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ROME NE S'EST PAS FAITE EN UN JOUR (Rome Total WAAR)
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  1. #281
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    Hiver 539 (-214 av JC)



    Bataille de la Struma




    Forces en présence:

    6ième Macedonica


    Armée macédonienne de Anaximander de Armerinia




    Les 2 armées se jettent littéralement l'une sur l'autre.
    Mais la légion stoppe à quelques dizaines de mètres des macédoniens pour permettre le lancer de pilums.
    Les cavaleries romaines se chargent rapidement des peltasts légers quelque peu isolés face à la gauche romaine.
    L'action est allée très vite.



    L'armée macédonienne est divisée approximativement en 2 groupes:
    les unités d'origine macédonienne se tiennent plutôt à gauche (face à l'aile droite romaine donc), les mercenaires sont plutôt à droite (face à l'aile gauche romaine).
    Tandis que les premiers contacts ont lieu, à gauche, mercenaires cimmériens et Hastati s'échangent la politesse à coups de pilums.



    Kaeso et ses cavaleries ont mis en déroute les peltasts quand la garde d'Anaximander prend pour cible le général romain et se lance à sa poursuite.



    Prévenu par son tribun Quintis Mamercus, Kaeso s'enfuie en passant à travers les Consularii.
    Ces derniers stoppent Anaximander puis Quintis le coince en chargeant par derrière.



    Tous les mercenaires et les troupes légères macédoniennes ne sont pas encore entrés en contact avec la légion; les archers crétois en profitent pour les arroser de loin.



    A droite, les lourdes phalanges s'avancent lentement et sûrement.

    Les Hastati combattent peut être pour la dernière fois les fameux hypaspistes (ou piquiers royaux) si redoutables dans les batailles d'autrefois.



    Les derniers mercenaires non encore engagés ont lancé tous leurs pilums et chargent.
    La cohorte Hastati visée contre-charge également.



    A gauche, la garde d'Anaximander faiblit mais se défend plus que bien.
    Quintis a dû se replier, il avait trop de pertes.

    Kaeso le remplace mais appelle à l'aide les tarentiens tout proche, les Consularii n'étant pas vraiment équipés correctement pour lutter contre la cavalerie.


    Anaximander pris entre les cavaliers de Kaeso et les hoplites de Tarente

    Quelques instant plus tard, le chef macédonien trépasse sous les coups des tarentiens.

    Aussitôt, c'est la ruée des romains sur les arrières des macédoniens, le tout venant de la gauche.
    Les oscans et les illyriens se mettent rapidement en place pour tirer leurs javelots sur les mercenaires.



    Avec la mort du général, ces derniers, peu fiables, partent en déroute massivement à gauche.
    Toute l'aile droite macédonienne s'effondre.



    C'est alors que Kaeso entend le signal de la retraite de l'armée ennemie.

    Seuls les Hamippos ou autres roupes légères suivent ses ordres et tentent de s'échapper; les phalanges, elles, continuent imperturbablement.

    Kaeso n'a plus alors qu'une idée en tête: empêcher le repli des fuyards!
    Il va s'y employer magnifiquement, personne ne va s'échapper ou presque.

    Avec Quintis, il va ralentir les formations en repli, le temps qu'elles se fassent rattraper par les infanteries lourdes romaines.
    Luca Corvus qui commande les Consularii est de la partie également et ne ménage pas ses hommes.


    Une première unité est bloquée.

    L'unité des crétois la dépasse et commence son tir incendiaire dans le dos tandis que Kaeso qui fonce vers un autre objectif subit quelques tirs collatéraux de ses propres archers.



    Avec l'aide des auxiliaires grecs, les derniers fuyards sont ratrappés et exterminés.
    Il reste les phalanges restées en arrière. Elles sont prises en étau.



    Finalement, la dernière phalange est totalement cernée par toutes les cohortes légionnaires qui, sur le signal de Quintis, chargent en bloc d'un coup.
    Psychologiquement, la phalange n'y résiste pas et craque immédiatement.




    Une victoire assez aisée de la 6ième Légion pour une fois.

    Seule déconvenue: Luca Corvus, le miraculé de la bataille de Prosotsani n'a pas survécu à celle-là, il est tué dans les dernières minutes du combat, il était encore jeune.
    Sa garde est dissoute.

  2. #282
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    octobre 2007
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    Printemps 540 (-213 av JC)

    Pour le royaume d'Epire, tout est fini.

    Leur capitale est assiégée par la 7ième Légion commandée par Quintus Messala. L'hiver a été mis à profit pour construire un certain nombre de béliers. Quintus dispose également de balistes.

    Les ordres du sénat sont clairs: on n'attend pas!

    Par chance, un certain nombre de mercenaires qui ont survécu à la prise de Salona sont disponibles et Quintus ne se fait pas prier pour les intégrer dans sa légion à la place de légionnaires en vue de l'assaut.


    Le printemps est revenu, à l'attaque!!!!



    Assaut de Dyrrhachium



    Forces en présence:
    7ième Légion romaine


    Garnison épirote de Dyrrhachium



    Les béliers sont prêts: ils doivent enfoncer la palissade.



