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  1. #131
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    Citation Envoyé par cirrius Voir le message
    Prendre Nouméa ne sera pas une mince affaire.
    Tu as hélas parfaitement raison
    mais chut, attendons la suite (la partie est en déc. 42) du fait de la perte de mon AAR, il y a un gros décallage

  2. #132
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    Février 42 : Opération La Pérouse

    L’opération La Pérouse commence par une déconvenue, alors que la flotte entre en mer de Bismark, les sirènes d’alerte se mettent à hurler alors qu’une soixantaine d’appareils sont repérés en approche. 53 F4F-3 Wildcat escortant 17 bombardiers en piqué foncent sur le groupe aéronaval japonais. Les zéros en patrouille piquent sur les avions américains et abattent 7 chasseurs et 6 bombardiers dans un combat tournoyant qui est rapidement à l’avantage des japonais. C’est alors que les 11 bombardiers survivants arrivent à s’extraire de l’essaim de zéro et foncent sur les porte-avions japonais. La flak hurle tout ce qu’elle peut mais sans effet. L’estomac noué l’amiral Yamaguchi voit les bombes tomber sur sa flotte mais heureusement elles manquent de peu les précieux navires qui ne sont qu’arrosés par les gerbes d’eau.

    Après une rapide conférence d’état-major, Yamamoto donne son accord pour donner l’ordre de retraite, c’est trop bête de risquer de rencontrer l’aéronavale US soutenues par des bases aériennes remplies d’avion avec seulement 3 porte-avions, d’autant que le reste du KB n’est qu’à 2 jours de mer au nord…

    Il faut attendre le 4 février pour que l’offensive démarre de nouveau. A 2 heures du matin l’artillerie des cuirassés Yamashiro, Mutsu et Nagato, soutenus par 7 croiseurs noie la base de Rabaul sous les obus. A l’aube c’est 120 bombardiers en piqué et bombardier torpilleurs envoyés par le KB qui attaquent l’aérodrome et la garnison tandis que sous le couvert d’une centaine de zéros, les cargos japonais déversent la 4ème division d’infanterie sur tout le pourtour de la baie de Rabaul. Près de 30 avions américains sont ainsi détruit au sol.

    Le lendemain, les cuirassés et les bombardiers poursuivent leur bombardement en soutien de la 4ème division qui investit totalement la base, rejette les australiens dans la jungle et détruit encore une vingtaine d’avions.

    Le 6 février, une autre flotte amphibie débarque la 52eme unité de marine sur Nauru, l’objectif étant de s’emparer des mines de phosphates présentes sur l’île et de mettre en place une base aérienne important capable de sécuriser Truck. La conquête de la zone se poursuit avec Lae le 9 février et le débarquement d’une unité de marine sur Kavieng le 10.

    Une flotte d’assaut appareille le 11 au soir de Rabaul à destination de Buna, la couverture aérienne doit être assurée par une unité de zéro basée à Rabaul, le KB étant parti pour Milne Bay avec le reste de la flotte. Malheureusement les avions ne sont pas coordonnés avec les bateaux et alors que la flottille débarque ses hommes à Buna, 45 wildcat et 23 Dauntless partis de Port Moresby attaquent les japonais le 12 février. Les transports de troupes sont rapidement incendiés et coulés, de même que 4 petits cargos convertis en escorteurs. 3000 hommes sont blessés ou portés disparus, les survivants s’emparent de Buna le lendemain.
    Milne bay est capturée le 13 février.
    La déconvenue de Buna montre à quel point Port Moresby est une nuisance pour la navigation en mer de Bismarck et pour la poursuite des opérations vers le Sud. Il convient donc de capturer cette base au plus tôt.

    Dans la nuit du 14 au 15 février, 6 dragueurs de mines commencent à nettoyer les abords de Port Moresby, repérés par l’artillerie côtière, ils sont durement canonnés et 2 d’entre eux sont incendiés. Mais riposte alors l’artillerie de 3 cuirassés et de 7 croiseurs qui font taire les canons australiens et bombardent l’aéroport. Vient après la flotte d’invasion constituée des cuirassés Ise et Fuso et de nombreux transports qui débarquent sous le feu ennemi la 38ème division d’infanterie. Celle-ci est repoussée sur les plages et la mangrove par une garnison très importante, au moins 2 brigades australiennes et un régiment américain. Il semble que les américains aient l’intention de faire de Port Moresby un point de fixation voire d’arrêt à l’expansion japonaise.

