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Yves le sympathique frontovik vs Don l'affreux prussien (Wite)
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  1. #101
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    janvier 1970
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    Du 2 au 8 juillet 1942 :

    Le commandant de la 1ère Armée de choc (Front du Volkhov), le Général Vsevolod Yakovlev, est tué sous un bombardement et remplacé par Yury Novoselsky.

    Les chaînes de production commencent à construire des T-34 modèle 42, à raison pour le moment de 180 exemplaires par semaine. D’ici quelques mois, ce chiffre atteindra 250. Côté avions, la production d’Il-2 redémarre doucement après un été 41 catastrophique, entre déménagements et destructions d’usines. Des modèles plus récents de chasseurs comme le Yak-7B et le La-5 ont fait leur apparition dans les escadrilles soviétiques : le premier modèle équipe 18 unités, le second 12 unités. L’Armée rouge compte maintenant 10 Corps de fusiliers (tous dans le Caucase et constitués en avance sur les prévisions devant l’urgence de la situation), 37 Corps blindés et 13 Corps de cavalerie, dont 4 avec la distinction de Gardes. 39 de ses divisions de fusiliers ont également l’appellation de Gardes, ainsi que 22 régiments du Génie. Elle compte 7430000 soldats, 80400 canons, 4700 blindés et 9944 avions.
    Sur le terrain, ces améliorations sont encore loin de se faire sentir, les Allemands avançant en de nombreux endroits du front.

    Au nord de Moscou, la 163ème fusiliers est délogée de ses positions à un peu plus de 30 km de Iaroslavl. Dans ce secteur, l’infanterie allemande progresse sur les deux rives de la Volga.



    Devant la capitale, des fortifications s’élèvent peu à peu, signe que l’ennemi passe progressivement en défense. Au sud-est de Moscou, les 8ème et 12ème PzD ainsi que trois ID donnent l’assaut sur la Moskowa et délogent de leurs positions les 250ème et 286ème fusiliers, parvenant à se tailler une étroite tête de pont sur la rive gauche.



    L’ennemi poursuit également ses efforts dans les vastes plaines entre Oka et Don, mais simplement en poussant devant lui les Fronts de l’Ouest et de Bryansk, ses forces étant insuffisantes pour obtenir une percée.

    Dans Stalingrad, les Soviétiques sont maintenant dos à la Volga. La ville est défendue par 6 divisions de fusiliers de la 26ème Armée qui y sont fortement retranchées. Pour le moment, les Allemands avancent vers le nord dans l’espace entre Don et Volga et tentent de border l’ensemble de l’agglomération.



    Dans le Caucase, ne pouvant emporter Sukhumi par un assaut frontal, les troupes de montagne allemandes entreprennent un contournement de celle-ci par les montagnes et délogent les Soviétiques de leurs positions au nord-est de la ville.



    Grozny est encerclée avec une division de fusiliers et une division de cavalerie de montagne. Les Allemands progressent encore au sud du Terek et atteignent la Sulak. Les combats dans ce secteur sont d’une rare violence. La Wehrmacht y engage ses meilleures unités. Pour déloger de leurs positions le 4ème Corps et les 246ème et 283ème divisions de fusiliers (53ème Armée), l’ennemi envoie à l’attaque pas moins de 6 PzD, soit 93000 hommes, près de 1000 pièces d’artillerie et plus de 760 blindés. Les unités soviétiques finissent par craquer, mais l’assaillant y perd 2300 hommes, 30 canons et 42 chars.

    Ce sont maintenant 15 PzD et 8 motorisées qui sont identifiées entre Grozny et la Caspienne. Devant ce déploiement de forces, il ne peut plus faire de doute que les Allemands visent Bakou et par là-même une victoire totale sur l’Union soviétique.



  2. #102
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    Du 9 au 15 juillet 1942 :

    Quelques mauvaises nouvelles viennent assombrir l’humeur du maître du Kremlin. Au sud du réservoir de Rybinsk, les Allemands élargissent leur tête de pont sur la rive droite de la Volga. La menace pèse toujours sur Iaroslavl et Ivanovo mais cette tête de pont représente également une base d’attaque possible de Moscou par le nord.



    Dans les environs de Moscou, c’est le calme plat, troublé simplement par les nombreuses reconnaissances aériennes de l’ennemi. Ce dernier a maintenant clairement adopté une posture défensive, avec des fortifications qui s’élèvent sur toute la ligne de front.


