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Vous avez dit "Pacific" ?? Aar witpae - interdit à Gilles65
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  1. #151
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    mai 2015
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    Citation Envoyé par Kieffer51 Voir le message
    Voici ce qu'en rapporte le futur écrivain James Jones (Tant qu'il y aura des hommes, La ligne rouge,...), 20 ans, caporal à la 25ème division d'infanterie, stationné à la caserne Schofield :

    "Ceux d'entre nous qui étaient déjà levés prenaient leur breakfast. Le dimanche matin, à cette époque, était offerte une ration supplémentaire de lait pour accompagner les oeufs ou les crêpes au sucre, plus des ice-creams aux fruits. La plupart d'entre nous se souciaient beaucoup plus de rester cramponnés à leurs quarts de lait que d'écouter les explosions qui commençaient à tonner du côté de Wheeler Field, à quatre kilomètres de là. "Ils font sauter des trucs ?" s'enquit un vieux briscard en mastiquant une bouchée de crêpes. Ce ne fut qu'au passage du premier chasseur rugissant en rase-mottes, ses mitrailleuses crépitant, que nous nous précipitâmes au-dehors sans lâcher nos récipients de peur de les retrouver vides, subitement conscients d'être acteurs et témoins d'un moment crucial de l'Histoire.
    Merci pour ces très belle lignes... Dans la partie (29 juin 43) les américains sont radicalement passés de témoins à acteurs, mais nous n'en sommes pas encore là

    Bataille de nouvelle calédonie, suite:

    Fin avril, à Truck, Yamamoto a longtemps débattu avec son état-major pour savoir comment débloquer la situation. Notre attaque à Koumac semble irrémédiablement bloquée au regard des effectifs en présence et des fortifications dont bénéficient les américains. Yamamoto dispose des troupes de la phase II, la 48ème DI et la 33ème DI toutes deux bien reposées, équipées et surtout avec un niveau de préparation de 100% pour un assaut amphibie de La Foa.
    Mais envoyer ces troupes à la Foa a plusieurs défauts :
    - Le premier est que rien ne prouve que nos troupes de Koumac résistent à une contre-attaque américaine, et si elles devaient être rejetées à la mer ce serait un drame qui sonnerait le glas de notre offensive.
    - Le second est qu’un assaut amphibie à La Foa nécessite une domination aérienne totale de la partie sud de l’île et des mers alentour, or ceci devrait être difficile à obtenir avec l’aéroport de Koumac encore entre les mains de l’ennemie, et la base de Belep est tout à fait incapable d’opérer pour l’instant nos bombardiers bimoteurs.
    - Enfin, l’assaut sur La Foa doit être un succès total et rapide car sinon les troupes en réserves à Nouméa et la garnison de Koumac pourront prendre position également à la Foa et alors notre offensive aura aboutie à deux baleines échouées ou chaque débarquement sera individuellement incapable d’emporter une victoire locale.
    Il serait plus sage de débarquer ces deux divisions à Koumac afin de renforcer la tête de pont mais cela veut dire débarquer de nouveau sous le feu de l’artillerie ennemie des troupes qui n’ont même pas été entrainées à cette opération… Enfin, cela veut que l’on renonce à la phase 2 et que plutôt que d’encercler les américains à Koumac on va devoir les affronter du fort au fort et conduire une longue et sanglante guerre de position dans la jungle et la montagne… boucherie en perspective.

    Finalement, et la mort dans l’âme, la flotte d’invasion met le cap sur Koumac.

    Le 1er mai, au lever du soleil, 3 divisions de cuirassés (Ise-Hyuga, Fuso-Yamahiro et Nagato-Mutsu) bombardent les positions américaines de Koumac tandis que la flotte d’invasion impliquant près de 40 navires divers débarquent la 33ème et la 48ème division. Les hommes ne sont pas du tout préparé à débarquer sur cette côte et les deux divisions sont totalement désorganisées, n’augmentant de peu la valeur militaire présente sur place, mais néanmoins, on espère qu’avec le temps elle pourront apporter le punch manquant et débloquer la situation. Le débarquement se poursuit jusqu’au 2 mai malgré l’intervention de l’artillerie et des avions de Noumea. Le 2 mai, 19 bombardiers en piqué banshee et 41 P40 attaquent Belep mais 91 zéros détruisent 8 Banshee et 5 P40. Le sur-lendemain c’est 6 B24 Liberator qui attaquent la base de Belep ou les ingénieurs s’échinent à terrasser une piste de décollage. Les zéros tentent de s’interposer mais même leurs canons de 20mm sont impuissants face à ces lourds avions. Cette invulnérabilité porte un coup au moral des japonais… mais peut-être que finalement les pertes opérationnelles sont lourdes car on ne reverra pas les B24 avant un long moment.