    Le 17 février, le débarquement de la 38ème se poursuit sous le feu de l’ennemi. Un croiseur auxiliaire et cinq cargos sont légèrement endommagés. Le lendemain, la division japonaise lance son assaut sur les lignes australiennes, mais ce premier assaut est un couteux échec.
    Le 19 février, alors qu’à PM le débarquement de ravitaillement se poursuit, un petit détachement s’empare de Madang en peu plus au nord.

    Le 20, Finschaflen tombe également, assurant un peu plus le contrôle japonais sur les rives de la mer de Bismarck.

    Le 21, alors que les troupes japonaises de la 38ème division se repose dans leurs tranchées précaires, un sourd grondement leur fait lever la tête, approchant à environ 2000 mètres du sol, 15 B17 arrivent d’Australie et larguent leur chapelet de bombes sur les positions japonaises. Les dégâts sont légers mais la surprise est désagréable. Il est à craindre que ces B17 soient une nuisance durable.
    La nuit suivante, c’est 4 croiseurs lourds (Camberra, Australia, pensacola Indianapolis et 5 CL et 7 DD) qui bombardent de nuit les troupes japonaises échouées à Port Moresby. Pour les soldats japonais, le sentiment d’isolement et d’abandon s’accroit. D’autant que le 25 février, 16 Dauntless basés à Port Moresby bombardent les cuirassés basés à Milne Bay, un avion est détruit par la flak, mais le Fuso encaisse une bombe qui, bien que faisant peu de dégâts, porte un coup sérieux au moral de l’état-major japonais. Non seulement les australiens résistent à PM, mais en plus ils se sentent suffisament en confiance pour laisser leurs appareils sur place et établir ainsi leur pouvoir de nuisance sur la mer de Bismarck.

    Ceci d’autant plus que le KB est bien plus au sud en train de couvrir une autre flotte d’invasion qui le 25 février s’empare en une nuit des Shortland, de Guadalcanal et de Tulagi. A l’état major, la satisfaction est de courte durée, 25 dauntless de Port Moresby attaquent une flotte de ravitaillement en mer de Bismark, résultat 2 cargos coulés… Il est temps de prendre Port Moresby.

    L’opération La Pérouse accuse désormais un retard sérieux, nous sommes à la fin de février et nos troupes devaient être en train de cingler vers la Nouvelle Calédonie, notamment la 2ème et la 4ème division.
    Or, le 28 février la 2ème division débarque finalement en renfort à Port Moresby avec la couverture du KB, et à Truck on s’interroge sérieusement sur le fait de préparer la 4ème division non pas à un assaut vers Koumac, la pointe nord de Nouvelle Caledonie mais à un assaut sur Port Moresby, retardant d’autant la prise de Nouvelle Calédonie. Néanmoins tous les effectifs alliés de Port Moresby manqueront à la défense des autres positions ennemies…

    Situation au 28 février :
    Dernière modification par kretschmer ; 12/12/2017 à 19h55.

  3. #133
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    Opération La Pérouse, Mars 42 :

    Le 1er mars, les deux divisions d’infanterie lancent un assaut sur Port Moresby, Ils sont stoppés par les 3 lignes de fortification US, 1300 japonais sont mis hors de combat contre à peine 340 pertes chez les Australiens. 5 B17 tentent d’intervenirs mais ils rencontrent 6 zéros basés à Buna, 3 B17 sont endommagés et 1 B17 abattus pour le prix d’un zéro. L’après-midi, le KB lance ses avions à l’appui des troupes au sol, 140 kate et 100 vals soutenus par 120 zéros, près de 25 vals sont endommagés, certains à tels points qu’ils sont transformés en pièces détachés par les équipes techniques des porte-avions.
    Le même jour, l’île de Woodwark est capturée. Dans la nuit, des renforts et des munitions sont débarquées par quelques cargos sous la protection des cuirassés Hyuga et Ise.

