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ROME NE S'EST PAS FAITE EN UN JOUR (Rome Total WAAR)
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  1. #371
    Date d'inscription
    octobre 2007
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    Automne 556 (-197 av JC)

    En Italie du nord, tout est calme.

    Par contre, la mer est remplie du fracas des combats navals opposant la flotte romaine aux flottes carthaginoises et gauloises.





    Rome commence à avoir de jeunes amiraux expérimentés comme l'amiral Flavius.







    En Ibérie, Carthage reste l'arme au pied en Baetica.
    L'armée de Kaeso Maxentius est redescendue vers la Lusitania et la 3ième Légion a réussi a rejoindre la
    Taraconensis et a recomplété ses effectifs.





    La République va connaitre un hiver étonnamment calme sur l'ensemble de ses frontières.







    Printemps 557 (-196 av JC)

    Le calme qui règne en Gaule-Cisalpine depuis plus d'un an a permis à Rome de reconstituer entièrement les réserves militaires des 3 légions d'Appius Maxentius.
    Les 2 provinces frontalières sont tranquilles, les soldats romains en profitent pour se détendre.





    Il y a juste une bataille navale remportée sur une escadre gauloise au large d'Arrétium.




    En Ibérie, Kaeso Maxentius est dans un dilemme.
    D'une part, il doit renvoyer la 2ième Légion en Taraconensis pour la rééquiper presque entièrement et faire la passation de pouvoir entre Lucius Claudius et le jeune Lucius Aurelianus.
    Mais une armée carthaginoise bloque le passage.


    D'autre part, bien que les Celtibères commencent à se remettre de leurs lourdes pertes des années précédentes, Kaeso n'est pas encore certain qu'ils pourraient tenir sans l'aide des légions.

    Kaeso pense qu'il est souhaitable de laisser 2 légions en Lusitania pendant encore un certain temps pour dissuader Carthage d'attaquer vers le nord.





    Kaeso décide donc de rester en Lusitania avec sa 6ième Légion et la 10ième Légion de Hérius Claudius.
    En charge de la 3ième Légion de Décius Maxentius de détruire l'armée punique qui bloque le passage.

  2. #372
    Date d'inscription
    octobre 2007
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    2 902
    Printemps 557 (-196 av JC)




    Bataille d'Escorial




    Forces en présence:
    3ième Légion romaine



    Armée carthaginoise d'Akbar Acholla


    Armée carthaginoise de renforts




    C'est la première fois que Décius combat pour une grande bataille sans son oncle Marcus, décédé il y a maintenant 4 ans; il a intégré dans sa légion 2 nouvelles cohortes de la République, elles sont placées au centre.

    En face, le général Acholla dispose de mercenaires pour étoffer son armée.
    Il pourra aussi compter sur l'aide d'une petite armée carthaginoise de renforts, armée qui a manifestement déjà combattu.
    D'après les informateurs celtibères, il s'agit des restes d'une armée de Carthage vaincue près de Toletum par les celtibères durant l'hiver dernier, ils viennent juste de rentrer en Baetica et pas de bol, ils tombent en plein sur une légion!!

    La légion est d'abord positionnée dans un bois ce qui ne fait pas l'affaire de Décius.
    Il ordonne à ses troupes de se porter en avant à toute vitesse pour atteindre le terrain dégagé où il pourra mieux manœuvrer.



    Hélas, le général en face a exactement la même l'idée mais pour des raisons opposées c'est à dire que les 2 armées foncent littéralement l'une contre l'autre.
    La ligne romaine a une forme convexe tandis que la ligne punique est à peu près droite.
    Si bien que le premier choc a lieu au centre entre une Bela cavalerie et les hoplites de Sicilia.



    Tandis que les archers/frondeurs des 2 camps ont déjà commencé à se matraquer, les siciliens au centre encaissent le choc avec la Bela cavalerie.


    Archers et frondeurs de Carthage répliquent aux tirs des crétois

    La Bela cavalerie rompt rapidement le combat mais elle est vite remplacée par une puissante infanterie lourde qui force les siciliens à fuir derrière les 5ième et 6ième cohortes républicaines.



    Une énorme masse d'infanteries carthaginoises qui avait suivi la Bela avec un peu de retard se jette totalement sur le centre romain et s'y enfonce. La 5ième cohorte en particulier se la prend en pleine tronche!!



    A gauche, dans les bois, ce n'est guère mieux.
    Hastati et garde consulaire doivent contenir les hordes puniques.



    La situation au centre commence à être préoccupante, la 5ième cohorte subit de lourdes pertes et montre des signes de faiblesse.
    Décius qui reste tout près appelle à lui une seconde garde consulaire ainsi que la 1ière cohorte de Princeps de réserve.
    L'ennemi a engagé toute son armée sauf sa gauche qui a effectué un repli tactique.
    Décius a décidé de tenter une manœuvre de débordement par là.
    Et il va être temps car les renforts ennemis viennent d'apparaître au loin.



    L'aile droite romaine commence son attaque mais Akbar en personne contre-attaque puissamment le centre-droit romain.
    De l'autre coté, les Vélites suivis des italiens et des archers ont commencé aussi à faire mouvement vers le flanc droit ennemi.



    Décius est obligé de faire intervenir les siciliens pour contenir la cavalerie ennemie.
    Les Triarii sont envoyés également dans une complète mêlée au centre-droit.
    Et un peu plus à gauche, la 5ième cohorte très affaiblie reçoit enfin des renforts de Princeps et de Consularii.



    Akbar lance toutes ses forces dans la bataille.
    La 7ième cohorte Hastati, en position avancée contre des Caetrati est attaquée sur son flanc gauche par la Bela cavalerie.
    La 2ième cohorte Princeps de réserve intervient à son tour.



    Sur les arrières de l'armée carthaginoise, la cavalerie aétolienne est empêtrée avec les frondeurs, les numides et les archers et ne peut effectuer des charges par derrière.
    Au loin, à gauche, quelques troupes de la légion commencent leur manœuvre d'encerclement.



    C'est alors qu'au beau milieu du combat intense se déroulant au centre, les siciliens abattent le général ennemi Akbar Acholla de coups de lances.



    L'armée ennemie ne bronche pourtant pas.
    Excepté les frondeurs et les archers en arrière, le reste continue le combat vaillamment et en particulier au
    centre.


    Anciennes et nouvelles cohortes légionnaires au combat

    Décius sent qu'il faut donner un choc pour faire craquer l'ennemi dont le moral vient quand même de prendre un coup.
    En faisant très attention aux piquiers lybiens qui tiennent l'arrière centre carthaginois, Décius se lance avec sa garde sur la Bela cavalerie.
    Après une brève résistance, les cavaliers ennemis déroutent.



    Décius pousse alors plus loin en fonçant sur les Caetrati qui tiennent tête à la 7ième cohorte.
    Ils ne vont pas tarder à craquer eux aussi.
    De l'autre coté, à gauche, les illyriens et les Vélites sont parvenus sur les arrières ennemis et leur balancent
    leurs projectiles dans le dos.



    Il n'en faudra pas beaucoup plus pour faire dérouter l'aile droite punique.
    Cette fois, ça sent le roussi pour Carthage et ses troupes. Décius continue ses attaques en profondeur avec l'aide des Aétoliens.
    Mais au loin, les renforts se rapprochent doucement.



    La 5ième cohorte réduite à très peu est retirée du combat.
    A gauche, les archers ont pris pour cible les piquiers lybiens en combat avec la 2ième cohorte Princeps.
    Décius, après avoir bien mis la pagaille sur les arrières carthaginois charge le centre ennemi dans le dos.
    C'est alors qu'il aperçoit un groupe d'éléphants qui s'est détaché du gros de l'armée de renfort et qui fonce sur les romains.
    La cavalerie aétolienne en poursuite doit rompre et revenir en arrière.



