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ROME NE S'EST PAS FAITE EN UN JOUR (Rome Total WAAR)
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  1. #1
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    ROME NE S'EST PAS FAITE EN UN JOUR (Rome Total WAAR)

    Bonjour

    Je vais publier un petit AAR sur Rome Total War à raison de 3 ou 4 post par mois.

    Je joue les Romains sur le mod Roma Surrectum 1.5 que j'ai moi-même moddé pour rendre la partie vraiment difficile pour moi (sinon je m'ennuie); de plus, j'ai essayé de faire en sorte que les différentes factions ne se détruisent pas trop facilement elles-mêmes avant que j'arrive; je préfére combattre plusieurs puissants petits royaumes qu'un seul grand empire hyper puissant.

    Je joue en Très difficile/Très difficile, donc ça ne devrait pas être marrant tous les jours.

    Je me suis imposé quelques petites règles maisons, histoire de ne pas abuser de certaines facilités du jeu et d'augmenter la difficulté:

    1) Je n'envoie pas d'espion en territoire ennemi ou ne me sert pas de diplomates pour ouvrir la voie aux armées:
    c'est juste pour avoir un peu les pétoches quand je m'enfonce dans les forêts profondes de Germanie ou autre.
    De plus, si un de mes espions a la peste, je le laisse en dehors des villes.

    2) Je ne fais pas de corruption.

    3) Sauf dans les villes, les armées en campagne ou dans les forts (les légions) ne doivent pas contenir plus de 10 cohortes légionnaires (cohortes républicaines Hastati, Princeps, cohortes consulaires plus tard, impériales encore plus tard) dont 1 seule première cohorte. Pour le reste, on met des Triarii, auxiliaires, mercenaires, ... .

    4) Je ne fais jamais de reconstitution d'unités à partir d'un petit noyau.
    C'est juste pour éviter que 3 misérables soldats survivants de niveau 7 ne donne une cohorte entière de niveau 7
    après reconstitution. Mes unités vétérans seront formées de vrais soldats ayant combattu.

    5) Je n'attaque pas de flottes ennemies transportant des troupes.

    6) Je supprime le radar en mode bataille: dans le brouillard ou le blizzard, je ne vois rien du tout. Stressant.

    Voilà.

  2. #2
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    janvier 2008
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    Ouf...ce silence de ta part était un rien stressant.

    Sinon, ben merci pour l'ARR, ça va pitetre redonner envie de later Rtw...

  3. #3
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    octobre 2007
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    "Moi, Titus Rominus, suis béni des dieux. J'ai été choisi par le sénat de Rome pour conduire ma cité vers la gloire
    éternelle. Nous sommes entourés d'ennemis mais qu'importe, les soldats romains sont les meilleurs du monde
    et sous mon commandement, ils vont bientôt le prouver. Alea jacta est"




    Voici la situation en 473 Ab Urbe Condita (473 ans après la fondation de la ville, soit -280 avant J.C.):

    4 cités, pas plus.

    Au nord, les rebelles étrusques et ombriens. S'y aventurer actuellement serait de la folie mais tant qu'on ne
    rentre pas sur leurs territoires, ils ne sont pas agressifs. Ils constitueront un excellent rempart contre
    une invasion étrangère venant du nord.

    Idem de la Campagnie et Lucanie sur notre flanc sud-ouest. Là, c'est plus gênant car parfois, il y a de légères
    incursions en territoire romain. Il faudra régler le problème mais pas maintenant car la principale menace
    vient du sud-est.

    En Calabre justement, Tarente constitue la ville principale de Grande-Grèce, aux mains des Epirotes dont le chef
    est le redoutable Pyrrhus avec ses hoplites vétérans et ses terribles éléphants de guerre. C'est le danger
    principal et mortel pour Rome. Nous sommes en guerre.

    Enfin, dans le Bruttium, le petit royaume indépendant de Croton. Nous sommes en paix
    pour l'instant.




    An 473

    Le gros de l'armée est envoyé près de Cannae pour intimider Pyrrhus et en même temps, renforcer l'armement
    de nos troupes. Cannae est en effet la seule de nos villes à posséder une forge niveau 1.
    La tactique fonctionne et Pyrrhus n'ose pas nous affronter.
    Cela dit, ça ne va pas pouvoir durer trop longtemps, les couts d'entretien de l'armée dépassant nos capacités
    financières.




