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  1. #101
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    Décembre 1941 - Janvier 1942 : Chine 1/7


    7 décembre 1941, Nanking.

    Le général en chef de l’Armée Expéditionnaire de Chine a réunis ses principaux chefs d’état-major lors d’une froide matinée afin de leur transmettre par oral des informations qui ne sauraient être diffusées sur les ondes. Mais tout d’abord, son chef d’état-major détaille l’ordre de bataille au moyen de la carte murale suivante :



    L’armée expéditionnaire dispose d’une valeur militaire (AV) de 20 000 (pour info, une division d’infanterie japonaise représente une AV de 400 environ) qui se répartissent en 6 armées principales auxquelles s’ajoutent les unités d’auxiliaires chinois. Malheureusement le simple maintien de l’ordre dans les principales villes représente un besoin de 5000 AV. En conséquence les armées d’assaut doivent aujourd’hui consacrer la plupart de leurs grandes unités à l’occupation du territoire.

    Le général en chef Hata prend alors la parole : « Laissez-moi partager avec vous les ordres reçus de Tokyo :






    Comme vous le voyez, le temps des grandes offensives est terminé.
    Néanmoins, sur ma recommandation, le Kwantung accepte de transférer des unités de cavalerie qui viendront soutenir les auxiliaires chinois qui seront mis en garnison afin de rendre aux grandes unités leur liberté de manœuvre. Tout ceci nécessite de complexes redéploiements qui ont été préparé par l’état-major. Néanmoins ces redéploiements ne seront possibles qu’une fois la liaison ferroviaire Pékin Shanghai rétablie.

    Voici mes ordres détaillés
    - L’Armée Nord mettra à disposition de la 12ème Armée ses deux régiments de chars qui seront rejoints par les 6 régiments de chars du Kwantung. La 12ème Armée sera ainsi en mesure de détruire les chinois infiltrés et de nettoyer le chemin de fer. Je mettrai également à sa disposition 40 bombardiers Sally et Lilly basés à Suchow et Kaifeng.
    - Les bombardiers de Canton seront chargés de bombarder Hong Kong. La 23ème armée à également mission de reconstituer la 51ème division dispersée sur la côte en utilisant les auxiliaires Chinois.
    - La 13ème Armée restera en réserve prêt à contrer une offensive sur Shanghai ou sur le Centre
    - La 11ème Armée défendra le centre Wuchang-Nanchang et le Saillant d’Ichang.
    - La 1ère Armée défendra Kaifeng et participera à l’établissement d’une ligne défensive sur le fleuve avec le support de la 12ème Armée une fois les poches ennemies nettoyées.
    - Le groupe Nord devra défendre notre avancée vers la Mongolie afin de défendre à distance Pékin et le cordon ombilical Mandchourie-Chine."


    Ainsi se clôt cette première réunion d’état-major.

    Ce que ces généraux ignorent, c’est que le Kwomintang prépare une offensive majeure qui va prendre à contre-pied l’ensemble de ces dispositions…
    Dernière modification par kretschmer ; 25/01/2017 à 15h01.

  2. #102
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    Décembre 1941 - Janvier 1942 : Chine 2/7

    A l’extrême Sud du pays, les troupes du groupe d’armée Sud se mettent en marche vers Hong Kong. Entre le 7 décembre et le 10 décembre, les bombardiers de l’AEC réalisent 120 sorties sur la ville et détruisent totalement le port ou coulent 12 cargos anglais. Hélas les destroyers qui s’y trouvaient s’enfuient avant les bombardements.

    Les bombardiers tentent ensuite de réduire les défenses de la garnison mais la DCA fait son office et en 100 sorties, les japonais perdent 7 bombardiers sans que la garnison britannique ne semble déplorer la moindre perte.

    Le 11 décembre, les troupes japonaises atteignent les rives de la ville insulaire et mettent en batterie leurs pièces d’artillerie. Un premier bombardement fait peu de victime…
    Le 15 décembre, 20 000 hommes s’élancent sur les fortifications de la concession. 2 premiers rangs de tranchées et de fortins sont réduits mais la journée s’achève sans autres avancées. Les japonais ont perdu un millier d’homme, les anglais 350.

    L’aviation maintient sa pression pour empêcher les anglais de se fortifier de nouveau tandis que les japonais se réorganisent. Le 19 décembre, un assaut brutal met fin à la resistance occidentale, 700 japonais sont perdus mais 7000 indiens et anglais prennent le chemin des camps de prisoniers. Les travaux de fortification sont différés le temps que le port soit remis en état. Un sentai de 12 Ki-43 vient assurer la protection aérienne tandis que les dragueurs de mines de Formose nettoient la baie. Le 26 décembre, un premier convoi en provenance d’Indochine vient remplir les entrepôts de la ville des denrées nécessaires à ses activités. L’exploitation industrielle du joyau oriental de la couronne britannique vient de démarrer à notre profit.