    Au nord de Ryazan, les Allemands parviennent à constituer une étroite tête de pont sur la rive gauche de l’Oka. Trois ID attaquent la 377ème fusiliers qui doit reculer et abandonner ses positions. L’ennemi occupe aussitôt ce secteur situé dans une zone de marécages.



    Entre l’Oka et le Don, le front est stabilisé au niveau des Fronts de l’Ouest, de Bryansk et du Caucase. Un nouvel état-major de Front est constitué, le Front de Voronezh dont le commandement est attribué à Boris Shaposhnikov. Pour le moment, aucune unité ne lui a été subordonnée.

    Sur le Don et autour de Stalingrad, c’est le Front de Stalingrad qui encaisse le gros des attaques allemandes. Aidée par les Roumains, la Wehrmacht progresse sur la rive gauche au confluent avec la Medveditsa. La plus mauvaise nouvelle vient de Stalingrad où une attaque massive a eu raison de la résistance de 3 divisions de la 26ème Armée. Le 9 juillet, 140000 hommes, appuyés par 1600 canons, 21 blindés et 125 avions, se lançaient à l’assaut de la partie sud de l’agglomération. Bien que progressant en certains endroits, les Allemands subissaient de lourdes pertes et devaient admettre leur échec devant la détermination des frontoviki. Après regroupement de leurs forces et l’engagement de troupes fraîches, ils lançaient le 13 juillet un nouvel assaut avec plus de 100000 hommes, 1200 canons et 175 avions. Cette fois, après une belle résistance, les 276ème et 351ème fusiliers devaient reculer vers le nord alors que les fusiliers de la 114ème, usés par les combats, étaient pris de panique et prenaient la fuite soit vers le nord, soit sur les embarcations disponibles pour traverser la Volga.



    Les autres mauvaises nouvelles viennent du Caucase. Sukhumi est emportée par l’attaque de 3 ID et de la 1ère division roumaine de montagne. Les 41ème et 56ème Armées (Front de Transcaucasie) doivent maintenant se replier dans la direction de Batoumi et Tbilissi.



    Au prix de lourdes pertes (3000 hommes, 67 blindés et 35 avions), les Allemands passent en force la Sulak et repoussent les Soviétiques vers Makhachkala, dont ils ne sont plus qu’à 35 km. Kozlov et Tolbukhin, inquiets du rythme de la progression ennemie, tentent désespérément de fortifier et tenir la plaine côtière qui mène, le long de la Caspienne, jusqu’à Bakou.



  3. #103
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    janvier 1970
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    Du 16 au 22 juillet 1942 :

    Le commandant de la 4ème Armée aérienne (Front du Sud) Fyodor Michudin est tué et remplacé par le lieutenant-général Nikolai Naumenko.

    Dans la partie nord du front, la situation est stable. L’ennemi avance de 15 km au sud-ouest de Iaroslav mais une contre-attaque massive de 9 divisions de fusiliers des 52ème et 23ème Armées (Front de Leningrad) calme ses ardeurs et oblige la 52ème ID à reculer précipitamment.



    Sur la Moskowa, Joukov tente lui aussi de bousculer l’ennemi retranché sur la rive droite mais ses deux assauts échouent lamentablement malgré une supériorité numérique écrasante à environ 12 contre 1. Le premier est lancé le 17 juillet par un temps magnifique. Six divisions de fusiliers de la 55ème Armée tentent de prendre pied sur la rive opposée de la Moskowa et de déborder 1/112ème IR. Sans aucun soutien aérien et mal soutenus par leur artillerie, les frontoviki sont hachés par les mitrailleuses et les canons allemands et doivent rebrousser chemin. La leçon est claire : si l’Armée rouge a accompli d’énormes progrès en défense, sa capacité offensive est encore très limitée, faute d’appuis en aviation et en armes lourdes.




    Au nord du Don, les contre-attaques du Front du Caucase visent le talon d’Achille de l’Axe, à savoir les Hongrois ou les Roumains. Le 17 juillet, Koniev lance à l’assaut de 3 divisions légères magyares 6 divisions de fusiliers des 61ème Armée et 3ème Armée de choc. La confrontation est un peu brutale pour l’ennemi qui perd 1300 hommes et 35 canons et doit abandonner ses positions.