    Les éléphants ont ralenti ce qui permet à la 3ième Légion de mettre le reste de l'armée d'Akbar en déroute pendant que les auxiliaires à qui il reste tous leurs projectiles courent comme des fous pour contrer les nouveaux arrivants.



    Les grecs sont en place et balancent tout ce qu'ils ont sur les pachydermes.



    Les javelots des auxiliaires des romains font un vrai massacre.
    Tous les éléphants sont fauchés sauf 1 qui part en déroute (on le comprend).




    A cette vue, l'armée de renforts renonce et quitte le champ de bataille, les fuyards de l'armée d'Akbar sont
    anéantis; bien peu s'échapperont.







    Commentaires: une très bonne idée d'avoir placé les 2 solides cohortes républicaines au centre, c'est là que le combat fut le plus rude.

  3. #373
    Date d'inscription
    octobre 2007
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    Printemps 557 (-196 av JC)

    La victoire de la 3ième Légion à Escorial a débloqué le passage entre l'Hispania et la Taraconensis.
    La 2ième Légion réduite à peu de chose peut rentrer pour se recompléter entièrement; une cérémonie émouvante a alors lieu: Lucius Claudius abandonne le commandement de la légion au nouveau Lucius.


    Lucius Claudius accepte alors d'intégrer la 10ième Légion commandée par son fils Hérius. Son fidèle tribun, Décius Plancus le suit également dans la nouvelle légion.
    Une bonne partie des vétérans de la 2ième Légion ayant disparu dans les 2 dernières batailles de la légion, la passation de pouvoir n'a posé aucun problème.


    Kaeso Maxentius décide de rester en Lusitania avec la 6ième Légion et la 10ième.
    Les 2ième et 3ième Légions se placent de part et d'autre du fort occidental de Taraconensis.











    Eté 557 (-196 av JC)

    Très loin de là, en Crète, les troupes de sécurité de la République commandée par le général Oppius Maxentius doivent mettre fin à une sérieuse révolte qui dure depuis plus d'un an.








    Une bataille assez éprouvante dans la chaleur de l'été crétois.











    Après sa victoire, Oppius Maxentius, qui n'est autre qu'un des fils de l'ancien chef de faction Gaius Maxentius, est rappelé à Rome: le sénat qui juge ses progrès satisfaisants a des projets pour lui.




    Enfin, passons rapidement sur une prétention ridicule des Carthaginois:





    Évidemment, les romains envoient les carthaginois se faire voir chez les grecs!!







    Automne 557 (-196 av JC)

    La mauvaise saison va se passer encore une fois calmement en Gaule-Cisalpine: pas la moindre armée barbare en vue depuis 1 an et demi.

    Et pourtant, toute l'armée du nord de l'Italie et même au delà est très triste: le nouveau pro-consul Quintis
    Mamercus a décidé de passer dans l'autre monde après une vie au service de l'armée, il était âgé de 74 ans.
    Les soldats de plusieurs légions (la XIe de Asinius Plancus, la IVe Italica de Appius Maxentius mais surtout la VIe Macedonica de Kaeso Maxentius) ont vraiment l'impression de perdre un père.





    Quintis avait intégré la 6ième Légion de Manius Galenus en 520, juste après la grande bataille de la forêt
    d'Epidamnia.
    Il fait alors la connaissance du jeune Kaeso Maxentius avec qui il partage la fonction de tribun.
    Dès lors, il participe aux batailles de la 6ième Légion contre la Macédoine, comme celle du piton de Meteora en 523, celle de Metsovon où il monte une embuscade et aussi la grande bataille de Prosotsani en 536 comme 1er tribun de Kaeso cette fois, ce dernier étant devenu nouveau chef de la légion après le départ de Manius Galenus.
    Rentré à Rome en 544, il se sépare difficilement de Kaeso qu'il considère presque comme son propre fils, ce dernier partant en Ibérie avec la 6ième Légion, rebaptisée VIe Macedonica.
    Il intègre alors la 11ième Légion de Appius Maxentius où sa vaste expérience permet de réussir une superbe embuscade contre les gaulois au mont Carmo durant l'hiver 545.
    Puis, quelques temps après la mort de Gaius Maxentius, il rejoint à nouveau Appius dans la 4ième Légion cette fois où il y termine sa carrière en tant que pro-consul, à titre honorifique!
    Une vie exemplaire et modeste au service d'une noble cause!!


    Rome décrète une semaine de deuil, ce qui est exceptionnel pour un pro-consul n'ayant jamais commandé une légion.
    Mais l'esprit de Quintis survit en son fils Tibérius qui commande la IXe Ferrata à Ivréa.





    En Ibérie, les choses évoluent lentement.


    Maintenant que la puissance du royaume celtibère se relève, les romains sont moins désirés qu'auparavant.
    Kaeso a bien senti cela dans le dernier entretien avec un de ses informateurs de la tribu des Vaccéens.
    Les légions sont tolérées mais sans plus.
    Du coup, le consul Kaeso Maxentius envisage un repli en Taraconensis, mais à petit pas, pour voir comment Carthage va réagir car ces derniers disposent encore de sacrées forces en Baetica.





    La république a pris très au sérieux la menace navale grandissante de Carthage.
    Au prix d'un grand effort financier et de construction, Rome a mis sur pied plusieurs escadres navales de combat qui se sont aguerries au fur à et mesure des nombreux engagements navals de ces dernières années.


    1er point et c'est le plus important: la route maritime reliant l'Italie à l'Ibérie est à peu près libre, l'escadre
    de l'amiral Flavius y remporte régulièrement des victoires face à Carthage ou la Gaule. Après la petite frayeur de l'année 554, la flotte romaine a repris le contrôle de ces eaux.


    2ième point: en dépit des pertes importantes (mais les constructions l'emportent), Rome a mis sur pied 2 escadres navales aux ordres des amiraux Gaius sénior et Gaius junior. Elles ont pour objectifs de passer à l'attaque en Sicilia et de détruire les escadres puniques qui font régulièrement le blocus des ports du sud.











    Hiver 557 (-196 av JC)

    L'année se termine toutefois par une petite défaite navale au large de la Carpetani par l'action de navires pirates mais rien de bien grave.





    Curieusement, certains augures y voient un mauvais présage.
    Les romains les envoient au diable.

  4. #374
    Date d'inscription
    octobre 2007
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    Printemps 558 (-195 av JC)

    L'année commence plutôt bien.
    Une armée gauloise, divisée en 2 corps, le principal d'Albiques et le second de Suelteri, est vaincue facilement en 2 temps par la 11ième Légion de Asinius Plancus au sud du mont Carmo.





    Les Albiques, attaqués de nuit, n'ont véritablement résisté que dans la partie boisée du champ de bataille.





    Après cette première victoire, la 11ième Légion descend vers la côte et écrase sans difficulté les Suelteri.







    Pendant ce temps, les flottes de Gaius et Gaius remportent une bataille meurtrière contre une escadre de Décères carthaginoises.





    Mais les pertes romaines sont telles que l'on peut parler d'une victoire à la "Aurelianus".





    Cela dit, avec l'aide de quelques renforts, Gaius et Gaius remportent une seconde victoire au large de Panormus de Sicilia contre l'escadre carthaginoise de trirèmes qui effectuait le blocus du port.






    Quant à l'Ibérie, tout est calme pour l'instant.
    Sous la pression encore amicale des Celtibères, les 2 légions de Kaeso Maxentius se retirent doucement de la Lusitania vers l'Hispania centrale.



  5. #375
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    octobre 2007
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    Eté 558 (-195 av JC)

    Les légions de Kaeso sont obligées de se retirer du territoire celtibère en traversant d'ouest en est la province d'Hispania car les passages sont bloqués pour atteindre la Taraconensis directement.
    Kaeso en est assez contrarié.


