrhus n'ose pas attaquer la ville directement.

    Pour Rome, la situation est grave.

    Toutes les troupes romaines et alliées disponibles sont rassemblées pour former la légion.
    Tibérius Maxentius en reçoit le commandement du sénat, il a pour ordre de sauver Cannae dans laquelle se trouvent
    2 de ses fils.

    Tibérius contourne la ville par le sud et se porte à la rencontre de Pyrrhus à l'est de la ville.
    C'est la première rencontre entre la légion romaine et la phalange grecque.

    Dernière modification par rominet ; 03/10/2014 à 17h42.

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