    Quintus fait d'abord avancer ses tireurs: il faut inciter les épirotes à se replier vers le centre de la ville.
    Cela fonctionne à peu près.

    Pendant que les béliers s'approchent de la palissade, les balistes ouvrent le feu pour la défoncer.
    Quelques coups se perdent dans la ville ce qui déclenche des incendies.



    Ca y est, les brèches sont faites, nos mercenaires s'y précipitent.



    La réaction épirote est tout aussi rapide.
    A peine nos premières troupes sont-elles entrées dans la ville que la quasi totalité de l'armée ennemie leur tombe dessus, au corps à corps et à coups de javelots également.



    Les mercenaires à leur solde de Rome sont rapidement débordés par le nombre et la furie des épirotes, en particulier à droite.
    Quintus est obligé de faire intervenir ses alliés oscans tandis que ses légionnaires et ses tireurs se placent juste au bord de la palissade pour y balancer par dessus leurs pilums et leurs derniers javelots.



    A droite, malgré les efforts des Oscans, la légion est repoussée ce qui oblige les légionnaires à temporiser.

    En effet, par contre, à gauche, la supériorité romaine est très nette.
    Les généraux épirotes donnent bravement de leurs personnes pour tenter de bloquer les romains mais la disproportion des forces devient flagrante.



    Malgré leur indéniable courage, les épirotes sont repoussés, leurs commandants sont tués les armes à la main et les romains finissent par investir la cité par tous les passages.


    La bataille se termine sur la place centrale.

    Les épirotes sont battus comme des lions mais ce fut insuffisant pour résister à la légion.

    Le gros des pertes a été supporté par les mercenaires et les oscans.

    Dernière modification par rominet ; 23/06/2014 à 19h20.

  3. #283
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    octobre 2007
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    Eté 540 (-213 av JC)

    Avec la chute de leur dernière cité, le royaume d'Epire, qui, sous le règne de Pyrrhus, avait gravement mis en péril la république romaine il y a 70 ans environ, s'éteint définitivement.
    Les épirotes n'ont jamais voulu faire le moindre compromis avec Rome malgré les propositions romaines, leur sort est donc mérité.




    La 7ième Légion ne perd pas une minute et remonte vers le nord en direction du territoire de Dardania qui appartient à la Macédoine.

    La capitale provinciale Herma est faiblement défendue; par contre, une grosse armée macédonienne se trouve juste derrière la ville.
    Dans ces conditions, tenter un siège de Herma revient à accepter d'être contre-attaqué presque immédiatement.

    Quintus a alors recours à un stratagème.
    En effet, s'il attaque avec la légion toute entière la petite troupe macédonienne qui se trouve au sud de la ville, celui-ci va se replier dans la ville et la légion qui a dû laisser ses balistes en arrière sera obligé d'en faire le siège.
    Au lieu de cela, Quintis emmène en avant avec lui un petit détachement de la 7ième Légion dont le reste de mercenaires, en espérant que les macédoniens accepteront le combat dans ces conditions et que la garnison d'Herma interviendra et sortira de son retranchement.



    La bataille a lieu au milieu de petits bois.
    Le premier régiment macédonien est aisément détruit mais comme Quintus l'espérait, la garnison de Herma donne dans le piège et arrive en renfort.

    Quintus met ses mercenaires en avant.
    La cavalerie lourde macédonienne charge en plein dessus.



    Les mercenaires italiens sont pulvérisés par la charge de la cavalerie Agema.



    Les quelques mercenaires survivants déroutent presque immédiatement mais ils ont stoppé les cavaliers ennemis qui se trouvent rapidement pris en mêlée avec les Hastati et la garde consulaire et ne peuvent donc pas recharger.

    En même temps, les cavaleries romaines et auxiliaires aétoliens attaquent les macédoniens de flanc.



    La résistance de l'ennemi s'avère plus forte que prévue et le général en chef prend des risques personnels en engageant directement et seul une cavalerie Agema.



    Finalement, les romains l'emportent; les pertes sont anormalement lourdes (400) et Quintus est conscient qu'il a pris un risque exagéré mais ce n'est pas la première fois.




    Toutefois, le risque encouru par Quintus valait peut être le coup.
    Herma est sans défense et tombe entre les mains des romains quelques jours plus tard.


  4. #284
    Date d'inscription
    octobre 2007
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    Eté 540 (-213 av JC)


    La province de Dardania vient d'être conquise facilement mais il reste un hic de taille: 2 armées macédoniennes dont 1 grosse sont toujours présentes au nord-est de la capitale provinciale.

    L'armée romaine de Marcus Maxentius (les légions VII, VIII, IX et III, lui même commandant directement la III) a placé son campement au sud de la ville.

    Les espions ont informé Marcus que l'armée macédonienne est constitué d'une énorme cavalerie.
    Dans ces conditions, Marcus procède à un remaniement: c'est la 9ième Légion de Appius Maxentius qui s'est illustrée en Dalmatia qui va être chargée de la tâche mais elle va devoir se passer d'une partie de ses unités légères et même de légionnaires au profit d'un fort contigent d'auxiliaires anti-cavalerie, des Samnites, des auxiliaires siciliens et aussi un régiment de Triarii très précieux.



