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Vous avez dit "Pacific" ?? Aar witpae - interdit à Gilles65
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  1. #1
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    Vous avez dit "Pacific" ?? Aar witpae - interdit à Gilles65

    Comme promis, une tentative d'AAR pour une tentative de partie PBEM avec Gilles65.
    Je joue JAP (j'aime la difficulté)

    Je tacherais de romancer un peu mais parfois je rentrerai dans le détail de mes choix afin que vous les critiquiez, l'objectif de cette partie et de cet AAR n'étant pas de gagner (sans blague) ni de gagner le prochain prix goncourt mais juste d'apprendre à jouer...

    Je laisse la place au narrateur :

    Hawai, 7 décembre 1941. Sous les eaux huileuses de la rade de Pearl Harbor, une guerre non encore déclarée provoque ses premières victimes. Lancés depuis leurs submersibles porteurs, les mini sous-marins HA14, HA18, HA19, HA22 et HA24 tentent de pénétrer les abords de la base navale américaine. A bord du HA22, le capitaine cache difficilement sa jubilation, après avoir évité avec succès les champs de mine, les banc de sable et les courants qui dépassent largement les capacités de manœuvre de son cercueil en tôle, voilà qu’il atteint l’allée des cuirassés. Il est admirablement positionné devant ce qu’il reconnait comme le Nevada, à moins que ce ne soit l’Oklahoma qui devrait normalement être également dans la baie. « J’espère que les gaijins n’ont pas installé de filet anti-torpilles » La longue lance traverse rapidement la baie et soudain, une colonne d’eau et le grondement de la détonation déchirent le tableau idyllique de cette aube hawaïenne. Pour un très court instant. Ni projecteur, ni alarme, la base continue de dormir tandis qu’à bord les équipes cherchent à comprendre quel accident a pu se produire ! Malheureusement le HA22 sera le seul à accomplir cet exploit. Les drames s’enchainent pour ses camarades. Le HA 14 heurte une mine, le HA19 et le HA24 ne donnent aucune nouvelle, et l’équipage du HA18 réussi à rejoindre la cote après s’être échoué.

    Nul ne remarque également l’hydravion qui survole la baie, prenant garde d’y arriver par l’est et à basse altitude, il n’est un qu’un point dans le soleil pour les marins avinés qui tentent de retrouver leurs esprits en parcourant les plages de la baie. Mais peu après c’est le vrombissement de 250 appareils que leur fait lever les yeux au ciel. Ciel vide de tout avion ennemi d’ailleurs. Très vite, la cinquantaine de zeros qui accompagnait le raid se dirige vers les aérodromes de l’île et les chasseurs enchaînent les passages en rase-motte tandis que leurs bombes de 60kgs pulvérisent les hangars, labourent les pistes et transforment les imposants alignements d’aéronefs en brasiers.

    Lorsque le ballet aérien s’achève plusieurs dizaines d’aéronefs sont endommagés dont une centaine de Catalina, mais à peine une vingtaine définitivement détruits malheureusement.

    Pendant ce temps, dans la rade, plus de 130 bombardiers en piqué et une cinquantaine d’avion torpilleurs piquent sur la flotte. Leur première réaction est une immense frustration, les porte-avions ne sont pas en rade. Dès la première seconde, leur bouche s’assèche, quelques soient les destructions qu’ils causeront, l’opération sera un échec et la guerre sera longue.


    Très vite néanmoins, les aviateurs de la marine impériale déploient leur savoir-faire et se concentrent tout d’abord sur l’allée des cuirassés, sans remarquer d’ailleurs la mare huileuse parsemée de poissons morts sur le flan du Nevada, seul résultat apparent de l’exploit de leurs collègues sous-marinier. Hélas les bombes de 250kg des bombardiers en piqué ne provoquent pas beaucoup de dégâts car les ponts des cuirassés sont solidement blindés. Les bombardiers arrivent néanmoins à endommager gravement deux destroyers et un croiseur léger qui s’embrasent rapidement.