    An 475

    La Légion se retire au nord vers Apulania en territoire Samnite, une petite dizaine d'unités sont laissées à Cannae
    pour être mise à niveau et défendre la ville au cas où.
    C'est alors que Pyrrhus traverse la rivière et atteind Cannae qui est assiègée. Mais il n'ose pas attaquer directement
    la ville malgré ses éléphants.
    Le sénat de Rome ordonne alors au consul Tibérius Maxentius d'intervenir avec la Légion.

    Le choc a lieu un peu à l'est de la ville.


    Aie, ça va faire mal!!


    La bataille de Cannae:

    le champ de bataille se trouve manifestement en haut d'une vaste colline non boisée. Un terrain presque plat et nu.


    Sur notre aile gauche et le centre, notre ligne principale d'infanterie (Hastati, Princeps) avec seulement 2 Triarii
    de réserve.
    Notre aile droite, ce sont les Vélites protégés par une ligne de Triarii.
    La cavalerie se trouve en arrière, plutôt à droite.

    1er objectif: se débarrasser des éléphants.
    2ième objectif: tuer Pyrrhus.
    3ième objectif: battre la cavalerie ennemie et encercler l'infanterie lourde ennemie.



    La ligne d'infanterie doit fixer l'infanterie ennemie pendant que les Vélites sont chargés de s'occuper des éléphants.
    Notre ligne d'infanterie déborde largement celle de l'ennemi mais par contre, elle est peu épaisse.
    Les forces opposées se rapprochent.

    Puis brutalement, la cavalerie aétolienne charge de part et d'autre de notre ligne tandis que la première ligne
    d'infanterie ennemie s'avance au contact.

    Heureusement, les Triarii interceptent la cavalerie aétolienne. Notre consul charge par la gauche, les Equites
    par la droite.
    Dans le même temps, nos Vélites commencent à lancer leurs javelots sur les éléphants, une unité de Triarii se sacrifie
    en attaquant les mastodontes. A l'extrême droite, un autre Triarii fait reculer les tireurs montés mais subit des pertes.



    Tandis que les Triarii se battent contre les éléphants, les Vélites font pleuvoir les javelots sur les grosses bêtes qui
    commencent à tomber. L'unité de Triarii souffre mais la panique s'empare des éléphants, c'est réussi.



    C'est alors que la garde personnelle de Pyrrhus se lance dans la bataille en chargeant de loin les Vélites.
    Mais les Triarii s'interposent et interceptent la cavalerie.

    La cavalerie de Tibérius, après avoir fait dérouter les tireurs montés avec l'aide d'un Equites revient rapidement
    et charge Pyrrhus par l'arrière droit.

    Une unité d'Hoplites d'élite tente de venir en aide à son général mais elle est interceptée par un Princeps.

    Pendant ce temps, la garde de Pyrrhus se bat et meurt.
    Quelques secondes, le roi d'Epire trépasse sous les coups des Triarii et de la garde romaine.



    A gauche et au centre, notre infanterie se bat et commence à déborder la ligne adverse.

    Puis les premières unités de Princeps chargent par derrière.



    A ce stade, la bataille est virtuellement gagnée car l'ennemi a perdu des unités de choc.
    Petit à petit, l'ensemble de l'armée ennemie est encerclée et subit régulièrement des charges de cavalerie.

    Ça commence à craquer sur l'aile gauche ennemie.



    En haut à gauche, on voit que nos renforts sont arrivés mais ils n'auront pas besoin d'intervenir.

    La bataille dure encore 10 minutes puis c'est la fin. OUF!!!



    Les pertes sont lourdes mais l'ennemi est anéanti. C'est une victoire décisive.


    A Rome, c'est un immense soupir de soulagement.
    Le sénat félicite Tibérius et lui ordonne d'aller s'emparer de Tarente.


    An 476

    Après avoir détruit quelques petites troupes du royaume d'Epire, Tibérius fait le siège de Tarente
    et ordonne la construction de béliers.



    Durant l'hiver, l'assaut est donné. C'est Amulius Maxentius, l'héritier de la faction qui s'en charge. C'est facile.



    Le royaume d'Epire est éliminé d'Italie.
    Une ambassade traverse l'Adriatique et se rend à Apollonia. La paix est conclue avec l'Epire
    et des relations commerciales sont nouées.


