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ROME NE S'EST PAS FAITE EN UN JOUR (Rome Total WAAR)
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  1. #101
    Date d'inscription
    octobre 2007
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    2 902
    An 498 (-255 av JC)

    Les tensions croissent rapidement entre Carthage et Rome à propos des îles de Corsica et Sardinia.

    Les raisons stratégiques sont évidentes pour Rome qui craint un débarquement des forces puniques à tout
    moment sur le territoire italien ou pire dans le Latium mais le différent est également commercial.
    En effet, la Campania nouvellement conquise par Rome et grosse exportatrice de vin se trouve en concurrence directe
    avec la Corsica et la Sardinia également exportatrice de vin mais contrôlées par Carthage.

    Pour les 2 camps, la guerre est désormais inévitable mais Rome veut prendre les devants.

    Afin de traverser la mer Ionienne, Rome a lancé un programme de construction navale.
    En 1 an et demi, 2 escadres de 24 birèmes chacunes (2x4 birèmes dans le jeu, une unité comprenant 6 navires environ) sont mises sur pied (si j'ose dire).
    2 légions recomplétées et réentrainées doivent participer à l'attaque: la 2ième de Secundus Opellius et la 3ième d'Amulius Maxentius.
    Ce dernier, à 57 ans, doit débarquer le premier.

    Cornélius Maxentius a été renvoyé en Sicilia. Il doit débarquer à Malta et capturer Mélite avec un détachement de la 1ière Légion.

    Au début de l'hiver, tout est en place, les légions se préparent à embarquer au nord de Rome.



    La guerre punique est sur le point de commencer.

  2. #102
    Date d'inscription
    octobre 2007
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    2 902
    Hiver 498 (-255 av JC)

    La tension est à son comble entre Carthage et Rome. Les revendications territoriales de Rome à l'égard des îles occidentales sont catégoriquement rejetées par Carthage qui de surcroit, refuse d'y évacuer ses armées. Dans ces conditions, c'est la guerre.

    Elle commence en Corsica.

    Après une traversée sans problème, la 3ième Légion débarque au sud-est d'Aléria. La flotte carthaginoise est totalement absente, l'opération se déroule sans problème.

    Une fois à terre, les romains s'enfoncent dans l'île. Une grande armée ennemie bloque le passage vers Aléria, Amulius décide l'attaquer de nuit, ainsi l'ennemi ne pourra recevoir de renforts.





    Bataille de Corsica




    Forces en présence:

    3ième Légion romaine


    Armée carthaginoise



    Le général carthaginois Akbar n'en revient pas: les romains attaquent de nuit.
    "Repliez vous dans le secteur M-V-7"

    Trop tard, Amulius et ses cohortes gagnent les hauteurs avant les carthaginois.
    Amulius a décidé de porter son effort à partir de son aile gauche.


    En avant vers la gauche et les hauteurs

    Il commence par charger les javeliniers numides quelques peu exposés de l'aile droite punique.



    Amulius a bien compris que pour l'emporter, il faudra dominer l'armée ennemie du haut de la petite colline.
    La plupart de ses tirailleurs et frondeurs s'en rapprochent rapidement, couverts par les infanteries lourdes.

    Les carthaginois envoient quelques renforts vers leur droite mais c'est insuffisant: Hastati et oscans sont tout près désormais et se préparent à charger après le lancer de pilums.



    L'armée romaine commence à déborder la ligne ennemie par la gauche mais c'est dur.
    Amulius et les Equites doivent opérer de fréquents allers et retours.
    Finalement, les premiers tirailleurs parviennent à gagner une position de tir favorable.
    Une unité de Caetrati sur le point de tirer elle aussi en fait les frais.



    Les combats d'infanterie ont commencé à gauche mais à droite donc tout en bas, ce sont les carthaginois qui se lancent les premiers.


    Infanterie du désert chargeant les Hastati

    A droite et à gauche, les 2 armées sont bien engagées mais pas encore au centre car Amulius estime qu'il n'a pas encore remporté le combat de l'aile gauche.

    Toutefois, italiens et Equites font du bon travail et emportent une nouvelle unité de Caetrati.

    Cette fois, Amulius part sur les arrières carthaginois où se trouvent encore javeliniers numides et thureophoroi.
    Mais il faut alors fixer l'ennemi en chargeant en plein centre les piquiers lybiens.

    Les Hastati subissent rapidement de sévères pertes.



    Après plusieurs minutes d'intenses combats, l'aile gauche carthaginoise a pratiquement craqué; l'aile droite ne va pas tarder mais au centre, les combats sont meurtriers.

