Warning: Illegal string offset 'name' in [path]/includes/functions.php on line 6112
ROME NE S'EST PAS FAITE EN UN JOUR (Rome Total WAAR)
+ Répondre à la discussion
Page 39 sur 39
PremièrePremière ... 29 37 38 39
Affichage des résultats 381 à 388 sur 388
  1. #381
    Date d'inscription
    octobre 2007
    Messages
    2 902
    Eté 559 (-194 av JC)

    Après un printemps particulièrement sanglant en Ibérie où, au prix de 5000 pertes environ et en 4
    batailles, 15000 soldats des armées de Carthage ont péri, Décius Maxentius peut se féliciter, il a
    rempli parfaitement les objectifs voulus par le sénat en affaiblissant Carthage mais sans faire de nouvelles conquêtes.
    Il espère ainsi que la situation d'équilibre entre Carthage et le royaume celtibère sera atteinte.

    Toutefois, les lourdes pertes subies par les légions ne peuvent pas être totalement remplacées.
    La 2ième Légion de Lucius Aurelianus et la 7ième Légion de Quintus Messalla ont retrouvé des effectifs nominaux.
    Par contre, la 3ième Légion est un peu bizarre, elle manque de légionnaires et doit compenser par des auxiliaires.
    Quant aux réserves, elles sont descendues un niveau inquiétant pour un total de 5 légions opérationnelles.






    En Italie, après la tragédie navale de Sicilia Boreus durant l'hiver dernier, le reste de la flotte
    romaine s'est repliée près du port de Vétulonia en Etruria. La flotte de l'amiral Flavius est
    indispensable au maintien d'une ligne maritime vers l'Ibérie.





    La flotte carthaginoise a repris le contrôle total des eaux autour de la Sicilia et plusieurs ports
    subissent des blocus.
    La flotte romaine ne reprendra pas le chemin du sud avant au moins 1 an.

    Dernière modification par rominet ; 22/11/2016 à 18h12.

  2. #382
    Date d'inscription
    octobre 2007
    Messages
    2 902
    Automne 559 (-194 av JC)

    Rome vient de terminer 3 grands chantiers navals ce qui porte à 3 en Siclia et 3 en mer Egée le
    nombre de ports capables de construire des trirèmes.





    Aussitôt, un énorme programme de construction naval est lancé.

    En Sicilia pour pouvoir défendre l'Italie et la Sicilia et entretenir la guerre d'usure avec
    Carthage, et en mer Egée pour mettre sur pied (sic) secrètement 3 flottes de débarquements pour les
    3 légions prévues à cet effet.
    L'effort financier est considérable et fait reculer le trésor romain à ce qu'il était il y 15 ans.
    De plus, il faudra du temps pour construire tant de bateaux; l'opération contre Carthage en Afrique
    doit être reportée car aucun débarquement en Afrique n'est envisageable avant plusieurs années.


    Toutefois, le sénat décide de lever la 13ième Légion car il y a des troubles dans certaines
    provinces périphériques.
    La légion est confiée au fils de l'ancien chef de faction Gaius Maxentius, le jeune Oppius
    Maxentius qui a fait ses preuves récemment dans l'écrasement de la rébellion crétoise de 556-557.


    Le sénat est aussi assez satisfait des résultats de l'offensive romaine du printemps.
    La puissance du royaume celtibère est presque remontée au niveau de celle de Carthage.




    Rome a chargé l'amiral Numérius (échappé de justesse au désastre naval de l'année dernière) de
    reprendre petit à petit le contrôle des côtes italiennes.
    Au sud-ouest de Rome, il remporte sur le fil une victoire navale sur l'escadre de Décères qui avait
    vaincu les romains.





    L'escadre de l'amiral Décimus le rejoindra l'année prochaine.

    Quant à l'amiral Flavius, il bat des pirates au sud de la Liguria.





    L'année se termine calmement même si la pression barbare remonte d'un cran en Gaule-Cisapline.








    Eté 560 (-193 av JC)


    En Italie septentrionale, une armée gauloise en 2 corps se fracasse à Piana Crixia sur la 11ième
    Légion de Asinius Plancus.




    Une autre armée gauloise subit le même sort à Ivréa face à la 9ième de Tibérius Mamercus.





    Mais ce que craignait Rome se produit: une rébellion suscitée par des agents macédoniens a lieu en
    Dardania. La population de Herma chasse notre gouverneur et les gardes civils pourtant nombreux s'y
    trouvant.
    Aussitôt, la 13ième Légion à peine formée d'Oppius Maxentius, strictement réduite à son corps
    légionnaire est envoyée par là pour mater la rébellion.
    Arrivé au port de Vasto en province Samnium, Oppius Maxentius a l'agréable surprise de retrouver
    son ancien tribun lorsqu'il commandait le corps de sécurité de la République: Asinius Pompilius qui
    commande ce corps désormais a reçu l'ordre de céder à la 13ième Légion et à titre provisoire ses
    unités anti-cavalerie: un régiment incomplet de hoplites crétois et un autre de Samnites, c'est mieux que rien.
    Puis la légion traverse l'Adriatique, recrute au passage quelques mercenaires cimmériens et entre
    en Dardania rebelle au début de l'automne.
    Herma est assiègée, l'assaut pourra être lancé au printemps.












    Automne 560 (-193 av JC)

    En dépit de la mauvaise saison, la 4ième Légion prend l'offensive contre une armée allobroge de
    faible puissance car une seconde armée, constituée d'Helvètes nettement plus redoutables et
    commandée par Himilcar rôde dans les parages depuis au moins 2 ans et Appius Maxentius craint que
    les 2 armées ne se rejoignent et n'attaquent de concert ce qui ferait beaucoup.
    La rencontre a lieu à Cavorum où Lucius Claudius à la tête de la 2ième Légion remportât jadis 2
    victoires sur les gaulois.





    Exceptés 3 régiments de hacheurs lourds, l'armée ennemie est surtout constituée de barbares mal
    dégrossis.