    A peine Tarente prise, la légion part vers Croton. L'armée du Bruttium vient de subir une défaite face aux
    rebelles lucaniens, c'est le moment d'en profiter. Le siège est mis en place mais pas question d'attaquer cette fois,
    le morceau est trop gros.




    An 477

    Tandis que le gros de l'armée assiège Croton, les rebelles lucaniens font quelques incursions en territoire romain.
    C'est inacceptable.
    Après s'être débarrassé des intrus en Apulie (Cannae), la petite armée de Tibérius, aidé du jeune époux de sa petite fille Paulina, le très prometteur Nero Varius, entre en Lucanie pour attaquer un petit détachement séparé du gros de la troupe.
    Toute la cavalerie romaine est concentrée, il s'agit d'un raid, pas question de rester en Lucanie sous peine de mort.



    Comme on le voit, on a la supériorité numérique, mais en face, l'ennemi est de valeur.


    Attaque nocturne,


    ennemis sous les tirs incendiaires et victoire:




    An 478

    Une importante nouvelle arrive à Rome. En Sicile, les Syracusiens ont pris Messana tandis que les rebelles d'Agrigentum ont été écrasés par les Carthaginois. Les 2 puissances se trouvent donc face à face quoiqu'encore en paix.
    Pour le Sénat romain, c'est préoccupant.
    En cas de guerre, le sénat verrait d'un mauvais œil qu'un camp ou l'autre puisse l'emporter définitivement sur l'autre et unifier ainsi la Sicile. Il convient de se débarrasser des rebelles lucaniens et campagniens au plus vite.




    An 479

    Précédant en éclaireur sa propre petite armée lors d'une nouvelle tentative de raid en Lucanie, Tibérius Maxentius tombe dans une embuscade à peine entré en territoire ennemi.



    Heureusement, la cavalerie peut s'extraire du piège,



    un petit combat et il parvient à s'échapper.



    La troupe ennemie trop sûre d'elle entre alors dans notre territoire et tombe en plein sur notre détachement commandé par Nero Varius bien décidé à venger et égaler son prestigieux beau-grand-père.

    L'embuscade rate


    mais la bataille est vite gagnée. Nero Varius acquiert ses premiers galons.




    Assiégée depuis 2 ans et demi, Croton tient bon mais c'est la fin. La garnison tente une sortie. C'est sa dernière chance.



    Tandis que notre ligne d'infanterie abandonne rapidement ses béliers et se positionne, notre cavalerie charge l'ennemi qu'elle désorganise sérieusement.



    Profitant de l'action au devant de notre ligne, un des généraux ennemi attaque notre flanc gauche mais un Triari intercepte in extremis sa charge et la garde personnelle d'Amulius attaque par derrière.



    Puis l'infanterie ennemie charge mais elle est bien reçue.



    C'est la victoire, Croton est capturée, nos pertes raisonnables. Le Bruttium devient province romaine.


  4. #4
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    Les Romains sont foutus !
    La Tera me manque...

    - A mon avis, dans la guerre, il y a une chose attractive : c'est le défilé de la victoire. L'emmerdant, c'est tout ce qui se passe avant. Il faudrait toucher sa prime d'engagement et défiler tout de suite... avant que ça se gâte.
    Un taxi pour Tobrouk (1961) - M. Audiard

  5. #5
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    Citation Envoyé par Thesix Voir le message
    Les Romains sont foutus !


    Faut que j'aille jusqu'aux invasions barbares alors!
    Ça risque de durer plus qu'une partie de AE.

  6. #6
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    An 480

    Croton capturée, il va falloir s'occuper sérieusement des rebelles lucaniens et campagniens.

    La légion (ce qu'il en reste) repart immédiatement vers Cannae. Un détachement de rebelles lucaniens semble un peu
    seul dans le col des monts séparant l'Apulie de la Lucanie, c'est le moment d'attaquer.
    Attention, les troupes ennemies sont valeureuses et bien plus expérimentées que les nôtres.



    La bataille a lieu de nuit, les Hastati au centre, les Princeps sur les ailes, un Triarii de réserve.
    L'ennemi n'a pas de cavalerie ni de troupes de choc, la tactique est donc très simple.



    Après avoir lancé leurs pilums, notre infanterie doit charger, fixer les troupes ennemies pour permettre aux Vélites
    de passer par derrière et de tirer dans le dos.

    Arrivé près de la ligne ennemie, celle-ci cherche le contact mais se replie. Elle a été copieusement arrosée
    de pilums.