    Sans surprise, les bombes lourdes et les torpilles des Kates font plus de dégâts. Dès le début de la bataille trois torpilles frappent coup sur coup le Maryland sur babord, et plusieurs centaines de tonnes d’eau s’engouffrent dans la salle des machines et les réservoirs de mazout. L’équipage novice n’a pas le réflexe de noyer les salles et réservoirs tribord et très rapidement le cuirassé chavire entraînant avec lui une bonne partie de son équipage.

    Un second groupe de Kate approche à fleur d’eau de l’Arizona qui brule légèrement suite à l’impact d’une dizaine de bombes légères. Malheureusement la DCA commence à se déchainer et 3 Kate doivent abandonner l’attaque criblés d’impact de 0.50, 2 torpilles frappent néanmoins le Léviathan mais ne causent aucuns dommages significatifs. Son voisin l’Oklahoma ne bronche pas non plus malgré la détonation de deux torpilles. Les kates du Kaga s’éloignent et indiquent à leurs collègues les autres cuirassés non encore frappés. Les aviateurs préparent leur attaque en tenaille et coup sur coup les torpilles foncent sur leurs cibles immobiles.

    Le California et le Tenessee tremblent sous l’impact de 3 torpilles chacun. A l’intérieur c’est la terreur, les machines noyés, les rares marins à bord courent dans des coursives sans lumières, oubliant tout reflexe professionnel ; les portes étanches laissées ouvertes laissent le feu se propager tandis que petit à petit l’eau envahi les fonds. Ces deux cuirassés ne doivent leur survie qu’à l’échouage.

    Le West Virginia, qui avait échappé aux piqûres des Vals frémit sous l’impact de 4 torpilles qui enflamment son mazout, déchaussent une de ses tourelles et faussent ses lignes d’arbres, le condamnant à de longs mois de réparation. Le Nevada qui n’avait pour l’instant souffert que de quelques bombes et d’une torpille sans conséquence reçoit une bombe de 800 kg qui le frappe sur la plage arrière, traverse le pont et explose endommageant durablement les turbines et les lourds et délicats réducteurs, immobilisant sans doute le navire pour quelque temps.

    C’est également une bombe de 800kg qui pénètre par la cheminée n°2 du Pennsylvania et explose au milieu de ses chaudières. Une vague de flammes remonte par les aérations en nuée ardente et une trentaine de marins périssent sans même comprendre ce qui leur arrive.

    Ce coup au but fabuleux est le dernier de la journée, une attaque bien décevante car un unique cuirassé peut être considéré comme perdu et ces lourds cuirassés ont une valeur opérationnelle bien faible dans les immensités du Pacific comparés aux fragiles porte-avions qui à coup sûr n’auraient pas survécu à l’attaque s’ils avaient été présents.

    ...

    A bord du Nagato, dans les quartiers de l’amiral Yamamoto, c’est la consternation. Les porte-avions ne sont pas détruits, le raid est un échec ; et immédiatement, cette question teintée d’appréhension, qui va hanter l’état-major impérial chaque matin à partir de maintenant : ou sont ces maudits porte-avions ?

    À suivre
    Dernière modification par kretschmer ; 02/03/2016 à 23h58.

  2. #2
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    Philippines, le même jour (au décalage horaire prêt)

    L’état-major Impérial avait identifié deux menaces sérieuses sur nos capacités à mener rapidement la constitution de notre sphère de coprospérité. L’aéronavale américaine basée à Pearl Harbor et la flotte sous-marine basée à Manille. L’Uboot Waffe a montré en 1941 toute la puissance de blocus de l’arme sous-marine, et il est hors de question que nous ne soyons pas plus capable d’importer notre pétrole de Java que les anglais leur blé américain ! Le KB était chargé de l’aéronavale américaine, et c’est un échec. La flotte sous-marine sera l’objectif de nos bombardiers basés à terre.

    Un premier raid de 45 zeros balaie le ciel de manille à 23 000 pieds et abats 3 des 4 P26 qui tentent de s’interposer. Nous espérions que bien plus d’avions tenteraient d’affronter ce raid mais manifestement la chasse américaine est restée au sol !