    A Stalingrad, la situation du Front de Stalingrad est beaucoup plus difficile. L’infanterie allemande avance tel un rouleau-compresseur et se taille un passage vers la Volga au nord de la ville. Cette dernière n’est plus défendue que par la 77ème brigade de fusiliers marins, Sokolovsky ayant replié le gros de ses forces soit vers le nord, soit sur la rive gauche de la Volga. A 150 km en aval de Stalingrad, les Soviétiques commencent à abandonner cette même rive. En effet, des unités mobiles allemandes ont été repérées à 60 km au nord d’Astrakhan en provenance du Caucase et remontant la Volga sur ses deux rives. Entre la perte de Stalingrad et le risque d’encerclement de son corps de bataille sur la Volga, la Stavka choisit la première solution.



    Dans le Caucase, l’Armée rouge est proche de la catastrophe. Sur la côte de la Mer noire, les Allemands et les Roumains ont dépassé Sukhumi et avancent vers le sud-est, direction Batoumi et Tbilissi.

    Au bord de la Caspienne, les Soviétiques sont surpris par la violence de l’offensive déclenchée par plusieurs Panzerkorps. Démarrant de 30 km au nord-ouest de Makhachkala, 11 PzD et 6 motorisées dont la Wiking, la Totenkopf et la LAH avec une pléthore d’unités de soutien en canons d’assaut, artillerie et autres lance-roquettes dévastent les positions soviétiques, emportent la ville dans la foulée et parviennent à percer jusqu’à 15 km au sud de celle-ci. Les troupes de Kozlov et Tolbukhin sont laminées : le 25ème Corps blindé perd 51 chars sur 102, le 1er Corps de cavalerie et les 4ème, 9ème et 10ème Corps de fusiliers sont mis en déroute. La Luftwaffe surclasse également son adversaire, abattant 58 appareils et n’en perdant que 16. Dans une précipitation qui confine à la panique, le commandement soviétique rend opérationnelle la 1ère Armée blindée, confiée à Pavel Rotmistrov et chapeautée par le Front de Transcaucasie, et place sous son commandement les 3ème, 13ème, 22ème, 27ème et 29ème Corps blindés. On commence également à fortifier les crêtes de Derbent, dernier obstacle naturel avant Bakou. Cette dernière n’est plus distante des pointes blindées ennemies que de 150 km.


    Dernière modification par Yves ; 14/03/2015 à 16h29.

  4. #104
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    Ton adversaire est vraiment redoutable : ses divisions blindées sont (toutes ?) dans les steppes du Caucase, les divisions de montagne dans les montagnes, l'infantrie en attaque sur les zones urbaines (Moscou, Stalingrad) ou en défense derrière les fleuves. Une vraie organisation à ... l'Allemande

    Est il possible de profiter que les Panzer divisionen soient bien au sud pour frapper fort ailleurs, avec des blindés en plaine ? (au nord de l'ukraine ou bien au sud de Stalingrad afin de menacer Rostov par exemple)
    Dernière modification par stereo ; 09/03/2015 à 19h51.
    .......
    « Veuillez accepter mes plus sincères félicitations.J'y joins mes meilleurs vœux pour votre bonne santé et pour l'avenir heureux des peuples de notre amie l'Union soviétique. » - 1939 Hitler pour l'anniversaire de Staline. La réponse de Staline n'est pas mal non plus ...

  5. #105
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    Citation Envoyé par stereo Voir le message
    Ton adversaire est vraiment redoutable : ses divisions blindées sont (toutes ?) dans les steppes du Caucase, les divisions de montagne dans les montagnes, l'infantrie en attaque sur les zones urbaines (Moscou, Stalingrad) ou en défense derrière les fleuves. Une vraie organisation à ... l'Allemande

    Est il possible de profiter que les Panzer divisionen soient bien au sud pour frapper fort ailleurs, avec des blindés en plaine ? (au nord de l'ukraine ou bien au sud de Stalingrad afin de menacer Rostov par exemple)
    Il commence à faire remonter des forces mobiles vers le nord car c'est difficile de déployer 3 armées panzer entre les montagnes du Caucase et la Caspienne. Donc pour le moment, je ne bouge pas une oreille, surtout avec des Corps blindés à 40 d'expérience. Maintenant, pour Bakou, c'est à quitte ou double, pour lui comme pour moi .