    ***

    Dès l’après-midi du 7 décembre, un premier accrochage entre la 13ème Brigade de la 13ème Armée soutenue par 40 bombardiers et un corps Chinois infiltré sur les arrières de la 12ème armée à proximité de Suchow aboutissait à la retraite de celui-ci et la mise hors de combat d’un demi-millier d’hommes, contre 150 de notre côté. Du 7 au 15 décembre, les bombardiers de Kaifeng vont harceler la poche infiltrée la plus septentrionale et opérer en tout 220 sorties qui mettront hors de combat 1400 Chinois. Pendant ce temps les chars affluent à Suchow et se mettent à disposition de la 12ème armée qui parvient à libérer la 32ème division de sa charge de surveillance à Suchow.

    Un premier affrontement à l’ouest de Suchow oppose le 18 décembre 3 régiments de chars à un corps chinois. Une soixantaine de chars moyens enfoncent les lignes de défenses et ouvrent la voie aux chars légers et aux automitrailleuses qui transforment la retraite et déroute, puis en massacre. On ne déplore aucune perte dans nos rangs tandis 850 Chinois sont tués ou fait prisonniers.

    La première poche est liquidée…

    Le commandant Ichiji de la 12ème armée se frotte les mains, les chars sont des adversaires formidables pour des Chinois en pénurie de matériel lourds et au moral fragile. Conformément au plan, il fait obliquer son groupe blindé vers Kaifeng afin d’aider la 1ère Armée à rejeter les Chinois au Sud du fleuve. C’est ainsi que le 21 décembre 5 régiments de chars rencontrent 3 corps chinois et les mettent en fuite faisant au passage 1200 prisonniers, une fois encore sans la moindre perte de notre côté.


    ***


    Néanmoins, à Nanking, l’ambiance est différente…

    Le 9 décembre, la 11ème brigade d’infanterie en provenance de Nanchang avait conduit une reconnaissance en force le long de la rive orientale du fleuve en vue de prévenir toute traversée de troupes ennemies en provenance de Changsha. Elle tombe sur 2 corps chinois qui ont déjà traversé. Une première escarmouche fait 200 morts de part et d’autre. (a)

    Le 10 décembre, le commandant de la 34ème Division en charge de la défense ce Ichang signale qu’il a repoussé une attaque de 8 corps pour pas moins de 60 000 hommes! 150 soldats sont portés disparus contre le triple côté Chinois, et les défenses ont résisté. (b)

    Le 11 décembre, la 11ème Brigade se fait méchamment démolir par 15 000 chinois équipés, c’est rare, de 150 pièces d’artillerie. 3000 hommes sont perdus côté japonais, 2000 côté Chinois. La brigade retraite vers Nanchang. (a)
    Le même jour la 13ème division envoyée en renfort vers Ichang repère un corps Chinois qui à pris position au nord de Wuchang et encercle virtuellement le saillant d’Ichang. Le lendemain la 13ème division massacre 2500 chinois au prix de 300 soldats japonais et met fin à l’encerclement d’Ichang. (c)

    Le 12 décembre, un barrage d’artillerie imprécis mais violent commence sur Ichang, et se reproduira chaque jour. Malgré les défenses élevées par la 34ème Division, les pertes, la fatigue, la désorganisation augmentent peu à peu chez les défenseurs. (b)

    Le 13 décembre, Hata réunis ses officiers d’état majors, il est désormais clair qu’une offensive majeure à lieu sur le front centre…
    Dernière modification par kretschmer ; 25/01/2017 à 15h01.

  3. #103
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    Décembre 1941 - Janvier 1942 : Chine 3/7

    Wuchang, 14 décembre.

    Afin d’être au plus proche de ses troupes, Hata a déplacé son état-major à Wuchang. Dans la salle des cartes, les opérateurs radios et les aides de camp officient silencieusement et efficacement mais la tension est palpable.

    Sur le mur principal, un jeune lieutenant déplace les punaises signalant les troupes ennemies. Il n’y a pas de doutes à avoir sur le fait qu’une grande offensive est en cours.