    Petit à petit, les romains parviennent à contrôler les arrières.
    Italiens et tirailleurs oscans ont utilisé tous leurs projectiles mais c'est loin d'être le cas des frondeurs et des Vélites qui se placent en position de tir derrière la ligne de front.

    Puis les tirs commencent et fauchent les carthaginois dans le dos.



    Les Hastati chargent alors le reste de l'armée ennemie qui s'écroule alors complétement.
    Amulius remporte une nouvelle victoire.


  3. #103
    Date d'inscription
    octobre 2007
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    2 902
    Hiver 498 (-255 av JC)

    La 2ième Légion de Secundus Opellius a elle aussi débarqué en Corsica, mais plus au nord.
    Secundus décide de descendre vers le sud et de faire sa jonction avec les troupes d'Amulius en vue d'une attaque coordonnée contre Aléria.
    Alors que la légion a parcouru plus de la moitié du chemin, plusieurs petites armées carthaginoises l'attaquent de tous cotés.

    Secundus met rapidement ses troupes en ordre de bataille.





    Bataille des fermes d'Aléria




    Forces en présence:

    2ième Légion romaine


    Armées carthaginoises



    Garnison d'Aléria
    Les effectifs sont présentés durant la bataille.



    2 des 3 armées ennemies arrivent par le sud-ouest. La 3ième est très loin à l'est, c'est comme si elle arrivait du rivage et remonte doucement la pente.
    Secundus porte rapidement son attention sur les 2 premières armées. Ce n'est pas parce que la légion dispose de la supériorité numérique qu'il faut mépriser l'adversaire.

    La première petite armée carthaginoise est encore isolée du reste des renforts ennemis, Secundus la détruit rapidement et place le reste de la légion pour accueillir la suite.



    Soudain, coup de théâtre, la garnison d'Aléria a décidé d'intervenir et arrive juste derrière l'aile droite
    romaine au moment où les romains s'y attendent le moins et se préparaient à accueillir
    les 2 autres petites armées dans les meilleures conditions.
    Les unités légères de soutien justement placées derrière l'aile droite sont donc particulièrement exposées.



    Secundus réagit heureusement très vite.

    L'aile droite romaine pivote vers l'ouest pour faire face et couvrir les frondeurs très éloignés en arrière.
    Par chance, les Samnites (seule unité anti-cavalerie de la légion) se trouvaient justement à cette aile.
    Secundus les lance immédiatement sur la Bela Cavalerie, il faut interdire à celle-ci sa liberté de manœuvre.

    2 Oscans sont également lancés ainsi qu'un Princeps de réserve.

    L'armée de secours carthaginoise ne profite pas des quelques secondes de flottement de la légion et se fait contenir à droite de la légion.



    Au centre, les Caetrati, Thureophoroi et javeliniers numides font un usage intelligent de leurs javelots en lançant puis en esquivant.
    Secundus qui ne sait plus où donner de la tête décide de se consacrer quelques minutes exclusivement à cette partie du combat.

    Il fait manœuvrer ses cohortes et manipules de façon à engager le corps à corps.
    Finalement coincés, les carthaginois se décident à charger après avoir balancés tous leurs pilums pendant que les Equites se chargent des javeliniers numides et Secundus, des Thureophoroi.


    Les Caetrati rentrent dans le tas mais sont entourés par les cohortes Hastati

    En haut du champ de bataille, l'armée d'Aléria est contenue in extremis et Secundus qui a laissé ses
    légionnaires venir à bout des Thureophoroi du centre arrive à toute vitesse et commence à charger la Bela cavalerie de flanc.
    S'en suis un combat qui dure un moment mais les Bela finissent par craquer.

    Du coup, Secundus passe par derrière l'ennemi et charge les Thureophoroi de la garnison d'Aléria.
    Les auxiliaires italiens en profitent pour passer dans le dos des infanteries du désert et les cribler.



    De l'autre coté en bas, le contact est établi avec la 3ième armée carthaginoise.
    Les Caetrati lancent leurs pilums sur les Hastati puis chargent.

    La bataille est donc générale.


    Hastati sous les tirs des Caetrati

    Heureusement pour les romains, les carthaginois n'ont pas cette fois les effectifs pour l'emporter.

    La bataille est d'abord gagnée au centre.
    Puis c'est la garnison d'Aléria qui est détruite.

    A l'est, les combats qui ont commencé plus tardivement durent plus longtemps d'autant que les
    autres unités romaines trop épuisées et trop éloignées (cavaleries romaines incluses) n'interviennent pas.
    Là également et malgré des pertes significatives, les combats tournent à l'avantage des romains.
    Les carthaginois se battent vaillamment mais perdent.