    Durant la marche, le tribun Décius Plancus, père de l'actuel chef de la 11ième Légion, ce dernier venant juste se s'illustrer en Liguria, décède.
    C'est une perte terrible pour Lucius Claudius. Décius l'avait suivi partout depuis la bataille de Chalcis en 523 et lui avait même sauvé la mise à plusieurs reprises, aussi bien en Gaule-Cisalpine (à Ivréa et à Piana Crixia) qu'en Ibérie récemment.

    Puis la 10ième Légion, suivie de la 6ième poursuit son chemin.






    Automne 558 (-195 av JC)

    En mer Tyrrhénienne, les combats navals se succèdent.
    Gaius et Gaius battent d'abord une escadre punique de quinquérèmes au nord de la Sicilia Boreus avec l'aide de la escadre de renforts de l'amiral Numérius.





    Puis Numérius laisse aux 2 Gaius quelques navires de renforts et retourne au nord; il ne sait pas qu'il vient
    d'échapper à la mort.


    Gaius et Gaius battent alors assez facilement pour une fois, une autre escadre de Décères carthaginoises.





    Au prix de lourdes pertes en bateaux, Rome est lentement en train de l'emporter sur la flotte de Carthage.



    En Ibérie, pendant que les 2ième et 3ième Légions continuent de monter la garde à l'extrême ouest de la
    Taraconensis, les légions de Kaeso Maxentius sont sur le point de rentrer en Carpetani.









    Hiver 558 (-195 av JC)

    En Gaule-Cisalpine, la 9ième Légion doit faire face à une intervention d'une armée commandée par le chef éduen, Virssuccius.





    Même si c'est sa première grande bataille, le fils de Quintis Mamercus n'est pas inquiet. On lui a dit qu'à Ivréa, c'était du gâteau et que les légionnaires et les généraux s'y forgeaient une bonne expérience pour la suite.
    Pourtant, cela fait déjà un moment que les gaulois se sont jetés sur la ligne légionnaire et ceux-ci ne donnent pour l'instant aucun signe de faiblesse.


    Virssuccius ainsi qu'une lourde cavalerie barbare lancent charges sur charges au centre et à gauche; les
    légionnaires tiennent bon mais les barbares sont tenaces.





    Tibérius décide alors de partir à droite avec le gros de sa cavalerie pour une attaque de flanc par là, où ne se trouve pas la cavalerie adverse car franchement, le reste du front gaulois semble indéboulonnable!





    Les romains commencent donc à déborder l'aile gauche gauloise mais c'est difficile car ils doivent d'abord gérer l'arrivée de troupes ennemies en retard sur le reste de l'armée éduenne.
    Il faut se contenter de charges de flanc.





    Les gaulois tiennent bon.


    Toutefois, la contre-attaque romaine de l'aile droite commence à faire douter Virssuccius.
    D'autant que les hardis auxiliaires illyriens ont également débordé son aile droite et lance ses javelots dans le dos de ses soldats.



    Les illyriens, profitant d'un certain retrait de la cavalerie lourde éduenne et assez bien équipés pour résister aux cavaleries lancent par derrière

    C'est alors que l'improbable se produit: Virssuccius, sentant tourner la bataille en sa défaveur, ordonne le repli, en pleine bataille.
    Sa cavalerie le suit et même certaines de ses troupes à pied.





    Tibérius, voyant le retrait des cavaleries ennemis, peut enfin attaquer les gaulois par derrière.

    Privés du soutien de leur général, les gaulois vont résister encore un moment puis finalement, s'écrouler.
    Quelques troupes ennemies en repli sont rattrapées par les cavalerie de la 9ième Légion mais Virssuccius et ses cavaleries ont réussi à prendre la fuite.

    Tibérius ne peut pas être complètement satisfait de cette première rencontre.



  6. #376
    Date d'inscription
    octobre 2007
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    Hiver 558 (-195 av JC)

    "Allons, allons, messieurs, un peu de silence, je vous prie, on ne s'entend plus!!" s'exprime ainsi le vénérable Justus Antalia dont l'ouïe s'est gravement détériorée avec l'âge.


    Le sénat se calme un peu, les débats sur les différentes options stratégiques sont houleux.


    En fait, la diminution des attaques barbares sur la frontière nord observées depuis quelques années a permis à Rome de reconstituer d'importantes réserves militaires, aussi bien en Gaule-Cisalpine qu'en Ibérie et même pour les légions de l'est avec l'envoi des anciennes cohortes d'Hastati et de Princeps en Illyria et Macédonia.
    Du coup, la démographie romaine remonte et le sénat envisage sérieusement la formation de 2 nouvelles légions ce qui ouvre de nouvelles perspectives offensives.


    Le problème, c'est que les sénateurs se chamaillent pour savoir dans quelle direction aller.




    Bien qu'intéressante, la proposition du sénateur Valérius Gallio du parti d'Antalia n'a pas encore été retenue.

    Il s'agissait de prendre l'offensive au nord, de traverser les Alpes vers la Gaule-Transalpine et de conquérir
    les provinces maritimes de la Gaule.
    Il y avait certes certains avantages: à terme, la flotte gauloise était éliminée de la Méditerranée, l'ennemi
    perdait le soutien d'importantes tribus du sud et cela faisait presque un pont terrestre pour l'envoi de
    renforts vers l'Ibérie.
    Cela dit, le projet rencontre de sérieuses oppositions dont celle du chef de faction lui-même, Appius Maxentius.
    Ce dernier fait remarquer que sur le plan stratégique, cette option n'apporte pas de réels soulagements aux
    romains, bien au contraire.
    La frontière à défendre serait nettement plus étendue que celle actuelle de Gaule-Cisalpine et de Liguria, cette dernière constituant au fond une position défensive forte et regroupée comme à Ivréa et où les légions peuvent s'épauler mutuellement.
    Partir vers l'ouest jusqu'à la Narbonensis revient à accepter un très fort étirement de la frontière avec des
    légions nettement plus dispersées.
    De plus, Appius fait remarquer que la capture de la Narbonensis mettrait Rome directement en contact avec le royaume ennemi de Numantia ce que le sénat veut justement éviter à tout prix en Ibérie.
    Enfin, la région d'Ilergetes est maintenant aux mains des Celtibères ce qui constitue un certain obstacle à
    l'envoi de renforts en Ibérie par cette voie.


    De son côté, le sénateur Lentus Macrinus, dans la ligne de son prédécesseur Arius Dullius décédé (ouf!!) depuis maintenant 2 ans (et que personne ou presque n'a pleuré), voudrait attaquer en Ibérie et conquérir la péninsule toute entière et en particulier ses précieuses mines d'or et d'argent.
    Certes, à terme, le bénéfice pour Rome serait considérable.


    Le problème, c'est que pour arriver à un tel résultat, Rome devrait multiplier le nombre de ses ennemis dans cette région. Il y aurait Carthage et ses puissantes armées, le royaume des Celtibères et celui de Numantia.
    Sans parler des difficultés de maintien de l'ordre dans les futures provinces à conquérir et celles déjà
    conquises.
    De plus, cela irait à l'encontre de la politique menée par Rome dans cette région depuis le début des
    opérations, à savoir une politique d'équilibre des forces, politique qui est d'ailleurs en train de réussir.
    Cela dit, une fois les 2 nouvelles provinces ibériques pacifiées (mais cela prendra encore du temps), Rome
    disposera d'une solide tête de pont par là et pourra envisager alors d'aller plus loin.




    Non, en fait, selon Appius Maxentius, il n'y a qu'un seul projet qui apportera un soulagement aux romains: au lieu de multiplier ses ennemis, il faut se concentrer sur le principal et le plus dangereux que Rome a
    actuellement.