    Messieurs, laissez-moi vous rappeler la situation,
    1) Une première armée se dirige vers Hangchow et à déjà quasiment détruit la 11ème Brigade, de là ils peuvent renforcer leurs troupes de Chuhsien et menacer Hangchow ou obliquer vers le nord et attaquer Nanchang. Environ 60 000 hommes semblent gardés en réserve sur les arrières. (5)
    2) Un second groupe d’armée a pris position devant Wuchang, mais au regard de nos effectifs à Wuchang, la ville peut être considérée comme sure. En revanche, les seuls renforts que nous pourrons envoyer à Ichang sont la 13ème division déjà en marche. Le reste devra rester à Wuchang et Ichang se débrouillera avec ce qu’il a.
    3) 80 000 hommes assiègent Ichang, pour l’instant l’artillerie ennemie et la seule entrée en lice. Comme je le disais nous allons prendre le risque de ne pas renforcer le saillant. Nous avons 3 lignes de fortification, ca devrait suffire. Hélas des éléments de tête chinois ont passé le fleuves et occupent la route Wuchang Ichang. (6)
    4) La poche infiltre de Sinyang présente des effectifs considérables et que nous avions largement sous-estimés. La menace qu’ils présentent dépend largement de leur niveau de ravitaillement, qui nous est inconnu.

    Veuillez prendre note des ordres suivants :
    • A l’intention de la 13ème division d’infanterie, secteur Wuchang. Repousser l’ennemi au sud du fleuve et rétablir la route Wuchang Ichang. Ne pas entrer dans Ichang, éviter l’encerclement du saillant.
    • A l’intention de la 13ème armée, Shanghai. Rassembler 3 divisions d’infanterie, renoncer si nécessaire et provisoirement au maintien de l’ordre dans les térritoires occupés. Se préparer à recevoir ordre ultérieurs : option 1 – renforcer Nanchang, option 2 attaquer Chuhsien.
    • A l’intention de la 11ème armée, envoyer une division d’infanterie en renfort vers Nanchang, maintenir le reste des troupes à Wuchang en vue d’un assaut ennemi possible.
    • A l’intention du gouverneur de Nanchang, fortifier la ville, éviter toute sortie, replier la 11ème brigade vers Wuchang pour reconstitution.
    • A l’intention du gouverneur de Sinyang, fortifier la ville, rassembler toutes les unités de réserves auxiliaires en préparation d’un assaut ennemi possible.


    Alors que les dactylos et officiers de liaison s’égaillent afin de transmettre les ordres du général, celui-ci fait les 100 pas dans la salle en mâchouillant son crayon.

    Que veulent les chinois ? Espèrent ’ils vraiment prendre Wuchang ? Que vont-ils faire de leurs troupes près de Nanchang, marcher vers la côte ? menacer Shanghai ? ou au contraire balayer ses faibles forces du secteur de Canton-Foochow ?
    Que doit-il faire ? S’enterrer et laisser les chinois se faire massacrer sur ses barbelés ? Ou reprendre l’initiative, mais comment ? Et où ? Et si Nanchang et Sinyang tombent ? Tout le secteur Wuchang Hankow sera encerclé !!


    Le général lève alors la tête
    « Encore une chose, contactez le quartier impérial, et demandez-leur qu’un convoi de ravitaillement et de munitions appareille du Japon et remonte le fleuve jusqu’à Wuchang, dites leurs bien que nous demandons 50 000 tonnes de ravitaillement afin de garantir le maintien au combat de nos forces en cas d’encerclement. Et préparez mon avion, je dois aller à Tokyo ».

    ***

    Wuchang, 17 décembre,

    De retour de Tokyo, Hata constate que la situation se précise, et empire. C’est désormais presque 100 000 hommes qui convergent vers Nanchang. Ichang continue d’être bombardée (B) et les chinois tentent de repasser le fleuve et se font sêchement repousser par la 13ème division au prix de 200 des leurs (A).


    Néanmois, Hata est rassuré, Nanchang devrait pouvoir tenir, les chinois n’entrent pas dans Wuchang et semblent se contenter de bombarder Ichang, comme s’ils ne croyaient pas en leurs chances. Mais plus important que cela, l’Etat-Major Impérial a accepté (à contre cœur) de transférer vers le théâtre chinois un peu de précieux matériel, le convoi a quitté Nagasaki et déversera sa cargaison à Wuchang, au cœur des combats.




    ***

    Wuchang, 21 décembre, 6h30

    Suivi par un aide de camp fébrile qui a eu la délicate mission de réveiller l’irascible général, Hata entre en coup de vent dans la salle des cartes.