    Bataille de Dardania




    Forces en présence:

    9ième Légion romaine


    Armées macédoniennes





    Appius a placé la légion le plus au nord possible pour se mettre au maximum de distance avec l'armée de renfort macédonienne si celle-ci intervient.
    Il a également légèrement incurvé la légion sur les ailes: avec tous ces régiments de cavalerie en face, c'est plus prudent!

    La première ligne légionnaire est soutenue juste en arrière par une seconde ligne d'unités anti-cavalerie.



    Les macédoniens ne font pas dans la subtilité et envoient directement leur cavalerie en charge sur les romains.



    A droite, à gauche comme au centre, le choc est violent mais au prix de sérieuses pertes, Samnites et Siciliens ont réussi à peu près leurs interceptions.



    C'est à droite que ça se passe le mieux, les légionnaires de la garde consulaire de Julianus Agricola et les Siciliens l'emportent sur les cavaleries légères et moyennes macédoniennes.



    Par contre, au centre et surtout à gauche, après le choc initial, les cavaleries Agema se replient.
    Des siciliens tentent de poursuivre mais doivent rompre assez rapidement à cause des peltasts ennemis qui les accablent.



    Appius, suivi de son premier tribun Cornélius, décide alors de partir à droite pour s'occuper d'autres peltasts qui menacent ses infanteries en combat.
    Il commence par se rabattre sur les cavaleries ennemies qui ne vont pas tarder à prendre la fuite puis avec Cassius, fonce plus loin sur des peltasts qui tentent vainement de s'échapper.

    Pendant ce temps, l'infanterie macédonienne s'est rapprochée mais les cavaleries ennemies semblent indécises ce qui énerve Appius qui, après le premier choc contre les peltasts a laissé Cornélius s'en occuper seul et est revenu vers son armée.
    Il décide alors d'aller chercher l'ennemi avant que les hoplites de Macédoine n'aient rejoint leurs cavaleries.

    A gauche, 2 régiments de Samnites flanqués par des Princeps chargent des Agema.



    La réaction macédonienne ne tarde pas, le général ennemi se lance lui-même en combat suivi de près par son infanterie et le reste de sa cavalerie.
    Hélas pour lui, en tête de la charge, son régiment de cavalerie se prend une nuée de pilums des Hastati qui ont reçu l'ordre de tirer maintenant.
    L'un des pilums abat son cheval; lui-même tombe et se brise la nuque.



    Cette fois, la bataille est totalement engagée; Hoplites et Hamippos sous le tir des frondeurs de Rhodes entrent en contact avec les légionnaires.



    Tout à droite, Cornélius vient d'en finir avec les peltasts légers mais un nuage de poussière apparait à l'horizon.
    A bride abattue, il retourne vers Appius le prévenir de l'arrivée imminente des renforts macédoniens.



    La gauche macédonienne est presque vaincue ce qui est une bonne chose étant donnée l'arrivée des renforts ennemis mais à gauche de la légion par contre, c'est chaud.
    Les Samnites ont fini par venir à bout d'une cavalerie lourde Agema mais au prix de si lourdes pertes que les 2 régiments ne totalisent plus qu'une soixantaine de soldats.
    De plus, une autre cavalerie Agema a tenté une attaque de flanc et est tombé en plein sur les Princeps qui combattaient les peltasts.
    Appius a pris conscience du danger sur son aile gauche et envoie rapidement ses Triarii stabiliser la situation.


    Triarii et Princeps aux prises avec les Agema

    La bataille est générale, les cohortes légionnaires maintenant à peu près débarrassées de la menace des cavaleries ennemies manoeuvrent et procèdent à des encerclements.

    Toutefois, la 4ième cohorte d'Hastati est elle-même prise en sandwich par des hoplites.
    Julianus Agricola se porte donc à son secours et charge par derrière les hoplites.



    L'armée de secours macédonienne est toute proche maintenant.
    Heureusement, l'aile droite romaine l'ayant emporté sur l'aile gauche macédonienne, Appius peut déployer un cordon de Siciliens, d'Oscans et de Samnites qui devraient pouvoir contenir les nouveaux arrivants pendant un certain temps.



    La première armée macédonienne est progressivement détruite ce qui permet de libérer de nouvelles troupes contre l'armée de renforts.

    C'est alors que les archers ennemis entrent en jeu.
    Cassius abandonne les quelques fuyards qu'il poursuivait et contourne le bosquet d'arbres par l'est.



    3 salves de flèches ont fauché une quarantaine de légionnaires quand Cornélius se rabat sur les archers.
    Il est suivi de peu par Appius et ses cavaliers.



    Les archers en rase campagne ne résistent pas longtemps.

    Le reste de l'armée de secours macédonienne est progressivement encerclé et détruit.

    Le dernier régiment de hoplites totalement entouré de troupes ennemies panique et déroute sans même entrer en contact avec les romains.
    Les hoplites sont poursuivis et détruits ou faits prisonniers jusqu'aux derniers.




    Commentaires: les Samnites commencent sérieusement à être légers.
    Dernière modification par rominet ; 30/06/2014 à 18h07.