    Ce premier raid est suivi d’un second composé de 120 bombardiers Nell et Betty qui approchent du port de Manille dans un ciel vidé de toute opposition, le ciel est clair, les conditions sont idéales et pourtant le raid tourne à la catastrophe. Manifestement incapable d’identifier efficacement leurs cibles dans ce port tout en méandres et en digues, les Betty et les Nell ne sont pas à leur avantage et c’est presque par miracle que finalement 2 sous-marins encaissent chacun une bombe tandis que le cargo Ethel Edwards et le transport de troupes Président Madisson s’embrasent violemment sous l’impact d’une bombe de 800kg. Les pilotes ne cachent pas leur frustration sur le chemin du retour !

    A Takao, c’est la confusion : alors que l’échec est patent à Manille, 130 bombardiers en piqué partis de Chine et de Formose laissent le port de Hong Kong en feu. 8 cargos sont lourdement endommagés et brulent de la poupe à la proue et 5 autres sont légèrement endommagés.

    Ces attaques aériennes sont complétées par la première opération amphibie de la guerre. Après un rapide bombardement, l’ïle de Batan est conquise. En même temps, une task force bombarde San Fernando sur la recommandation du service de renseignement impérial. De nombreux obus sont tirés depuis la mer et l’écosystème philippin doit déplorer la perte d’un tarsier et la destruction d’une termitière !!!

    L'unique victime du très pertinent bombardement de San Fernando

    Malaisie

    L’invasion de la Malaisie commence par une belle frayeur : contre toute attente, les anglais ont sorti leur flotte à peine arrivée à Singapour, un sous-marin repère en effet deux croiseurs de batailles qui doivent être en fait le cuirassé Prince of Wales et le vieux vétéran Repulse. C’est une mauvaise nouvelle car notre flotte de couverture a pris le risque de s’équiper majoritairement d’obus explosif afin de raser la base de Kota Bharu. C’est donc à nos bombardiers navals qu’incombe la protection de nos flottes d’invasion. Hélas, notre attaque est désordonnée et inefficace, d’une part, une erreur de communication empêche le décollage de presque tous nos Nell, pendant ce temps un premier groupe de 18 Nell découvre au-dessus de la flotte une nuée de Buffalo qui détruit 7 d'entre eux, en endommage 3 et fait fuir le reste. La flotte britannique continue d’approcher à toute vapeur de nos transports et de notre flotte de couverture qui braque ses canons sur la terre.

    Un second raid et rapidement organisé dans l’après-midi. Un premier groupe de 13 Betty commence son attaque sans voir les 10 Buffalo qui piquent sur eux. Dès leur premier passage, 3 Bettys s’embrasent immédiatement, le reste s’égaille dans tous les sens mais les Buffalo prennent le mors aux dents (désolé) ils ne lâchent rien et les poursuivent pendant plusieurs minutes. Leur avantage en altitude perdu, les Buffalo mettent du temps à gagner sur les bombardiers qui ripostent avec leur armement de queue. Mais hélas 4 autres Bettys se mettent à bruler dès les premières rafales de mitrailleuses tandis que 2 autres tentent pesamment de gagner Saigon sur un moteur.

    à suivre...
    Dernière modification par kretschmer ; 03/03/2016 à 00h00.