    « Hata : Alors, on en est où ?
    • L’officier d’Etat-major : Nous avons perdu contact avec Nanchang, général. Ils ont signalé un violent barrage d’artillerie, puis les communications téléphoniques ont été rompues.
    • Contactez le service aérien, je veux un avion de reconnaissance en l’air dans un quart d’heure, et rappelez-moi ses abrutis à Nanchang. Pas de nouvelle d’Ichang ?
    • Le barrage d’artillerie habituel, général. Je pense qu’ils vont renoncer
    • Je vous laisse à vos certitudes… Contactez la 13ème armée, dites leurs de renoncer à Nanchang et de foncer vers Chuhsien !
    • Quoi ? mais et la défense de Nanchang ?
    • De toutes les façons si Nanchang a besoin de la 13ème armée pour tenir, celle-ci arrivera trop tard. Il faut reprendre l’initiative et forcer les Chinois à renoncer à leur offensive. Dites à la 13ème armée de raser Chuhsien puis de remonter vers Changsha sur les arrières de Nanchang. Nous allons prendre les chinois à revers. Et contactez la 12ème armée, qu’ils se tiennent prêt à marcher vers Sinyang avec leurs chars et à laisser la 1ère armée se débrouiller à Kaifeng. »


    Le soir venu…
    - Général ! nous avons rétabli les communications avec Nanchang, les chinois sont dans la ville la plupart des quartiers de la ville sont déjà tombés. Nous avons 2500 morts ou disparus, environ 2000 chinois ont été tués.

    Après une courte nuit, l’assaut reprend dès l’aube à Nanchang. Malgré les 250 sorties des bombardiers de l’IJA, la ville tombe après un bref assaut qui met hors de combat à nouveau environ 2000 japonais. La retraite vers Wuchang à travers le fleuve est douloureuse…



    Dans la journée du 22 décembre, Hata coordonne la défense de Kiukiang. Les bombardiers de Canton libérés par la prise de Hong Kong sont redéployés à Hankow. Hélas les tigres volants patrouillent au-dessus de Nanchang et les Ki-43 peinent face à ces pilotes chevronnés. Il est vrai que tous les pilotes aguerris ont été transférés en Malaisie et aux Philippines, ne laissant en Chine que les bleusailles…

    ***

    Wuchang, 23 décembre, 6h30

    Même lieu, même personnages…

    - Général, la 34ème division de Ichang signale que l’ennemi attaque ses fortifications, les tranchées avancées ont déjà été prises. Il signale prêt de 100 000 hommes et environ 400 pièces d’artillerie !
    - Chikumo ! pourquoi nos reconnaissances aériennes n’ont pas signalés de tels effectifs ?
    - Tous nos avions de reconnaissance étaient envoyés dans la région de Nanchang, le fait que les Chinois n’aient pas attaqué depuis le début du mois a endormis notre méfiance…
    - Ils vont tenir ?
    - Je ne pense pas, nous sommes à 8 contre 1…
    - Bien, restez en contact et tenez moi au courant. Et la 13ème armée alors, elle cueille les champignons ?
    - Ils atteindront Chuhsien dans 3 jours.
    - J’espère bien qu’ils ont été repérés par les chinois, que leur avance les fasse renoncer à attaquer. Si les 100 000 d’Ichang se décident à attaquer Hankow et les 100 000 de Nanchang à attaquer Kiukiang on aura l’air malin…


    C’est alors que l’opérateur radio lève la voix : Allo ? Allo !! Général ! Ichang ne répond plus !

    Deux heures après, la nouvelle tombe… les japonais ont été défaits, 8500 hommes sont portés disparus et les survivants trouvent refuge dans les marias au sud-est de la ville…




    Le 24 décembre, la 13ème division repousse une énième fois une unité chinoise qui tente de traverser le fleuve (A). Mais cette fois c’est Sinyang qui est encerclée par les troupes chinoises. Hata garde son calme et ordonne à tous les avions disponibles de bombarder Sinyang.





    ***

    Wuchang, 25 décembre, 6h30

    Le lendemain, 24 000 chinois attaquent Sinyang défendus uniquement par un régiment de génie et une unité d’auxiliaires chinois, soit 1200 hommes. Heureusement un régiment de char enlevé à la 12ème armée a rejoint la garnison la nuit même et prend les chinois à revers au plus fort de leur attaque. Surpris par les chars, harcelés par les bombardiers, les chinois sont désorganisés et en même temps les défenseurs font des miracles. C’est un véritable fort Alamo qui se joue…
    Malgré un rapport d’effectif de 20 contre 1, cet assaut impétueux a été brisé sur les 2 lignes de fortifications et les chars du 13ème régiment ont été décisifs. Les japonais comptent quelques blessés légers, les chinois 1000 disparus.

    Mais la garnison résistera-t-elle un jour de plus ?