    Nous continuons d'avancer.
    Puis c'est la charge.



    Les Vélites passent alors par derrière et commencent à tirer. Bénéficiant en plus d'un avantage en hauteur,
    leurs javelots sont particulièrement meurtriers mais l'ennemi tient bon.



    La garde du général ennemi est isolée et se fait charger par notre cavalerie par le haut et par un Princeps venant du bas.
    La garde adverse se bat jusqu'à la mort. Le général panique et s'enfuie comme un lâche.
    Il est rattrapé et tué.
    C'est alors que nos troupes chargent par derrière.



    Les ennemis se battent comme des lions et ne finissent par dérouter que réduits à très peu.
    Victoire mais non sans mal, plus de 600 pertes contre 1500.



    An 481

    Nos incursions répétées en territoire lucanien ont finalement considérablement réduit la défense de Néapolis.
    Le sénat pense qu'il est possible d'entreprendre une opération d'envergure.
    Les ressources financières sont suffisantes.
    Le Sénat a voté les crédits pour le remise sur pied de la 1ière Légion ainsi que la création d'un embryon de 2ième Légion.



    An 482

    L'invasion de la Lucanie est lancée.



    Pendant que la 2ième Légion assiège Neapolis, la 1ière se positionne au passage de la rivière séparant la Lucanie de la Campagnie. Si l'armée campagnienne veut venir secourir ses petits camarades, il faudra d'abord passer sur le corps d'Amulius Maxentius et de ses soldats et aussi prendre le fort en arrière.



    Un espion a été envoyé en Sicile. Les Carthaginois ont manifestement de nombreuses troupes sur la frontière qui les sépare de Syracuse.



    En Italie, l'armée campagnienne réagit vivement et tente de franchir la rivière. Mauvaise surprise, la 1ière Légion l'attend.


    Aie, aie, aie, c'est méchant en face!!

    Bataille de Lucania:

    Hélas, il y a 2 passages à gué, impossible de défendre correctement les 2. On choisit donc de laisser l'ennemi traverser pour se positionner en hauteur ce qui constitue un avantage.

    L'armée ennemie se range en colonne puis brutalement commence à franchir le gué. Notre cavalerie part en avant pour commencer le harcèlement. Il faut épuiser l'ennemi.



    Ça ne marche pas trop d'autant que les premières troupes à passer le gué sont l'infanterie lourde, plutôt efficace contre la cavalerie. Cette dernière revient dernière nos lignes donc. L'ennemi commencent à charger.



    Puis la cavalerie ennemie attaque à son tour. Nos Triarii sont bien placés.



    Notre propre cavalerie contre charge en permanence puis se replie.



    Soudain, bonne nouvelle, les renforts de la garnison du fort sont arrivés, ils entreront en jeu au moment voulu
    si nécessaire.

    Pendant ce temps, c'est la grosse bagarre partout.
    La cavalerie ennemie fait de puissantes charges sur notre infanterie tandis que la notre s'infiltre sur les arrières
    ennemis.
    Une unité d'Equite se sacrifie contre la garde du général adverse pour permettre à 1 Triarii, 2 Princeps et
    l'unité de Vélite de passer par derrière par l'aile gauche ennemie, le long du fleuve.
    Notre général vole au secours des Equite qui sont décimés mais passe à 2 doigts de se faire tuer. Il se replie derrière 2 Triarii qui interceptent la garde adverse qui se trouve rapidement pris en sandwich entre 3 Triarii.
    Le général adverse est finalement tué.



    Cette fois, c'est bon; les unités ennemies finissent par être toutes encerclées et finissent par dérouter. La bataille dure encore un peu et c'est fini. Les pertes sont significatives mais la Légion est victorieuse.



    Cette victoire sonne le glas de l'indépendance des Lucaniens et des Campagniens.
    Neapolis est rapidement prise par la 2ième Légion de Nero Varius tandis que Capua est assiégée.





    An 483. (-270 avant JC)

    Tibérius Maxentius, le vainqueur de Pyrrhus, meurt paisiblement dans sa villa de Croton, 8 ans après sa grande victoire à Cannae. Amulius Maxentius prend sa suite. Nero Varius devient le nouvel héritier.


    An 485

    La garnison assiégée de Capua tente la sortie de la dernière chance.



    Elle est écrasée sans pitié.