    Les forces puniques finissent par être anéanties ou par dérouter.

    Quelques fuyards tentent de s'échapper mais des hauteurs, les frondeurs des Baléares les matraquent.



    Victoire certes mais les pertes sont conséquentes.



    Commentaires:
    une bataille finalement plus dure que prévu étant donné le rapport de forces.
    Il est assez difficile de gérer une armée disloquée en plusieurs morceaux séparés les uns des autres par d'importantes distances.
    En plus, j'avais complétement oublié la garnison d'Aléria. Une mauvaise surprise sur le coup.
    Les carthaginois ont de surcroit assez bien utilisé leurs javelots; avec un dénivelé favorable, les effets ont été très désagréables.
    Finalement, cette bataille s'avère légèrement plus meurtrière pour la légion que la précédente alors que l'armée
    ennemie était moins étoffée. (3000 ici contre 4300 face à Amulius).

  4. #104
    Date d'inscription
    octobre 2007
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    2 902
    Hiver 498 (-255 av JC)

    Carthage a fait une erreur en faisant sortir la garnison d'Aléria.
    La ville est sans défense après la victoire de la 2ième Légion à l'est d'Aléria.
    Les romains y font leur entrée quelques jours plus tard et pillent la cité.

    La campagne contre Carthage avance plus vite que prévu.

    Les 2 légions se retrouvent au sud-est et recomplétent légèrement leurs effectifs avec l'arrivée de renforts venant de Rome et conduits par Oppius Plancus.

    Il reste un petit détachement carthaginois au sud de la province.
    Secundus emmène avec lui une partie de la 2ième Légion et l'écrase.


    Au loin la Sardinia, prochain objectif des romains


    A plusieurs milliers de stade de là, Cornélius Maxentius a débarqué dans l'île de Malta avec une vexillation de la 1ière Légion sicilienne.
    La capitale Mélite n'a même pas de palissade pour la protéger.
    La cité est capturée presque sans pertes.



    En quelques semaines, Carthage vient de perdre 2 provinces au profit de Rome.

  5. #105
    Date d'inscription
    octobre 2007
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    2 902
    Eté 499 (-254 av JC), Aléria

    Amulius est furieux. Il tourne en rond d'un pas rapide et énervé.
    "Cela fait 2 fois que le sénat me fait le coup!
    A Agrigentum et maintenant ici"

    Le sénateur Appius Fulnius comprend le vieux général mais reste ferme.

    "C'est pour Rome, pour sa sécurité"

    Se tournant brusquement vers Appius, Amulius rétorque:
    "C'est le sénateur Gabna qui vous a eu.
    La sécurité de Rome est loin d'être son principal souci;
    ce qui l'intéresse, ce sont les mines d'or et d'argent de l'Etruria"

    "Ce qui enrichit les investisseurs privés enrichit aussi la république, ne l'oublie pas"

    "Je n'oublie pas et suis parfaitement conscient de la menace permanente que font peser ces bandes de barbares étruscans
    sur Rome et ses alentours.
    Ce qui m'agace, c'est cette impression par moment de voir notre chère république manipulée par ces sénateurs
    cupides et véreux, d'autant plus qu'ils interfèrent indirectement dans les affaires militaires ...
    comme s'ils y connaissaient quelque chose"

    D'une voix posée et déterminée, Appius répond:
    "Consul Amulius Maxentius, je puis t'assurer que la grande majorité des sénateurs sont totalement dévoués à la république et se préoccupent d'abord des intérêts de l'état avant de penser aux leurs.
    Gabna et sa clique ne sont pas tout à fait du même genre mais ils ont leur utilité, pourvu qu'ils restent minoritaires et contrôlables.
    Seulement, cette fois-ci, les arguments de Gabna ont été jugés parfaitement légitimes et répondant justement à l'une des préoccupations de Rome et de ses habitants.
    La république n'est pas manipulée, elle sait simplement tirer parti de la diversité des aspirations de ses citoyens aux moments les plus appropriés et conformément à l'intérêt général du peuple de Rome.
    Le sénat a estimé dans sa majorité, étant donné le succès de nos armées face à Carthage, qu'il était temps de régler ce problème du nord.
    Les étruscans sont redoutés et redoutables d'après les rapports.
    Quel autre général romain à part toi serait capable de remporter une victoire décisive en Etruria et ainsi sécuriser définitivement notre cité? Nos légionnaires affronteraient n'importe quel adversaire avec toi à leur tête"



    Cette fois, Amulius est ébranlé.
    Les arguments d'Appius semblent pleins de bons sens et il est un peu rassuré sur les motivations du sénat.