    Après un combat frontal assez intense, c'est une charge de la cavalerie auxiliaire barbare qui va
    emporter toute l'aile droite ennemie.





    A gauche, le combat a lieu dans les bois où les barbares sont plus à l'aise.
    Mais Appius a préparé une petite surprise à l'ennemi grâce à 3 régiments de tirailleurs oscans bien
    cachés.
    Au signal, les oscans se découvrent et courent vers les arrières des barbares.





    Puis, bien positionnés, les oscans font un massacre à coups de javelots dans le dos.
    L'aile gauche allobroge s'effondre d'un seul coup.




    Une nouvelle leçon de tactique militaire effectuée par le grand général romain.




    L'année 560 se termine ainsi et tranquillement.

  3. #383
    Date d'inscription
    octobre 2007
    Messages
    2 902
    Printemps 561 (-192 av JC)

    La belle saison revient comme chaque année et la guerre reprend.
    La 13ième Légion d'Oppius Maxentius a pour ordre de réprimer avec la plus grande fermeté
    la rébellion de Dardania.
    Les partisans macédoniens se sont réfugiés dans la capitale Herma.








    Assaut de Herma

    C'est la première grande opération militaire de la 13ième Légion et de son chef.
    Avec leurs javelots, les Vélites commencent d'abord par pousser les défenseurs à se
    réfugier loin de la palissade.
    Les balistes ont détruit les tours de défense, les béliers sont prêts à enfoncer le mur
    d'enceinte.





    Les Samnites sont les premiers à s'engouffrer dans la brèche de droite.
    La cavalerie légère intervient.





    Idem au centre où les hoplites auxiliaires de Crète franchissent le portail enfoncé et se
    trouve rapidement contre-attaqué par une autre cavalerie.





    Les cavaleries macédoniennes sont facilement vaincues.
    L'infanterie macédonienne est plus coriace; elle réagit heureusement plus lentement.
    Oppius a le temps d'y envoyer ses mercenaires cimmériens.





    La garde consulaire et ainsi que quelques cohortes légionnaires seront nécessaires pour
    pouvoir l'emporter dans la périphérie d'Herma.





    Le combat se déplace vers la place centrale où intervient la garde du chef rebelle.




    La victoire est nôtre; comme souvent dans un assaut frontal, les pertes ne sont pas faibles.





    La répression romaine est sanglante; plusieurs milliers de civils sont massacrés.
    Malgré cela, la légion va devoir encore rester un moment, pour maintenir l'ordre.





    Quelques jours après la reprise de la cité, Oppius reçoit un messager de Spurius
    Vinicianus qui commande la 8ième Légion stationnée en Paionia, un secteur réputé calme.
    Spurius demande au jeune commandant de la 13ième Légion s'il pourrait lui prêter quelques
    renforts.
    Très surpris de la demande, Oppius demande ce qui se passe.
    Le messager répond:
    "Le général Vinicianus ne sait pas si cela a un rapport avec les derniers évènements de
    Dardania mais toujours est-il qu'une puissante armée, des Thraces et des Moesiens du
    royaume du Bosphore, alliés des macédoniens, vient de faire une entrée en Paionia.
    C'est la première fois que ça arrive"





    Le messager poursuit:
    "Après s'être débarrassé d'une petite bande de rebelle, Spurius va marcher sur eux avec la 8ième"

    Oppius acquiesce:
    "Aucun problème, va, retourne à Naissus, je vous envoie 4 cohortes légionnaires ainsi
    qu'un contingent de mercenaires.
    Spurius pourra les garder après la bataille, Rome ne va pas tarder à me fournir des
    renforts et à équiper complètement ma légion"

  4. #384
    Date d'inscription
    octobre 2007
    Messages
    2 902
    Printemps 561 (-192 av JC)




    Bataille de la Suva Planina




    Forces en présence:
    8ième Légion romaine



    Armée du Bosphore





    Franchement, Spurius ne s'attendait pas à une position si désavantageuse.
    L'armée ennemie qui possède des archers et des onagres est nettement en hauteur par
    rapport à la légion, ça promet des sueurs froides.
    Par chance, il pleut!!





    La seule chance de Spurius, c'est de faire pivoter la 8ième par rapport à sa droite.
    Ainsi, il pourra réduire l'écart mais il va falloir faire très vite et les unités de
    l'aile gauche risquent d'arriver épuisées au contact de l'ennemi.
    Spurius se félicite intérieurement d'y avoir placé les cohortes les plus légères et le
    gros des auxiliaires.

    La 8ième Légion, après un premier mouvement au pas accélère brutalement, surtout à gauche.
    Au prix d'une fatigue excessive, elle parvient à pivoter de façon satisfaisante quand les
    onagres ennemis ouvrent le feu en bas.
    Une boule de feu s'écrase dans les rangs des tirailleurs italiens, heureusement en
    formation dispersée mais une autre tombe au beau milieu de la 3ième cohorte de Princeps de
    réserve en formation serrée, faisant ainsi une vingtaine de victimes.





    Spurius jure et décide de lancer en avant ses infanteries légères pour occuper l'ennemi
    pendant que l'infanterie lourde dont le gros des troupes à gauche s'est également mis en
    formation dispersée, avance plus lentement.
    Les tirailleurs italiens commencent alors à subir des volées de flèches de forestiers,
    positionnés en hauteur, à la droite ennemie.





    La tactique utilisée par Spurius fonctionne, les Thraces et les Moesiens s'acharnent à
    coup de flèches et de javelots sur les auxiliaires légers des romains, préservant ainsi
    les légionnaires et le reste des infanteries lourdes.
    Tirailleurs italiens et auxiliaires grecs au centre subissent des pertes lourdes.





    En haut, par contre, les tirailleurs oscans sont en retard et plus fatigués.
    Mais les romains commencent cependant à riposter: les frondeurs de Rhodes prennent pour
    cible les forestiers.





    C'est alors que l'aile gauche ennemie percute l'aile droite romaine.





    Le combat commence donc entre la 9ième cohorte républicaine d'un coté et un groupe
    d'épéistes et une infanterie celte de l'autre et c'est tout de suite assez meurtrier.