    Le 4 mars, un raid de 22 B17 rencontre 26 zéros. 1 zéros est abattu, mais 2 B17 sont détruits et 7 endommagés. Dans la nuit du 4 au 5 mars, les 4 cuirassés rapides (Kirishima, Hiei, Haruna, Kongo) accompagnés de 4 croiseurs lours et de 7 destroyers bombardent la base de Port Moresby, mais il semble qu’il n’y ait plus d’avion et les dégâts sur les troupes au sol sont limités. Le lendemain à l’aube l’aviation du KB passe une seconde couche avec mais cette fois ci c’est 40 bombardiers en piqué qui sont abattus ou endommagés par la DCA américaine… Un tel échec vaut à Nagumo de sévères remontrances car les pilotes du KB forment une élite qui ne peut être gaspillée ainsi à bombarder des biffins australiens.

    Le 6 mars, ce sont cette fois les cuirassés Yamashiro, Fuso et Nagato qui bombardent Port Moresby, il semble que les américains ont totalement renoncé à y déployer des avions, ce qui est une première victoire. La poussière du bombardement est à peine retombée que les troupes japonaises chargent les australiens en hurlant, enlèvent à la grenade et la baïonnette la première ligne de tranchée (sur les trois) mais se font ensuite clouer au sol par les mitrailleuses et les mortiers. 1600 disparus côté japonais contre 400 australiens.

    Le 8 mars, 5 B17 retentent leur chance, 2 sont détruits par les 7 zéros de Buna qui patrouillent au-dessus de nos troupes. Le même soir, 5 croiseurs australo-américains (Camberra, Australia, Pensacola, Louisville et Indianapolis) soutenus par 4 croiseurs légers et 6 destroyers bombardent nos troupes à Port Moresby. Décidément, les deux protagonistes donnent tout !

    Le 11, c’est au tour des cuirassés Huyga, Yamashiro, Fuso, Mutsu et Nagato de bombarder Port Moresby afin de soutenir nos troupes qui lancent un nouvel assaut sur Port Moresby. Une deuxième ligne de fortification est prise, mais qui nous coûte un millier de disparus. Les japonais vont alors commettre ce qui apparaîtra à posteriori comme une grave erreur, la 4ème division qui se préparait à attaquer la nouvelle Calédonie est jetée sur les plages de Port Moresby alors que la bataille était déjà gagnée. Et de fait le 13 mars un dernier effort porté par les 3 divisions sur place permet la capture de la base, 6000 australiens sont tués, capturés ou disparus, les survivants dont les américains du 161ème régiment entament une retraite dans les marais de Papouasie. Les Japonais ne cherchent pas à les poursuivre, laissant la malaria et la famine se charger d’eux. Immédiatement des zéros et des hydravions de reconnaissance y sont déployés.

    Le 15 mars, l’USAAF contre-attaque avec 13B17 qui détruisent au sol 1 zéro et un Jake. Le lendemain c’est 15B17 qui volent vers PM, mais ils sont interceptés par 36 zéros qui en abattent 1 en endommagent 2. Les raids se poursuivent presque quotidiennement, avec parfois 1 B17 abattus mais systématiquement les lourds mais solides bombardiers sont endommagés par les chasseurs japonais. Petit à petit les effectifs des quadrimoteurs se réduisent et ce sont bientôt des raids de 7 ou 8 avions qui sont lancés sur la base.

    Imaginant que les américains allaient bientôt tenter de faire avec leur flotte ce qu’ils échouaient à faire avec leur avions, 5 cuirassés et des destroyers prennent positions à Milne Bay, attendant le moindre signe de la flotte ennemie pour foncer sur Port Moresby et l’intercepter. C’est ce qui se produit le 26 mars…