    Sur un ton plus calme, Amulius reprend:
    "Qu'en pense mon frère, Vibius?"

    "Il est d'accord"

    Amulius réfléchit encore de longue minutes puis s'adresse à son aide de camp:
    "Fais appeler le général Oppius Plancus"

    Puis se tournant vers Appius:
    "Tu as gagné Appius, je rentre à Rome"

    Appius sourit enfin mais interroge Amulius:
    "Tu comptes confier la 3ième Légion à Oppius Plancus?? Il n'en a jamais commandée!"

    "Et bien il serait temps de réparer cette erreur; il a 52 ans et ce n'est pas parce qu'il est discret qu'il démérite bien au contraire"

    Cette fois, c'est à Appius de faire la moue.

    Amulius insiste:
    "Mon cher Appius, peux tu me rappeler le nom du général qui a assuré la sécurité de Rome et de ses provinces face aux campaniens et aux lucaniens pendant que les légions combattaient en Sicilia, qui a régulièrement effectué des raids dangereux et risqués en territoire rebelle en s'en tirant à chaque fois avec un minimum de pertes et s'est ainsi rendu responsable en partie et indirectement de nos victoires italiennes quand le moment fut venu?
    Crois moi, l'action de Plancus vaut largement la mienne et celle de Secundus dans l'unification de l'Italie sous la bannière de Rome"

    Appius sourit à nouveau, il est convaincu.
    "C'est d'accord, je me fie à ton jugement et c'est vrai qu'il n'y a aucun rapport défavorable concernant Plancus.
    Si tu le permets, je repars à Rome annoncer la nouvelle de ton retour, la 4ième Légion est en cours de formation"

    "Je ne le permet pas Appius Fulnius car je n'ai pas fini"

    "Ah" s'étonne Appius.

    "Je vais te confier une mission importante"

    "Je t'écoute"

    "Après ton rapport au sénat, tu vas parcourir l'Italie, en particulier Croton et Asculum et me recruter des mercenaires.
    Je vais en avoir besoin en Etruria parce que je veux épargner le plus possible de vies romaines dans cette affaire.
    De plus, tu vas t'arranger pour que la solde des mercenaires se trouve à majorité supportée par Gabna et ses partisans."

    Appius se met à rire:
    "D'accord, ça me parait possible, combien en veux-tu?

    "Au moins 1000, des hoplites et des peltasts!"

    Appius est interloqué:
    "Oups, c'est énorme pour une légion, je ne suis pas sûr que j'y arriverais"

    "Bien sûr que si tu vas y arriver, tu leur diras que c'est Amulius Maxentius le grand qui les appelle et crois moi, pour moi, ils viendront!!!!"



    Quelques semaines plus tard, les 2 légions quittent la Corsica pour la Sardinia.
    La 2ième de Secundus a été entièrement recomplétée. Par contre, la 3ième d'Oppius Plancus n'est pas à effectifs complets.
    Amulius, qui assure encore quelque temps la sécurité à Aléria, a gardé certaines troupes.

    Les 2 légions débarquent au sud de la province carthaginoise, les armées ennemies ne semblent pas trop importantes.

    Dernière modification par rominet ; 10/11/2011 à 21h47.

  6. #106
    Date d'inscription
    octobre 2007
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    2 902
    Eté 499 (-254 av JC)

    La 2ième Légion de Secundus Opéllius traverse la Sardinia du sud et s'avance vers Caralis. Une armée de Carthage de bonne taille protège la cité.
    La légion traverse la rivière Mannu et engage le combat.




    Bataille de la Mannu




    Forces en présence:

    2ième Légion romaine


    Armée carthaginoise

    Garnison de Caralis



    Secundus n'est pas vraiment inquiet.

    Les carthaginois ne sont pas trop nombreux.
    Certes, la garnison de Caralis pourrait intervenir mais ce serait plutôt une bonne chose si elle pouvait être détruite.
    Caralis tomberait dans la foulée.

    Le terrain est assez boisé ce qui handicape un peu la légion.
    Contrairement à l'habitude, les 3 régiments alliés oscans ne sont pas placés sur les ailes mais au centre où le bois est le plus dense.
    Ils sont flanqués de 4 Hastati à droite et 4 à gauche en une ligne un peu incurvée de façon à pouvoir se battre hors des bois.
    Le reste est en arrière.

    L'armée ennemie est assez éloignée et se trouve d'abord hors du bois.



    Contrairement à ce qu'espérait Secundus, les carthaginois n'avancent pas mais restent tranquilles au loin.