    Pendant ce temps, l'aile gauche romaine rattrape son retard. Les tirailleurs oscans filent
    vers la ligne barbare sous les tirs des frondeurs.





    C'est alors que la mort s'abat sur eux sous la forme de traits et de pilums. Le champ de
    lilas se teint en rouge.





    Les gémissements et cris de détresse des auxiliaires légers parviennent aux oreilles de
    Spurius qui n'y peut rien et qui pousse ses formations exténuées en avant.
    "Vite, vite, à l'assaut, nos auxiliaires ne tiendront pas longtemps à ce rythme!!!"

    Le combat remonte progressivement vers le haut.
    Les cohortes légionnaires étant en formation dispersée, il faut quelques dizaines de
    secondes pour reformer une ligne compacte et armer les pilums.
    En attendant, les auxiliaires légers jouent leur rôle en faisant barrage pour ralentir la
    charge ennemie quelques instants.





    Tout en bas, les combats sont sérieux et la 9ième cohorte commence à présenter des signes
    de faiblesse, c'est inquiétant.





    Spurius est averti du danger et décide un peu à contre-coeur de quitter son aile gauche
    qui aurait pourtant bien besoin de soutien moral pour son aile droite éprouvée.

    Après avoir chargé son second Julius qui commande les Aétoliens de s'occuper de ce
    secteur, Spurius dévale la pente à vive allure tandis que les dernières unités épuisées de
    l'aile gauche se mettent en place.





    Tout en haut, Julius, qui commande les Aétoliens profite de l'absence de cavalerie ennemie
    pour amorcer un mouvement de flanc. Les forestiers se sont cachés quelque part mais Julius
    ignore où ils sont.

    Par chance, les infanteries d'élite moesiennes ont balancé tous leurs pilums sur les
    tirailleurs oscans qui se sont repliés en piteux état, elles n'ont plus rien pour cibler
    les cavaliers.





    Boum!! Julius tombe en plein sur les forestiers qui sortent soudainement de leurs trous et
    prennent la cavalerie auxiliaire par surprise. Aucune charge n'est possible.





    Très vite, le combat tourne au désavantage des Aétoliens, les forestiers étant assez bien
    équipés contre la cavalerie.
    Julius se désengage et se replie vers le haut, avec les forestiers à ses trousses.


    La bataille est maintenant à peu près générale, à l'exception de l'extrême gauche romaine
    mais ça ne va pas tarder.
    Et c'est très dur partout, les troupes ennemies se révèlent valeureuses et performantes.
    Spurius est arrivé pour soutenir la 9ième cohorte et est même passé derrière l'ennemi pour
    une première charge dans le dos.





    Les troupes du Bosphore tiennent le choc et Spurius doit rompre très vite.
    Retour en haut où la cavalerie de Julius s'est reprise et s'est mise sur 3 rangs pour une
    charge contre les forestiers.
    Julius se lance, non sans avoir appelé les oscans en soutien.





    La charge produit son effet, les Aétoliens commencent à l'emporter.
    Mais maintenant, la bagarre est générale, les dernières troupes de l'aile gauche romaine
    (Italiens et infanteries oscans) étant chargées par l'ennemi.





    Quant à Spurius, il en est à sa 3ième charge dans le dos des épéistes grecs et il n'y a
    rien à faire, l'ennemi tient bon.
    Spurius se désengage à nouveau, lance sa réserve de Princeps.

    Il ne sait absolument pas comment il va s'en sortir face à cette armée d'élite barbare.





    (à suivre)

  5. #385
    Date d'inscription
    octobre 2007
    Messages
    2 902
    Printemps 561 (-192 av JC)




    Bataille de la Suva Planina (suite)

    La bataille est nettement plus dure que ce à quoi Spurius Vinicianus s'attendait. Le moral
    des troupes ennemies semble très bon et dans la confusion des combats, Spurius ne sait même
    pas où se trouve le général ennemi.
    Qu'importe, pour l'instant, il faut tenir!!


    Spurius fait manoeuvrer ses auxiliaires qui ont encore tous leurs javelots, ils pourront
    servir s'ils s'infiltrent sur les arrières de l'armée ennemie.


    La situation s'améliore tout de même un tout petit peu avec les forestiers qui déroutent
    enfin tout en haut: ils n'ont pas résisté aux aétoliens et aux oscans.
    Julius décide alors de passer derrière l'armée ennemie et d'aller s'occuper des onagres
    avant de prêter main-forte à Spurius qui doit surement avoir besoin de lui.





    Les auxiliaires oscans et italiens se sont positionnés derrière les moesiens et les pilonnent dans le dos.
    Puis ils se lancent dans la bataille.





    Julius a percuté les servants des onagres.


    En bas, les légionnaires tiennent bon mais les infanteries ennemies aussi.
    Spurius en est à sa 4ième charge mais celles-ci continuent le combat imperturbablement!!





    Au centre-droit, le sénateur Maximian estimant la situation préoccupante se lance dans la
    bataille avec sa garde consulaire, en soutien des légionnaires de la république. Il
    constitue la dernière réserve de la légion.
    Dans ce secteur, les légionnaires affrontent d'autres troupes d'élite moesiennes.





    En plein centre de la ligne de front, les Hastati forment une sorte de verrue dans le
    dispositif ennemi.
    Mais ils se heurtent à des piquiers en phalange et ont déjà subi beaucoup de pertes.
    Il ne reste de 40 légionnaires à la 4ième cohorte.





    Mais maintenant, les frondeurs de Rhodes se sont bien positionnés en hauteur derrière
    l'armée du Bosphore et commencent un travail de sape qui va s'avérer efficace.


    Julius a enfin vaincu les servants des onagres qui se sont battus jusqu'au dernier homme.
    Il descend rapidement vers le bas et se lance dans une charge coordonnée avec Spurius qui l'attendait.





    Cette fois, la charge est fantastique et emporte tout sur son passage.
    Infanteries celtes comme épéistes sont vaincus; pour la première fois, Spurius pousse un
    soupir de soulagement, ça va un peu mieux.