    Plus à l’Est, la bataille pour la domination de l’archipel d’Espiritu Santu se poursuit quand 50 bombardier américains (Marauder, Hudson) attaquent la garnison de Luganville.
    Le 7 mai, une unité de troupes de marines est débarquée à Effate sous le couvert de 5 croiseurs légers et de 8 destroyers. En effet, les américains ont installé là un aérodrome qui participe activement à la bataille pour la domination de la nouvelle Calédonie. La couverture aérienne est assurée par les porte-avions d’escortes, sans surprise les 50 bombardiers des Fidjis lancent cette fois leur assaut sur Effate le 8 mai ou ils tombent sur les 22 zéros de l’aéronavale placés en embuscade, 18 bombardiers sont abattus.

    Pendant ce temps, à Koumac c’est l’enfer. Le 6 mai, les 4 croiseurs de batailles de la flotte de couverture bombardent les positions américaines mais sans résultat. Une fois la poussière retombée les 5 divisions d’infanterie japonaises s’élancent à l’assaut des positions américaines sous un feu roulant meurtrier. 4000 japs sont mis hors de combat contre 800 américains à peine, mais les japonais ont capturé le premier réseau de fortification ennemie, reste encore 3 lignes de fortifications à capturer…

    Puis le silence retombe sur le front, et le 7 mai, rien

    suspense....

  2. #152
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    mai 2015
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    La bataille de Belep, 8 mai 1942 :

    Dans la nuit du 7 au 8 mai, le commandant Yubiri dirige à la fois le destroyer Asagiri et une flottille de 4 destroyers en charge de la lutte anti-sousmarine. La lune est à son second quartier, la mer calme reflète la voute céleste et s’irise à perte de vue de la lumière lunaire… Sur la passerelle, Yubiri ajoute au relent de graisse et de gasoil l’odeur de la nicotine tandis que dans le baquet, au-dessus de lui un jeune sous-officier s’use la rétine à parcourir l’horizon.

    ***

    A 15 km de là, l’amiral Murray relit sur la passerelle croiseur lourd Australia les ordres qu’il a reçu de Nimitz.
    « Par la présente, vous êtes prié et requis de conduire dans la nuit du 7 au 8 mai vos croiseurs jusqu’à Belep ou vous devrez engager les porte-avions ennemis en vue de les détruire. Puis de rejoindre à pleine vitesse Noumea afin d’éviter la riposte de l’aviation japonaise. »

    Pff, rien de plus simple, 200 milles à l’aller, 200 milles au retour, et au milieu une dizaine de porte-avions, heureusement, nos reconnaissances aériennes ont signalé le repli vers les Salomons des cuirassés ennemis, en conséquence il est vrai qu’il y a là une carte à jouer…

    Derrière lui, les croiseurs Camberra, Leander, Achilles, Perth, Emerald, Newcastle et l’américain Trenton soulèvent d’immense gerbes d’eau phosphorescentes tandis que 6 destroyers foncent devant disposés en un large arc de cercle… l’essentiel des croiseurs du Commonwealth ont été rassemblés dans cette flotte imposante qui marche 30 nœuds vers l’ennemi.