    Secundus décide d'avancer légèrement mais en faisant en sorte de maintenir le gros de la légion hors du bois.

    L'ennemi ne réagit pas.

    Secundus trépigne.
    "Décidément, il va falloir aller les chercher, ces maudits carthaginois"

    Il parcourt alors l'ensemble de sa ligne et donne ses ordres aux cohortes puis repart vers les arrières.

    Le cor sonne et l'ensemble de la légion part en courant à toute vitesse vers l'avant.

    Secundus veut faire passer sa légion de l'autre coté du bois avant que les carthaginois ne puissent réagir.



    L'opération réussit mais de justesse car les puniques réagissent cette fois et se lancent sur les romains qui ont à peine le temps de se mettre en place.
    Seuls les oscans restent dans les bois au centre où ils combattent mieux.

    Ça commence moyennement à gauche où les Hastati encaissent les tirs des frondeurs.
    Secundus peste, il ne les avait pas vu au départ et ses Equites qui étaient à gauche ont été envoyés à droite pendant la ruée vers l'avant.
    Ils n'ont plus qu'à revenir au galop, ils seront bien fatigués.

    En attendant l'arrivée des cavaliers, les Hastati sont obligés de se mettre en formation dispersée mais du coup, les Caetrati les prennent pour cible et attaquent.
    (Une unité en formation dispersée résiste mieux aux tirs mais moins bien à la mêlée et à la charge).



    Au centre-droit de la ligne romaine, en haut de la colline , les Thureophoroi et les infanteries du désert se rapprochent aussi mais subissent les tirs des légionnaires.



    Les premiers contacts ont lieu au centre avec une infanterie du désert et à gauche avec les Caetrati qui ont balancé leurs pilums.
    Le Hastati le plus à gauche a particulièrement souffert des tirs adverses mais a finalement resserré sa formation pour mieux combattre.



    La droite carthaginoise étant fixée, les Equites peuvent passer par derrière et attaquer les frondeurs qui du coup cessent leurs tirs.



    S'en suit alors un combat pénible où les frondeurs, particulièrement à l'aise dans les bois, tiennent un long moment
    face aux cavaliers romains épuisés.

    De l'autre coté, en face de l'aile droite romaine, les Thureophoroi n'ont pas chargé mais pilonnent méchamment les Hastati.
    Ces derniers voudraient attaquer mais ils sont pilonnés en plus par les Caetrati puis chargés.
    Un des Hastati subit ainsi près de 50% de pertes avant le premier contact avec l'ennemi.



    Décidément, tout ça n'est pas bon, les pertes sont lourdes partout, le gros des 2 armées étant maintenant engagé.


    Soudain, on annonce à Secundus que les renforts ennemis de la garnison de Caralis arrivent à l'horizon.

    Secundus place sa seule unité anti-cavalerie (les Samnites) face à eux, ils pourront contenir la cavalerie.


    Mais maintenant, il faut remporter la bataille.

    Secundus qui ne s'est pas encore engagé décide alors de porter son effort contre la gauche carthaginoise.

    Avec ses cavaliers, il déborde l'aile gauche ennemie et charge dans le dos les Caetrati qui encaissent mal.

    Il se désengage et se prépare à recharger.
    Les Caetrati se retournent alors et se préparent à relancer leurs pilums sur Secundus mais ils sont au bord de la rupture.
    Ils parviennent tout de même à lancer et foudroient 7 cavaliers mais la seconde charge de Secundus est la bonne; une première unité ennemie déroute.
    Ouf, ça va un peu mieux mais il faut continuer.



    Secundus ne perd pas de temps et se lance sur les Thureophoroi qui avaient repris leurs tirs.
    Attention tout de même, ces unités quoique légèrement équipées, sont dotés en autres de lances qui font mal aux chevaux.
    Secundus et ses cavaliers doivent batailler tout en évitant à leur chef d'être cerné.

    Pendant ce temps, faisant preuve de bonnes initiatives et profitant de la fixation des Thureophoroi par la garde de Secundus,
    les romains et en particulier les tirailleurs oscans et les auxiliaires italiens commencent à passer derrière l'ennemi et à lancer.



    Le général ennemi qui commande un régiment d'infanterie du désert se rend compte de la menace et attaque parallèlement à sa ligne vers sa gauche.
    Secundus n'a qu'un Hastati réduit à 50 légionnaires pour le contrer.
    Il faut qu'il tienne.


    Il tiendra.


    Les combats sont rudes mais petit à petit, les ailes carthaginoises sont rognées.

    A gauche, ce sont les Vélites et les frondeurs qui participent à la déroute ennemie.