    Mais rien n'est encore acquis.
    Tandis que les légionnaires liquident les restes des 2 unités se battant à mort, il emmène
    avec lui Julius et ses Aétoliens et remonte vers le haut.
    Derrière l'aile droite ennemie, les grecs balancent tout ce qu'ils ont pour aider les
    italiens bien en peine.





    Légionnaires et auxiliaires légers, tout le monde se bat dans cette bataille meurtrière.
    Les auxiliaires italiens et les mercenaires sont quand même en train de venir à bout des
    hoplites Militia.





    C'est alors que les grecs sont pris à parti par une troupe presque complète d'épéistes
    contre laquelle ils ne font pas le poids.
    Spurius s'en rend compte et arrive avec les Aétoliens de Julius.
    Tandis que les mercenaires arrivent à la rescousse, la cavalerie aétolienne et la cavalerie
    de Spurius percutent de plein fouet l'unité ennemie.





    Comme tout en bas quelques minutes plus tôt, l'effet est fulgurant: l'unité ennemie est emportée et écrasée.
    Cette fois, ça commence à sentir le roussi pour les Bosphoriens.





    Toutefois, la bataille continue d'être très rude en plusieurs endroits et surtout au centre.
    Spurius décide de porter des coups décisifs là où l'ennemi semble maintenant le plus faible
    c'est à dire, en haut, face à l'aile gauche romaine tenue surtout par les auxiliaires de la
    légion et la 1ire cohorte de Princeps en combat depuis un moment.
    Avec Julius, les cavaleries romaines lancent des charges par derrière.



    "Allez, Julius, on leur rentre dedans! CHARGEZ!!!!!"

    Les combats atteignent alors une intensité rarement vue, les bosphoriens et les moesiens qui
    commencent à sentir le vent de la défaite se battent avec acharnement et résistent un bon moment.

    Au centre, le sénateur Maximian vient de périr dans les combats au milieu de ses gardes et
    les 3 cohortes Hastati n'ont plus guère les effectifs cumulés d'une seule.
    Toutefois, ils sont quand même en train de venir à bout des piquiers.





    C'est alors que le général ennemi (un certain Hannibal!!) est trouvé et tué par d'autres Hastati.





    Cette fois, ça y est, la 8ième légion a gagné: les troupes bosphoriennes du haut déroutent
    ce qui permet à Spurius d'envoyer des renforts vers le centre.
    La garde du général ennemi tente alors de s'enfuir mais elle est rattrapée par les mercenaires.





    Puis c'est l'effondrement quasi général.






    La légion est victorieuse mais à quel prix!!




    Spurius ne tarde pas à faire un rapport qu'il envoie le plus vite possible à Rome pour
    prévenir le sénat de la situation: il doit recevoir de nouvelles cohortes, la 8ième Légion
    n'est plus du tout en état de combattre et le royaume du Bosphore dispose de troupes
    disparates d'excellente qualité et se révèle brusquement comme une menace sérieuse pour le
    flanc est de la république romaine.



  6. #386
    Date d'inscription
    octobre 2007
    Messages
    2 902
    Printemps 561 (-192 av JC)


    Rome a reçu les nouvelles provenant de la 8ième Légion et s'en inquiète à juste titre.

    Puisque le délai avant toute offensive vers l'Afrique va être plus long que prévu du fait de la
    lenteur à mettre sur pied une flotte digne de ce nom, les romains vont en profiter pour
    effectuer une réorganisation complète de la disposition des légions.

    Comme convenu, la 13ième Légion va être complétée entièrement et une 14ième Légion ne devrait
    pas tarder à suivre.
    La démographie de la capitale croissant lentement mais surement, c'est possible.

    Contrairement à ce qui avait été envisagé il y a 2 ans, ces nouvelles légions ne vont pas
    participer à l'offensive contre Carthage en Afrique mais vont être envoyées à l'est et vont
    relever les 8ième et 5ième Légion respectivement.

    Ainsi, les frontières de l'est seront gardées par la 12ième Légion en Illyria, la 13ième en
    Paionia et la 14ième en Macedonia. Le sénat commence à envisager une future offensive vers le
    Bosphore d'ici 15 ou 20 ans, de nouvelles légions (15, 16, 17) pourront y être envoyées.
    Seront donc ainsi disponibles les 8ième et 5ième Légion.

    La 8ième Légion, dont le commandant en chef devra bientôt être changé étant donné l'âge
    relativement avancé de Spurius Vinicianus, va être envoyée en Ibérie.

    Quant à la 5ième, dès qu'elle sera relevée par la 14ième, elle ira en Sicilia car elle
    participera à l'offensive contre Carthage.

    L'Ibérie va progressivement passer au second plan une fois les 2 nouvelles provinces romaines
    sécurisées et l'équilibre des forces entre Carthage et les Celtibères assuré.
    Une fois ces objectifs réalisés, Rome passera en défensive dans ce secteur et y laissera 3
    légions: la 6ième, la 7ième et donc la 8ième.

    Ce qui signifie que Rome va pouvoir disposer de la 10ième Légion ainsi que de la 2ième et la
    3ième qui s'y trouvent actuellement.

    La 10ième Légion de Hérius Claudius sera finalement renvoyée en Gaule-Cisalpine et remplacera la
    4ième du chef de faction Appius Maxentius.
    Ainsi, la Gaule-Cisalpine sera défendue par 3 légions: la 9ième (à Ivréa), la 10ième (à Airasca)
    et la 11ième (à Piana Crixia).

    La 4ième Légion ira en Sicilia en vue du débarquement en Afrique et sera rejointe par la 3ième.
    Ainsi, 3 légions sont prévues pour le débarquement en Afrique: la 3ième de Décius Maxentius, la
    4ième d'Appius Maxentius et la 5ième d'Aulus Maxentius.

    Quant à la 2ième Légion, elle rejoindra ces 3 dernières légions en Afrique dès que la situation
    en Ibérie sera stable.

    La 1ière Légion qui est la légion de réserve stratégique sénatoriale reste en Dalmatia avec une
    flotte de transport.