    Le sénateur Attius Dolabella se fait le porte-parole du parti d'Appius Maxentius:

    "Messieurs, depuis maintenant plus de 10 ans, nos armées combattent en Ibérie un ennemi redoutable qui puise son énergie et sa force de la profondeur de l'Afrique et de ses échanges commerciaux trans-méditerranéens.
    Carthage, la cité maléfique, envoie chaque jour contre nous ses troupes d'élite, ses infanteries de Ba'al, ses
    éléphants, ses redoutables Décères et Quinquérèmes de combat qui pillent nos côtes et interrompent nos trafics.
    Je vous le dit clairement, ici, devant cette noble assemblée: il n'y a qu'une seule chose à faire:
    il faut détruire Carthage!!
    Que cette ville ne menace plus jamais nos citoyens et notre hégémonie!!
    Je le répète, il faut détruire Carthage!!"


    L'assemblée est en partie emportée par le discours du sénateur car la haine est grande envers Carthage, cette civilisation orientale et perfide; mais certains se posent tout de même des questions.

    Le sénateur Valérius Gallio, dauphin de Justus Antalia prend alors la parole:
    "Sénateurs, chers collègues, je ne suis pas hostile à priori à ce projet qui me semble sensé.
    Toutefois, j'aimerais bien que notre cher consul Appius Maxentius, ici présent, nous en dise davantage.
    Quelle est sa stratégie une fois débarquée en Afrique et surtout, comment compte-t-il neutraliser la menace
    numide et parvenir à laisser le royaume des Ptolémées en dehors de cette affaire?
    Car je ne vous apprendrai rien en vous disant que Carthage et le royaume ptolémaïque ont des frontières
    communes?


    "Et il les garderont!!" intervient alors le chef de faction, Appius Maxentius.


    Appius se met à expliquer son plan:
    "L'objectif principal est de s'emparer de Carthage ce qui privera l'ennemi de la possibilité de lever des
    troupes d'élite et de grosses galères.
    Au mieux, pourrons nous peut-être descendre jusqu'à Thapsus si tout se passe bien mais surtout pas plus loin, pour éviter tout contact avec les Ptolémés justement.
    Ensuite, nous progresserons vers l'ouest, en longeant la côte.
    Ainsi, nous affaiblirons la république carthaginoise jusqu'à ce qu'elle ne représente plus aucun danger pour
    nous.
    Par contre, je pense qu'il ne faudra pas non plus trop l'affaiblir sinon elle succomberait aux coups des peuples barbares d'Ibérie ce qui ne serait pas à notre avantage"


    "Longer la côte, dis-tu?
    Mais alors, nous risquons de nous faire attaquer sur notre flanc par les numides et les peuples du désert?"


    "Oui, c'est un risque important et il nous faudra composer avec.
    Cela dit, je pense que c'est un risque moindre que celui d'entrer en guerre à la fois contre les Celtibères et
    les Numantiens.
    Et les peuples côtiers du nord de l'Afrique sont plus civilisés que ceux des contrées profondes d'Ibérie, cela
    devrait nous faciliter la tâche"


    "Combien de légions seront-elles nécessaires pour un tel débarquement?" intervient à son tour Justus Antalia.


    "3! Les 13ième et 14ième que nous allons bientôt créer et ..."


    "La tienne je suppose" reprend Justus.


    "Non, je pense qu'il est préférable que je reste au nord avec la 4ième pour garantir la sécurité de la
    République.
    La 3ième Légion de mon neveu Décius Maxentius pourra faire l'affaire.
    Décius serait alors nommé consul et chef des opérations militaires en Afrique"


    "Il nous faut une flotte je suppose"


    "Oui, mais si je ne me trompe pas, les escadres des amiraux Gaius et Gaius remportent succès sur succès et commencent à descendre vers le sud"


    "Dans combien de temps pourrions nous attaquer?"


    "Dès que les nouvelles légions seront fin prêtes et dès que notre flotte maitrisera les eaux au sud de la
    Sicilia.
    Peut-être d'ici 3 ou 4 ans?!"


    Justus continue:
    "Donc si j'ai bien compris, 3 légions opéreront en Afrique tandis que 4 légions resteront en Ibérie?!"


    Appius reprend la parole:
    "Les 3 légions prévues pour débarquer en Afrique seront suffisantes dans un premier temps bien que je doive admettre que nous n'avons aucune idée des effectifs carthaginois dans et autour de Carthage.
    Mais dès que nous nous étendrons davantage par là, il faudra étoffer nos effectifs à cause de l'extension du
    front et des attaques possibles venant du Sahara ou de la région de l'Atlas.
    Je pense alors que l'on pourra retirer la 2ième Légion d'Ibérie, Ibérie qui sera probablement devenue plus calme suite à l'ouverture d'un second front pour Carthage.
    Donc, en conclusion, ..."


    Appius est alors interrompu par un brouhaha de plus en plus dense derrière lui, il se retourne et découvre
    plusieurs sénateurs très agités regroupés autour de Julianus Gaetulicus apparemment.


    Justus Antalia tente de remettre de l'ordre dans l'assemblée:
    "Mais enfin messieurs, faites silence, on n'est pas au forum ici?!!"

    Se lève alors le vieillissant Julianus Gaetulicus; il est blanc comme neige, l'air totalement décomposé.
    Il lève la main pour prendre la parole.


    Justus fait taire l'assemblée:
    "Parle, Julianus, que se passe-t-il?"


    D'une voix chevrotante et pleine d'émotion, Julianus ouvre la bouche:
    "Messieurs, je viens d'apprendre une terrible nouvelle, j'en suis tout retourné ..."


    "... notre flotte de Sicilia, celle-là même commandée par notre grand amiral Gaius, a été totalement détruite par une escadre carthaginoise au large de la Sicilia Boreus il y a de cela 6 jours.
    Nous n'avons plus aucune flotte de combat en mer Tyrrhénienne, c'est une catastrophe!"






    Le coup tombe comme la lame d'une guillotine: le sénat est pétrifié.
    Il a fallu des années pour constituer une telle flotte et beaucoup d'argent.





    Plusieurs minutes passent avant que Appius Maxentius ne pose une question:
    "Comment as-tu appris la nouvelle, Julianus?"


    "Une de nos birèmes a échappé au massacre et vient de rentrer à Ostie il y a quelques heures. On vient juste de m'en informer.
    Il paraîtrait que notre flotte se soit fait surprendre par 2 escadres de trirèmes et de Décères alors qu'elle
    remontait vers le nord après sa victoire au large de Panormus"



    Les mortelles Décères de Carthage



    Appius fait une pause, se rassoit dans un silence pesant, prend sa respiration et se relève:


    "Sénateurs, nous sommes des romains et à la guerre, il y a des aléas.
    Ne vous laissez pas abattre par cette contrariété et ayez les yeux fixé sur le but à atteindre.
    Nous venons de subir un grave revers naval. Ok, c'est un fait.

    Et bien, nous allons recommencer!
    Messieurs, nos réserves financières sont larges.
    Alors, nous allons faire un effort.
    Contrairement à la situation d'il y a 15 ans, nous aurons bientôt 4 ports en mer Egée capable de construire des trirèmes et 3 en Sicilia.
    Nous allons donc lancer un vaste programme de construction navale avec tous nos arsenaux disponibles, cela va nous coûter cher mais quand la victoire sera notre en Afrique, et ça, je vous le garantis, notre investissement sera largement compensé et nous remercierons les dieux de nous avoir poussé dans nos retranchements et de nous avoir permis de vaincre.

    Tout cela, nous le faisons pour nous, pour le peuple de Rome et la gloire de notre cité!!"



    La harangue d'Appius fait de l'effet.

    Le moral remonte dans l'assemblée.

    Contre toute attente, même le sénateur Lentus Macrinus appuie la thèse d'Appius et vote les pleins crédits pour une grande marine de guerre et 2 nouvelles légions.