  5. #285
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    La victoire de la 9ième Légion a débarrassé toute présence hostile en Dardania.
    Marcus Maxentius est fier de son frère cadet, 22 ans plus jeune que lui; à 26 ans, Appius Maxentius a l'avenir devant lui et sera probablement un grand conducteur d'hommes.

    Les légions romaines de Marcus stationnent à présent au nord-est de la Dardania.
    Bien qu'il n'ait pas de mandat direct du sénat pour la suite des opérations, un simple coup d'oeil sur la carte suffit à faire comprendre que les légions ne peuvent en rester là.
    Dans l'état actuel des choses, l'Illyria sous contrôle romain est coupée de la Dardania et de Lyncestis par la Paionia sous contrôle macédonien.
    Marcus n'a donc pas trop le choix. Pour assurer un transit rapide des légions le long de la frontière, la Paionia doit devenir romaine.

    Marcus a 4 légions sous ses ordres mais pratiquement plus aucune réserve. Il a d'ailleurs dû absorber une partie des réserves militaires de Pella pour recompléter son armée qui est tout juste à effectifs complets.

    En face, la capitale macédonienne Naissus est gardée par une très forte garnison; elle est donc hors de portée d'un assaut direct. Aucune autre armée macédonienne n'a été repérée mais les renseignements sont très minces.
    Heureusement, Marcus pourra compter sur le soutien de la 6ième Macedonica de Kaeso Maxentius (très renommé dans l'armée depuis la bataille de la colline de Prosotsani 4 ans plus tôt) même si ce dernier n'est pas directement sous les ordres de Marcus.




    Quelques semaines après la bataille de Dardania, Marcus reçoit un message qui l'attriste:
    le général Appius Maxentius doit retourner d'urgence en Italie et confier sa légion (la 9ième) au jeune général Hérius Claudius, fils du chef de la 2ième Légion. Rome a besoin d'Appius pour le commandement d'une nouvelle légion car il se passe des choses au nord de l'Italie.

  6. #286
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    Eté 540 (-213 av JC)

    Médiolanum, quartier général des légions de Gaule Cisalpine et de Liguria:

    Gaius Maxentius, chef de faction et commandant de la 4ième Légion a réuni autour de lui les principaux chefs de son armée et en particulier, ses 2 autres commandants de légions, Lucius Claudius et Herius Aurelianus qui commandent respectivement la 2ième et la 1ière Légion.

    "Messieurs, il y a 3 jours, nous avons reçu la visite d'une délégation de Ligures Inguani, alliés des Ligures Sabazi que nous avons vaincus il y a quelques années.
    Et bien, figurez vous qu'ils nous ont menacés, nous, des romains!!!
    Ou bien nous évacuons la Liguria et la restituons à leurs frères de race ou bien, l'armée du chef barbare ... euh ... comment s'appele-t-il déjà?"

    "Orgetorix" intervient Herius Aurelianus.

    "Ah oui, c'est ça, pfff, un nom qui ne veut rien dire ... enfin bref .. cette armée viendrait reconquérir par la force Segeste et la Liguria"

    "Rien que ça!! Et bien, ils ne manquent pas d'air, ces barbares, après la raclée que nous leur avons administrée il y a 6 ans" lance Lucius Claudius.

    "Herius Aurelianus, ta légion se trouve en Liguria, as-tu des renseignements complémentaires?" reprend Gaius.

    "Certes, oui.
    Il y a effectivement une grande armée barbare qui a envahi l'ouest de la Liguria; elle se trouve actuellement au sud de notre camp retranché de Piana Crixia, non loin du mont Carmo; je précise toutefois que le camp n'a pas été attaqué.
    Probable qu'ils attendent notre réponse"

    "C'est pas possible, je crois rêver" intervient à nouveau Claudius.

    "Attendez, ce n'est pas fini" reprend Herius,
    "en fait, d'après nos informateurs, les Inguani sont beaucoup trop faibles pour rassembler une telle armée, sinon, ils seraient intervenus il y a 6 ans pour aider leurs frères d'armes quand nous avons envahi la Liguria.
    Non, en fait, les Inguani ont réussi à coaliser autour d'eux plusieurs tribus gauloises qui vivent au sud des Alpes Maritimes.
    Il y a des Oxybii mais surtout des Déciates qui est la plus redoutable des tribus locales.
    D'ailleurs, Orgetorix, le chef de cette armée, est un Déciate et les Déciates nous détestent.
    Seule la tribu des Suelterii n'a pas encore répondu présent, c'est celle qui vit le plus à l'ouest"

    "Ahh, d'accord" intervient à nouveau Lucius Claudius, "ce sont donc des gaulois!!
    Dans ce cas là, mon cher Herius, tu as bien de la chance, les Gaulois sont des mauviettes, j'en ai l'expérience, tu vas pouvoir faire une jolie démonstration de la supériorité combative et tactique de la Légion"

    Herius ne répond pas, il connaît assez bien ces barbares, depuis 3 ans qu'il stationne avec sa légion dans cette région, ce ne sera peut être pas aussi facile que Lucius le laisse entendre.