    Cela va prendre plusieurs années pour tout organiser mais il n'y a plus d'urgence actuellement.



    Pendant ce temps, en Ibérie, Kaeso Maxentius a été averti des décisions du sénat et la 3ième
    Légion de Décius Maxentius va être la première à quitter la péninsule.

    Les 6ième et 10ième Légion quant à elles sont retournées à l'ouest de la Taraconensis après leur
    long crochet en territoire celtibère d'Hispania.



    Keaso Maxentius doit alors faire face à une offensive imprévue, ...
    ... celle de Hérius Claudius (soutenu par son père) qui se plaint amèrement de n'avoir pas
    conduit une seule bataille depuis son arrivée en Ibérie il y a 12 ans.

    Kaeso est un peu ennuyé.
    Certes, l'ennemi a déployé de nouvelles armées en Baetica et semble encore assez agressif.
    Mais il ne faudrait pas trop affaiblir Carthage quand même s'il l'on veut éviter que la
    situation ne se retourne en faveur des Celtibères.


    "La situation ressemble étrangement à celle du printemps 559"


    Finalement, Kaeso Maxentius cède et autorise la 10ième Légion à effectuer une attaque contre
    l'armée qui se trouve à l'ouest du fort d'Ecija.

    Mais attention, il s'agit en fait d'un des 2 corps de la grande armée du chef de Carthage, un
    certain Bathyaes Rusucuru qui sait parfaitement combattre de nuit.
    La 10ième Légion va donc avoir affaire à 2 corps carthaginois.
    Hérius et Lucius répondent que cela fera simplement 2 fois plus de pertes à l'ennemi lorsque la bataille sera terminée.

  7. #387
    Date d'inscription
    octobre 2007
    Messages
    2 902
    Printemps 561 (-192 av JC)

    Hérius Claudius n'est pas mécontent d'aller à la bataille: voilà maintenant 12 ans que la 10ième
    Légion a débarqué en Ibérie et elle n'a pas une seule bataille à son actif.
    Sur les conseils du chef de la 3ième Légion, Hérius a décidé d'attaquer par le sud-ouest. En
    effet, Décius Maxentius qui a combattu à Ecija il y a 2 ans l'a prévenu que le terrain était
    accidenté et qu'une approche par le nord-ouest était peu conseillée.


    Arrivé sur place, Hérius constate la justesse de cet avis; la légion devrait combattre dans des
    conditions acceptables.

    L'armée carthaginoise approche.
    Hérius se tourne alors vers son père.
    "Tu a l'air triste?"
    "Je pense à mon ancien premier tribun Décius Plancus, c'est la première fois que je vais
    combattre sans lui, ça me fait bizarre!"
    "Je comprends. Alors dédions cette bataille à Décius, d'accord?"
    Lucius retrouve soudainement sa fougue:
    "Tu as raison, pour Décius, pour Rome et pour la gloire, Bathyaes machin chose va voir de quel
    bois on se chauffe!!!"






    La grande bataille d'Ecija




    Forces en présence:
    10ième Légion romaine



    1er corps carthaginoise


    Corps de Bathyaes Rusucuru




    Les 2 armées se rapprochent l'une de l'autre, les infanteries légères en avant.
    Les ailes carthaginoises sont tenues par d'importants contingents de cavalerie Bela ou
    Caballeria Bela, il va falloir faire attention.





    Les choses sérieuses commencent rapidement: les oscans sont pris sous le feu des archers phéniciens.





    Puis une cavalerie Bela, suivie de près par des Caetrati, surprend tout le monde en sortant
    soudainement du bois à droite et charge les oscans.



    Hérius s'en rend compte juste à temps, ordonne aux oscans de se replier et lance ses auxiliaires barbares en contre.





    La charge de la Bela est stoppée.


    Dans le même temps, une autre Bela cavalerie charge en plein centre et est rapidement secondée
    par une Caballeria Bela.
    Hérius lance les Samnites mais est obligé de replier ses Vélites qui ne pourront donc jouer leur
    rôle habituel.





    A droite, la Bela cavalerie rompt le combat.

    Les auxiliaires barbares poursuivent quelques instants mais le centurion de l'unité les rappelle
    immédiatement car l'infanterie ennemie est toute proche.
    C'est alors que commence un intense pilonnage des troupes romaines par les javeliniers numides.
    Les premières volées font très mal aux piquiers en train de se replier.





    La bataille des javelots a commencé.

    Bien à l'abri derrière leurs forces principales, les numides font pleuvoir une pluie de
    projectiles sur les romains qui, pour l'instant, ne peuvent répliquer qu'avec leurs archers crétois.





    A droite, une Caballeria Bela tente de contourner le champ de bataille et de prendre la légion à revers.
    Hérius y envoie les Triarii.

    De manière plus frontale, la phalange se rapproche progressivement de la ligne romaine tandis
    qu'à droite, une infanterie du désert charge les auxiliaires italiens.


    En plein centre, les Samnites sont écrasés par la puissance des 2 cavaleries carthaginoises,
    bientôt aidées par un groupe de Caetrati.
    Hérius qui veut préserver ses légionnaires le plus longtemps possible maintient les Samnites
    seuls au contact mais il sent qu'ils vont céder et ordonne aux Princeps de lancer leurs pilums
    par dessus le combat avant qu'il ne soit trop tard.





    Derrière la ligne romaine, Lucius commence à s'impatienter.
    "Tu vas les laisser nous pilonner comme ça encore longtemps?" envoie-t-il à son fils.


    Hérius ne répond pas, il est aussi agacé que son père mais préfère encore attendre.


    Les Samnites font ce qu'ils peuvent mais ils sont dépassés par la Caballeria Bela et les Caetrati.





    A leur droite, la phalange carthaginoise n'est plus très loin.

    Les traits des archers phéniciens s'ajoutent aux javelots des numides.





    Les Samnites sont à 2 doigts de céder, leurs pertes sont terribles.


    Hérius discerne alors une possibilité, une petite brèche à leur gauche.