  3. #3
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    ...
    Tout à leur poursuite des lourds bombardiers japonais, les Buffalos ne remarquent pas que pas moins de 60 Nell (ceux qui n’avaient pas reçu l’ordre de décoller le matin) se rapprochent à 20 000 pieds, loin au-dessus du massacre qui a lieu en même temps au ras de l’eau. Après avoir rapidement défini leur angle d’attaque, les Nell se séparent en deux groupes et piquent rapidement au ras de l’eau. Les navires de ligne anglais, incapables de communiquer avec la chasse sonnent le bran le bas de combat et s’en remettent à leur DCA.
    Par groupe de 4 appareils, les bombardiers enchaînent les passes une première torpille frappe le PoW sans faire de dommages excessifs, puis deux autres le frappent en même temps et noient ses machines. Les bombardiers se concentrent désormais sur le Repulse qui encaisse 4 torpilles sans que celles-ci ne causent de dégâts apparents, mais une cinquième torpille frappe le lourd bâtiment juste sous la tourelle n°3, la cuirasse ne résiste pas à l’impact et plusieurs centaines de tonnes d’eau envahissent la soute à munitions et bloque le monte-charge alors rempli de gargousses de poudre qui détonnent sous l’effet des multiples dommages électriques environnant. Et, comme un lointain écho de la bataille du Jutland, une réaction en chaîne casse en deux le valeureux navire.
    A bord du PoW, l’amiral ne cache pas sa tristesse « On dirait que quelque chose ne va pas aujourd'hui avec nos maudits vaisseaux ». Etat d’âme de courte durée, une dernière escadre de Nell se rabat désormais sur le navire immobilisé qui finit par chavirer après avoir reçu 3 torpilles sur tribord. Le destroyer Tenedos s’immobilise alors pour recueillir les survivants, preuve si l’en est que les britanniques n’ont pas encore saisi toute la brutalité de cette guerre : cet acte courageux mais stupide se solde par l’explosion du destroyer frappé par deux torpilles.
    A bord des bombardiers, tout le monde exulte mais sur le chemin du retour ils croisent les Buffalos qui comprennent alors que leur folle poursuite a coûté cher à l’Empire. Leur désir de vengeance trouve une satisfaction bien amère dans la destruction de 3 Nells à la traîne qui s’ajoutent à l’unique Nell abatu par la puissante DCA britannique.

    Un peu plus au sud dans la péninsule, 21 Sally et 27 Betty accompagnés de quelques Oscar et Nates endommagent la base aérienne d’Alor Star, contribuant également à l’établissement d’une supériorité aérienne japonaise durable. Une attaque similaire était prévue à Georgetown mais se solde par un désastre ; pour une raison inexpliquée, une première vague de 27 sally et 25 Lily rencontrent seuls 11 Buffalos qui abattent rapidement 7 bombardiers et compromettent ainsi l’efficacité du raid. La deuxième partie de ce qui devait être un unique raid composée de 40 Nates et de 17 Oscar fait fuir l’unique Buffalo encore sur les lieux et mitraillent inutilement des pistes vides d’appareils.

    Pendant ce temps, les opérations amphibies se déroulent de façon satisfaisante. Comme prévu, la flotte de l’amiral Tanaka composé des cuirassés Kongo, Haruna, des croiseurs Atago et Takao et de 6 destroyers ainsi que la flotte de soutien des croiseurs Kumano, Suzuya, Miuma et Mogami déchaînent les enfers sur les plages de Kota Bharu : les tranchées des défenseurs sont labourées par les canons à tir rapide des destroyers tandis que les pièces lourdes des croiseurs et destroyers transforment les pistes de la base aérienne en gruyère, à la grande colère de l’IJA qui prévoyait d’utiliser cette base au plus tôt. Prêt de 600 hommes sont mis hors de combat. 6 Blenheim IV et 7 Hudson I accompagnés d’un Buffalo tentent de s’interposer mais 6 Nates veillent au grain et l’attaque se solde par la perte de 2 bombardiers. L’IJA intervient à son tour par le biais de 22 Sally qui parachèvent la destruction.
    A l’issue de ces bombardements, les hommes de l’IJA débarquent sur les plages sans opposition, les troupes britanniques essentiellement composées d’indiens n’ont plus aucune valeur militaire. Les blessés errent sans but, inconscient de ce qui les entoure au milieu des véhicules en feu. Un bunker en béton est même retrouvé à l’envers, déplacé de plusieurs mètres sur le sable de la plage. Une solide tête de pont est rapidement établie tandis que l’assaut de ce qui reste de la base aérienne est organisé pour le lendemain.
    De l’autre côté de la mer, un raid surprise débarque ses premières troupes à Singkawang, les troupes au sol ripostent lourdement et une centaine de soldats japonais sont portés disparus. Tout à coup, une escadrille de 5 Swordfish attaque les cargos immobilisés une bombe de 500 livres explose au milieu de Zenyo Maru chargé d’hommes et de munitions. C’est l’enfer à bord, les hommes sautent dans une mer recouverte de mazout en flamme, tout le matériel lourd est perdu et on déplore 400 disparus ! Le cargo finira par couler dans la soirée. Les hommes choqués établissent rapidement une tête de pont. Ils savaient qu’un raid si proche de Singapour était risqué et espèrent que l’aviation saura mettre à profit une tête de pont si chèrement acquise !