    Gaius qui semble assez soucieux également, reprend la parole:
    "Il ne faut pas prendre ces barbares trop à la légère d'autant que leur armée est énorme d'après les informations"
    Herius acquiesce.

    Gaius est un peu ennuyé car il sait que Hérius n'a pas beaucoup d'expérience mais il cède à l'optimisme du chef de la 2ième Légion: les gaulois se sont plutôt avérés mauvais soldats et tacticiens face aux légions, cela fera un excellent entrainement pour Hérius et la 1ière Légion.

    Puis s'adressant directement à Herius:
    "Herius, te sens-tu prêt à repousser l'envahisseur avec la 1ière Légion?"

    "Sans la moindre hésitation, consul!!"

    "Bien, as-tu quelque chose à demander?"

    "En fait, oui.
    Mon régiment d'Equites est en entrainement à Bononia. Peux-tu me confier un régiment d'auxiliaires en remplacement?"

    "Pas de problème" lance Lucius tout content, "je te donne mes auxiliaires italiens"

    "Bien, messieurs, que Mars vous accompagne!!
    Lucius, reste un instant avec moi"



    Herius et les officiers supérieurs sortent de la tente de commandement.

    Gaius et Lucius devisent quelques instants en tête-à-tête.
    "Lucius, toi et ta 2ième Légion, tenez vous prêts à intervenir"

    Lucius devient plus grave.

    "Tu crains sérieusement pour la 1ière Légion?"

    "Hum, je ne sais pas; bon, d'accord, je sais bien que les Gaulois ne sont pas terribles mais ils sont nombreux.
    Quant à Herius Aurelianus, il n'a jamais conduit de grande bataille, je ne suis pas complètement rassuré d'autant que la 1ière Légion n'a pas connu de combats sérieux depuis la campagne d'Etruria; tu te rends compte, Lucius, cela fait presque 40 ans; il y a longtemps que les vétérans de la guerre de Sicilia sont morts; en clair, une légion sans expérience commandée par un chef sans expérience également"

    "Marcus en a pourtant une très bonne estime; Herius commandait sa cavalerie à Rethimnon donc on ne peut pas tout à fait dire qu'il est sans expérience du combat" (voir bataille de Rethimnon en 523)

    "Oui, oui, ce n'est pas faux ... et puis, il n'y a pas que cela; toutes ces armées gauloises en territoire Allobroges qui peuvent fondre sur nous à n'importe quel moment, il y a vraiment des moments où je dors mal la nuit; si ça tombe, c'est moi qui vais avoir besoin de toi!!"

    Dernière modification par rominet ; 07/07/2014 à 18h56.

  7. #287
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    Toussus le Noble
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    Citation Envoyé par rominet Voir le message
    Non, en fait, les Inguani ont réussi à coaliser autour d'eux plusieurs tribus gauloises qui vivent au sud des Alpes Maritimes.
    Au sud des Alpes Maritimes, c'est le royaume de Neptune . Ils sont alliés à des poissons?
    "Les ponts qui sautent? Ca dépend à quel hexagone est rattaché le pont..."

    Arnaud featuring "Madiran" le 11/06/08

  8. #288
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    Bataille de Piana Crixia




    Forces en présence:

    1ière Légion romaine


    Armée gauloise d'Orgetorix




    Herius pourrait presque trouver ça drôle.

    Lui, chef de la cavalerie de la 7ième Légion de Marcus Maxentius à la bataille de Réthimnon en Crête il y a 17 ans, le voilà prêt à livrer sa première bataille sérieuse et il n'a pas un seul régiment de cavalerie sous ses ordres.
    De l'infanterie, encore de l'infanterie, toujours de l'infanterie.



    Il faut dire qu'en face, c'est le même topo.

    Herius a beau se répéter les mots de Lucius Claudius, "les Gaulois sont des mauviettes", le spectacle d'une armée de plus de 4500 guerriers hirsutes et gueulant à tout va n'est pas très rassurant.

    De plus, la 1ière Légion n'est pas n'importe quelle unité: c'est la prestigieuse armée de Tibérius Maxentius à Cannae face à Pyrrhus puis celle avec laquelle Amulius Maxentius remportât ses premières victoires en Bruttium puis en Sicilia. Bref, que de pression sur les épaules d'Hérius!


    Les 2 armées sont séparées par une sorte de petit ravin.

    Hérius positionne rapidement sa légion à droite du ravin et incurve fortement son aile gauche de façon à pouvoir bénéficier d'un avantage de hauteur si les gaulois passent par là.

    Pendant ce temps, ces derniers se sont rapprochés.

    Hérius constate que plus de la moitié de l'armée gauloise est composée de Déciates au centre, les Inguani sont à droite et les Oxybii sont à gauche.



    Orgetorix est en tête du mouvement; il stoppe à quelques dizaines de mètres des romains et attend l'arrivée du gros de ses troupes.

    Les Oxybii se retrouvent face à l'aile droite romaine, les Déciates sont au centre et les Inguani qui ont plus de distance à parcourir mettent un certain temps à se positionner face à l'aile gauche romaine.



    Toutefois, au lieu de se jeter sur les romains, les gaulois stoppent et se mettent à crier et hurler.
    En réponse, 3 cohortes Hastati leurs balancent leurs pilums dans la tronche.