    "ALORS!!!?" tempête son père juste à coté.


    Soudain, 2 cavaliers de la garde d'Hérius s'écroulent sur le sol: ils ont été touchés par des flèches phéniciennes.


    "OK, on y va" lance Hérius.


    Les 2 cavaleries s'ébranlent vers la gauche, Lucius est en tête avec la ferme intention de pulvériser les numides.
    Hérius suit son père tout en lançant les auxiliaires grecs contre une autre Caballeria Bela à
    gauche de façon à flanquer le mouvement des 2 cavaleries et aussi la 3ième cohorte d'Hastati en soutien.





    Les Samnites ont dérouté, Hérius lance les 4ième et 5ième cohorte de Princeps dans la bataille.


    Puis avec ses gardes, il fonce vers un groupe de numides qui fuit à travers les bois.


    Lucius a été retardé: pris en combat avec ses auxiliaires grecs par un retour de la Caballeria
    Bela, il s'attarde un instant à donner des coups de glaive dans le tas, encourage ses soldats à coups de:
    "BUTEZ LES TOUS, CE SONT DES MAUVIETTES!!!!"
    mais voyant son fils le dépasser, il se désengage et repart à la charge.



    Lucius en grande forme combat les cavaliers carthaginois puis rompt pour soutenir son fils qui l'a dépassé

    Sur les arrières carthaginois, Hérius a poursuivi un groupe de javeliniers numides mais ceux-ci
    se sont repliés dans un bois avec une telle célérité que Hérius, qui commence à s'éloigner
    sérieusement de son armée hésite un peu.

    Les numides profitent alors de cette halte pour cribler la garde de Hérius et tuer une quinzaine
    de cavaliers.
    Hérius, fou de rage, recharge alors sur eux.





    Les numides sont rattrapés dans le bois et Hérius doit batailler ferme contre eux.





    Pendant ce temps, très loin de là, de l'autre coté à droite, les italiens aux prises avec
    plusieurs unités ennemies ont été affligés de pilums et de javelots et sont au bord de la déroute.
    Le sénateur Numérius prend alors les choses en main et lance sa garde personnelle en soutien des italiens chancellants.
    L'intervention des Consularii sur leur flanc gauche rassure les italiens qui tiennent bon malgré de lourdes pertes.





    A l'autre extrême, la 3ième cohorte Hastati qui couvre le flanc droit des 2 cavaleries de Lucius
    et Hérius, est en plein combat contre plusieurs unités dont la Caballeria Bela du centre.





    Plus loin, Hérius s'en sort mal contre les numides quand Lucius et ses gardes arrivent enfin et chargent dans le tas.
    La décision est enfin emportée, Hérius a été blessé mais ça ira.


    Aussitôt, père et fils se concertent: il faut faire taire ces maudits archers qui pilonnent la légion depuis le début de la bataille.
    Hérius ira les attaquer tandis que Lucius chargera dans le dos les troupes qui combattent la
    3ième cohorte Hastati et tentera d'emporter la décision à la gauche de la légion.
    Vite, au galop, la Caballeria Bela de l'aile droite carthaginoise a échappé aux grecs et fonce sur Lucius et Hérius.
    Heureusement, elle est épuisée et incapable de rattraper les cavaleries romaines en meilleure forme.





    La bataille est générale.

    Au centre, les légionnaires de la république ont bloqué les phalanges puniques.

    Juste à leur gauche, un dur combat d'infanterie avec les Princeps tourne progressivement à
    l'avantage des romains mais la 5ième cohorte de Princeps a de nombreuses pertes.
    Quant à la 3ième cohorte Hastati, elle est un peu isolée et a fort à faire avec ces Caetrati, et
    autres numides et Thureophoroi qui l'environnent.

    Par contre, la Caballeria Bela du général ennemi qui zigzague au centre de son armée est
    fortement réduite maintenant.





    L'armée carthaginoise commence alors à craquer, en particulier à droite; le pressing des Princeps l'a emporté.
    De plus, la 1ière cohorte de réserve d'Hastati vient d'entrer en jeu ce qui commence à faire beaucoup pour l'ennemi.


    De l'autre coté, à droite, même topo.
    Les Consularii et la 8ième cohorte l'emportent également.
    Seuls les italiens doivent continuer à batailler.


    C'est alors que Lucius qui arrive comme un fou percute de plein fouet les numides aux prises avec la 3ième cohorte.





    Les 2 ailes carthaginoises sont enfoncées:
    l'aile droite par déroute, l'aile gauche par déroute et également repli volontaire de quelques unités ennemies.
    Ce qui expose gravement la phalange punique se trouvant au centre.


    Plus loin derrière, Hérius est sur le point de rattraper les archers phéniciens dans les bois
    quand ces derniers se retournent contre le consul romain.





    Le combat est rude à nouveau pour Hérius qui se trouve à plusieurs reprises entouré d'ennemis.
    Il est à nouveau blessé et se trouve une seconde fois en danger quand tel Zorro sur son cheval
    au galop, Lucius, arrive à toute vitesse et emporte la décision.
    Hérius salue son père, le laisse effectuer la poursuite et repart vers ses troupes pour tenter
    d'arrêter les troupes ennemies qui se replient face à son aile droite.


    Au centre de la bataille, les Vélites et les oscans (enfin, ce qu'il en reste) passent derrière
    les phalanges carthaginois et leurs balancent tout ce qu'ils ont dans le dos.





    Ces dernieres, totalement encerclées maintenant, ne vont pas tarder à dérouter.
    Le consul Hérius Claudius, qui, décidément, montre qu'il en a autant que son père, est de retour
    et percute violemment un groupe de Caetrati qui tente de tenir face à la 8ième cohorte
    républicaine et aux Consularii du sénateur Numérius.





    La bataille est alors presque remportée.

    Il reste un groupe de Caballeria Bela qui est vite mis en déroute.


    Au loin, dans les bois, seul Lucius est encore véritablement actif dans la poursuite des archers phéniciens.



    Mais il doit bientôt stopper: l'armée de renfort de Rucusuru est en approche.
    Elle a bien fait de ne pas arriver plus tôt!!