    Manifestement, l’avancée de la 13ème armée n’inquiète pas les chinois de Nanchang, car à l’aube, ils dressent des ponts de bateaux et s’embarquent dans des chalands pour attaquer Kiukiang, dernière position avant Wuchang. 45 000 hommes montent à l’assaut des 19 000 japonais. Mais le fleuve est large et les défenses solides, 2800 chinois meurent pendant l’assaut tandis que les japonais déplorent 600 disparus. Mais hélas les chinois disposent maintenant d’une tête de pont solide dans la ville…

    A l’état-major de Hata, le plan chinois est désormais clair, c’est l’encerclement de toute la zone Hankow-Wuchang qui est recherché, et pas loin d’être obtenu. Tout ce jouera désormais à Sinyang et Kiukiang…



    Dernière modification par kretschmer ; 25/01/2017 à 15h01.

  4. #104
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    Décembre 1941 - Janvier 1942 : Chine 4/7


    25 décembre, quartier général.


    Dans l’immense salle des cartes de son quartier général, Hata a définitivement abandonné son image flegmatique et calme qui lui avait value le poste glorieux de chef d’état-major personnel de l’empereur.



    A la place fulmine un dogue qui fait les 100 pas sans même voir tous les regards fixés sur lui. Les mains derrière le dos, le menton rentré, il marche, il marche et il réfléchit.

    « Bon, cette fois il faut réagir. Hors de question que je sois responsable de la première défaite militaire depuis Meiji ! Il faut reprendre l’initiative.

    La bonne nouvelle c’est que 2 brigades d’infanterie de la 12ème Armée qui réduisaient la poche de Suchow sont entrées cette nuit dans Sinyang trop mal encerclée et ont pris position dans les tranchées. Si les clodos du kwomintang attaquent demain ils en seront pour leur frais… Le problème c’est Kiukiang… 80 000 hommes dans la ville, face à 35000 hommes chez nous, dont un quart de chinois, c’est bof bof cette histoire. L’avantage c’est qu’ils sont dans la pampa et non plus dans la jungle, avec les 80 bimoteurs de Kaifeng, et les 30 Oscars de Hankow, on va faire pleuvoir l’acier demain, ils vont déguster. Mais s’ils prennent la ville, c’est la catastrophe, car ils marcheront surement sur Wuchang avec l’armée en garnison à Changsha et l’armée qui a pris Ichang… Faut que cela tienne !

    Je me demande ou ils trouvent les munitions et les vivres pour faire attaquer comme cela simultanément prêt de 300 000 hommes. Ces glandus du renseignements feraient bien de revoir leurs a-prioris.. quand je pense que je devais juste consolider la frontière et piller le pays tranquillement… on veut un front calme, qu’ils disaient…

    Avec tout cela j’ai oublié de fêter la prise de Hong Kong le 19 décembre. Sauf que toutes les troupes du groupe Sud ont été envoyées aux Philippines… super… On a 3 000 000 de chinois qui nous collent une dégelée et on envoie les troupes de l’empereur attaquer 3 philippins et un oran-outang… Abrutit de Terauchi…

    Faut reprendre l’initiative ! Faut que je colle une panique à Chang pour qu’il rappelle ses troupes au chaud.
    Bon il y a la 13ème Armée, déjà. Ils prennent Chuhsien disons le 28 ou 29 décembre, puis ils piquent vers le nord et attaquent Nanchang. Soit les chinois restent dans Kiukiang, (en espérant que çà tienne) et là ils seront encerclés et on les défonce, soit ils se replient sur Nanchang et cela nous donne un sursis…
    Les chars de la 12ème armée marchent du feu de dieu. C’est sûr que ce n’est pas avec leur mauser et leur entrainement de 2 jours que les chinois vont résister à nos machines. Ils ont nettoyé les abords de Kaifeng vite fait bien fait ! 1200 morts ou déserteurs le 12 décembre contre 37 blessés chez nous, rebelote le 19 avec 2000 morts chinois contre… rien chez nous... ça envoie !
    Du coup c’est dommage de les laisser se reposer à Kaifeng.

    Je les rappelle vers Sinyang ?
    Mouais, encore une fois, on est dans la réaction… ça m’énerve…
    De toutes les façons les ordres de l’état-major sont de défendre les acquis de 1941, donc si je dois contre-attaquer pour récupérer ces acquis, je reste dans les limites de mes ordres…
    Bon alors on fait quoi, il faut quelque chose de grand !
    Sian ?
    Hum… c’est peut-être un peu grand pour le coup.
    Chengchow ?
    Mieux déjà, sauf qu’il n’y a pas loin de 50 000 hommes, ça va être un peu juste pour la 12ème armée. »

    • Isoku ! la carte détaillée de Chengchow s’il vous plait, et dites aux chefs de divisions de la 12ème armée et de 1ère armée de rester à côté de leur téléphone et de se préparer à recevoir de nouveaux ordres d’ici 1h. Et ramenez-moi un peu de thé.
    • Hai !
    • Contactez le patron des bombardiers de Kaifeng. Annulez le raid sur Kiukiang demain et dites-lui de se préparer à un raid dans la région de Chengchow.