    Au loin, les renforts carthaginois de Caralis ont abandonné et sont repartis dans leur cité, l'occasion est manquée pour Secundus.

    La légion finit par gagner le combat des ailes.
    Bientôt, il ne reste que le centre où se trouvent mêlés piquiers lybiens, oscans et Hastati.
    La bataille est potentiellement gagnée mais le travail n'est pas encore terminé.



    Secundus fait encercler les dernières troupes ennemies par les Princeps qui n'ont pas encore participé au combat et qui possèdent tous leurs pilums.

    Ils lancent à 2 reprises et chargent. Secundus arrive lui aussi. Les carthaginois déroutent, c'est la fin.


    Secundus est mécontent, c'est une demi-victoire, les pertes sont lourdes et il va falloir assiéger Caralis.



    Commentaires:
    foutus Caetrati et Thureophoroi, ils ont été bien meurtriers avec leurs pilums sans parler des infanteries lourdes ennemies.
    4 cohortes Hastati et 2 oscans ont disparu dans la bataille.
    Une bataille plus difficile que je me l'imaginais au départ. J'ai beaucoup hésité avant de choisir une aile où concentrer
    l'effort principal de la légion. Et lancer des cavaliers contre des Thureophoroi n'est pas sans risques pour le commandant en chef.
    J'ai aussi particulièrement mal utilisé mes frondeurs à qui il restait des munitions à la fin.
    Les armées carthaginoises sont décidément bien pénibles.
    Dernière modification par rominet ; 18/11/2011 à 22h15.

  7. #107
    Date d'inscription
    octobre 2007
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    2 902
    An 499 (-254 av JC)

    La pénible victoire de la Mannu a anéanti les derniers espoirs carthaginois de l'île.
    Secundus assiége rapidement Caralis et fait construire des béliers.

    Durant l'hiver, la 2ième Légion lance l'assaut et capture la cité presque sans pertes.




    Les diplomates romains arrivent ensuite à Carthage et proposent la paix.
    La requête tombe à pic.

    D'après les informations circulant en méditerranée occidentale, Carthage vient de subir de sérieuses déconvenues en Afrique face aux numides indépendants mais également en Espagne.



    Le gouvernement carthaginois veut se donner de l'importance et accepte la paix et le rétablissement des relations commerciales contre un tribut romain de 8000 deniers.
    Nos diplomates savent qu'il peuvent baisser cette prétention et proposent 5000 maximum.
    Accepté!!



    La petite pénalité financière sera amortie en moins d'un an d'échanges commerciaux entre la Sicilia et Carthage.
    Et Rome vient de capturer 3 provinces supplémentaires qu'elle entreprend de développer immédiatement.

  8. #108
    Date d'inscription
    octobre 2007
    Messages
    2 902
    An 500 (-253 av JC)

    Rome est en délire.

    Les grands préparatifs du jubilé de la capitale sont en cours, la république est en paix avec ses voisins et on annonce le retour des légions dans le Latium pour des défilés en grande pompe.

    En moins de 30 ans, la république a chassé les épirotes d'Italie, éliminé la menace mortelle de Syracuse, liquidé les rebelles italiens de Campania et de Lucania et a enfin assuré la sécurité maritime de la capitale romaine face à Carthage.

    Il reste toutefois un hic avec l'Etruria au nord mais Amulius Maxentius va bientôt s'en charger, c'est comme si c'était déjà fait.

    Coté financier, le développement de nombreuses nouvelles provinces coûte cher mais c'est un bon investissement.
    Et cela n'empêche pas le trésor romain d'augmenter, certes lentement mais surement.
    Rome est désormais à l'abri de la pénurie financière et est pratiquement isolée de toute autre puissance sur le plan géographique.
    Ce qui lui permet de réduire au strict minimum ses effectifs militaires.

    L'été passe tranquillement dans les festivités, les soldats rentrent chez eux.





    An 501 (-252 av JC)

    Amulius Maxentius est très satisfait du sénateur Appius Fulnius.
    Il a effectué un bon travail en parvenant à recruter 600 mercenaires hoplites et 400 mercenaires peltasts pour la 4ième Légion.
    Jamais une légion n'aura intégré autant d'unités étrangères.

    Celle-ci est d'ailleurs pratiquement mise sur pied et se prépare à marcher vers le nord.

    Oppius Plancus ainsi que Cornélius Maxentius sont tout de même un peu inquiets.
    Franchement, ces nouvelles recrues sont très inexpérimentées, n'est-ce pas un peu risqué de les envoyer en Etruria.