  7. #377
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    Une réunion d'état-major rassemble les chefs des 3 légions qui gardent l'ouest de la Taraconensis.
    En l'absence provisoire de Kaeso Maxentius dont l'armée est trop éloignée en Carpetani, Décius Maxentius,
    héritier de faction, préside la réunion.


    La situation est simple:
    le général carthaginois Ashtartyaton Lixus que Décius avait rencontré il y a presque 3 ans en plein milieu de
    l'Hispania mais qui était parvenu à s'échapper, est devenu le nouveau gouverneur de la Baetica.
    Contrairement à son prédécesseur, il lance ses armées de façon agressive dans toute la province de Baetica mais surtout en direction de la Taraconensis.

    3 armées se dirigent vers le fort occidental de Taraconensis tandis qu'une autre est entrée par le sud-ouest.
    Les romains doivent réagir.





    Secrètement, Decius est plutôt satisfait.
    Les ordres émanant de Rome étaient d'attaquer Carthage en Baetica mais sans s'emparer de Corduba.
    Opération qui promettait d'être particulièrement délicate avec toutes les armées puniques concentrées au même endroit.
    Mais maintenant que les armées ennemies sont quelques peu éparpillées, cela devrait être un peu plus facile.


    Le plan de Décius est le suivant: 3 armées ennemies stationnent non loin du fort d'Ecija. Elles s'épaulent
    mutuellement.
    Mais si celle qui se trouve au milieu est détruite, les 2 autres ne pourront plus s'épauler.
    Lucius Aurélianus qui est le nouveau commandant de la 2ième Légion se voit assigné cette tâche.
    A lui de frapper et de détruire l'armée au centre.
    Une fois que ce sera réalisé, la 3ième Légion pourra attaquer l'armée du sud et ensuite, l'armée stationnée au nord sera seule à faire face à 2 légions.

    Si quelque chose tournait mal, la 7ième Légion de Quintus Messala un peu en arrière servira de réserve.



    Plan d'attaque de Décius


    La 2ième Légion quitte donc la Taraconensis et entre en Baetica.
    Elle prend par surprise les carthaginois placés en position centrale en les attaquant de nuit.
    Les autres armées ne sont pas au courant et ne peuvent intervenir.







    Bataille de Penaflor


    Forces en présence:


    2ième Légion romaine

    Armée carthaginoise




    Le champ de bataille est légèrement vallonné, surtout à gauche.
    A droite se trouve un bois assez important.
    Lucius a placé ses auxiliaires en avant et en formation dispersée.





    L'armée ennemie a d'abord un mouvement d'attaque.
    La légion immobile est prête à les recevoir mais les crétois ouvrent le feu d'une position plus élevée et le
    général ennemi se ravise et fait stopper puis reculer ses troupes.





    Après un petit moment d'attente, Lucius donne ses ordres:
    "SIGNA INFERRE!!

    Lucius a repéré les éléphants de l'ennemi, ils sont au loin, en face de son aile gauche mais assez décalé quand même.
    Du coup, tout en faisant avancer la légion, Lucius envoie la plupart de ses auxiliaires vers sa gauche.
    Seuls les Vélites restent à droite.
    Lucius remarque alors que les éléphants se sont placés sur une petite hauteur, ce qui donne un avantage à leurs archers.
    Il décide alors d'incurver son aile gauche de façon à ne pas s'approcher trop vite des pachydermes.





    La légion s'avance mais au pas; pas question de faire courir les troupes et d'arriver épuisé au contact.
    Les carthaginois hésitent: tantôt ils avancent, tantôt ils reculent.
    Toutefois, la distance se raccourcit entre les 2 armées et l'armée carthaginoise a finalement un peu reculé par rapport à sa position de départ.


    Lucius repère alors le bataillon sacré de Ba'al: il se trouve face à l'aile droite, presque dans les bois.
    Il envoie alors sa garde consulaire dans ce secteur.
    C'est alors que les Samnites qui sont en position d'avant-garde à gauche commencent à subir le tir des archers montés sur le dos des pachydermes.





    Les pertes ne sont pas très lourdes mais Lucius décide d'accélérer le pas dans ce secteur car il semblerait que les éléphants soient maintenant plutôt en contre-bas de la petite hauteur, cette dernière constituant une position idéale aux tirailleurs pour arroser les grosses bêtes.
    Les Samnites s'élancent en premier suivis des grecs et des oscans.





    La bataille commence à gauche, par les lancers de javelots des auxiliaires légers.





    Un groupe de Caetrati tout proche réplique: les Samnites subissent de sévères pertes puis ce sont les oscans qui sont visés.





    Les projectiles tombent en nombre sur les pachydermes et font du dégâts. Nombre d'éléphants sont fauchés.
    Pendant ce temps là, les 2 armées sont presque arrivées au contact.





    Juste avant les premiers contacts, les pilums romains font des coupes sombres dans les effectifs puniques.





    La réplique carthaginoise est plus faible dans ce domaine; illyriens et Vélites subissent quelques tirs ainsi
    qu'une cohorte Hastati.





    Puis Décius lance son attaque.
    L'aile droite romaine est lancée massivement contre l'aile gauche carthaginoise jugée plus molle par Lucius.




    Par contre, à gauche, les cohortes républicaines se mettent en défense face à la phalange des infanteries
    lourdes puniques.
    Seule infanterie lourde vraiment sérieuse face à l'aile droite romaine, le bataillon sacré de Ba'al se lance
    dans la bataille et se heurte aux Consularii.



    A gauche, au loin, les derniers pachydermes sont tués par les javelots des illyriens.
    La menace des éléphants est éliminée ce qui permet à la cavalerie aétolienne d'amorcer un mouvement de flanc.

    Finalement, ça n'a pas été trop dur; par contre, à part les Vélites, les auxiliaires des romains n'ont plus un
    seul projectile.
    A droite, la redoutable infanterie de Ba'al fait reculer les Consularii qui souffrent.
    Lucius est obligé d'y envoyer ses Princeps de réserve en renforts.





    Maintenant que le gros des effectifs des 2 camps est engagé, Lucius décide de frapper le ventre mou de l'armée ennemie: le centre, tenu par de faibles contingents de Caetrati ou d'infanterie du désert très affaiblis lors du lancer de pilums au début.
    Lucius charge dans le tas mais doit garder un oeil sur la puissante Caballeria Bela du général adverse qui n'est pas loin.





    "ALLEZ, FORCEZ LE PASSAGE" hurle Lucius pour encourager ses troupes,
    "L'ENNEMI VA CRAQUER!!!!!!!!!!"





    Le combat est intense sur l'ensemble du front maintenant, les phalanges puniques étant maintenant entrées en contact avec les cohortes républicaines de l'aile gauche.

    Au centre, après une certaine résistance, les Caetrati qui font face à Lucius et un Hastati finissent par
    craquer et partent en déroute.
    Quelques secondes plus tard, c'est un groupe d'infanteries du désert qui s'enfuit également.
    Le trou au centre est béant.
    Immédiatement, un Hastati est envoyé à gauche soutenir les cohortes républicaines tandis qu'un autre Hastati suivi des Triarii se jette à droite. Lucius, prudemment, n'effectue qu'une poursuite limitée car la puissante Caballeria Bela du général ennemi est toute proche.


    Curieusement, ce dernier ne s'occupe pas du tout de son centre mais soutient et encourage ses troupes de l'aile gauche, surtout constituée de Thureophoroi et d'infanterie du désert mais aussi de la puissante d'infanterie de Ba'al.
    Puis il charge carrément sur une autre cohorte Hastati.





    Le choc est rude pour les légionnaires mais ils ont bon moral, Lucius est tout proche et les Triarii arrivent à
    la rescousse.
    Le combat vire rapidement à l'usure où les romains ont plutôt l'avantage.
    A une seule exception près toutefois: le bataillon sacré de Ba'al l'emporte légèrement sur les Consularii;
    heureusement que les Princeps sont là.