    Victoire sur fond de Vésuve.


    An 486

    Ainsi se termine la campagne d'Italie. Toute la partie sud et centre sont nôtre.
    Avec les revenus générés par les pillages, l'exploitation et le commerce des conquêtes, Rome va compléter
    2 légions entières mais cela va prendre un peu de temps.
    Une 3ième va commencer à être formée, elle sera d'abord chargée du maintien de l'ordre en territoire romain.


    Actuellement, seule Rome possède une caserne légionnaire qui permet la levée de cohortes républicaines Princeps et
    Triarii. Dans 5 années, Cannae sera suffisamment romanisée pour faire de même.
    Par contre, les Hastati peuvent être formées en plus dans 2 autres cités, Asculum et Apulania.
    Enfin, dans 2 ans, des auxiliaires Hoplites de Tarente seront disponibles à Tarente ainsi que des Hastati.
    Quant aux Equite, ils ne peuvent être crées qu'à Rome pour l'instant.


    Maintenant que le Sud est sécurisé et que les Légions romaines ont fait preuve de leur supériorité, les ambitions
    du Sénat vont croissant.

    Les rapports des espions sont formels.
    Le royaume Syracusien est très faible à cause en grande partie de la piraterie. Syracuse commence à faire rêver les
    sénateurs avides de richesse.
    Le nord de l'Italie est considéré comme trop dangereux pour l'instant. De nombreuses armées rebelles équivalentes
    à celles de Campagnie et Lucanie y sont présentes.
    Les Légions romaines prendront donc le chemin du sud.
    Dernière modification par rominet ; 18/05/2010 à 23h23.

  7. #7
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    An 487

    Coup de théatre!!
    Alors que la 1ière Légion du proconsul Amulius Maxentius et la 2ième du consul Nero Varius sont en cours de formation dans les provinces d'Apulie et du Latium respectivement, un petit détachement syracusien débarque en Lucanie et assiège Neapolis!!!!
    Ils sont fous ces Syracusiens.
    Et comme un malheur n'arrive jamais seul, l'Epire préfère garder son alliance avec Syracuse qu'avec nous: nous saurons nous en souvenir le moment venu.

    Si un léger vent de panique souffle sur Rome, le sénat lui est plus serein.
    Les sénateurs savent que la puissance syracusienne est faible et le prétexte est tout trouvé, on ne fait que se défendre.

    Attention toutefois, si Syracuse est faible, Carthage qui contrôle la partie occidentale de la Sicile dispose de grosses armées. 2 Légions complètes et quelques renforts ne seront pas de trop pour les impressionner afin qu'ils nous laissent tranquilles.



    Hélas, si la 1ière Légion est presque prête, la 2ième ne l'est pas encore.

    En attendant de porter la guerre chez l'ennemi, on va liquider cette petite incursion de cavalerie.

    Les 3 chefs de Légion se réunissent pour un petit entrainement très vite réglé.





    An 488

    Une ambassade syracusienne arrive à Rome pour proposer un cessez-le-feu.

    Au Sénat, grande discussion. Les 2 Légions sont presque prêtes et se préparent à traverser le détroit de Messana.

    Une proposition dans ce sens est faite à la délégation syracusienne mais en échange de 20000 derniers.

    L'ambassade contre-propose 11600 derniers en 4 fois pendant 2 ans.

    Accepté!! C'est juste le temps qu'il nous faut pour finir les préparatifs et certains sénateurs ne trouvent pas déplaisant de voir financer notre propre effort de guerre par notre future victime.




    An 490

    C'est la fin des versements du tribut par les Syracusiens. Ils ont eu le culot de redébarquer quelques troupes en Lucanie.
    Le sénat adresse donc un message à Syracuse, non dénué de mauvaise foi et d'humour:
    "Etant donnée la présence en territoire romain de troupes syracusiennes non désirées, non demandées et sans autorisation de notre part, soyez prêt à accueillir les nôtres sur votre propre territoire"

    Objectif préliminaire: Messana en Sicilia Romanus.
    Les Légions traversent facilement le détroit séparant l'Italie de la Sicile avec la petite flotte romaine.



    On aurait pu attaquer directement Syracuse mais d'une part, une flotte syracusienne bloque le passage, sans compter les nombreux pirates qui surgissent régulièrement.
    D'autre part, notre diplomate nous a informé qu'une épidémie de peste sévit actuellement dans la capitale, ce n'est pas le moment d'y mettre les pieds.