    A suivre…

  4. #4
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    Le soir même, à bord du Nagato, Yamamoto prépare son rapport à l’empereur. La journée fut riche en émotions et en déceptions :
    1. Le raid de Pearl Harbor est une victoire tactique, c’est en effet une bonne affaire d’échanger une dizaine d’avions contre au moins un cuirassé, mais c’est une défaite stratégique manifeste. L’aéronavale américaine intacte fait peser un risque considérable sur l’ensemble des opérations futures. Enfin, le pire est que malgré ses recommandations pressantes, le service diplomatique n’a pas informé le gouvernement US de l’état de guerre avant l’attaque ; il est clair désormais que la détermination américaine à se venger de cette infamie sera absolue et qu’elle disposera pour cela d’une arme aéronavale et sous-marine intacte !
    2. La destruction des deux cuirassés britanniques est un succès appréciable, si l’installation d’une force aérienne à Singkawang réussi et que d’une façon ou d’une autre nous neutralisons l’aéroport de Singapour rien ne pourra naviguer entre la Malaisie, Java et Bornéo sans notre autorisation et nous pouvons dès maintenant transférer la flotte de Tanaka vers de nouveaux horizons, occidentaux (inde), méridionaux (Australie), ou occidentaux (Salomon).
    3. Enfin, l’ensemble des forces navales sur place devront se consacrer à la lutte anti sous-marine car les américains disposeraient d’une trentaine de sous-marin et de la base navale de Manille en plein cœur de notre empire maritime. L’échec du bombardement de Manille met en péril le ravitaillement de nos troupes en Malaisie, la poursuite des opérations amphibies aux Philippines et le ravitaillement du Japon en provenance de Chine, de Formose et du Mandchoukouo.
    4. La priorité des opérations futures sera donnée à la conquête rapide de Singapour, à l’établissement d’une base aérienne puissante à Bornéo et à la neutralisation de toute capacité aérienne et navale ennemies dans les Philippines. L’aéroport de Clarfield et le port de Manille sont les objectifs prioritaires des forces aériennes de Formose.

    Pendant ce temps, en Chine, l’heure est au redéploiement et à la fortification; aucune opération majeure n’est prévue tant que les forces aériennes d’Indochine et de Formose ne peuvent apporter leur contribution. Seules quelques opérations contre les incursions chinoises sont menées afin de rétablir la communication ferroviaire entre Suchow et Shangai.

    ****

    Voilà qui met fin à l’aar de cette première journée. J’ai essayé de faire transparaitre mes choix tactiques et les conséquences de ces choix de la façon la plus narrative possible plutôt que de recopier des combat report. Je suis très impatient d’avoir vos commentaires afin de profiter de vos conseils tant sur la conduite des opérations que sur la manière de les raconter.
    Dernière modification par kretschmer ; 03/03/2016 à 00h05.

  5. #5
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    En fait, équipés de torpilles, ces avions sont plutôt mauvais.
    C'est avec des bombes et uniquement des bombes qu'ils faisaient des coups incroyables.
    Je me souviens de Swordfish mettant au but des bombes de leur altitude maximale (19000 pieds et des flûtes, je sais plus), en janvier 42 .
    Et là, de misérables Wildbeest qui mettent plusieurs bombes sur un CA!! 1 à la limite mais plusieurs, c'est louche.
    Kretschmer, ils attaquaient à quelques altitudes?

  6. #6
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    Les swordfish qui ont coulé les cargos de Singakwang attaquaient à 6000 pieds, a Hong Kong, ce sont 3 wildbest attaquant à 5000 pieds qui ont collés 2 bombes sur le Chokai (joli ratio).

