Du 30 novembre au 6 décembre 1944 :

Dans des conditions météorologiques toujours difficiles, le 3ème Front de la Baltique accentue la pression sur les Finlandais. Si ces derniers semblent stabiliser leur défense le long du Ladoga après la perte de Janisjarvi et du port de Sortalava, la situation se complique pour eux à quelques dizaines de km plus au nord. Les 11ème et 15ème DI sont malmenées par 3 Corps de fusiliers bien soutenus en artillerie. La division blindée finlandaise, rejetée en arrière, perd 60 de ses 135 chars avant de se rétablir une quinzaine de km plus à l'ouest. Le 17ème Corps blindé franchit le premier la frontière de 1941, avec dans sa foulée le 18ème Corps mécanisé et le 2ème Corps mécanisé de la Garde, un des meilleurs de l'Armée rouge.

Les brigades de fusiliers marins qui montent la garde au sud de Leningrad sont malmenées par les Finlandais qui conservent dans et autour de la ville une dizaine de divisions. Cependant, malgré ces succès locaux, l'ennemi ne peut s'aventurer en profondeur, faute de moyens.



Les Allemands semblent vouloir évacuer la Courlande et se replier dans les zones marécageuses qui barrent la route vers Koenigsberg. L'aile droite du Front de Leningrad avance de ce fait sans opposition vers Liepaja et Priekule.

Le gros des forces de Markian Popov franchit la Dubysa mais ne peut avancer face à plusieurs ID soutenues par la 5ème SS PzD et la 2ème HG PzGr.

Ce sont donc les 1er et 2ème Fronts de la Baltique qui, au nord et au sud de Kaunas que l'ennemi a décidé de défendre, cognent sur les défenses allemandes. Partout l'infanterie allemande doit reculer, mais en bon ordre. Une ligne de défense est reconstituée, s'appuyant notamment sur la Merkys et renforcée par la 3ème SS PzD, la 11ème SS PzGr et la 27ème PzD.

Contournée à l'ouest par Joukov et à l'est par Sokolovsky, Vilnius est encerclée avec un régiment de la 221ème division de sécurité.



Les troupes du 3ème Front de Biélorussie entrent sans opposition dans Minsk avec à leur tête le 3ème Corps de fusiliers de la Garde. Dans ce secteur, les Allemands poursuivent leur repli vers l'ouest sans pour le moment chercher à s'accrocher. Les unités de tête de Vassilievsky atteignent la rivière Ptich qu'elles s'apprêtent à franchir sans difficulté.

Le 2ème Front de Biélorussie avance dans les marais du Pripet jusqu'à hauteur de Yelsk et Ovruch.



Le Front du Nord-Caucase s'apprête à mettre le siège devant Zhitomir. Ses Corps de cavalerie avancent jusqu'à Novaya Borovaya. Au sud-est de la ville, les unités d'élite de Koniev dispersent les première lignes allemandes et notamment la 17ème PzD, scindée en régiments pour servir de bouche-trou. Koniev ne peut cependant percer, la résistance de l'infanterie allemande étant assez vive et du fait qu'il ne dispose pas d'unités blindées et mécanisées en quantité suffisante.

Les Hongrois ont quant à eux lâché la Tikich et se sont donnés du champ en se repliant de plusieurs dizaines de km vers l'ouest. Les 1er, 2ème et 3ème Fronts d'Ukraine leur emboîtent le pas, mais à distance et bien groupés. Kozlov et Shaposhnikov hésitent à lâcher les 3ème et 6ème Armées blindées, les nombreuses PzD auparavant présentes en Ukraine ayant pour le moment disparu des écrans radar.

La 11ème DI roumaine, enfermée dans Kirovograd, se rend au 4ème Corps de fusiliers (53ème Armée, Front de Transcaucasie) qui libère la ville. Plus au sud, les Soviétiques enregistrent la reddition de la 18ème DI et de la 8ème division de cavalerie roumaines.

La 1ère division blindée roumaine est encerclée à l'est du Yuzhny Bug. Tolbukhin ordonne à ses unités de se regrouper sur la rive gauche de ce dernier, la 13ème PzD et la 18ème PzGr ayant fait leur apparition dans le secteur et bousculé le 28ème Corps blindé. Bloqué au nord de Nikolaev, le 4ème Front d'Ukraine entreprend le contournement de la ville par le sud, par l'étroit passage non défendu entre celle-ci et la Mer noire.