  6. #106
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    effectivement c'est difficile pour l'axe de tenir un tel front , j'en ai fais l'experience en allant prendre GROSNY l'été 42 mais c'est pas tenable et mon objectif sur BAKOU a fait place a un repli de mes panzers , difficile car les partisans sabotant mon reseau ferré, plus de fuel et plus de vivres !!! un miracle que l'armée rouge n'ait pas put me prendre en tenaille et mettre mes groupes A et B dans un chaudron brulant.
    je ne suis pas allé me bruler les ailes a Stalingrad ce qui m'a permis de tenir un front protégeant Rostov et le replis du groupe A
    j'ai du abandonner en 42 ma percée sur Moscou qui me causait trop de pertes mais je tiens le front a 30 km de Moscou
    le front est quand même très très étiré. et le probleme reste le reseau ferré a reparer en permanence
    Dernière modification par dirtyharry500 ; 23/03/2015 à 10h07.

  7. #107
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    Citation Envoyé par dirtyharry500 Voir le message
    effectivement c'est difficile pour l'axe de tenir un tel front , j'en ai fais l'experience en allant prendre GROSNY l'été 42 mais c'est pas tenable et mon objectif sur BAKOU a fait place a un repli de mes panzers , difficile car les partisans sabotant mon reseau ferré, plus de fuel et plus de vivres !!! un miracle que l'armée rouge n'est pas put me prendre en tenaille et mettre mes groupes A et B dans un chaudron brulant.
    je ne suis pas allé me bruler les ailes a Stalingrad ce qui m'a permis de tenir un front protégeant Rostov et le replis du groupe A
    j'ai du abandonner en 42 ma percée sur Moscou qui me causait trop de pertes mais je tiens le front a 30 km de Moscou
    le front est quand même très très étiré. et le probleme reste le reseau ferré a reparer en permanence
    Le but est de retarder au maximum la reconstruction de l'Armée rouge en lui détruisant beaucoup d'unités. Sinon, le tout te revient sur la tronche à partir de 43 et là, le terrain peut être perdu très vite.

  8. #108
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    Du 23 au 29 juillet 1942 :

    Au soir du 28 juillet, l’atmosphère au Kremlin est encore plus lugubre que celle du 1er septembre de l’année passée, alors que les Allemands étaient en passe d’effondrer toute la partie centrale du front tenu par l’Armée rouge. Cette fois, ce n’est plus le sort de Moscou, mais celui du pays qui se joue au fin fond du Caucase.

    Staline : « Je ne comprends pas ce qui se passe à Makhachkala. Kozlov et Tolbukhin disposent maintenant de 14 Corps de fusiliers, 12 Corps blindés et 4 Corps de cavalerie et ils ne sont pas f… capables d’arrêter une poignée de tanks fascistes ? »

    Beria : « J’ai toujours dit que c’étaient des traîtres trotsko-réactionnaires. Il faut les fusiller en même temps que la moitié des généraux. »

    Joukov : « Permettez camarades. La situation est un peu plus compliquée que cela. Les fascistes ont déployé au moins 2 de leurs armées blindées, peut-être 3. 11 de leurs divisions blindées et 9 motorisées sont en action dans le secteur. Ils y ont engagé 3 divisions de Waffen-SS et la GrossDeutschland. J’ai reçu un rapport du camarade Tolbukhin qui me dit qu’il n’avait jamais vu un tel déploiement de forces. Ses positions ont été pulvérisées par l’artillerie et l’aviation et ses fusiliers ont fini par craquer devant une telle concentration de chars. Il n’arrive même pas à comprendre comment les fascistes peuvent entretenir la logistique nécessaire à leur avance. Lui et Kozlov ont encore perdu plus de 30 km de terrain le long de la côte. Clairement, l’ennemi veut donner le coup décisif qui nous abattra. Le petit docteur a déjà tweet… écrit pour la 53ème fois dans la presse berlinoise que cette fois, c’était la bonne, nous étions finis. »

    Staline : « Camarade Général, peux-tu nous expliquer les conséquences d’une perte de Bakou ? »

    Vassilievski : « La ville représente la moitié de notre production de pétrole. On peut ajouter que, si Bakou tombe, les fascistes pourront avancer très loin et donc s’emparer d’autres centres de production importants comme Guriev. »