    Cependant je me suis rendu compte qu'il me manquait le dernier patch (1.24) et c'est corrigé depuis. Je comprends que l'absence de patch m'a donc coûté quelques déconvenues.

    Bonne transition vers une question sur les altitudes de bombardement. Je comprends que pour les torpilleurs et les bombardiers en piqué cela n'a pas d'importance puisqu'ils ont leurs propres altitudes d'attaque mais quand je vois le faible résultat de mes bombardements (port de manille, aérodromes etc) je pense que mes choix ne sont pas bons.

    Quels sont selon vous les altitudes de bombardement idéales?

    Sinon pour les subs US, qu'on a mis OFF, ca veux dire quoi? (cf quelques posts plus haut)

  7. #7
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    Merci pour cet AAR du Pacifique; ça manquait!


    Bon, si vous avez coché l'option historique, faut pas s'inquiéter de la menace sous-marine US pour l'instant.
    S'ils arrivent à te torpiller 5 cargos en 3 mois, ça sera déjà pas mal.

  8. #8
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    Oui super un nouvel AAR sur le¨Pacifique !
    Le dernier n'est malheureusement pas allé loin...
    De rominet,
    Bon, si vous avez coché l'option historique, faut pas s'inquiéter de la menace sous-marine US pour l'instant.
    S'ils arrivent à te torpiller 5 cargos en 3 mois, ça sera déjà pas mal.
    Oui c'est bien vrai et cela jusqu'à la mi 43 !

  9. #9
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    En réponse à votre question l'option USN torpedo reliable est sur OFF. J'espère que cela veux bien dire que la fiabilité des torpilles est OFF et non pas que l'option historique des torpilles foireuses est sur OFF (je ne sais pas si je suis clair)


    8 décembre 1941,

    Invasion de la Malaisie :

    Pendant la nuit qui a suivi le débarquement à Kota Bharu, Tanaka réuni son état-major à bord du vénérable (et britannique d’ailleurs) Croiseur de Bataille Kongo. Il ordonne aux unités les plus modernes qui escortaient les transports de Yamashita à destination de Singora et Kota Bharu de se réunir en petits groupes d’attaque afin de repousser les sous-marins signalés par nos hydravions entre l’Indochine et la Malaise. Vers minuit, il abandonne la zone et marche 30 nœuds vers son port d’attache afin de refaire le plein de munitions. La destruction de la force Z est ainsi mise à profit par un redéploiement immédiat des forces navales japonaises. Les transports se sentent bien seul mais les consignes de Tanaka sont claires, l’heure est à l’offensive.

    Le résultat ne se fait pas attendre, dès le petit jour, les groupes de chasse secondés par les hydravions partis de Thaïlande repère le SS-KXI et le repoussent du Meiten Maru qu’il cherchait à attaquer, de même le SS KXII lance 2 torpilles avec précipitation et manque de se faire éperonner par un dragueur de mine qui lâche 2 grenades sans plus de succès. Un peu plus tard dans la journée, le destroyer Murakumo repère le KXVII qui lui lance 4 torpilles qu’il évite sans difficulté puis commence une longue recherche qui s’achève sans preuve d’une quelconque destruction bien qu’une large traînée d’huile ait été repérée par les marins japonais. Les chats et les souris continuent de jouer toute la journée, vers 15h, c’est le patrouilleur Ch8 qui attaque un sous-marin hollandais, sans résultat, puis un PB qui attaque à nouveau le KXI. A l’issue de la journée, force est de constater qu’aucun résultat n’a été obtenu, si ce n’est que les sous-marins hollandais, malgré leur agressivité et la profusion des cibles disponibles n’ont pas non plus obtenu le moindre résultat. Appelons cela une victoire…


    Un des sous-marins hollandais en opérations au large des côtes malaises.