    ***

    A bord du Asagiri, la vigie appelle doucement le commandant, comme si sa voix pouvait être moins discrète que les diesels du navire.
    « Commandant, par 2 quarts babord, il me semble voir des vagues d’étrave, au moins 6 navires.
    - Vous avez raison,
    dit le commandant en jetant sa clope et allumant l’interphone :
    - Ici le commandant, branle-bas de combat, machine 1 tiers et signalez par projecteur à la flottille : ennemi repéré au 310, vitesse de combat 12 nœud. Radio, gardez le silence pour l’instant, mais préparez le message suivant que vous enverrez dès le premier coup de canon, « ENNEMI REPERE ROUTE AU NORD - 30 NŒUD - 6 CROISEURS AU MOINS »
    Finissant d’enfourner sa chemise dans son pantalon, le commandant en second arrive sur la passerelle : « vous ralentissez commandant ?
    - Oui, avec cette mer d’huile, je veux éviter que nos vagues d’étrave et notre sillage nous dévoilent, quand les américains seront à 8000 mètres nous balancerons nos torpilles et remonterons vers le nord à pleine puissance en les attaquant au canon.
    - Ça va être violent, les croiseurs légers sont équipés de canon de 150 à tir rapide qui vont nous pulvériser.
    - C’est à craindre, mais un coup au but heureux peut suffisamment les ralentir pour que nos avions puissent intervenir, voir les incendier et alors notre flotte de Belep aura alors un avantage important dans le combat à venir, de toutes les façons si nous n’intervenons pas nos porte-avions vont se faire surprendre. Descendez coordonner le tir, il faut rester discret le plus longtemps possible »


    En un long balai, les destroyers lancent leurs torpilles sur les croiseurs qu’ils longent par le travers puis virent de bord pour poursuivre les américains et commencent à réaccélérer.

    Mais hélas une vigie du Camberra repère le dernier destroyer alors qu’il se met à virer et déclenche l’alarme. Immédiatement l’amiral Murray donne l’ordre à sa flotte de virer plein ouest s’éloignant ainsi de la trajectoire des 30 torpilles lancées contre sa flotte et barrant le T aux destroyers japonais surpris en plein changement de cap.
    Comme c’était à craindre, les croiseurs légers déclenchent un feu nourri avec leurs pièces rapide, sur les destroyers japonais confrontés à leur Nemesis, le fidèle radio du Asagiri envoie le message d’alerte par radio tandis que les canonniers japonais tentent de riposter.
    Les DD Yuguri, Ayanami et Shikinami prennent le parti de se disperser et de s’éloigner rapidement afin d’éviter le massacre. Le Asagiri qui était en tête encaisse 7 obus qui désemparent totalement le navire, le DD Stuart s’approche alors pour l’achever à la torpille mais les japonais arrivent à remettre en position la pièce arrière et collent 3 obus sur le bateau américain qui s’éloigne non sans avoir lâché ses anguilles et 1 minute plus tard l’infortuné Asagiri se brise en deux et coule emportant avec lui le courageux capitaine Yubiri.



    ***

    A bord de l’Akagi c’est le branle-bas de combat, l’amiral Nagumo peste en silence contre la décision arrogante de renvoyer les cuirassés vers les Salomons. Les vigies sont en alerte tandis que les imposantes flottes aéronavales montent en vitesse et s’éloignent les unes des autres. Hélas ce qui devait arriver arriva et à 1H15 du matin, une vigie du Kaga repère la flotte britannique. Les croiseurs Mikuma et Chikuma virent vers elle à pleine puissance escorté de 3 destroyers tandis que les pesants porte-avions continuent de fuir. Les croiseurs japonais rompu au combat nocturne manœuvrent brutalement tout en envoyant des salves précises avec leur tourelles de 203mm, le croiseur Emerald prend un obus qui déclenche un incendie, le croiseur lourd Camberra est également touché de même que les croiseurs légers Trenton et Perth.
    Dépités, l’ennemi vire de bord et s’éloigne tandis que les deux croiseurs japonais virent de bord également afin de rejoindre ses porte-avions…
    Les anglo-australien surprennent cette fois-ci la 1ère division aéronavale et arrivent à barrer le T de la flotte qui japonaise. Une fois de plus les croiseurs japonais Tone, Mogami et Kumano se comportent en de véritable samourais et font feu de toutes leurs pièces tout en illuminant l’ennemi de leur projecteur afin de permettre au Zuikaku et au Shokaku de virer de bord… Un tel spectacle pyrotechnique, bien que voulu, fait quand même de ces croiseurs des cibles idéales et l’ennemi déclenche sur eux un feu précis qui touche le CA Kumano à 4 reprises et l’incendie tandis que les deux autres japonais encaissent chacun un obus qui ne fait pas de dégâts. Le Camberra prend lui un obus et DD Henley en prend 2 qui l’incendient et le DD Mugford en prend 1 également qui l’incendie.
    L’ennemi se dirige ensuite vers la lente flotte de porte-avions d’escorte qui est incapable de distancer l’ennemi mais là encore la fougue japonaise combinée à la surprenante pondération de l’amiral Murray va limiter les dégâts, un duel d’artillerie mené à plus de 15 000 yards fait peu de dégâts.
    Incapable de pousser son avantage, les britanniques qui repartent vers Nouméa repèrent à nouveau la 1ère division aéronavale grâce à l’incendie du Kumano et s’approche inexorablement des japonais, le Camberra lance une salve à distance maximale dont un obus touche Shokaku. Alors les japonais se lancent dans un combat au corps à corps et échangent obus et torpilles à moins de 4000 yards. Le combat est aussi bref que brutal et les américains bien que largement supérieurs sont repoussés laissant derrière eux le DD Mugford dont les machines ont été détruites par un obus de 203 et qui brûle de bout en bout, non loin de son compagnon d’infortune le DD japonais Isokaze qui lui aussi est transformé en brûlot…