    C'est alors que les Vélites qui se sont infiltrés derrière la ligne carthaginoise à la lisière du bois,
    pilonnent les infanterie d'élite de Carthage dans le dos.
    (Si j'avais été aux commandes de l'armée carthaginoise, j'aurais d'abord utilisé la Caballeria Bela pour
    massacrer les Vélites avant de faire autre chose!!)


    La première volée est insuffisant mais la seconde fait un carnage et l'élite carthaginoise qui combat depuis un bon moment s'effondre.





    La fuite des infanteries de Ba'al provoque la débandade d'autres troupes ennemies dans ce secteur mais pas toutes.
    Lucius commence à effectuer un mouvement par l'arrière tandis que la Caballeria Bela se désengage une nouvelle fois puis contre-attaque.


    Au loin, à gauche, derrière le gros combat opposant les meilleures infanteries des 2 camps, la cavalerie
    aétolienne, après avoir mis en fuite un groupe de Caetrati avec l'aide des archers crétois, bataille ferme
    contre des numides qui résistent.





    A gauche, à nouveau, la Caballeria Bela se lance à nouveau à fond dans le chaudron pour soutenir ses dernières troupes vacillantes.





    Mais l'étau se resserre autour du général ennemi dont la garde est bientôt la seule à tenir. Lucius arrive au
    galop.
    L'ennemi est proche de sa fin.





    Le courageux général carthaginois est totalement cerné au milieu du combat.





    Il meurt bravement, armes à la main!

    Sa garde déroute, c'en est presque fini de l'aile gauche punique.


    Lucius envoie alors une partie de ses troupes aller aider son aile gauche encore en combat.
    Lui même part tout à droite dans les bois pour soutenir ses italiens et ses oscans aux prises avec quelques
    Thureophoroi et soldats du désert.





    Pendant ce temps là, dans la plaine, les combats durent.

    Après la déroute des numides, les crétois ont pu se placer derrière les phalanges ennemies et font du mieux qu'ils peuvent pour les affaiblir.





    Quelques renforts de troupes épuisées arrivent petit à petit et étoffent les effectifs romains tandis que ceux
    des carthaginois diminuent.

    L'ennemi est à bout.





    Finalement, les dernières résistances cèdent, la légion est victorieuse.





    Commentaires: j'ai remarqué qu'en défense, l'IA utilise généralement assez mal ses éléphants.
    Par contre, ils ne peuvent plus faire "Run amok" comme avant et écraser leurs propres troupes.
    Par contre, les miens, si (si j'en ai un jour)!!

  8. #378
    Date d'inscription
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    La 2ième Légion fait une halte pour récupérer et soigner ses blessés en attendant l'arrivée de quelques cohortes de renforts.
    Puis elle remonte vers le nord et rencontre à Escorial une autre armée ennemie.
    La bataille a lieu au même endroit que celle qui opposa la 3ième Légion à celle de Akbar Acholla il y a 2 ans.
    Mais au lieu d'attaquer de l'est, l'armée romaine vient du sud.









    Seconde bataille d'Escorial


    Forces en présence:
    2ième Légion romaine


    Armée carthaginoise



    Lucius Aurelianus fait courir sa légion en avant pour sortir son aile droite des bois.
    En face, les carthaginois arrivent à toute vitesse également et se font arroser sporadiquement par les crétois.



    La légion, auxiliaires en formation aérée en avant stoppe et a juste le temps de balancer ses pilums sur les
    premières formations ennemies.


    Mercenaires celtibères sous les tirs de pilums; illyriens au premier plan

    Les carthaginois répliquent immédiatement. Illyriens, Hastati et Vélites dans les bois à droite sont
    particulièrement visés.





    Puis l'attaque commence au centre.





    L'aile gauche romaine est alors un peu en retrait.
    Lucius la fait monter au pas de charge pour créer un petit espace de charge sur le flanc droit de l'attaque
    ennemie au centre.

    Les auxiliaires grecs qui forment la première ligne de l'aile gauche romaine se prennent alors plusieurs séries de volées de pilums et subissent de très lourdes pertes en quelques dizaines de secondes.
    Stoïques sous les tirs, les grecs encaissent sans broncher, leur sacrifice permet d'épargner nombre de
    légionnaires.





    Fidèle à lui même, Lucius tente une première attaque de flanc, couvert sur son propre flanc gauche par la 6ième cohorte républicaine.
    Le 2ième Princeps de réserve manoeuvre à l'arrière pour succéder à Lucius qui se désengage rapidement.





    La plupart des pilums ennemis ayant été lancé, Lucius lance son aile gauche à l'attaque.





    Cette fois, la bataille commence à s'étendre sur l'ensemble du front, l'aile droite romaine dans les bois est
    aussi engagée. Quant à la 5ième cohorte, elle est lancée en avant entre les 4ième et 6ième cohorte pour fixer l'ennemi en même temps que les Aétoliens s'ébranlent.
    En revanche, l'ennemi garde en réserve un certain nombre de troupes en son centre.





    Les Aétoliens se retournent et rentrent dans le tas à gauche.





    La charge est redoutable et emporte littéralement des 2 unités puniques d'un seul coup. Un très joli coup des auxiliaires de la légion!

    La 4ième cohorte Hastati est immédiatement envoyée à la rescousse de la 5ième qui, trop avancée chez l'ennemi, subit de graves pertes.





    Tandis que l'ennemi manoeuvre sur ses arrières, Lucius soutient son attaque au centre et à gauche en s'engageant lui-même au combat. Il manoeuvre, tente des charges courtes et encourage ses soldats.





    Pendant ce temps, à droite, les Vélites suivis des oscans, des illyriens et même des archers crétois opèrent un mouvement de flanc. L'ennemi n'ayant pas de cavalerie, la manoeuvre en elle-même n'est pas très risquée.





    En revanche, Lucius n'a pas pris pleinement conscience de la faiblesse de son aile droite dont la ligne
    s'amincit de façon inquiétante.
    Il est trop tard pour annuler le mouvement des auxiliaires légers quand il s'en rend compte; il ne peut que
    placer les Samnites en réserve dans les bois au cas où.





    Les carthaginois commencent alors à percer la ligne romaine dans ce coin ce qui force Lucius à engager sa 3ième cohorte de Princeps de réserve au secours de la 9ième cohorte Hastati de plus en plus dépassée par le nombre.





    Tout à gauche, Lucius a changé d'avis. Il lance sa première cohorte républicaine en première ligne pour soutenir la 5ième Hastati et dans le même temps, désengage la 4ième Hastati pour amorcer un mouvement de pince vers l'arrière centre adverse. Il a parfois l'impression que certaines unités puniques veulent se sauver.

    Dans le même temps, les auxiliaires légers qui se rapprochent des réserves ennemies au centre constituent
    l'autre branche de la pince. Mais trop faibles pour engager les puissantes infanteries lourdes ennemis, ils se
    contentent seulement de les cribler à distance.





    L'ennemi ne sait pas bien réagir au mouvement des troupes romaines.
    Au lieu d'attaquer de façon résolue et de chasser les troupes légères romaines sur leur gauche, les unités
    carthaginoises lourdes hésitent et effectuent de manoeuvres contradictoires.
    Ce qui fait gagner du temps aux romains.
    Du coup, la 4ième cohorte Hastati arrive enfin au contact de la garde de Scutari du général adverse.





    Les infanteries lourdes en phalange se mettent enfin en branle mais c'est déjà bien tard.
    Lucius, aidé des Aétoliens, fait le pressing maximum, l'ennemi est en train de fléchir.





    Tandis qu'elle combat la 4ième cohorte Hastati, les Scutari de la garde se prennent une violente volée de
    javelots des illyriens.