    Le sénat dominé actuellement par l'enthousiasme des partisans du bedonnant sénateur Gabna balaye ces doutes.
    Pour prouver sa bonne foi, il propose à Cornélius Maxentius d'accompagner son père à la tête de la meilleure légion de la république:
    la 1ière, celle des vétérans de Sicilia qui stationne actuellement à quelques stades de Rome.

    Cornélius accepte avec empressement.

    Gabna peut se frotter les mains, l'or et l'argent d'Etruria seront bientôt à lui.




    Quelques semaines plus tard en ce début d'automne 501, la campagne du Latium résonne du lourd pas des légions montant vers le nord.

    Amulius est fier de son armée. Il a 59 ans maintenant et se dit qu'il faudrait quand même penser à raccrocher mais il a l'armée et la gloire de Rome dans la peau.
    Sur son cheval, il ne peut s'empêcher de se remémorer ses débuts il y a 27 ans lorsqu'il a pris le commandement de quelques cohortes pour aider son père à capturer Tarente. C'était contre l'Epire, juste après la victoire de Cannae sur Pyrrhus et ses éléphants. Que de chemin parcouru depuis!

    A sa suite, soldats et mercenaires de la 4ième d'Amulius marchent en riant et plaisantant; ils sont jeunes, ils sont les soldats d'un nouveau type d'armée qui promet, ils ont l'avenir et la gloire devant eux.



    Ils n'imaginent pas ce qui va leur arriver!!!
    Dernière modification par rominet ; 27/11/2011 à 19h18.

  9. #109
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    Hiver 501 (-252 av JC)




    Bataille d'Etruria

    Malgré le début de l'automne, il fait encore assez chaud pour la saison.
    Cornélius Maxentius a fait faire une halte à ses cavaliers. A l'ombre de quelques arbres, les chevaux et les hommes se
    désaltèrent à un ruisseau d'eau claire. Et il faut remplir les gourdes.
    En fait, la petite troupe de cavalerie a pris un peu d'avance sur le gros de la piétaille qui suit derrière.

    Cornélius appuyé contre un arbre regarde vers le nord, vers la plaine. Il est inquiet.
    Spurius Classicus, son aide de camp et chef des Equites de la 1ière Légion, l'a remarqué depuis un moment.

    "Tu sembles soucieux, général?"

    Cornélius, dans ses pensées, ne répond pas.

    "Tu sais ici, on ne craint rien; si les étruscans se présentaient, on les verrait arriver de loin.
    En plus, ton père est devant avec la 4ième Légion"

    "Ce n'est pas pour nous que je m'inquiète, c'est pour mon père justement.
    Ces maudits marais nous ont ralenti et cela fait plusieurs heures que l'on a perdu le contact avec la 4ième.
    Aucune nouvelle des éclaireurs?"

    "Non, pas encore"

    "Ah, il faudrait accélérer, c'est agaçant cette attente"

    "On ne peut pas demander l'impossible à nos vétérans et arriver avec une armée épuisée sur la champ de bataille,
    ce ne serait pas un bonne idée"

    Cornélius reprend:
    "Tu as vu la composition de la 4ième Légion?! Des bleus, des jeunes sans expériences et qu'est ce qui a bien pris
    mon père de recruter tant de mercenaires?"

    "Franchement, Cornélius, je trouve que tu exagères. Amulius Maxentius est probablement le plus grand général que Rome ait
    connu depuis un siècle, son nom restera à jamais dans l'histoire de la république, ses soldats sont en de bonnes mains"

    Cornélius soupire:
    "Oui, tu as probablement raison, il n'empêche, je suis inqu..."

    "Les éclaireurs sont de retour!!" interrompt Spurius.


    Les 2 hommes enfourchent rapidement leur monture et partent vers l'avant au trot.
    Les éclaireurs les rejoignent au galop.


    Éclaireurs de retour au galop

    "Alors?" s'exclame Cornélius.

    "La bataille a commencé, général, le pro-consul Amulius Maxentius a engagé le combat contre une grande armée étruscan"

    Cornélius pousse un juron: "Par les dieux, on n'y est pas!!
    A quel distance sont-ils?"

    "Je dirais à 2, 3 heures de marche.
    Quand on a quitté la zone, on a pu observer de loin quelques troupes en déroute"

    Spurius ricane: "Hin hin, des barbares en fuite!!"

    "Nous ne savons pas, nous étions trop loin"


    Cornélius se tourne alors vers son aide de camp:
    "Spurius, tu restes ici avec les Equites et tu conduis la légion le plus vite possible vers le nord.
    Moi, je pars avec les cavaliers auxiliaires; il faut absolument savoir ce qui se passe"

    "A tes ordres consul Maxentius, mais fais attention à toi"


    Les 2 cavaleries partent rapidement vers le nord.