    Joukov : « Cela remettrait en question la motorisation de nos armées. Nous avons actuellement 37 Corps blindés avec l’intention d’augmenter progressivement leur dotation en chars et en véhicules. Les autres projets en cours concernent l’introduction de chars dans les Corps de cavalerie et la constitution de nouvelles unités sur le modèle des divisions motorisées fascistes. Enfin, nos Corps de fusiliers devront être plus mobiles et auront eux aussi des besoins supplémentaires en véhicules. Notre consommation en carburant devrait donc augmenter très fortement. Si Bakou tombe, tous ces projets devront être abandonnés. Nous devrons aller à Berlin à pied ou au mieux à cheval. »

    Vassilievski : « Il n’y a pas que cela. L’offensive ennemie a coincé entre Bakou et Batoumi les effectifs de 2 Fronts. Pour Kozlov, cela représente 755000 hommes, 7500 canons, 600 chars et plus de 400 avions. Pour Tolbukhin, ce sont 520000 hommes, 4700 canons, 550 chars et 950 avions. Et je ne compte pas les quelques brigades et divisions encore en réserve de la Stavka. Si elles sont défaites, ces troupes n’ont aucune chance de sortir de la nasse. Camarades, je vous laisse faire les calculs et imaginer l’étendue des dégâts. »

    Staline : « Je ne veux pas entendre parler d’échec. Camarades, que proposez-vous ? »

    Joukov : « Il faut fortifier les crêtes de Derbent et les tenir à n’importe quel prix. Si elles sont franchies, les blindés fascistes nous écraseront en plaine et adieu les puits de pétrole. »

    Staline : « Bien, transmettez les ordres. Faites comprendre à Kozlov et Tolbukhin qu’ils jouent leur tête. Ils me disent avoir détruit 75 chars et 35 avions dans la semaine. C’est ridicule, j’en réclame 10 fois plus. Je n’ai aucune envie de négocier un arrêt des hostilités avec le cinglé de Berlin… Et quand bien même, il refuserait de toute manière. Nous avons déjà perdu Stalingrad, cela suffit. D’ailleurs, votre peau à vous tous est aussi dans la balance. L’échec n’est plus acceptable. J’espère que cela va mieux sur le reste du front. »

    Joukov : « Là, les nouvelles sont un peu meilleures. Sokolovsky recule en bon ordre vers le nord-est, en arrière de Stalingrad. Koniev sur sa droite est peu inquiété. Purkaev a reculé jusqu’à la Tersa et la Khoper, mais la poursuite des fascistes manque de mordant. Boudienny ne bouge plus, c’est d’ailleurs tout ce qu’on lui demande. De mon côté, j’ai relancé la 55ème Armée de Batov à l’assaut sur la Moskowa et, cette fois, l’ennemi a dû céder. Enfin, Popov ne perd plus de terrain devant Iaroslavl et contre-attaque dés qu’il le peut. Tout cela est plutôt bon signe. »



  9. #109
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    avril 2012
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    A Vesoul, bien sûr !
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    Enorme !!!
    Comprenez, une supposition que les Allemands reculent...Crac ! On est là !
    - Pour les empêcher de reculer ?
    - Non pour euh.......la t'naille, quoi.

  10. #110
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    Du 30 juillet au 5 août 1942 :

    Les combats sont féroces devant Iaroslavl où l’ennemi fait intervenir ses 3ème, 10ème et 20ème divisions motorisées. Un échange particulièrement violent se déroule dans les bois à 20 km au sud-ouest de la ville. Le 31 juillet, la 10ème motorisée et 5 ID se ruent à l’attaque des positions de la 23ème Armée de Vasily Chuikov. Les 43ème, 163ème et 243ème fusiliers qui attendaient l’ennemi de pied ferme repoussent ce dernier qui perd 1500 hommes, 16 canons et 3 blindés. Le lendemain, les Allemands remettent le couvert après avoir rameuté 4 ID fraîches. Les Soviétiques se battent pied à pied et, après des corps-à-corps d’une extrême sauvagerie, finissent par décourager l’ennemi qui renonce une nouvelle fois. Le 3 août, la 3ème motorisée et les 21ème et 96ème ID montent en ligne et attaquent des fusiliers soviétiques épuisés et à court de munitions. Cette fois, les unités de Chouikov craquent d’un seul coup et reculent en désordre vers Iaroslavl, perdant plus de 3200 hommes et 60 canons dans leur fuite. Chouikov, rageur, refuse de s’avouer vaincu. Il rameute aussitôt son 35ème Corps blindé et 2 divisions de fusiliers et fait appel à ses collègues Reiter (52ème Armée) et Meretskov (7ème Armée indépendante) qui mettent à sa disposition respectivement 6 et 3 autres divisions de fusiliers. Après autorisation de Markian Popov, commandant du Front de Leningrad, il lance le 5 août à la reconquête du terrain perdu deux jours auparavant 120000 soldats, 1500 canons et 160 blindés. La 20ème motorisée, qui venait à peine d’occuper le terrain, est surprise en pleine installation et, après quelques heures de résistance, doit revenir sur ses positions de départ. Les Soviétiques perdent 33 chars, mais cela économise sans doute le sang des frontoviki. Un peu plus au sud, les Allemands butent sur 3 autres divisions de la 52ème Armée.