    Quant aux Vélites et aux oscans, ils ont chargé l'aile gauche ennemie par derrière.
    Dans ce coin là, la situation se renverse d'un seul coup du tout au tout, ce sont les troupes puniques qui
    menace de dérouter maintenant.





    Les 2 phalanges carthaginoises (l'une d'elle a été très amoindrie par les tirs des Vélites et des Oscans)
    entrent en contact avec la ligne de front maintenant mais c'est quasiment trop tard, d'autant que de loin, les archers crétois les arrosent dans leur dos.
    Les Scutari attaqués concentriquement par les Hastati, les illyriens et les grecs ont le moral à zéro et se
    débandent.





    2 minutes plus tard, poursuivis par les quelques grecs restants, le général ennemi est tué.

    En dépit d'une certaine résistance, le reste de la phalange ne tarde pas à dérouter et une longue poursuite
    commence.




    La 2ième Légion remporte sa seconde victoire en quelques semaines et malgré de sérieuses pertes, Lucius est acclamé par ses troupes, il est courageux et compétent.
    La 2ième Légion est de nouveau entre de bonnes mains.


  9. #379
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    C'est au tour de la 3ième Légion d'entrer en jeu.
    La 3ième armée carthaginoise est aussi la plus puissante des 3. La 3ième Légion de Décius Maxentius l'attaque juste à l'ouest du fort d'Ecija.





    Bataille d'Ecija




    Forces en présence:
    3ième Légion romaine



    Armée carthaginoise





    La position de départ de la légion n'est franchement pas idéale.
    Une bonne partie de l'aile gauche se touche au fond d'un fort encaissement.
    Décius ordonne de courir en avant pour réduire le différentiel de hauteur avec l'armée ennemie qui possède un net avantage dans ce domaine.





    Très vite, les choses se gâtent.
    Les puniques avancent très vite eux aussi vers la légion et l'avant-garde romaine se trouve prise sous des volées de flèches particulièrement soutenues.





    Décius fonce sur les archers phéniciens pour les faire fuir et les forcer à stopper leur tir.
    Il repère à sa gauche tout un groupe d'éléphants qui descend lentement dans le bois.
    Pendant ce temps, les Vélites et Oscans en avant-garde de l'aile droite romaine commence à sortir du second bois.





    Décius réalise alors que son aile gauche dans le creux ne pourra pas monter assez vite.
    Sa position actuelle est vraiment très mauvaise.
    Décius lui ordonne alors de se replier pour s'incurver et surtout pour retrouver une certaine hauteur.

    Les soldats s'exécutent mais dans de très mauvaises conditions: canardés dans le dos par les 72 archers juchés sur les pachydermes, un régiment de grecs subit de très sévères pertes lors de sa remontée.





    L'armée ennemie se révèle en fait particulièrement agressive, surtout à droite.
    Tandis que Décius et sa garde forcent les archers à un repli derrière la phalange punique, la Bela cavalerie charge les tirailleurs oscans qui doivent trouver refuge dans le bois.





    Décius en pointe avancée mais prenant bien garde aux sarisses carthaginoises remarque soudainement qu'il est visé par un groupe de Caetrati.
    Il décroche fissa et parvient à esquiver le gros des pilums adverses mais se prend une nouvelle volée de flèches des phéniciens qui n'ont pas perdu une minute pour reprendre leurs tirs.
    Plusieurs cavaliers sont fauchés puis les archers ennemis changent de cible et commencent à arroser un peu tout le monde.





    A droite, les oscans ont réussi de justesse à passer derrière les italiens avant que la Bela cavalerie ne les rattrape.
    Cette dernière est stoppée dans les bois.





    A gauche, même si le repli des auxiliaires grecs fût coûteux en terme de pertes, c'était une bonne chose.
    Ce sont les éléphants maintenant qui sont dans le creux et qui se prennent des centaines de javelots.





    Les archers phéniciens sont décidément très pénibles, ils tirent sans discontinuer sur les romains et Décius enrage car il ne peut rien faire.
    Tout juste ordonne-t-il aux crétois d'effectuer un contre-tir sur eux.

    L'armée punique, décidément bien agressive, se concentre au centre mais surtout contre l'aile droite romaine.
    Décius vient de réaliser que l'ennemi a beaucoup de cavalerie et qu'elles sont toutes concentrées à droite justement.
    Il active les Triarii qui sont beaucoup trop à gauche.





    La Bela cavalerie a rompu son engagement à droite avec les italiens mais Décius se rend compte alors avec horreur que ces derniers sont visés par l'un des 2 bataillons sacrés de Ba'al.
    Vite, il ordonne aux italiens de repartir à toutes jambes dans les bois tandis qu'une partie de l'aile droite s'incurve également.





    Comme à gauche en début de bataille, le repli tactique des italiens se fait dans les pires conditions: Décius n'avait pas du tout vu dans les bois un régiment entier de cavaliers numides qui pilonnent les italiens dans le dos.





    Plusieurs rangs d'italiens sont fauchés avant qu'ils puissent se rétablir.
    La charge est d'ailleurs quasi générale dans ce secteur; juste à coté, la 9ième cohorte Hastati est puissamment chargée par une Caballeria Bela que les Triarii stoppent in extremis.





    Et au centre, ce sont les grecs qui en prennent plein la tronche!!!





    A l'extrême droite, les italiens affaiblis se sont à peine remis en place dans les bois que tels des Spartiates, les soldats d'élite de Ba'al se jettent sur eux.





    La bataille est super chaude et rythmée.

    A l'autre extrême, les 2 autres régiments d'auxiliaires grecs n'ont plus de projectiles et se sont engagés au corps à corps contre les pachydermes. Des soldats sont projetés en l'air.





    Retour à l'extrême droite où les italiens sont réduits en charpie par l'infanterie de Ba'al.
    Décius appelle alors ses 2 gardes consulaires qui se placent en réserve derrière les italiens. Décius hurle aux italiens de se battre jusqu'à la mort: il lancera ses réserves quand les puniques seront fatigués.





    C'est alors que les cavaliers numides, tirant au dessus de la zone de combat, lancent leurs javelots sur les
    Consularii.
    Décius réagit immédiatement en demandant une mission de sacrifie aux Oscans.
    Ces derniers, toujours en formation dispersée, se placent à coté.

    Le plan fonctionne, les cavaliers numides redirigent leurs tirs sur les Oscans qui encaissent lourdement.





    Soudain, un cri à droite: un légionnaire a aperçu d'autres cavaliers tentant de prendre la légion à revers.

    Les oscans entendent alors un grondement de sabots de plus en plus lourd se rapprocher.
    Déboulant totalement par surprise de derrière les cavaliers numides, la puissante Caballeria Bela fonce sur les faibles oscans, pas du tout équipés pour combattre la cavalerie et pire encore, en formation espacée.

    Décius qui est à ce moment tout occupé à commencer à exploiter un trou au centre du dispositif ennemi (pour envoyer son premier tribun chasser les archers ennemis) ne réalise pas tout de suite.





    Ou plutôt, quand il réalise, c'est déjà trop tard.
    La Caballeria Bela percute de plein fouet et piétine les oscans tel un éléphant un champ de pâquerettes.





    Horrifié, Décius galope vers la forêt tout en rameutant tout ce qu'il peut (Triarii, légionnaire de réserve, grecs) pour sauver les oscans.
    Sans espoir hélas, les oscans massacrés ont tenu quelques secondes puis s'enfuient, ils avaient encore tous leurs javelots.

    La Caballeria Bela ne poursuit pas longtemps et remonte alors vers l'arrière de la légion.
    Mais Triarii et légionnaires sont là maintenant.

    Seule bonne nouvelle: Kaeso, le premier tribun de Décius a réussi sa percée au centre.
    Un Hastati s'y engouffre tandis que lui-même engage une longue poursuite des archers phéniciens: ces derniers cessent enfin leurs tirs, définitivement cette fois.





