Du 18 au 24 janvier 1945 :

Les forces soviétiques sont maintenant très proches de Vyborg. Les unités finlandaises qui défendent la ville offrent une résistance farouche, mais elles ne peuvent que retarder l'échéance, souffrant d'une large infériorité en infanterie, artillerie, blindés et aviation. Sur la côte de la Baltique, les éléments de reconnaissance du 18ème Corps mécanisé sont entrés dans le port finlandais de Kotka vers lequel rapplique en catastrophe la division blindée finlandaise dans l'espoir d'empêcher les Soviétiques d'en prendre totalement le contrôle.



L'avance du Front de Leningrad est toujours laborieuse, mais quelques brèches apparaissent dans les défenses allemandes, sonnées par l'accumulation des coups reçus. Les 2ème et 9ème Corps de fusiliers de la Garde parviennent ainsi devant Kretinga, à quelques encablures de la frontière de 1941.

Cette frontière est enfin atteinte sur une largeur de 30 km à hauteur de Virbalis par le 2ème Front de la Baltique. Ce dernier doit auparavant livrer de durs combats au cours desquels 6 de ses Corps de fusiliers, soutenus par 4 divisions d'artillerie, laminent rien moins que la 3ème SS PzD Totenkopf, la 11ème SS PzGr et la 102ème PzBrigade. Fait intéressant, les armées de Matvei Popov, largement supérieures en infanterie et en artillerie, n'engagent que 288 chars contre 274 aux Allemands. 44 de ces derniers sont détruits contre seulement 18 aux Soviétiques. Les pertes en infanterie et artillerie sont également deux fois plus élevées chez l'ennemi.

Le 1er Front de la Baltique enfonce également quelques coins dans les défenses ennemies, avec des victimes de marque comme la 22ème PzD qui perd 20 de ses 113 chars et les 7ème et 14ème PzD qui y laissent 51 des 245 chars qu'elles avaient engagés.

Après une pause, le 1er Front de Biélorussie reprend sa marche en avant entre Lida et Schuchin. Devant cette dernière, la 27ème PzD, attaquée en compagnie de la 102ème ID par 4 corps de fusiliers et le 3ème Corps de cavalerie de la Garde, doit reculer et laisser sur le terrain 35 des 70 chars qui lui restaient.
Un peu plus loin vers le sud-est, la 3ème PzD et la 101ème PzBrigade, attaqués par 9 Corps de fusiliers et une nuée de régiments blindés, perdent dans leur retraite 41 chars, contre seulement 13 aux Soviétiques.

Le 3ème Front de Biélorussie n'est pas en reste qui atteint la Shara, non loin de Slonim, en bousculant des forces allemandes il est vrai moins étoffées, mélange d'ID, de divisions de la Luftwaffe et d'unités de sécurité. Le 24ème Corps de fusiliers est sur le point d'atteindre Pinsk, dans les marais du Pripet.



Le Front du Nord-Caucase parvient à percer au sud de Rovno. Koniev fait d'abord donner ses Corps de Fusiliers qui «sonnent» les 75ème et 168ème ID, la 23ème PzD et des régiments des 6ème et 17ème PzD et de la prestigieuse GD. Les Allemands sont repoussés sur 30 km avant que la 2ème Armée blindée n'entre dans la danse et bouscule sur 30 km supplémentaires la 118ème Chasseurs. Les 6ème et 7ème Corps blindés parviennent ainsi à 15 km de Kremenets, dans la profondeur des défenses ennemies désarticulées.

Le 3ème Front d'Ukraine attaque au nord de Proskurov et le 1er au sud de la ville. Ils y encerclent la 296ème ID et la 7ème DI roumaine. Au nord, le 14ème Corps de fusiliers de la Garde fait plier la 332ème ID avant que les chars de la 3ème Armée blindée ne viennent s'engouffrer dans la brèche au nord-ouest et à l'ouest de Proskurov. Au sud, c'est la 6ème Armée blindée qui accomplit le gros du travail, faisant céder avec le concours de la 64ème Armée la 9ème ID et la 2ème DB hongroise.

Le 8ème Corps de fusiliers entre dans Kishinev d'où la DI slovaque a réussi à s'extraire. Quelques renforts allemands parvenus au nord de la ville, avec les 18ème et 24ème PzD et la 18ème PzGr, permettent à l'ennemi de stabiliser la situation dans ce secteur face au Front de Transcaucasie.

Le 4ème Front d'Ukraine poursuit sa course en terrain libre vers la Roumanie. Plusieurs unités de Tolbukhin ont atteint la frontière et le 15ème Corps de cavalerie de la Garde arrive à Reni, dernière localité en territoire soviétique avant la ville de Galati.