    Sur la Moskowa, une nouvelle attaque de Batov échoue sur la 112ème ID. Les Soviétiques laissent plus de 2000 hommes sur le terrain.

    Sur la Tersa, au sud-ouest de Penza, le Front de Bryansk résiste bien. Il est couvert sur ses arrières par plusieurs Corps blindés en réserve de la Stavka et par la 4ème Armée de choc et ses 4 Corps de cavalerie mis à sa disposition par Koniev.

    Ce dernier, sur la rive droite de la Medevditsa, accompagne le lent recul vers le nord-est du Front de Stalingrad. La présence devant lui de troupes roumaines et hongroises lui permet de donner quelques coups de griffe au passage, même si, ce 4 août, c’est la 257ème ID qui subit un retour de flamme de 6 divisions de fusiliers des 57ème et 61ème Armées et y laisse 850 hommes et 20 canons.

    Le Front de Stalingrad est toujours un peu secoué dans sa remontée vers le nord-est le long de la rive droite de la Volga, mais, même accrochées par l’ennemi, ses unités ne donnent aucun signe de panique et retraitent en bon ordre. Le 2 août, une attaque de l’infanterie allemande donne lieu à des combats aériens de grande envergure. La Luftwaffe a fait décoller 82 Bf 109F-4 et 4B, 111 Bf 109G-2, 24 Ju 88A-4 et 77 He 111H-6. En face, 78 Yak-1, 44 LaGG-3, 11 Hurricane IIB et 27 U-2VS viennent à leur rencontre. Alors que l’on pouvait s’attendre à ce que les Soviétiques soient étrillés, la plupart de leurs appareils parviennent à franchir le rideau de la chasse allemande et abattent 39 bombardiers ennemis. 12 chasseurs soviétiques vont au tapis contre 2 Allemands. Le même jour, à 25 km plus à l’est, on assiste à un match nul (9 avions allemands perdus contre 7 soviétiques). La balance commence à sérieusement se rééquilibrer, y compris dans les airs.



    Au sud de Stalingrad, les Allemands échouent à franchir la Volga, dont l’Armée rouge tient encore 120 km de la rive gauche en aval de la ville. Le décrochage des troupes soviétiques s’effectue progressivement d’est en ouest, pour le moment sans accroc.


    Cependant, si tout cela semble très encourageant, la Stavka sait très bien que ce sera totalement inutile si Bakou est perdue. Dans ce secteur, les choses ne s’améliorent pas vraiment. Le 3 août, 3 PzD, appuyées par 180 avions, engagent 2 Corps blindés et une division de fusiliers au pied des collines. La faible force aérienne soviétique est balayée en quelques minutes, avec la perte de 20 appareils. Au sol, les 360 blindés allemands manoeuvrent comme à la parade face aux 200 chars soviétiques incapables de se coordonner. Le 13ème Corps blindé cède le premier à la panique, suivi par la 25ème fusiliers. Le 22ème Corps blindé ne peut que reculer à son tour vers le sud. Pour son baptême du feu, la 1ère Armée blindée est balayée. L’ennemi a atteint le pied des crêtes de Derbent en effectuant un crochet à droite à partir du littoral de la Caspienne, cherchant peut-être à coincer contre les montagnes le gros du corps de bataille soviétique.
    Plus au nord, 2 Corps blindés et un Corps de fusiliers opposent avant de céder une belle résistance à plusieurs divisions d’élite de la Wehrmacht, repoussant deux attaques avant d’abdiquer à la troisième.
    Pendant ce temps, les Soviétiques fortifient frénétiquement les environs de Derbent. Kozlov a massé autour de la ville 5 Corps de fusiliers et 4 Corps blindés et continue d’acheminer des renforts en secteur.



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