    Retour à gauche où les 2 groupes de grecs ont réussi à battre le premier groupe d'éléphants mais voilà que le second arrive.
    Les Vélites, couverts par les grecs, sont arrivés en renforts et balancent tout ce qu'ils ont sur les grosses bêtes.





    Pendant ce temps, au centre, c'est le choc des infanteries lourdes où les romains sont généralement bons.





    C'est alors et de façon assez inattendue que le général ennemi, pourtant tout proche des ses infanteries d'élite se fait tuer par le reste d'italiens.





    L'armée ennemie continue pourtant le combat sans broncher, apparemment.

    La Caballeria Bela en arrière ne pouvant lutter efficacement contre les Triarii et les grecs au milieu du bois, Décius se sent rassuré pour ses arrières et se met en formation en colonne pour passer dans le trou au centre de l'armée ennemie.
    Les crétois, en formation identique lui emboitent le pas.





    Au loin, sur les arrières de la légion, Triarii et auxiliaires grecs ont repoussé la Caballeria Bela en dehors du bois tandis que les cavaliers numides, sans munitions désormais, virevoltent tout autour.





    A droite, un second groupe d'infanterie de Ba'al est arrivé en combat.
    Cette fois, pour les quelques italiens, c'est trop.
    Mais Décius active ses 2 gardes consulaires qui sont jetés dans la fournaise.





    Le combat va durer.

    Sur toute la ligne, les pertes dans les 2 camps sont très lourdes. Les italiens sont anéantis jusqu'au dernier.
    Mais Décius et Kaeso qui en a fini avec les archers phéniciens commencent à charger dans le dos des unités ennemies.
    A gauche, après un dur combat avec les grecs et les Vélites qui ont été plutôt efficaces avec leurs javelots, le second groupe d'éléphants est vaincu dans les bois.
    A droite, les Consularii parviennent à tenir contre les infanteries de Ba'al même si le sénateur Hirtius est tué dans les combats.
    Les crétois commencent à arroser les carthaginois de traits enflammés et les premières déroutes ont lieu.





    La bataille se parsème en morceaux et le gros de l'armée ennemie se délite progressivement.

    Les derniers carrés puniques se battent courageusement à droite contre les Consularii et des Hastati.

    C'est alors qu'une masse de cavaliers déboule de la forêt en plein milieu des combats:
    ce sont les cavaliers numides, qui, épuisés et paniqués sous les tirs incendiaires déroutent à leur tour.
    Ils passent en plein dans la mêlée et subissent nombre de pertes.





    Décius rassemble alors ses troupes épuisés et procède à l'encerclement des dernières formations ennemies.
    Ces dernières craquent alors, la bataille est gagnée.



    La 3ième Légion est finalement victorieuse, Décius est satisfait; ce fut ardu et sanglant et à la mesure de la valeur d'une légion romaine.










    Commentaires:
    une super bataille exécutée de façon effrénée par les 2 camps: des combats multiples et variés, des surprises, une topographie et un environnement riche et intéressant, de lourdes pertes pour les romains malgré la victoire, que demander de plus!!?

    Plus de 10 ans après sa sortie, ce jeu reste une tuerie!

  10. #380
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    octobre 2007
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    Eté 559 (-194 av JC)

    Le gros du travail est fait, du moins à l'ouest du fort d'Ecija.
    Mais il reste un petit souci plus au sud où des carthaginois se sont infiltrés.
    La 7ième Légion de Quintus Messalla intercepte l'armée ennemie dans la grande plaine de Jaen.





    Bataille de la plaine de Jaen




    Forces en présence:
    7ième Légion romaine

    Armée carthaginoise




    Les carthaginois ne sont pas en surnombre pour une fois, ça ne devrait pas être trop dur.
    Toutefois, ils disposent de nombreux tireurs à distance, des frondeurs surtout.
    Quintus le sait et fait inédit dans l'histoire romaine, a placé la totalité de l'infanterie de la
    légion en formation dispersée: la ligne de la légion s'étend sur des stades.


    Par contre, l'ennemi ne dispose pas de cavalerie ce qui est problématique pour protéger des tireurs
    peu résistants.
    Quintus a bien l'intention de profiter de son avantage dans ce domaine.
    Il a placé ses Equites à droite.
    Son premier tribun et lui-même iront plutôt vers la gauche.





    La légion avance lentement, Quintis sait qu'il vaut mieux arriver reposé face à l'ennemi.
    C'est alors que s'abattent sur les Vélites placés en avant-garde des volées successives de balles de
    frondes meurtrières.





    "VIIIITE, A L'ASSAUT!!!" hurle Quintus tandis que la légion accélère le pas.
    Tout le monde en prend plein la tronche, les coups des frondeurs se perdant au delà de la ligne des Vélites.
    Puis arrivés à plus courte distance, les javelots des numides s'y ajoutent.





    La légion au pas de course se rapproche, les Vélites sont décimés mais d'autres formations comme les
    auxiliaires grecs et les Falcata ont aussi de sérieuses pertes.





    A droite, il n'y a pas d'infanterie légère pour couvrir les Hastati. Ils ont à peine lancé qu'ils se
    prennent une volée complète de pilums des Caetrati.





    A gauche et au centre, une seconde unité de Caetrati balance tout ce qu'elle a sur les restes des Vélites.





    Mais les romains commencent à répliquer à coups de pilums essentiellement.





    Et c'est parti pour le corps à corps, on va s'expliquer à la main, bande de sagoins!!!





    Pendant que l'infanterie romaine entre en contact avec la ligne carthaginoise, les Equites qui ont
    fait un long crochet par la droite reviennent et chargent les frondeurs; ils vont payer leur vilénie!
    Les tireurs de l'armée carthaginoise commencent à se taire.





    De l'autre coté, même topo: les Caetrati sont pris en sandwich entre la 4ième cohorte Hastati et les
    cavaleries de Quintus et de son premier tribun.





    Le contact est maintenant presque établi sur toute la ligne.
    Et la situation s'est inversé: les frondeurs carthaginois derrière la protection de leur infanterie
    sont la cible des frondeurs des Baliares de la légion.





    Après avoir écrabouillé les Caetrati, Quintus et son premier tribun s'infiltrent dans les arrières
    carthaginois et y mettent une bonne pagaille.





    Puis faisant la jonction avec les Equites qui ont détruit un premier groupe de frondeurs, ils
    chargent dans le tas le reste des frondeurs et des javeliniers numides.





    Devant le rythme effréné imposé par la 7ième Légion, la panique commence à gagner certaines unités
    carthaginoises.
    Les auxiliaires de la légion se sont également infiltrés sur les arrières de l'ennemi et y balancent leurs javelots.
    L'unité du général ennemi est particulièrement visée.





    Finalement, lui aussi cède à la panique et fuit le champ de bataille, le tout poursuivi par les Equites.





    Ces derniers ne font pas de prisonniers, le général ennemi est porté disparu quelque part sur le
    champ de bataille.


    Tout à droite, la première infanterie lourde à craquer est une infanterie du désert comprimée entre
    des Hastati et des auxiliaires Falcata.
    La charge de Quintus et la disparition de son chef suffit à la mettre en déroute.



    Les auxiliaires Falcata au premier plan sont les premières unités d'origine ibérique à servir dans la légion

    Les piquiers lybiens résistent mieux mais ne sont guère mieux lotis entre les Hastati et les Princeps.





    Finalement, tout se termine à gauche où les piquiers d'élite carthaginois sont les derniers à se rendre.




    La 7ième Légion a vaincu, ce fut épique!!






    Commentaires: rythme encore plus endiablé que la précédente, bataille intense, sanglante et assez
    courte; elle n'est d'ailleurs pas sans me rappeler la bataille de Réthimnon en 523 mais en plus léger.
    Un vrai pied ... pour les romains!!

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