    Pendant que Nero Varius installe un fort romain sur les contre-fort nord-ouest de l'Etna, Amulius Maxentius assiège Messana avec la 1ière Légion.
    Puis la 2ième Légion quitte le fort, immédiatement occupé par les troupes de réserve et vient se placer entre Messana et Catana.



    En Italie, la 3ième Légion embryonnaire du commandant Oppius Maxentius, petit-fils de Tibérius, règle facilement le compte des quelques syracusiens aventurés en terre romaine.

    En Sicile, l'assaut est lancé sur Messana. Le rapport de force ne laisse aucune chance aux défenseurs.





    Une fois Messana prise et pillée, Amulius Maxentius va mette le siège devant Catana tandis que Nero Varius assure la garde de la nouvelle province romaine. 5 armées carthaginoises se trouvent de l'autre coté de la frontière.




    An 491

    Catastrophe!! La peste s'est propagée à Messana ... probablement un espion syracusien pestiféré qui s'est infiltré dans la ville.
    Conséquence: toutes les réserves militaires qui s'y trouvaient (cad presque tout) sont affectées et doivent rester en quarantaine sous peine de contaminer le reste de l'armée: nous n'avons plus de réserves pour nos Légions engagées.
    On va rester défensifs et continuer sagement le siège de Catana sans dégarnir la défense de la province de Sicilia Romanus.

    Durant l'hiver, 4 armées carthaginoises entrent dans la province de Sicilia Oriens, la situation est très préoccupante.
    Quelques réserves (non infectées) cédées par la 3ième Légion italienne viennent de s'installer dans un nouveau fort entre Messana et Catana.


  8. #8
    Date d'inscription
    octobre 2007
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    An 492

    Un messager entre dans le camp de la 1ière Légion qui entoure Catana et demande à parler d'urgence
    au pro-consul Maxentius.
    Le messager pénètre dans la tente, se frappe la poitrine pour saluer:
    "Ave consul Maxentius, j'ai une mauvaise nouvelle pour toi, le fort septentrionnal de Sicilia Romanus est assiégé"
    "Par qui?"
    "Les Carthaginois!!"
    "Bon, on est fixé. Tu vas partir immédiatement vers le nord prévenir le consul Varius et tu lui demande de venir avec sa Légion; ensuite, part pour Rome et préviens le Sénat"

    Quelques minutes plus tard, Maxentius réunit son état-major.
    "Messieurs, la situation est simple, 3 armées carthaginoises stationnent près d'ici de l'autre coté de la ville et nous sommes en guerre avec elles dorénavant mais les Syracusiens ne sont pas les Alliés de Carthage pour l'instant.
    Une autre armée carthaginoise assiège le fort de l'autre coté de l'Etna.
    J'ai demandé au consul Varius de venir me remplacer et de prendre Catana.
    Dès qu'il sera là, nous partirons pour le nord-ouest"

    2 semaines plus tard, la légion quitte le siège de Catana, laissant cette tâche à la 2ième de Varius.
    En chemin par le sud ouest de l'Etna, Maxentius tombe sur une petite armée syracusienne qui ne l'arrête bien sûr pas.



    Elle est écrasée.




    L'armée continue sa route par le col vers la côte et rejoint l'armée carthaginoise. Un espion a pu préalablement renseigner Maxentius sur la composition de l'armée adverse.





    Bataille de Tyndaris:

    L'armée romaine descend doucement vers l'adversaire carthaginois.



    La ligne romaine est disposée de façon classique, 3 Princeps au centre face à l'infanterie lourde adverse, 3 Hastati à l'aile droite, 4 autres à l'aile gauche.



    Maxentius essaie d'abord de déborder l'ennemi par la droite puis par la gauche. Rien à faire, la ligne ennemie s'ajuste à la notre.

    Comme l'ennemi ne bronche pas, il se lance lui-même sur les Numides; l'unité d'Equite de l'aile gauche lui prête main forte mais passe trop près des Caetrati qui l'arrosent de pilums: 40 cavaliers tombent. Pas très payant.
    Heureusement, les Numides qui ne se sont pas repliés assez vite ont souffert eux aussi.