    Quelques dizaines de minutes plus tard, les cavaliers stoppent.
    Ils commencent à entendre au loin le tumulte des combats mais une petite colline bouche la vue.

    Un cavalier s'écrie:
    "Général, à droite, des soldats qui arrivent!"

    Cornélius et ses cavaliers se rapprochent: ce sont des hoplites, des mercenaires.

    "Où allez vous, soldats?"

    Personne ne répond, ils sont en piteux état et manifestement épuisés.

    Cornélius sent ses tripes se nouer de plus en plus, c'est mauvais signe.

    "Vite, au galop, on grimpe sur la colline"

    Encore quelques minutes et Cornélius arrive sur la petite hauteur.

    Au loin, ce n'est que poussière et confusion. On ne distingue presque rien si ce n'est que de farouches combats ont lieu.

    "Où est la légion, où est mon père?" s'interroge Cornélius.

    Un cavalier auxiliaire crie:
    "Cornélius, un petite troupe se rapproche de nous par la gauche, ce sont des romains"

    Bride à gauche, Cornélius s'élance vers eux; bientôt, il reconnait un visage: c'est celui du gouverneur Valerius Figulus,
    membre du parti sénatorial de Gabna. Il accompagnait Amulius dans la 4ième Légion.
    Il ne lui reste qu'une trentaine de gardes consulaires.

    Cornélius saute de cheval et se précipite sur Valérius.

    "Sénateur Figulus, que se passe-t-il, où est mon père, où sont nos troupes?"

    Figulus n'articule que 2 mots: "A boire" et s'effondre.

    D'un geste de la tête, Cornélius demande des gourdes.

    Au loin, on entend des clameurs mais impossible de savoir si elles viennent des romains ou des barbares.

    Figulus s'est assis sur un tronc d'arbre, il va un peu mieux mais est exténué comme tous ses soldats.

    Il soupire, à peine audible: "Ca a été un massacre, ils nous ont massacré"

    Cornélius accroupi près de lui, le presse, il doit savoir:
    "Et mon père, où se trouve-t-il?"

    Figulus articulant à peine, semble gêné:
    "Ton père, ... je n'sais plus ..."

    Mais Cornélius insiste.
    Alors fixant le commandant de la 1ière Légion droit dans les yeux et au prix d'un effort presque surhumain, il se libère enfin avant de craquer:
    "Il a sacrifié sa vie pour ses hommes, il n'est plus".

    Un cavalier qui se tenait tout près a entendu. Abasourdi, les yeux écarquillés, il tourne sa tête vers ses camarades et murmure:
    "Amulius est mort"

    La nouvelle se répand immédiatement parmi les cavaliers de la 1ière Légion, c'est la stupéfaction.
    Ils avaient tous servi sous les ordres d'Amulius pendant la campagne de Sicilia. Amulius était considéré comme invincible.
    Pour ces vétérans, le choc est terrible.



    Cornélius s'est relevé lentement, il ne peut y croire, ce n'est pas possible, Amulius ne peut pas mourir comme ça. C'est insupportable.
    Son père gît quelque part là bas au milieu de ses barbares, de ses monstres, de ses ... .

    Cornélius est submergé, il ne sait plus quoi faire.


    Puis l'abattement laisse progressivement place à la colère, puis à la haine.


    Soudain, Cornélius dégaine son glaive et saute sur son cheval.

    Valérius Figulus qui s'est ressaisi, a compris. Rassemblant ses dernières forces, il s'élance, attrape les rênes du cheval de Cornélius et l'arrête.

    "Non Cornélius, n'y vas pas, tu te ferais tuer pour rien"

    "Lâche ça, Valérius, tu ne sais pas ce que je ressens, je vais tous les massacrer de ma main" hurle-t-il.

    "Tes soldats ont besoin de toi, c'est à toi de remporter le combat maintenant, pour Rome et pour Amulius qui te le commande"

    De rage, Cornélius saute de cheval, il est en larmes, il attrape Valérius par la tunique qu'il serre de son poing et envoie:
    "Alors raconte Valérius, raconte ce qui s'est passé!!"

    Valérius se laisse choir sur le tronc d'arbre, avale sa salive et raconte.

    (à suivre)
    Dernière modification par rominet ; 01/12/2011 à 19h59.

  10. #110
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    Aaaaargggggggghhhhhh !!!!!!! Viiiiiiittttteeeee la suiite!!!!!

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