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Vous avez dit "Pacific" ?? Aar witpae - interdit à Gilles65
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  1. #111
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    mai 2015
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    8 décembre,

    Philippines

    Dans la nuit, le groupe Naka composé du croiseur léger éponyme et de 7 destroyers bombarde l’aéroport d’Iba. L’aérodrome est détruit au tier.

    A l’aube, les bimoteurs de la 11ème Flotte et les bombardiers du Kido Butai s’élancent à nouveaux à l’assaut des Philippines. Cette fois-ci le port de Manille est délaissé et toute la force de frappe est dévolue à l’obtention d’une supériorité aérienne durable.
    La Flak s’adjuge un D3A1 Val mais en contrepartie les aérodromes de Clark Field, Manille et Iba sont totalement détruit, une douzaine de chasseurs américains sont abattus et 20 B17 sont lourdement endommagés au sol. Hélas, une partie des B17 avait déjà décollé et bombardé le port de Babeldaob ou un ravitailleur et un cargo sont éventrés par les bombes en dépit de l’opposition des A5M Claude qui peinent à rayer la peinture des forteresses volantes.

    Enfin, les zéros de Formose assurent une couverture aérienne soutenue au-dessus de la baie d’Aparri soutenus par les Ki43 de l’armée qui se sont installé sur l’île de Batan. Sous ce parapluie qui repousse les PBY venus tenter de torpiller les cargos, ceux-ci s’apprêtent à décharger leur cargaison d’hommes, de chars et de ravitaillement.

    Mais les américains ne comptent pas en rester là. Une demi-douzaine de vedettes lance-torpilles appareille de Manille en direction du nord. Deux sont détruites par le champ de mine déposé dans la nuit par les sous-marins japonais et une troisième est coulé par le groupe Naka au large d’Iba.

    Un peu plus au nord, deux petite corvettes (APD) patrouillent au sud de Hong Kong en vue d’intercepter les cargos qui chercherait à fuir vers Singapour. Hélas, ils sont repérés par 3 destroyers anglais aguerris qui les prennent en chasse. L’engagement commence à 8000 mètres et hélas, sous une lune presque pleine, les destroyers plus rapides s’approchent à 4000 mètres avant d’ouvrir le feu. Le Yomogi est incendié par les obus et achevé d’une torpille tandis que le Tsuta lourdement touché s’échappe derrière un rideau de fumée. Il coulera hélas trois jours plus tard à l’ancre dan Samah, malgré les efforts des ouvriers du port.
    Le premier engagement naval de la guerre s’achève donc par une défaite.

    Au sud des Philippines, le groupe aéronaval formé autour du porte-avion léger Ryujo détache 2 croiseurs lourds (Myoko et Haguro) ainsi qu’un croiseur léger et 7 destroyers pour former le groupe Myoko qui doit bloquer tout repli vers Java dans le détroit entre les Célèbes et Bornéo. Après avoir rapidement coulé un petit cargo (le Montanes), il marche plein sud afin de refermer la nasse.

    A l’aube, un datai de 12 B5N Kate repère un petit pétrolier Hollandais qui quitte Tarakan et l’envoie par le fond à la torpille. Pendant ce temps les destroyers du groupe Myoko se déploient en ligne le long du détroit et ne tardent pas à repérer le croiseur lourd Houston qui marche à toute vapeur vers le sud. L’amiral du groupe a tout loisir de déployer sa flottille qui barre le T au croiseur américain. Le combat inégal ne dure guère, le croiseur américain encaisse une quarantaine d’obus de 203 qui immobilise le navire. Bientôt seul sa tourelle n°2 est opérationnelle et alors que l’eau commence à affleurer sa plage avant, laissant augurer une fin proche une dernière salve vengeresse vient frapper le croiseur Haguro, premier coup au but américain de l’engagement. Un obus frappe les tubes de lancement de longue lance tribord. La détonation des charges et des réservoirs d’oxygène pur endommage lourdement le navire dont la superstructure est en feu. Pour le croiseur, c’est retour au Japon.

    Le croiseur Haguro, en feu après l’engagement contre le Houston.


    Le Houston, peu avant qu’il ne coule.