    Les Inguani se sont précipités dans le ravin.

    Hérius ordonne à ses auxiliaires grecs et illyriens de les pilonner des hauteurs; les effets sont meurtriers.



    Le spectacle n'est pourtant pas rassurant pour les romains.

    L'armée gauloise est plus étendue que la légion et elle est épaisse de 2 rangs d'unités.
    De plus, sans aucun régiment de cavalerie, Hérius ne voit pas comment il va pouvoir mettre en oeuvre la tactique habituelle des romains, à savoir l'enveloppement par les ailes.

    Hérius procède alors à de petites et rapides poussées en avant, histoire de tenter de provoquer l'ennemi mais aussi pour permettre à ses cohortes de se délester de leurs pilums avant un éventuel contact.



    Les gaulois encaissent quelques pertes significatives (en particulier chez les Déciates) mais ils se contentent de ne riposter qu'avec des insultes et surtout de rester l'arme au pied ce qui énerve Hérius qui ne voit décidément pas de solution au problème.
    Hérius jette alors un regard dubitatif au sénateur Vibius Sulla qui commande une petite troupe de garde consulaire.

    La tension augmente.

    Au fur et à mesure que la ligne romaine se rapproche des gaulois, ces derniers semblent de plus en plus féroces et intimidants.


    Hérius décide alors d'attaquer puisque les gaulois ne font rien mais il va falloir jouer serré.
    Les ordres sont donnés.
    Puis, au son de la trompette, les 5ième, 6ième et 7ième cohortes Hastati se lancent massivement sur les Déciates.
    Au même moment, les ailes de l'armée romaine effectuent un léger resserrement vers le centre de façon à flanquer le mieux possible l'attaque romaine.



    La bataille est donc engagée cette fois.

    Mais Hérius qui espérait provoquer une contre-charge générale de l'ennemi est rapidement déçu.
    La réaction d'Orgetorix est parfaitement mesurée.
    Les Déciates au centre n'engagent pas leur seconde ligne.
    Les Oxybii à droite ne lancent qu'un seul groupe qui engage la 9ième cohorte et à gauche, un groupe de barbares remonte la pente et se heurte à des Oscans.



    Le combat est rapidement très dur pour les légionnaires, les barbares sont féroces et coriaces.

    La bataille s'installe dans l'usure ce qui n'est pas bon pour la légion en nette infériorité numérique.

    Après un certain temps, Hérius tente de faire craquer la première ligne du centre ennemi en chargeant de flanc.



    L'attaque échoue, les épéistes tiennent bon et Hérius est forcé de se retirer pour éviter des pertes importantes.

    Le combat dure déjà depuis un moment, les cohortes combattantes commencent à fatiguer sérieusement et faiblissent.
    A gauche en particulier, face aux Inguani, les oscans ne tiendront plus très longtemps.
    Mais ce n'est guère mieux pour ses cohortes légionnaires engagées depuis le début de la bataille.

    C'est alors que les gaulois commencent à engager de nouvelles troupes tout en en conservant encore en réserve.
    Hérius est donc contraint d'engager lui aussi d'autres cohortes: la 4ième Hastati est lancée dans le chaudron à gauche ainsi que la 8ième à droite.


    Devant l'enlisement de la bataille, Hérius a alors l'idée de procéder à une rotation de ses cohortes, tactique inédite dans la légion.
    Les ordres fusent et les légionnaires s'exécutent non sans mal.
    La 3ième Hastati sur l'aile gauche romaine se tient prête à relever les oscans en grand danger de déroute.
    Au centre, la garde de Vibius Sulla est requise pour remplacer la 6ième Hastati qui doit faire face, en plus des épéistes, à la charge des piquiers déciates de la seconde ligne gauloise.
    Enfin, à droite, une infanterie italienne arrive pour soutenir la 9ième Hastati fortement amoindrie et épuisée.



    La bataille vire au cauchemar pour les romains; les gaulois se battent comme des furies, les pertes s'alourdissent dangereusement pour la cohésion de la légion.

    Intelligemment, Orgetorix a engagé une bonne partie de ses troupes qui pressent les romains mais a soignement gardé ses ailes en réserve, en particulier du coté des Oxybii, comme pour empêcher toute tentative romaine d'enveloppement par les flancs.

    Les premiers signes de craquement de la première ligne légionnaire se font sentir si bien que Hérius est forcé de rester au centre. Il sent que s'il part à gauche, sa droite risque de s'effondrer et vice-versa.

    Toutefois, Hérius ne tarde pas à repérer un trou dans la défense gauloise, juste en face de lui et cela lui donne une idée.
    Comme Orgetorix n'a pas encore bougé depuis le début de la bataille, Hérius ordonne aux Samnites de forcer ce passage étroit et d'aller engager la garde montée du rusé gaulois.

    Hérius se place lui-même en colonne, prêt à soutenir ses auxiliaires et à rameuter avec lui les illyriens.



    Les Samnites réussissent leur manoeuvre et engagent la garde d'Orgetorix qui doit donc combattre pour la première fois.