    Hata a tout d’un coup une bouffée de chaleur au visage et les mains moites, comme lors d’une partie d’échec, il sait que cela veut dire qu’il a une solution, il ne sait pas encore laquelle, mais il l’a. Ca va fumer….
    Dernière modification par kretschmer ; 25/01/2017 à 15h00.

  5. #105
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    Décembre 1941 - Janvier 1942 : Chine 5/7


    L’Empire contre-attaque !
    Poum poum poum, pim poum poum, pim poum poum !









    La contre attaque de HATA
    Dernière modification par kretschmer ; 25/01/2017 à 15h00.

  6. #106
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    Décembre 1941 - Janvier 1942 : Chine 6/7


    En ce matin de Noël 1941, La Chine a pris à la gorge le front centre Japonais contraint à l’immobilisme et à la défensive, en infériorité numérique flagrante et ceci contre tous les pronostics.

    Hata sait que sa riposte a été conçue comme une prise de Judo, une surprise, l’exploitation d’un point faible ennemi, et surtout une absence de résistance apparente face un point d’application principal ennemi.
    Il n’y a maintenant plus grand-chose à faire que de boire du thé devant la carte, et d’attendre…


    Tout à coup, à peu après 7h,

    « Général ! La 12ème armée signale un accrochage entre le 9ème et le 5ème régiment de char et le 7ème corps chinois, le fleuve est franchi au sud de Wenchow, 1400 morts ou prisonniers côté chinois. Pas de perte chez nous. »

    Puis peu après,

    « La 12ème armée signale qu’ils ont fait une seconde tête de pont au Sud de Wenchow, 6 régiments de chars ont repoussé 3 corps chinois, 1300 victimes côté chinois, toujours aucune perte chez nous. »

    Hata : « Bien, transmettez mes félicitations à la 12ème Armée, dites leurs d’appliquer le plan prévu et surtout de forcer leur avance sur Tsiatso. Signalez au service aérien que les bombardiers de Kaifeng doivent porter leurs efforts sur le secteur Wenchow, cela ne sert à rien de bombarder les forêts du secteur centre. »


    Malheureusement, à 9h du matin :
    « Général, un message radio de Kiukiang, les chinois lancent une attaque frontale. Près 45000 et 350 canons signalés. »

    Et juste après,
    « Message de Sinyang général, attaque frontale également, le commandant est confiant, la 1ère et la 20ème brigades ont pris positions dans les tranchées pendant la nuit ».

    En début d’après-midi, près de 70 bombardiers survolent Wenchow et larguent leurs bombes sur les lignes ennemies, le ciel est vide mais les résultats sont décevants. A Kiukiang, alors que les combats au corps à corps se déroulent dans la ville, 11 bombardiers chinois attaquent les troupes de réserves japonaises mais l’effet est très limité.

    Le soir venus, les chinois renoncent à prendre Sinyang, laissant derrière eux 4000 cadavres. Le renforcement in-extremis de la défence japonaise à coûté cher aux troupes du KMT qui se battent dans les arrières japonaises sans ravitaillement ni support. Hata est désormais confiant dans la capacité de résistance de Sinyang.

    A Kiukiang, le bilan est plus mitigé. Certes l’attaque chinoise a échoué et leur a couté 2800 hommes. Mais les japonais ont également perdu près de 650 hommes et la disproportion des effectifs fait qu’à ce jeu-là, les japonais sont perdant. La bonne nouvelle est que les trois lignes de fortification ont tenues.
    Situation le 25 décembre au soir :



    Le 26 décembre est très calme. Les Chinois renoncent à attaquer Kiukiang, désormais encerclée depuis qu’un corps chinois a pris position sur la route Wuchang-Kiukiang. Heureusement, une division de la 11ème armée est justement en route pour proteger cette voie de communication importante.

    En revanche une première attaque à Tisatso a échoué, mais au prix de 300 hommes, la 110ème division a capturé l’unique ligne de fortification de la ville.