    Pendant ce temps, à terre les troupes indiennes de l’empire britannique ne savent plus que faire, dès l’aube, 4 destroyers modernes s’approchent à moins de mille mètres des côtes et pulvérisent les faibles défenses élevées à la hâte pendant la nuit. Au même moment 50 Sally, 50 Lilly, 30 Betty et 30 Oscars s’approchent à basse altitude et repassent une énième couche sur une cible qui n’en avait plus besoin…
    Ainsi lorsque les troupes de l’IJA chargent à la baïonnette, les indiens s’enfuient rapidement, laissant 1500 cadavres derrière eux alors que les Japonais ne déplorent que 120 blessés et une dizaine de morts. Immédiatement les troupes de génie tâchent de remettre en état la base aérienne détruite à 99%. Sans véhicules, ils mettront du temps à combler les cratères causés par les obus de 350 des cuirassés Japonais.

    Signalons également qu’une partie des forces aériennes (15 oscars et 23 Sally) a cru bon de lancer un raid de bombardement sur les forces terrestres de Rangoon alors qu’il était clair que la couverture aérienne du port birman était nombreuse, c’est un échec couteux. L’officier d’état-major responsable est envoyé manu militari construire un pont sur la rivière kwai en guise de punition!
    (je ne sais pas ce qui m’a pris, je souhaitais rediriger les forces qui avaient bombardé le port la veille vers kota bharu, j’ai pas du cliquer sur tous les bons boutons …)


    Tempête de flammes à Borneo

    Dans une nuit de tempête éclairée par l’incendie du Zenyo Maru, les soldats japonais qui ont déjà perdu 15% de leurs forces continuent de débarquer leur matériel repoussant petit à petit les troupes hollandaises de leur tête de pont. A l’aube, les marins japonais voient leurs pires craintes se réaliser, 7 swordfish et 5 hudson piquent sur la flottille japonaise sans défense, mais heureusement la tempête orageuse empêche les avions anglais de mettre le moindre coup au but. Le débarquement se poursuit et les japonais commencent à espérer pouvoir passer la journée sans dommages. Hélas, le temps commence à se lever et à nouveau 7 swordfish approchent au raz de l’eau. Tout à leurs manœuvres de déchargement, les japonais sont totalement surpris, le transport de troupe Miike Maru encaisse une bombe et commence à brûler tandis que le cargo Johore Maru de 7000 tonnes chargé de munitions et de ravitaillement explose littéralement sous l’impact d’une bombe de 500 livres.

    Ivres de vengeance, les soldats attaquent sans plus attendre les lignes hollandaises et capturent rapidement la base. Alors que pas moins de 500 japonais sont portés disparus lors des opérations de débarquement, incluant l’incendie du Zenyo Maru de la veille, moins de 50 hommes sont mis hors de combat contre 600 du côté hollandais lors de la conquête de la base aérienne de Singkawang!
    Une fois l’aérodrome sécurisé, une trentaine de zéros en provenance de Saigon atterrissent et organisent immédiatement leurs patrouilles tandis que les travaux nécessaires à l’installation de bombardiers commencent. Enfin le Miike Maru repart escorté vers Saigon espérant que les Zéros et le mauvais temps lui permettront de rentrer à bon port.

    À suivre
    Dernière modification par kretschmer ; 02/03/2016 à 23h46.