    Malaisie

    Dès l’aube, les soldats de Yamashita s’emparent sans difficulté de Kota Bharu soutenus par les croiseurs de bataille de Tanaka. 9 bombardiers sont sabotés par les rampants lorsque les japonais s’emparent de la base.
    Tous les bimoteurs de la marine sont en l’air pour tenter de repérer et détruire les cuirassés britanniques, mais aucune trace de ces navires, y compris à Singapour. Pendant ce temps, les soldats débarqués à Singora en Thaïlande commencent à marcher vers Georgetown.


    9 décembre,

    Philippines

    Bien sur, il est hors de question de laisser les destroyers anglais s’en tirer à si bon compte. Un groupe de destroyer appareille de Cam Rah Bay afin de couvrir les côtes d’indochine. Le groupe Chokai composé d’un croseur lourd et de 5 destroyers couvre la côte nord de Bornéo tandis que le KB détache le croiseur lourd Tone et 5 destroyers afin de bloquer la retraite vers les Célèbes. Le résultat ne se fait pas attendre. Les 3 destroyers anglais sont repérés dans la nuit au large de Palawan par le groupe Chokai. Hélas, les destroyers anglais représentent brillament la Royal Navy et parviennent à s’échapper non sans avoir collé un obus dans les superstructure d’un destroyer japonais.

    Une poursuite effrenée est alors déclenchée et une heure plus tard les destroyers sont accrochés par les projecteur du Chokai. Cette fois ci le Scout encaisse un obus de 203, de même que le Thracian, le Thanet encaisse lui 3 obus qui incendient le navire…

    L’issue est prévisible, alors que l’aube se lève, un feu nourri du Chokai achève de désemparer les destroyers qui coulent rapidement. C’est une excellente nouvelle car ces destroyers bien équipés et bien entrainés sont une menace sérieuse pour nos sous-marins.


    Pendant ce temps les débarquements continuent à Appari et les américains envoient cette fois une flotille de 8 vedettes lance torpilles. A leur vue, le convoi d’invasion de Lingayen fait demi-tour, mais le groupe Maya intervient et en coule 2 mais surtout les repousse vers le nord. Un groupe de patrouilleurs (SC) qui chasse le sous-marin entre Formose et Luzon repère les vedettes mais n’ose intervenir. Le lendemain, le groupe Maya finira de détruire la flottille au large de Hong Kong.
    Célèbes

    Le groupe Myoko continue ses patrouilles dans le détroit et envoie par le fond un mouilleur de mines et une corvette.

    Sumatra

    Deux sous-marins sont embusqués devant Palembang. L’I-121 lande 4 torpilles sur le cargo Neleus et le rate, l’I-122 lance lui 4 torpilles sur le juteux pétroilier Strix de 6000 tonnes, et le rate…

    Guam

    En prélude au débarquement à venir, 4 croiseurs lourds et 4 destroyer bombardent la base de Guam.

  2. #112
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    avec la carte c'est mieux, désolé.


  3. #113
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    10 décembre – 12 décembre.

    Malaisie - Sumatra – Java – Bornéo, la chasse est ouverte !

    Le I-165 qui patrouille entre Java et Sumatra repère le pétrolier Pina, lui lance 4 torpilles, et le rate… décidément. Soucieux d’éviter de voir l’état-major impérial envoyer de dépit à la fonderie l’ensemble des sous-marins, il s’applique un petit peu plus et envoie une heure plus tard par le fond le pétrolier anglais Harpa de 4600 tonnes. Ouf !

    Le signale de cette victoire se propage sur les ondes, et manifestement donne des idées à l’ensemble des commandants qui rivalisent d’audace. A 20 nautique de là, l’I-166 coule le mouilleur de mine Rigel de 1400 tonnes. Le même jour un peu plus tard, l’I-123 entre en rade de Balikpapan, se faufile entre les champs de mine et colle deux torpilles dans le pétrolier British Sailor de 7500 tonnes qui s’embrase en une immense colonne de feu, et ne manque pas de déposer ses 40 mines dans le chenal en repartant.
    Le lendemain, l’I-162 qui patrouille également entre Sumatra et Java rate lamentablement le gros pétrolier British Judge. Mais dans la même nuit, au large de Batavia, l’I-153 coule le transport de troupe Kepong et l’I-157 coule le pétrolier Manvantara (4600t).