    Pendant ce temps, les chars de la 12ème armée développent leur manœuvre d’enveloppement. L’ennemi l’ignore mais face aux 100 000 hommes de Wenchow, la principale base aérienne japonaise de Kaifeng est défendue par 2500 chinois et 5000 mécanos et ingénieurs sans aucune valeur militaire…

    Le 27 décembre, au matin, la 3ème division d’infanterie pulvérise le 58ème corps chinois qui perd les 2 tiers de ses effectifs. La communication Wuchang Kiukiang est rétablie.
    La 13ème armée a enfin atteint Chuhsien, 28 000 hommes se lancent à l’assaut de la faible garnison. Quand la nuit tombe la ville demeure au mains des chinois, mais sur les 3 lignes de fortifications dressées par l’ennemi, 2 sont désormais entre nos mains.
    Un second assaut mené par la 110ème DI permet la prise de Tsiatso et la capture de 2500 chinois. La 2nd brigade s’avance alors dans la jungle afin de capturer tous les ponts et gués qui permettraient aux troupes de Loyang de fuir vers le nord.

    Dans le secteur de Sinyang, c’est l'heure de la contre-attaque. Inspiré par la faible prestation des chinois le 25 décembre, et notamment par les renseignements pris sur les prisonniers qui montrent une armée ennemie ravagée par la famine, la dysenterie et le manque de munition, les assiégés de Sinyang font une sortie. Bilan, 260 disparus pour les japonais, 3300 pour les chinois, mais Sinyang reste assiégé.

    Le 28 décembre, Chuhsien est capturé. 2000 disparus côté chinois, 170 côté japonais. La 13ème armée prend 48 heures pour reconstituer ses forces et entame sa longue marche vers Nanchang, objectif, encercler les chinois qui assiège actuellement Kiukiang.

    Le 30 décembre, un nouveau front vient perturber le sommeil de Hata, 25000 chinois attaquent la vile Kweisui, à l’extrême nord du Hebei et massacrent les 1000 mandchous placés en garnison. Pekin serait-il menacé ?

    Malheureusement, une seconde tentative de dégagement de Sinyang se solde par un échec coûteux. 600 japonais sont perdus pour moins de 300 victimes côté chinois. La ville reste encerclée.

    Le 31 décembre, la 12ème armée signale que ses chars ont désormais pris positions sur les arrières de Chengchow, 22 000 chinois et 120 canons organisés en 3 corps défendent la route entre Nanyang et Chengchow. Le 1er janvier, à 6h30, dans la pénombre de l’aube, 8 régiments de blindés chargent les défenseurs. Privés de moyens anti-char, sous un ciel totalement maîtrisé par les avions à cocardes rouges, les chinois sont complètement démunis. La première ligne de défense est balayée et les troupes refluent en désordres, poursuivis par les auto-mitrailleuses qui transforment la retraite en déroute. Moins d’une heure après l’attaque, les chars sont au cœur du dispositif ennemis, les états-majors sont en première ligne, les communications entre les différentes unités chinoises sont bouleversées et les officiers privés d’informations sont complètement perdus et inefficaces.
    La manœuvre d’enveloppement est conduite de telle manière que toute retraite vers Nanyang est impossible, en effet la veille une compagnie d’automitrailleuse avait pris position en embuscade sur la route vers Nanyang. Dès lors, la seule issue pour les survivants de ce massacre est Chengchow.
    A la nuit tombée, les chars s’arrêtent pour faire le plein d’essence et de munitions. Près de 45000 cartouches de mitrailleuses et 7000 obus de 37mm ont été tirés en une journée. Les japonais déplorent 31 morts, 60 blessés, 100 disparus. 2 véhicules ont été détruits par des cocktail molotov, 39 autres ont été endommagés.
    Côté chinois on recense 8000 prisonniers et 4000 morts.

    Le soir même, alors qu’au quartier général de Hata on fête l’efficacité de l’arme blindé un officier de liaison entre en courant !

    Général ! Une communication radio de Kiukiang !

    à suivre...
    Dernière modification par kretschmer ; 25/01/2017 à 14h59.

  7. #107
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    Décembre 1941 - Janvier 1942 : Chine 7/7





    Hata : « C’est une blague ? 100 000 hommes ont retraversé le fleuve dans la nuit sans que personne ne s’en aperçoive ? Lieutenant, Appelez-moi Kiukiang je veux parler au commandant de la garnison. »

    Hata : « Allo ? Hata à l’appareil. Oui j’ai reçu le message, bien sûr.

    Comment cela une bonne nouvelle ! vous voulez rire Comment pensez-vous que nous allons reprendre Nanchang maintenant, votre rôle était de fixer les troupes ennemies !

    Mais je me fiche de Kiukiang ! L’objectif était de détruire le groupe d’armée chinois, comment avez-vous pu les laisser repasser le fleuve sans réagir !

    Un barrage d’artillerie ? Et alors, la reconnaissance c’est fait pour quoi ?