  10. #10
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    Philippines

    Le groupe de couverture avancé composé du croiseur léger Naka et de 9 destroyers - force placé au plus près de Manille et responsable notamment du traumatisant bombardement de San Fernando - patrouille perpendiculairement à la côte afin d’empêcher toute force de réaction américaine de remonter vers les baies de Lingayen et d’Appari. Le temps est clair et la pleine lune illumine une mer d’huile. Soudain, une vigie signale à l’horizon le moutonnement phosphorescent de navires rapides, les destroyers mettent alors le cap vers ce qui apparait rapidement comme 9 vedettes lance torpilles, leur attaque éventée, les vedettes rompent leur formation et se replient vers Manille mais un coup au but coule néanmoins une vedette. Le même groupe d’assaut tente une seconde attaque mais la visibilité excellente ne leur offre aucune opportunité d’attaque et une seconde vedette est détruite. Le groupe Naka se dirige ensuite vers l’aérodrome d’Iba pour un bombardement bref mais violent qui endommage légèrement les installations portuaires mais ravage la piste de l’aérodrome.
    L’amiral en charge du groupe Naka de couverture ordonne à 4 destroyers de s’approcher au plus près des côtes mettant à profit les nombreux méandres encombrées de mangrove pour camoufler une partie de sa force. Comme il l’avait prévu, dès l’aube, le groupe d’assaut de désormais 7 vedettes tente une nouvelle attaque, le groupe principal autour du croiseur fait mine de s’éloigner vers Formose, couvrant sa retraite par les tirs à longue portée de son artillerie principale, au moment où les 4 destroyers laissés en arrière surgissent derrière les vedettes et les arrosent de toutes leur pièces, le groupe principal fait demi-tour et se précipite vers les vedettes qui attaquées de toute part sont toutes détruites sans exception sans qu’elles aient pu placer un seul coup au but. Cette victoire tactique n’est pas sans conséquence car le groupe de couverture doit retourner à Takao faire le plein de munition.


    Pendant la nuit, le sous-marins US Shark repère les convois d’invasion japonais au large de Luzon, après une approche parfaite, il lance une torpille sur le cargo MaeBasi Maru qui s’immobilise et deux torpilles sur le Ryuun Maru qui coule rapidement. Après cette attaque digne d’un kretschmer au mieux de sa forme, le convoi s’égaille tandis que les patrouilleurs cherchent en vain le requin. Il semblerait que malgré les assurances de notre service de renseignement, les américains aient réussi à résoudre leurs problèmes de torpilles…

    A l’annonce de l’arrivée des convois japonais, et profitant du départ de notre flottille d’alerte avancée, une task force américaine composée de 6 destroyers Scout, Thanet, Thracian, Peary, Pope et John Ford quitte la baie de Manille et double silencieusement la presqu’ile de Batan. L’objectif de cette Task Force est sans doute d’intercepter nos transports qui se dirigent vers Lingayen et Aparri. Une fois en mer leur attaque sera soutenue par les sous-marins Swordfish et Skipjack. Mais une sourde détonation mais à mal toute possibilité de surprise, en effet le destroyer John Ford vient de sauter sur une des mines qui avaient été déposées dans la nuit par nos sous-marins à la sortie de la base. Notre submersible I-124 signale alors par radio la sortie de la flotte US et commence à la suivre tandis que le Pope repart vers manille en remorquant le John Ford.
    La flotte de soutien des croiseurs Maya et Ashigara quitte les convois et se précipite à toute vapeur vers la flotte US. Les conditions météos sont excellentes en ce début d’après-midi et à peu près au même endroit ou, dans la matinée même la flottille des torpilleurs avaient été annihilées par le groupe Naka, les vigies US et Japonaises repèrent en même temps leurs adversaires. Les américains hésitent sur la conduite à tenir car ils ont reconnu le lourd château et la configuration triple tourelle des lourds croiseurs japonais. Cette hésitation est de courte durée car lancés à pleine vitesse, les navires japonais arrivent rapidement à portée de tir et les obus de 203 commencent à pleuvoir autour de la flottille américaine. Celle-ci tente alors de faire demi-tour tout en évitant une gerbe de longue lances. Ces manœuvres brutales et désordonnées achèvent de permettre aux croiseurs de s’approcher à moins de 10 000 mètres. La puissance de feu et l’entrainement font le reste, matraqués par les salves de 203, le Thracian est ravagé et coule rapidement, de même que le Thanet qui brule longuement avant de chavirer. Le Peary s’enfuit alors tandis que Scout en flamme fait de même. L’I-124 tente alors de le torpiller et le manque et c’est une dernière salve de l’Ashigara qui achèvera le valeureux navire. Repartant vers le nord, la flotte du Maya repère et met en fuite le Swordfish et Skipjack, mettant un terme à toute velléité d’opposition navale à nos débarquements...


    Destroyer Thanet dans la baie de Manille


    Le croiseur Maya, ou comment mettre le plus de puissance de feu dans les contraintes du traité de Washington !


    Bataille d’Iba

    A suivre

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