    L’halali de cette chasse est sonné lorsque l’I-156, qui croise en travers du détroit de Malacca, repère au sonar le battement rapide des hélices d’un puissant navire. Après cette positionné pour l’intercepter, il reconnait dans son périscope la haute silhouette du Dominion Monarch, puissant paquebot anglais qui faisait sensation à Singapour. Trop sûr de lui, et souhaitant garder ses anguilles pour d’hypothétiques navires de guerre, le commandant ne lance hélas que 2 torpilles… Les secondes s’égrènent tandis que dans le central, les officiers essuient la sueur qui leur pique les yeux. Tout à coup un immense fracas fait sursauter l’équipage. Le commandant hisse à nouveau le périscope. Le paquebot accuse une gite d’au moins 20 degrés et brule sérieusement. Hélas, il marche encore 15 nœud et sans difficulté s’éloigne définitivement du submersible. Va-t’il tenter de réparer à Rangoon, auquel cas nos bombardiers auront l’occasion de finir le travail, ou tenter de rejoindre Calcuta ou Tricomlae ? Va-t’il couler en route ? mystère…

    Le Dominion monarch, puissant paquebot héritier de la vénérable compagnie des Indes.




    Birmanie :


    Enervé par la fuite ignominieuse de la force Z, le commandant de la 11ème Flotte décide de bouleverser la doctrine d’emploi de ses bombardiers. Les bimoteurs G3M2 Nell décollent de Saigon et de Bangkok à 7h du soir le 10 décembre, direction Singapour. Le soleil se couche rapidement dans leur dos. Hélas, ils sont peu habitués au vol de nuit, ne maitrisent ni la radiogoniométrie ni le vol en formation de nuit. Résultat, c’est moins de la moitié des avions qui atteignent Singapour par petit paquet de 5 ou 6 appareils… 5 avions sont abattus par la flak, 20 autres endommagés. Aucune bombe n'atteint le port, sans parler des navires… Quelques bombes se perdent dans la ville faisant craindre à la population locale d’avoir à vivre un blitz. Heureusement pour eux, la 11ème flotte renonce définitivement à ces opérations nocturnes couteuses et inefficaces…

    Les bombardiers de l’IJA poursuivent eux leurs raids sur les aérodromes et les formations défensives des anglo-indiens. Un second raid est lancé sur Rangoon et permet la destruction d’une demi-douzaine de chasseurs et de quelques cargos déjà endommagés. Pendant ce temps, Yamashita organise ses troupes et les répartis entre deux pinces, uns qui remontera vers Singapour sur la piste nord tandis que le gros de ses troupes reste en réserve à Singora ou tout le matériel ferroviaire du Siam a été réquisitionné et stocké.


    Philippines :


    Les troupes impériales qui avaient été repoussées par les vedettes lance-torpilles prennent enfin pied à Luzon. Un premier groupe d’assaut composé d’un Régiment d’infanterie et d’un petit groupe de reconnaissance s’empare du port de Loang, au nord de Luzon. Les troupes débarquées à Aparri continuent leur progression vers le sud précédées du 2ème régiment de char qui laboure à toute vitesse les routes de Luzon en repoussant sans difficulté l’armée des Philippines dont le fanfaron Mac Arthur faisait grand cas il y a peu…

    Pendant ce temps, le blocus de la mer des Philippines continue, le croiseur Nachi coule deux petits cargos dont notre ami l’infortuné Bisayas… Un pétrolier ravitailleur de 7000 tonnes, le Pecos tombe par hasard sur le Kido Butai. Soucieux d’éviter tout incident avec ses précieux navires, et malgré la présence de cuirassés et de croiseurs au sein de sa flotte, le prudent Nagumo décide ne pas attaquer cette cible juteuse. Le groupe Myoko continue de patrouiller au large des Célèbes et envoie par le fond une poussière navales variée, mouilleurs de mines, dragueurs, et petits caboteurs.