    Cette fois s’en est trop, l’ennemi pique plein sud vers Noumea mais le combat a laissé des traces et le soleil est déjà bien haut et les croiseurs de Murray bien loin de Noumea quand les avions japonais décollent des porte-avions ivres de vengeance !


    Le Camberra fuit vers Noumea tandis que l’aube révèle en second plan les navires de transport japonais à l’ancre devant Koumac.


    Croiseur lourd japonais (le Tone en l’occurrence) dont la brutalité, le sens du sacrifice et l’entrainement on fait la différence tandis que les porte-avions montraient piteusement leur fragilité.

    Les avions japonais affrontent une couverture aérienne de 45 avions américains P39 et P40 qui veillent sur les croiseurs ennemis, mais les 41 zéros qui accompagnent le raid arrivent à repousser les chasseurs et à permettre aux bombardiers japonais de faire leur office, le croiseur lourd Australia prend 3 bombes et 2 torpilles et est supposé coulé, le croiseur lourd Camberra prend lui une torpille qui n’a pas l’air de lui faire beaucoup de mal. Les croiseurs légers Perth et Emerald sont coulés à la torpille de même que le DD Stuart qui prend 2 torpilles tandis que les DD Cushing, Henley et Mugford sont coulés par les bombes de 250kg des Vals.

    Pendant ce temps les américains lancent 45 chasseurs et 60 bombardiers à l’assaut du KB ou patrouillent 80 zéros, dans un balai harmonieux mais brutal les japonais enchainent les combats tournoyants avec les patauds P40 et les passes sur les pauvres bombardiers américains. Les rares bombes que ceux-ci arrivent à lancer tombent loin des porte-avions japonais ou néanmoins les officiers avalent difficilement leur salive. Des 100 avions américains lancés sur les japonais, seuls 35 reviendront…

    Cette attaque audacieuse et bien coordonnée avec le raid aérien qui aurait eu un impact dévastateur si les porte-avions japonais avaient été suffisamment endommagés pour ne pas pouvoir lancer leurs avions a finalement échoué grâce sans doute aux flottilles de destroyers placés en alerte avancée et à l’entrainement au combat nocturne des croiseurs lourds japonais qui sont clairement les grands vainqueurs de la journée.
    Les dégâts occasionnés sont légers, tous les croiseurs restent totalement opérationnels modulo le stock de munition (200 mm et flak) qui sont tous très bas. La bataille nous coûte 1 destroyer coulé, un destroyer endommagé et 17 avions. Côtés alliés elle leur coûte un croiseur lourd, 2 croiseurs légers et 4 destroyers coulés, un croiseur lourd un croiseur léger et un destroyer endommagé et près de 70 avions.
    Les victimes de la bataille de Belep :


    Le CA HMAS Australia


    Le CL HMAS Perth


    Le CL HMS Emerald


    Le DD HMAS Stuart


    Le DD USS Cushing


    Le DD USS Henley


    Le DD USS Mugford


    Le DD IJN Asagiri

  3. #153
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    avril 2012
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    A Vesoul, bien sûr !
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    Epique ! ce combat naval !
    En combat de nuit, même si la RN et la RAN ne sont pas des manchots, la marine japonaise est excessivement dangereuse...
    Il aurait sans doute fallu des croiseurs lourds américains en plus pour espérer un résultat probant...
    Comprenez, une supposition que les Allemands reculent...Crac ! On est là !
    - Pour les empêcher de reculer ?
    - Non pour euh.......la t'naille, quoi.

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