    (à suivre)

  8. #388
    Date d'inscription
    octobre 2007
    Messages
    2 902
    Printemps 561 (-192 av JC)




    La grande bataille d'Ecija (suite) ou Lucius Claudius, le héros légendaire

    Bien à contre-coeur, Lucius a dû interrompre sa poursuite des archers phéniciens et rentre au
    pas vers son armée.
    L'armée du chef carthaginois avance lentement mais surement vers la 10ième Légion amoindrie.
    Pendant ce temps, Hérius Cludius s'active à réorganiser sa légion et surtout à la laisser se
    reposer; en effet, la plupart de ses unités sont épuisées par la première bataille.

    En ordre, les cohortes reprennent leur position et font halte.
    Soudain, des traits tombent à nouveau sur la légion.





    Lucius peste:
    "Ce sont les phéniciens qui se sont rétablis, j'aurais dû les massacrer jusqu'au dernier!!"


    Il est prêt à se relancer contre eux lorsque son fils l'arrête:
    "Non, n'y vas pas, tes cavaliers sont hors d'haleine, les renforts ennemis ne sont pas loin des
    archers et ça n'en vaut pas la peine, ils ne doivent plus avoir beaucoup de munitions maintenant!"


    Lucius se range à l'avis d'Hérius mais il se promet intérieurement de ne plus se laisser aller à
    une telle faiblesse.


    Pendant ce temps, les phéniciens arrosent la légion.





    L'avis de Hérius s'avère finalement assez juste.
    Les traits des carthaginois ne font pas trop mal, ils sont épuisés eux aussi.



    Plus loin, le comportement de l'armée de renfort est étrange.
    Au lieu d'avancer vers la légion, les carthaginois se séparent en 2 groupes et s'installent dans
    les bois, à droite et à gauche.
    Au début, Hérius est plutôt satisfait, son armée se repose et sera de nouveau prête au combat.



    Puis au bout d'un certain temps, Hérius se dit qu'il va falloir aller les chercher.
    "Ok, Rusucu... bidule machin chouette de mes 2, je viens te bosser les fesses" pense Hérius
    intérieusement tout en donnant l'ordre de marche en avant.


    "Signa Inferre!!"


    La légion s'avance au pas.

    Les phéniciens, munitions épuisées, ne sont plus loin.
    Hérius se détache alors du reste de ses troupes, leur fonce dessus et les met en déroute ...
    définitivement cette fois.

    Puis Hérius fait accélérer le pas.
    L'aile droite romaine se détache de l'aile gauche et s'enfonce dans les bois à la recherche d'un
    des 2 groupes de carthaginois tandis que les crétois ont repris leurs tirs incendiaires.





    La bataille reprend alors à un rythme accéléré.
    L'aile droite romaine s'enfonce dans les bois puis en ressort, partiellement du moins.





    Tandis que l'aile gauche romaine se met en position défensive face au second groupe de
    carthaginois mal identifié, l'aile droite est au combat.
    La garde consulaire du sénateur Numérius et la 8ième cohorte républicaine lutte contre des
    Caetrati et des infanteries du désert en plein bois.

    Plus à droite, Hérius arrive pour soutenir ses Hastati contre des numides.





    C'est alors que la garde montée du Bathyaes Rucusuru qui avait complètement échappé à la
    vigilance des 2 consuls romains sort d'un autre bois et surprend tout le monde.
    125 cavaliers d'élite foncent en plein sur le sénateur Numérius et ses hommes.





    Lucius hurle à Numérius de se mettre à l'abri mais c'est trop tard.
    Les cavaliers de Rucusuru s'enfoncent dans le bois et submergent rapidement la garde rapprochée
    de Numérius: le sénateur fait partie des premières victimes.
    En quelques dizaines de secondes, la garde des Consularii est quasiment anéantie et à 2 doigts
    de décrocher.
    Lucius qui est tout proche tempête pour rameuter à lui tout ce qu'il peut et lance en premier
    les auxiliaires barbares.



    La cavalerie de Rucusuru submerge tout

    Tout à droite, Hérius et ses troupes sont en train de l'emporter dans les combats en dehors du
    bois mais Hérius qui vient toutefois d'être blessé à nouveau ne se rend alors absolument pas
    compte de la situation dramatique que vivent les troupes de son père à pourtant seulement
    quelques dizaines de mètres de là.





    Lucius le sent bien, ses auxiliaires et ses légionnaires vont lâcher.

    Au loin, l'aile gauche romaine envoie un groupe d'Hastati et les Triarii à la rescousse mais ils
    sont bien loin.

    Lucius appelle à lui ce qui lui reste: les illyriens puis pour soutenir le moral de ses troupes,
    se lance lui même dans la bataille avec une trentaine de cavaliers seulement.





    Le combat dans les bois est épique; Lucius force l'admiration de ses soldats en combattant comme
    un forcené qui jure et encourage ses subordonnés. Sous son impulsion, les romains s'entêtent et
    tiennent bon.
    Puis les illyriens s'engagent à leur tour et stabilisent quelque peu la situation.





    Les illyriens, fidèles à leur réputation et avec leur grande lance, s'avèrent rapidement assez
    meurtriers pour les cavaliers du chef carthaginois.
    Ce dernier est d'ailleurs tué dans les combats sur son flanc gauche.


    Cependant, la situation demeure très délicate pour les romains.
    La totalité des gardes consulaires a été éliminé; Lucius combat maintenant au milieu de ses
    légionnaires alors qu'il ne lui reste que 8 gardes du corps; il est d'ailleurs blessé à
    plusieurs reprises mais ne cède pas.





    C'est alors que les Hastati et les Triarii détachés de l'aile gauche de la légion entrent en jeu
    en prenant le groupe ennemi de flanc et par derrière.
    La panique commence à s'emparer des carthaginois.
    La cavalerie du défunt Rucusuru tente de s'échapper mais en est empêchée par les Triarii.