    Maxentius décide alors de faire donner les archers. Comme l'ennemi refuse catégoriquement malgré nos provocations de se rapprocher suffisamment (les archers sont trop loin sur leur petite butte à droite), ils partent rapidement vers notre aile gauche où ils auront une position haute également.
    De là haut, ils commencent à arroser les Numides, puis les Thureophoroi et enfin les Caetrati de l'aile droite ennemie.

    Pendant ce temps, les tirailleurs ennemis nous provoquent à leur tour mais nos contre-charges de cavalerie les ramènent en arrière.
    Soudain, la Bela cavalerie de l'aile gauche ennemie charge notre aile droite et percute de plein fouet un Hastati.
    Le Triarii de réserve qui arrive un peu tard par la droite et la garde de Maxentius qui arrive par la gauche écrase cette unité en quelques secondes.

    Maxentius pense alors que les politesses ont assez duré.
    Il fait sonner du cor romain.
    L'infanterie lourde s'avance alors brutalement et en courant. Elle s'arrête à quelques dizaines de mètres de la ligne ennemie, lance ses pilums et charge.



    La charge commence par les Hastati du bas. L'idée de Maxentius est de pousser l'ennemi à faire descendre ses unités pour mieux le contourner par le haut. Puis les Princeps chargent et enfin les Hastati du haut.

    En bas, ça se passe très mal. Avant même le contact avec les Hastati, les Caetrati font pleuvoir la mort avec leur pilums.
    L'Hastati le plus à droite qui arrive donc du bas souffre particulièrement.
    La situation est rapidement si mauvaise que Maxentius craint que son aile droite ne déroute. Il se déplace donc vers la droite pour soutenir le moral ébranlé de ses Hastati. Un Triarii de réserve est lancé dans le combat.

    Au centre, c'est dur mais c'est mieux.

    Tout en haut, la situation est inversée. Avec l'aide des flèches des archers et des javelots des Vélites, les Hastati l'emportent sur les Caetrati. Les auxiliaires de Tarente commencent à passer par derrière et chargent dans le dos des Caetrati.
    La situation est compliquée par l'attitude même du général ennemi qui reste sagement derrière ses lignes, comme s'il hésitait sur la conduite à tenir.
    Toutefois, l'affaiblissement de son aile droite change la donne.
    De plus, une brèche commence à s'ouvrir juste devant Maxentius qui s'y engouffre.
    Avec les Equites qui ont contourné par le haut et le bas, ça semble suffisant pour attaquer la garde ennemie.
    Les Equites commencent à s'en charger et Maxentius tente de charger l'arrière de la Bela cavalerie mais il tombe sur des javeliniers numides qui ont le mauvais goût de ne pas dérouter et de se battre hardiment, à quelques mètres de leur général.
    Après une ou deux minutes de combat, Maxentius décide de passer à travers et charge la garde du général ennemi.
    En quelques secondes, elle est anéantie.

    Pendant ce temps, notre aile gauche passe derrière l'ennemi, ainsi que les Vélites et les Illyriens qui lancent leurs javelots dans le dos des piquiers lybiens en formation phalange.
    De son coté, Maxentius vole au secours des Hastati de l'aile droite et commence à charger par derrière.



    Tout se termine alors très vite, les ennemis finissent tous par dérouter.
    C'est la victoire!! Mais ce fut dur, meurtrier et épuisant.



    Leçons à retenir de la bataille:

    à mon avis, j'ai commis 2 erreurs.

    La première est d'avoir sous-estimé l'efficacité des pilums ennemis.
    Il faudra essayer d'y remédier à l'avenir.
    Peut être en utilisant davantage d'infanterie légère (Vélites) en formation espacée et s'approchant pour lancer leurs javelots et encaisser ceux des ennemis à la place de notre infanterie lourde.
    A condition toutefois qu'il n'y ait pas trop d'archers ou de frondeurs en face.

    La seconde est une erreur de tactique.
    Vouloir déborder la ligne adverse par le haut ET par le bas en même temps comme contre l'armée de Pyrrhus dont toute l'infanterie avait la particularité d'être solide mais lente, était une erreur.
    L'aile droite aurait dû se contenter de chercher le contact direct en ligne droite mais pas plus. Le Hastati qui tente de contourner les Caetrati par le bas perd la moitié de ses hommes en quelques secondes du fait des pilums.
    Il aurait été plus utile et aurait subi moins de pertes s'il avait contribué à l'étanchéité de la ligne entre les 2 autres Hastati et les Princeps.
    C'est le Triarii de réserve qui effectuera cette tâche.