    Tanaka a placé son pavillon sur le Nagato, il est est suivi des cuirassés Mutsu, Fuso et Yamashiro ainsi que du vieux croiseur de bataille Hyuga, de 2 croiseurs légers et de 8 destroyers. La veille une reconnaissance aérienne à détecter une vingtaine de navires ennemis près de Cooktown, dès la nuit tombée, la flotte japonaise fonce sur Port Moresby à toute vapeur… Vers 1 heure du matin le 26 mars, la flotte de l’amiral Emmerson composée des croiseurs Indianapolis, Louisville et de 12 destroyers repère au radar les japonais. Immédiatement les américains ouvrent le feu, mais les japonais rompus au combat nocturne ripostent immédiatement, les destroyers japonais foncent sur l’ennemi en l’illuminant de leurs projecteurs tandis que les cuirassés japonais envoient des salves bien ajustées sur les croiseurs. En moins de vingt minutes les deux croiseurs sont coulés, l’Indianapolis par une salve de 406 du Nagato et le Louisville par un dernier obus de 380 tiré par le Huyga. Deux destroyers, le Dale et le Lawrence sont coulés à la longue lance par leurs homologues japonais tandis que les autres sont endommagés et incendiés par l’artillerie de second rang des cuirassés.
    Lorsque le calme revient et que Tanaka demande un rapport d’avarie, il apparaît que seul le croiseur léger Oi a eu à souffrir légèrement de l’artillerie des croiseurs ennemis mais qu’il est presque totalement opérationnel à part un léger incendie sur sa plage arrière…

    Le croiseur Indianapolis


    Le Louisville


    Combat de nuit à Port Moresby :


    Le Nagato :




    En revanche le stock de munition a un peu souffert de l’engagement… C’est pourquoi, le lendemain 27 mars, la flotte qui a retrouvé son mouillage de Milne Bay décide de repartir vers Rabaul alors même qu’une seconde flotte ennemie a été repérée à Cooktown. Comme il était à craindre, dans la nuit du 27 au 28 mars, les défenseurs de Port Moresby sont réveillés par l’artillerie lourde des cuirassés Resolution et Ramillies, des croiseurs lourds Camberra, Australia et Pensacola ainsi que de 5 croiseurs légers et 7 destroyers… La vingtaine de zéros et les 24 Jake basés à Port Moresby sont mis en pièce et les efforts du génie pour établir un aérodrome acceptable sont réduits à néant. Avec dépit, les avions sont redéployés à Buna, la protection aérienne de Port Moresby se fera à distance…

    5 cuirassés japonais contre 2 cuirassés anglais et 3 croiseurs… Modulo le problème des munitions, c’est un combat qui pouvait se tenter. Ce qui m’a surpris c’est que mon adversaire envoie cette flotte alors qu’il avait toutes les raisons de penser qu’il tomberait de nouveaux sur mes cuirassés. C’est là qu’on tombe dans le dilemme japonais :
    • D’un côté, les constructions navales japonaises sont à l’arrêt pour ce qui est des gros canons, pas de croiseurs en constructions, et deux énormes tas de ferrailles, le Yamato et le Mushashi qui sont tellement gloutons en fuel et qui nécessite une telle infrastructure pour se ravitailler en obus de 460mm que leur rôle se limitera sans doute au « in being » en défense de Truck ou du Japon, bof. Donc une perte est irrémédiable, et donc perdre un cuirassé (notamment les anciens croiseurs de batailles « kongo » qui ont une ceinture blindée assez mince) même pour couler 2 vieilles bailles anglaises et 3 croiseurs, c’est pas un bon calcul, donc il faut être prudent !
    • D’un autre côté, les bateaux ennemis vont être de plus en plus nombreux, bien équipés, et bien manœuvrés, donc plus tôt a lieu l’affrontement meilleure sont les chances de l’emporter. Ce qu’on pourrait résumer par « le temps travaille contre toi ? Alors attaque maintenant ! »
    Deux raisonnements valables qui conduisent à deux conclusions différentes, la vie d’un chef de guerre japonais est compliquée !

    Et le 30 mars, le balai des B17 reprend, montrant la détermination de l’ennemi à tout mettre en œuvre pour contrecarrer notre avance en mer de corail.
    En 2 mois d’opération, la Pérouse a pris un mois de retard et enfermé son corps de bataille à Port Moresby… Cela commence mal !
    Dernière modification par kretschmer ; Aujourd'hui à 12h55.

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