    La panique vire rapidement à la débandade, la situation s'est brutalement retournée, Lucius l'a
    emporté de justesse et poursuit les carthaginois avec ses troupes en furie.





    Seuls les Triarii doivent combattre encore contre les restes de la garde montée mais celle-ci
    est épuisée et ne tardera plus à résister.




    L'attention se porte alors de l'autre coté où l'aile gauche romaine est sortie de sa léthargie
    et se lance sur le reste de l'armée carthaginoise.
    Les combats ont lieu à la lisière du bois et sont assez soutenus.





    Cela dit, même si certaines troupes carthaginoises continuent à se battre vaillamment, le coeur
    n'y est plus.
    Lucius et ses quelques gardes, suivi de peu par Hérius arrivent sur les arrières et commencent à
    harceler l'ennemi.
    Déjà quelques numides sont en déroute; d'autres tentent de s'échapper avec quelques soldats du
    désert, sous les tirs des auxiliaires grecs.





    Pour Lucius, il n'en est pas question, pas un carthaginois ne doit s'échapper vivant de cette bataille.


    Lucius semble bientôt pris d'une sorte de folie furieuse.

    Il se lance avec ses 2 gardes restants, rattrape un groupe d'une centaine de numides et les
    attaque pour les ralentir en attendant l'arrivée de Hérius qui arrive à toute vitesse.





    Ses 2 derniers gardes périssent sous ses yeux mais Lucius bataille de toutes ses forces quand
    Hérius et sa garde rentre dans le tas et emporte l'unité ennemie.


    Au loin, les dernieres troupes puniques encore en combat sont à 2 doigts de craquer, la bataille
    est enfin remportée.





    Mais pas pour Lucius qui en veut plus!


    Un groupe d'Hastati en train de poursuivre une des dernières troupes ennemies voit alors avec
    stupéfaction le consul Lucius Claudius se lancer absolument seul (!!!) sur des soldats du désert en fuite.
    La scène est si surréaliste que les soldats poussent des hourras d'enthousiasme.





    Et l'incroyable se produit!!

    Les soldats ennemis sont si éreintées qu'ils ne réalisent même pas qu'il ne sont engagés que par
    un seul cavalier et déroutent.
    Lucius, déterminé comme jamais, peut alors les massacrer à tour de bras sous les acclamations
    des légionnaires.





    Un coup par ci, un coup par là!!


    "TENEZ, CA, C'EST POUR LES ARCHERS QUE J'AI LAISSE FILER TOUT A L'HEURE, BANDES DE MACAQUES DES ÎLES CAÏMAN!!"





    Pas un seul carthaginois ne s'en sort.


    "VOILA COMMENT JE TRAITE LES ENNEMIS DES ROMAINS!!!"
    plastronne Lucius Claudius, couvert de poussière et sous les acclamations de ses soldats.





    Mais Lucius est dans un état exstatique.
    Il repère non loin de là un groupe de tirailleurs oscans poursuivants d'autres carthaginois en
    fuite, il y galope aussitôt.
    Un nouveau massacre a lieu, Lucius en est le principal artisan.





    Ses soldats ont à peine le temps de l'acclamer que Lucius repart en avant.





    Un dernier groupe de soldats du désert tente de s'échapper mais pour leur plus grand malheur,
    Lucius les a repéré.
    "VENEZ ICI, TAS DE FEMMES VOILEES, J'AI UN CADEAU POUR VOUS!!!"





    "ET TIENS, PREND CA, TOI, TU L'AS MERITE!!"





    "BEN QUOI?? JE VOUS FAIS PEUR?, TAS DE MAUVIETTES DU DESERT DES CARAIBES!!!!!"





    "BON ALLEZ!! MON CHEVAL ME DIT QUE VOUS PUEZ TROP, ON VOUS LAISSE ET BON BAISER DE ROME!!!"

    Quelques instants plus tard, Lucius, tout fourbu mais heureux retrouve son fils.
    "Ah Hérius, je ne me suis jamais autant amusé qu'aujourd'hui! Là haut, Décius doit être fier de
    moi!!"



    Et c'est ainsi que Lucius Claudius entra dans la légende éternelle des héros de Rome.








    Commentaires: la bataille en elle-même n'est pas extraordinaire. J'ai connu pire.
    Certes, les carthaginois sont nombreux mais il s'agit quand même de troupes assez anciennes,
    probablement venant d'Afrique et qui ont mis plusieurs années à venir jusqu'en Baetica. Carthage
    produit actuellement des troupes de bien meilleure qualité.
    Certes, il y a eu 2 points chauds: au début quand la légion se faisait cribler de javelots et de
    flèches et que je ne pouvais pas vraiment riposter. Les pertes ont été très sérieuses à ce moment là.
    Et bien sûr, quand durant la seconde manche, la cavalerie de Rusucuru a chargé. L'intervention
    de Lucius a été déterminante.


    Non, ce qui fut original dans cette bataille, c'est surtout le niveau d'engagement de mes 2 généraux.

    Hérius a participé à de nombreux combats et a été blessé à plusieurs reprises. Le voilà
    d'ailleurs plus solide qu'avant, avec de nombreuses cicatrices. J'ai pris de gros risques avec
    lui et il s'en sort renforcé, c'est super.





    Cela dit, le clou du spectacle, c'est Lucius.
    Une énorme prise de risque tout le long de la bataille, tous ses gardes tués et il s'en sort, ce con là!!

    Je n'ai jamais vu un cavalier seul mettre en déroute une troupe ennemie certes fatiguée et
    sachant la bataille perdue mais quand même. C'est énorme!

    Décidément, ce Lucius Claudius aura marqué cette partie de Rome Total War, il restera au
    panthéon des meilleurs généraux que j'ai jamais eu dans ce jeu.


    Bref, une bataille épique et glorieuse pour les 2 consuls romains.

Les tags pour cette discussion

Liens sociaux

Règles de messages

  • Vous ne pouvez pas créer de nouvelles discussions
  • Vous ne pouvez pas envoyer des réponses
  • Vous ne pouvez pas envoyer des pièces jointes
  • Vous ne pouvez pas modifier vos messages