    Bref, on est peut être passé pas très loin d'une défaite.



    Pendant ce temps, la 2ième Légion de Varius donne l'assaut à Catana.



    La ville est défendue à 90% par des cavaliers qui est l'unité la plus appropriée pour ce type de défense (ton ironique, sauf Gandalf, on a rarement vu des cavaliers sur les remparts).

    Les Hastati capturent les remparts sans combat, suivi des Vélites qui font pleuvoir la mort sur les chevaux paniqués.



    Tout se termine sur la place centrale.



    Puis n'y laissant que quelques gardes civils, Varius quitte la ville pour se positionner en embuscade plus au nord.
    Maxentius est revenu près de Messana et a envoyé la plupart de ses unités dans le fort.




    A Rome, à la nouvelle de l'entrée en guerre de Carthage, c'est la consternation et la peur. De plus, les Gaulois ont rompu notre alliance.
    Personne n'est encore au courant des victoires de Maxentius et Varius.

    Au Sénat, on en vient presque aux insultes.

    Les sénateurs cupides et intéressés qui craignent pour leurs intérêts martèlent qu'on ne peut que chercher une paix de compromis avec la plus grande puissance financière et militaire du moment.
    Les sénateurs patriotes et idéalistes rétorquent que l'armée romaine est la meilleure, que Rome en a vu d'autres et que la richesse est au service de l'homme et non l'inverse.

    C'est ce dernier parti qui l'emporte. De toute les villes suffisamment romanisées de la jeune République sont requis les hommes en âge de partir à la guerre. L'effort financier est énorme et fait reculer les réserves financières de la République à ce qu'elles étaient 8 ans plus tôt.
    Il faut gagner cette guerre.

  9. #9
    Date d'inscription
    janvier 1970
    Messages
    5 076
    Désolé de polluer ton topic. :D Je suis en train de me remettre à Rome Total War (alors que le 2 pourrait être prochainement révélé ?), et je suis à la rehcerche d'un bon mod, réaliste, très complet et qui change vraiment du jeu de base. Je suis en train de tester le très conne Rome Total Realisme qui a l'air pas mal. Visiblement il existe un sous-mod extended Total realism. Que vaut il ? Et y a t'il mieux que Total Realism ? Merci d'avance. :)

  10. #10
    Date d'inscription
    octobre 2007
    Messages
    2 902
    Salut

    alors comme ça, y a un RTW II en préparation? J'ignorais, merci.

    Pour les mods, le mieux c'est que tu ailles jeter un coup d'oeil là

    http://www.twcenter.net/forums/forumdisplay.php?f=214

    Il y a tout pleins de mod pour RTW et MTW.

    Question avis personnel: j'ai joué sur Total Realism 6 ou gold il y a qqs années, c'était pas mal
    mais le mod Roma Surrectum (sur lequel est basé cet AAR) est mieux.
    La carte est magnifique, une échelle plus grande; certains comportements IA ont été amélioré (l'IA fait des débarquements; quand tu recharges ton tour, l'IA ne lève plus stupidement les sièges qu'elle était en train de faire; en tactique, 1 fois sur 2, le général ennemi ne se jette plus dès les premières secondes sur tes hoplites en phalange, ...) Bref, le travail de fond est pas mal.

    J'attend maintenant Total Realism VII pour la grande campagne. Il devrait être basé sur BI (Barbarian Invasion) avec tous les bonus de cet add-on (en fin j'espère), cad le système des hordes, l'influence culturelle, ... .
    Mais ils sont loin d'avoir fini. En attendant, ils ont fait IC (Iberian Conflict) et FOE (Fate of Empire).
    J'ai installé ce dernier mais je l'ai trouvé trop compliqué en stratégique. Beaucoup trop de provinces à gérer dès le début, c'est un peu gonflant de perdre du temps par rapport à l'essentiel. J'ai l'impression de jouer à AE. Mais peut être que je loupe qqch.

    Certains joueurs sur le forum jeux_de_stratégie.com aiment bien EB (Europa Barbarorum), il y a qqs AAR dessus.

    Maintenant, question gout, je m'ennuie très vite sur n'importe quel mod car c'est souvent trop facile.
    Seule solution: modder le jeu pour rendre ta faction vraiment très dure, ce que j'ai fait ici pour cette partie... encore que je la trouve encore trop facile et trop rapide.

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