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Vous avez dit "Pacific" ?? Aar witpae - interdit à Gilles65
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  1. #1
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    Vous avez dit "Pacific" ?? Aar witpae - interdit à Gilles65

    Comme promis, une tentative d'AAR pour une tentative de partie PBEM avec Gilles65.
    Je joue JAP (j'aime la difficulté)

    Je tacherais de romancer un peu mais parfois je rentrerai dans le détail de mes choix afin que vous les critiquiez, l'objectif de cette partie et de cet AAR n'étant pas de gagner (sans blague) ni de gagner le prochain prix goncourt mais juste d'apprendre à jouer...

    Je laisse la place au narrateur :

    Hawai, 7 décembre 1941. Sous les eaux huileuses de la rade de Pearl Harbor, une guerre non encore déclarée provoque ses premières victimes. Lancés depuis leurs submersibles porteurs, les mini sous-marins HA14, HA18, HA19, HA22 et HA24 tentent de pénétrer les abords de la base navale américaine. A bord du HA22, le capitaine cache difficilement sa jubilation, après avoir évité avec succès les champs de mine, les banc de sable et les courants qui dépassent largement les capacités de manœuvre de son cercueil en tôle, voilà qu’il atteint l’allée des cuirassés. Il est admirablement positionné devant ce qu’il reconnait comme le Nevada, à moins que ce ne soit l’Oklahoma qui devrait normalement être également dans la baie. « J’espère que les gaijins n’ont pas installé de filet anti-torpilles » La longue lance traverse rapidement la baie et soudain, une colonne d’eau et le grondement de la détonation déchirent le tableau idyllique de cette aube hawaïenne. Pour un très court instant. Ni projecteur, ni alarme, la base continue de dormir tandis qu’à bord les équipes cherchent à comprendre quel accident a pu se produire ! Malheureusement le HA22 sera le seul à accomplir cet exploit. Les drames s’enchainent pour ses camarades. Le HA 14 heurte une mine, le HA19 et le HA24 ne donnent aucune nouvelle, et l’équipage du HA18 réussi à rejoindre la cote après s’être échoué.

    Nul ne remarque également l’hydravion qui survole la baie, prenant garde d’y arriver par l’est et à basse altitude, il n’est un qu’un point dans le soleil pour les marins avinés qui tentent de retrouver leurs esprits en parcourant les plages de la baie. Mais peu après c’est le vrombissement de 250 appareils que leur fait lever les yeux au ciel. Ciel vide de tout avion ennemi d’ailleurs. Très vite, la cinquantaine de zeros qui accompagnait le raid se dirige vers les aérodromes de l’île et les chasseurs enchaînent les passages en rase-motte tandis que leurs bombes de 60kgs pulvérisent les hangars, labourent les pistes et transforment les imposants alignements d’aéronefs en brasiers.

    Lorsque le ballet aérien s’achève plusieurs dizaines d’aéronefs sont endommagés dont une centaine de Catalina, mais à peine une vingtaine définitivement détruits malheureusement.

    Pendant ce temps, dans la rade, plus de 130 bombardiers en piqué et une cinquantaine d’avion torpilleurs piquent sur la flotte. Leur première réaction est une immense frustration, les porte-avions ne sont pas en rade. Dès la première seconde, leur bouche s’assèche, quelques soient les destructions qu’ils causeront, l’opération sera un échec et la guerre sera longue.


    Très vite néanmoins, les aviateurs de la marine impériale déploient leur savoir-faire et se concentrent tout d’abord sur l’allée des cuirassés, sans remarquer d’ailleurs la mare huileuse parsemée de poissons morts sur le flan du Nevada, seul résultat apparent de l’exploit de leurs collègues sous-marinier. Hélas les bombes de 250kg des bombardiers en piqué ne provoquent pas beaucoup de dégâts car les ponts des cuirassés sont solidement blindés. Les bombardiers arrivent néanmoins à endommager gravement deux destroyers et un croiseur léger qui s’embrasent rapidement.

    Sans surprise, les bombes lourdes et les torpilles des Kates font plus de dégâts. Dès le début de la bataille trois torpilles frappent coup sur coup le Maryland sur babord, et plusieurs centaines de tonnes d’eau s’engouffrent dans la salle des machines et les réservoirs de mazout. L’équipage novice n’a pas le réflexe de noyer les salles et réservoirs tribord et très rapidement le cuirassé chavire entraînant avec lui une bonne partie de son équipage.

    Un second groupe de Kate approche à fleur d’eau de l’Arizona qui brule légèrement suite à l’impact d’une dizaine de bombes légères. Malheureusement la DCA commence à se déchainer et 3 Kate doivent abandonner l’attaque criblés d’impact de 0.50, 2 torpilles frappent néanmoins le Léviathan mais ne causent aucuns dommages significatifs. Son voisin l’Oklahoma ne bronche pas non plus malgré la détonation de deux torpilles. Les kates du Kaga s’éloignent et indiquent à leurs collègues les autres cuirassés non encore frappés. Les aviateurs préparent leur attaque en tenaille et coup sur coup les torpilles foncent sur leurs cibles immobiles.

    Le California et le Tenessee tremblent sous l’impact de 3 torpilles chacun. A l’intérieur c’est la terreur, les machines noyés, les rares marins à bord courent dans des coursives sans lumières, oubliant tout reflexe professionnel ; les portes étanches laissées ouvertes laissent le feu se propager tandis que petit à petit l’eau envahi les fonds. Ces deux cuirassés ne doivent leur survie qu’à l’échouage.

    Le West Virginia, qui avait échappé aux piqûres des Vals frémit sous l’impact de 4 torpilles qui enflamment son mazout, déchaussent une de ses tourelles et faussent ses lignes d’arbres, le condamnant à de longs mois de réparation. Le Nevada qui n’avait pour l’instant souffert que de quelques bombes et d’une torpille sans conséquence reçoit une bombe de 800 kg qui le frappe sur la plage arrière, traverse le pont et explose endommageant durablement les turbines et les lourds et délicats réducteurs, immobilisant sans doute le navire pour quelque temps.

    C’est également une bombe de 800kg qui pénètre par la cheminée n°2 du Pennsylvania et explose au milieu de ses chaudières. Une vague de flammes remonte par les aérations en nuée ardente et une trentaine de marins périssent sans même comprendre ce qui leur arrive.

    Ce coup au but fabuleux est le dernier de la journée, une attaque bien décevante car un unique cuirassé peut être considéré comme perdu et ces lourds cuirassés ont une valeur opérationnelle bien faible dans les immensités du Pacific comparés aux fragiles porte-avions qui à coup sûr n’auraient pas survécu à l’attaque s’ils avaient été présents.

    ...

    A bord du Nagato, dans les quartiers de l’amiral Yamamoto, c’est la consternation. Les porte-avions ne sont pas détruits, le raid est un échec ; et immédiatement, cette question teintée d’appréhension, qui va hanter l’état-major impérial chaque matin à partir de maintenant : ou sont ces maudits porte-avions ?

    À suivre
    Dernière modification par kretschmer ; 02/03/2016 à 22h58.

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