    Orgetorix appelle alors à lui des renforts: un dernier groupe de Déciates de réserve arrive à toutes jambes par sa gauche.
    Hérius qui a vu le mouvement décide alors d'y aller pout tenter de tuer le chef adverse avant qu'il ne soit trop tard.
    C'est d'ailleurs la seule action qu'il puisse faire car certaines de ses cohortes sont sur le point de céder et il ne doit surtout pas quitter le centre de son armée.

    A sa droite, la 7ième cohorte souffre énormément et à sa gauche, c'est la 4ième cohorte qui appelle à l'aide la 2ième cohorte de Princeps placée juste en arrière à sa droite.



    Les Samnites combattent vaillamment la garde d'Orgetorix mais n'arrivent pas à lui infliger de sérieuses pertes.
    C'est alors que la garde de Hérius Aurélianus se rabat sur le chef barbare qui est assez exposé.



    Mais Orgetorix est un grand guerrier et se défend magnifiquement avec ses cavaliers nobles.
    En moins d'une minute, Hérius perd une quinzaine de gardes montés; malgré ses Samnites, il n'arrive pas à venir à bout d'Orgetorix et pendant ce temps là, le régiment de réserve de Déciates qui fonce au secours de son chef est presque arrivé au contact.

    C'est alors qu'Hérius entend des cris derrière lui.

    Cédant à la férocité des barbares, la 5ième cohorte Hastati, pourtant assez proche, part en déroute. C'est la catastrophe!



    Hérius est au bord de la panique.
    Il décroche et rappelle les Samnites à sa suite.
    Son plan pour tuer Orgetorix a échoué et maintenant, il faut sauver la légion.


    (à suivre)




    Citation Envoyé par sval06 Voir le message
    Au sud des Alpes Maritimes, c'est le royaume de Neptune . Ils sont alliés à des poissons?
    Des requins, plutôt!!
    Dernière modification par rominet ; 16/09/2014 à 07h11.

  9. #289
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    Bataille de Piana Crixia (suite)


    La 5ième cohorte Hastati vient de dérouter.
    Hérius de retour comme un fou vers ses troupes tente de les rallier mais en vain: les légionnaires épuisés fuient.

    Pour combler le trou, Hérius lance ses illyriens dans la bataille.

    Par chance, les Samnites qui ont abandonné le combat contre Orgetorix et ses cavaliers parviennent à rejoindre les lignes romaines et même à se remettre à couvert.
    Ils n'ont pas été poursuivis, ni par Orgetorix, ni par les Déciates qui étaient venus à son secours, c'est un miracle!

    Au lieu de cela, les Déciates se jettent contre le centre droit romain déjà lourdement chargé.

    Quant à Orgetorix, il a bien senti le flottement chez les romains et décide de pousser son avantage en chargeant en plein centre de la légion pour tout faire craquer.
    Vibius Sulla qui combat seul (la 6ième chorte Hastati est au repos légèrement en arrière) est rapidement débordé par la charge de la cavalerie gauloise et appelle à l'aide de toute urgence.

    Hérius qui est tout près voudrait intervenir mais ses gardes le retiennent, il est trop précieux.

    Le général romain lance alors dans la bataille ses auxiliaires grecs armés de lances.
    La situation se stabilise à nouveau.



    La bataille d'usure continue.

    Finalement, la légion a tenu pour l'instant mais c'est limite.

    A droite, la 9ième cohorte a été remplacée par de l'infanterie italienne.

    C'est alors qu'Orgetorix qui sent la victoire à portée lance toutes ses réserves dans la bataille.
    En particulier les Oxybii contre l'aile droite romaine chancelante.


    Petit erratum, il s'agit de la 1ière cohorte de Princeps et non la 2nde

    Mais l'aile gauche romaine n'est pas vraiment en meilleur état.
    Les oscans ont dérouté à leur tour (pour ce qu'il en restait!!) et les Inguani se sont engagés en masse.
    Et il n'y a que des italiens et la 3ième cohorte Hastati (heureusement toute fraiche) pour les arrêter mais ils sont en grande infériorité numérique.

    Au centre gauche, par contre, les romains commencent à l'emporter.
    Si la 4ième cohorte Hastati est toujours chancelante, les Princeps et les Illyriens sont en train de battre les Déciates.

    Il y a toutefois un gros trou entre l'aile gauche et le centre gauche romain; Hérius n'a que les Samnites pour colmater, il les envoie ... sans illusion.



    Retour tout à droite où l'arrivée des derniers groupes d'Oxybii exerce une pression à la limite du supportable sur les romains et leurs alliés.
    Les italiens qui ont relevé la 9ième cohorte subissent près de 50% de pertes en quelques minutes.
    Les oscans qui les flanquent à droite donnent des signes de faiblesse; il en est d'ailleurs de même de la 7ième cohorte.
    Hérius n'a pas le choix, il doit engager ses dernières réserves.
    Le dernier régiment d'oscan arrive pour seconder les italiens et la 9ième cohorte qui n'a eu que quelques minutes pour récupérer va devoir être renvoyée dans la bataille.

    Au centre, Hérius a ré-engagé la 6ième cohorte pour soutenir les Consularii épuisés de Vibius Sulla.