    Bon, fortifiez la ville et tenez-moi le fleuve. Je vous retire une division d’infanterie pour nettoyer les abords de Wuchang, avec un peu de chance cela incitera les chinois à vous attaquer à nouveau! Terminé. »


    Hata : « Bon sang, quand je veux échanger un pion contre une reine, la moindre des choses c’est que le pion meure sans rouspéter ! »
    Lieutenant, contactez-moi la 13ème armée, qu’ils renoncent à marcher vers Nanchang. Leur nouvel objectif est le port de Wenchow, il faut que l’on se débarrasse de cette menace sur le flanc gauche.

    Mais Général, et les ordres de l’Empereur, ne devons-nous pas éviter de lancer des nouvelles offensives majeures ?

    Vous avez raison, demandez respectueusement au ministre la convocation d’une conférence stratégique. Je dois présenter à L’Etat-Major et au Conseil l’évolution de l’offensive chinoise, charge à moi d’infléchir leur politique. »


    Le 3 janvier, au soir prêt de 100 000 chinois sont encerclés dans Loyang et Chengchow. Transportées par chemin de fer, 2 divisionS d’infanterie en provenance de Pékin ont rejoint la 12ème armée.
    • Au nord du fleuve, face à l’ancienne capital des Ming, 3 divisions d’infanteries et 2 brigades. Autour de Kaifeng, un mince rideau de supplétifs chinois entretient le bluf
    • Sur les arrières des chinois, 1 DI, et 8 régiments de chars bloquent la retraite.
    • A Kaifeng, 100 bombardiers bi-moteurs larguent chaque jour des tonnes de bombes sur la poche.



    Le 5 janvier, les 3 DI et les deux brigades en provenance du nord traversent le fleuve et montent à l’assaut des remparts de Loyang. C’est une attaque en force, à la baïonnette et à la grenade. Pendant toute une journée les troupes d’assaut chinoises attaquent en hurlant les nids de mitrailleuses et les tranchées des chinois.
    Derrière 3 rideaux de tranchées, les chinois comptent 36 000 hommes rassemblées en 8 corps et soutenus par 250 canons.
    En face, 42 000 hommes et 340 canons sont regroupés en 2 colonnes d’assaut, une de fixation et une autre plus légère qui une fois le fleuve traversé tente d’atteindre les arrières des défenses japonaises. Mais cette technique très classique dans la doctrine japonaise ne peux ici se déployer efficacement compte tenu des fortifications.
    C’est finalement à l’issue d’une intense boucherie qui mettra 3600 japonais et 12000 chinois hors de combat que les survivants se replient dans le bassin industriel de Chengchow.

    Le 7 janvier, 10 000 chinois tentent de se replier vers Nanyang. Les chars contre-attaquent et font 2600 victimes contre une centaine de disparus et blessés léger côté japonais.

    Finalement, le 12 janvier, les 4 DI de la 12ème armée lancent un assaut sur Chengchow ou résistent 12 corps chinois et le 38ème groupe d’armée Affamés, privés de munitions, bombardés sans relâche par l’aviation, ils sont balayés sans difficultés. Toutes les unités ennemies déposent les armes et 60 000 hommes disparaissent dans le chaudron.

    Commence alors une longue phase de calme sur le front chinois. L’ennemi semble avoir renoncé à l’encerclement de Wuchang, la présence du corps blindé japonais sur ses arrières étant une menace mortelle :
    • De même que les troupes qui attaquaient Kiukiang, les troupes d’Ichang qui marchaient vers Hanlow font demi-tour
    • les troupes qui encerclaient Sinyang disparaissent petit à petit sous l’effet de la désertion et de la famine,
    • l’établissement de la liaison férrovière Wuchang Pékin renforce considérablement les positions du front centre.

    En 1 mois, près de 30 000 japonais ont été mis hors de combat, dont la moitié lors des défaites de Ichang et Nanchang. Dans le même temps, 150 000 chinois auront été mis hors de combat lors d’offensives terrestres, auxquels s’ajoutent plusieurs milliers de morts causés par l’aviation et très probablement la famine et la désertion.


    Néanmoins Hata sait ni Ichang ni Nanchang ne peuvent être repris, et que dès-lors Hankow et Wuchang restent menacés, ce que l’histoire confirmera….


    Situation mi janvier 1942


    Voilà qui met fin à l’épisode sur la Chine. A suivre la conquête du sud-est asiatique et du Pacifique car si vous êtes là c’est pour voir de bateaux couler, des porte-avions et des cuirassés tonnerre de Brest !
    Dernière modification par kretschmer ; 25/01/2017 à 15h05.

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