    La 1ière légion est à bout.

    La 7ième cohorte Hastati a finalement craqué et part en déroute, créant un trou entre la cohorte VIII et les auxiliaires grecs.
    Quant aux italiens, ils sont à la limite de rupture.
    Hérius engage alors son ultime réserve, la 1ière cohorte de Princeps.

    A gauche, même topo, la 4ième cohorte est à 2 doigts de décrocher.

    Seule bonne nouvelle: la 5ième cohorte Hastati au loin s'est rétablie.
    Elle est épuisée mais peut à nouveau combattre.
    Trop éloignée de la ligne principale, Hérius décide de la faire revenir vers le flanc gauche de la légion où son aide ne sera pas de trop pour contenir les Inguani.



    Au centre, aidée par son infanterie, la cavalerie d'Orgetorix n'est plus très loin de pouvoir percer les lignes romaines.
    Hérius Aurélianus ne peut presque rien faire à part encourager ses soldats.




    (à suivre)
    Dernière modification par rominet ; 16/09/2014 à 07h20.

  10. #290
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    Bataille de Piana Crixia (suite)

    La 4ième cohorte a fini par dérouter elle aussi ... et pourtant, c'est le tournant de la bataille.

    En effet, les gaulois ont engagé toute leur armée et n'ont donc plus de réserves.

    Hérius peut enfin ordonner aux frondeurs des Baliares de se positionner derrière l'aile droite ennemie.
    Ceux-ci courent à toute vitesse, se positionnent sur l'arrière-gauche des gaulois et commencent un tir meurtrier. Il n'y a que l'embarras du choix.



    Pendant ce temps-là, au centre, Orgetorix réalise cette fois qu'il a peut être trop présumé de ses forces.
    Sa cavalerie n'arrive pas à percer les Consularii et les auxiliaires grecs.


    Quelques minutes plus tard, un coup de lance grecque le foudroie.



    Pour les gaulois, désormais, tout est fini.

    Le début de la fin commence au centre gauche romain, les Déciates qui viennent d'apprendre la mort de leur chef, partent en déroute, poursuivis par les Princeps et les Illyriens.
    Une brêche béante sépare désormais les Inguani à gauche du reste de leurs alliés gaulois.



    Hérius s'engouffre alors dans cette brèche et charge vers sa droite le flanc des Déciates.
    Ceux-ci paniquent alors complètement, particulièrement sous la pression des Princeps tout frais.



    Ca y est, Hérius retrouve enfin le sourire, les gaulois se débandent.

    Toutefois, la garde montée d'Orgetorix continue le combat.
    Elle parvient à passer à travers les lignes romaines et se retrouve rapidement derrière la légion.
    Hérius prend conscience du danger mais ne peut engager cette cavalerie encore trop puissante pour lui.
    Soudain, les cavaliers nobles gaulois partent à gauche et chargent de loin les survivants de la 5ième cohorte Hastati qui reviennent du mieux qu'ils peuvent.

    C'est alors qu'une immense clameur parvient aux oreilles d'Hérius: sous les coups des tirs des frondeurs, la quasi-totalité de l'armée Déciate et Oxybii se disloque.

    C'est l'hahalli et la poursuite générale.



    Dans ce cas, Hérius peut se porter vers son aile gauche toujours en danger face aux Inguani, ces derniers n'ayant pas encore réalisé la déroute de leurs camarades.

    La cavalerie gauloise percute alors puissamment les légionnaires de la 5ième cohorte qui perdent 20 hommes mais Hérius arrive à la rescousse.



    Hérius et ses 17 cavaliers restants rentrent brutalement dans le tas et fauchent les cavaliers gaulois par derrière.
    Seuls 3 cavaliers barbares parviennent à s'échapper.
    Les légionnaires survivants de la 5ième cohorte poussent des hourras mais Hérius les envoie immédiatement dans la bataille.

    Au loin, il ne reste qu'une troupe d'Oxybii.
    Elle est la cible privilégiée des frondeurs et ne tarde pas à s'effondrer elle-aussi.



    Tout le centre et la gauche gauloise a disparu. Les gaulois survivants (400 environ) quittent le champ de bataille et se dispersent dans la nature.

    Il reste les Inguani qui commencent cependant à se douter de quelque chose.
    En effet, les renforts romains arrivent maintenant et Hérius s'est placé juste derrière pour encourager ses troupes qui en ont bien besoin.



    Les frondeurs, hors d'haleine, parviennent enfin sur l'arrière-droit des Inguani et commencent leurs tirs dans le dos.
    Puis progressivement, de nouvelles troupes romaines s'additionnent à celles qui combattent déjà.

    Il n'en faut pas plus pour les barbares.
    Les Inguani s'effondrent à leur tour, pratiquement d'un seul coup.



    Les romains en font un grand massacre.




    La 1ière Légion sort finalement victorieuse d'une épreuve que peu de commandants ont connue.
    Les pertes sont énormes. Les romains ont frôlé la défaite.





    Commentaires: une bataille juste épouvantable!
    Avec ses soi-disant "mauviettes", Lucius Claudius est vraiment un gros con!
    Dernière modification par rominet ; 16/09/2014 à 07h35.

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