    Enfin, les raids quotidiens de Zeros et de G3M2 partant de Formose poursuivent leur œuvre de destructions à ClarkField et Manille, les uns abatants en vol les vénérables P26 et les patauds P40, les seconds détruisant au sol B17 et Catalinas. Aucun avion japonais n’a été abattu en combat aérien au-dessus de Luzon, aucun bombardier n’a pu approcher ni même toucher le moindre cargo. L’apport du KB dans les premières heures de l’offensive a été déterminante et les forces aériennes de Formose sont désormais suffisante pour maintenir la domination totale des japonais dans le ciel philippin.

    Borneo :


    Partis de Saigon, et Hainan et de Formose, des groupes d’assaut de la marine s’emparent des ports de Borneo, Sarawak et Brunei. La raffinerie de Miri est à moitié détruite hélas. Deux cargos japonais sont détruits, torpillés par des Catalinas partis manifestement de Balikpapan.

    Papouasie :

    Des troupes de marines s’emparent de toutes les bases de la côte nord de la Papouasie, tout en restant à l’écart de Rabaul et ses bombardiers. De même, un régiment d’infanterie capture sans difficulté la base de Guam qui avait été préalablement neutralisée par les canons de 4 croiseurs. Néanmoins, La 4ème flotte a renoncé à toute opération majeure vers Wake ou vers la Nouvelle Bretagne car tous les porte-avions sont employés en Asie du Sud-Est. Il est clair qu’avec les croiseurs australiens et les portes avions américains, la mer est notre ennemie à l’Est et au Sud de Truk.

    Les croiseurs qui avaient bombardé Guam patrouillent perpendiculairement à la côte nord de la Papouasie afin de refermer le piège autour des Philippines, en effet nos hydravions ont repérés plusieurs navires dont le ravitailleur Pecos se dirigeant vers Rabaul, l’ennemi ayant compris que la route du sud était bloquée par le groupe Myoko. D’ailleurs, le doute commence à naitre dans l’esprit de Yamamoto. Si la force Z renforcée des croiseurs léger hollandais tentait une remontée vers le nord en contournant Bornée, elle pourrait détruire sans efforts nos groupes de croiseurs. Tout repose sur la peur que propage le KB, mais fonder sa stratégie sur un comportements supposément raisonnable de son adversaire, c’est se préparer à des déconvenues….

    La mort dans l’âme, Yamamoto décide de renoncer partiellement à son dogme de la concentration des forces. Il scinde le KB en deux, un tier (Akagi Kaga) sera chargée de couvrir les opérations aéronavales vers Singapour et Sumatra tandis que le reste sera mis à disposition de la 4ème Flotte à Truk après avoir couvert l’invasion de la côte est de Bornéo.

  4. #114
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    Scinder le KB peut amener à de grosses déconvenues surtout si l'un des morceaux tombe sur 4 PA américains. Sinon très bon AAR avec d'excellentes cartes.

    "il n'y a que deux espèces de plans de campagne, les bons et les mauvais. les bons échouent presque toujours par des circonstances imprévues qui font souvent réussir les mauvais. " Napoléon

  5. #115
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    Asie du sud-est Un peu de stratégie :






    Conformément à ces ordres, toutes les unités de génies disponibles ont été déployées en Thailande afin de construire les aérodromes nécessaires. De même, toutes les unités de transport aérien ont été envoyé à Pisanuloke en prévision de la mise en place d’un pont aérien au-dessus de la jungle et des opérations aéroportées vers les iles Adaman. Les troupes blindées, des régiments de la garde et la puissante 55ème Division ont été envoyé en Thaïlande ou elles débutent une longue marche vers le port de Moulmein.

    Les troupes qui restent mise sous les ordres de Yamashita ont débuté leur marche vers Singapour.

    Enfin, un groupe d’invasion construit autour de la division de la garde impériale et rassemblant unités de blindés et de sapeurs se rassemble à Saigon afin d'embarquer dans une flotte d'invasion rassemblée en ce but, une seconde flotte chargée de troupes de marines se rassemble à CamRah bay et se prépare à envahir Singkawang, une troisième flotte constituée à Takao embarque des unités de mécaniciens, l’état-major de la 11ème Flotte aérienne et des montagnes de ravitaillement, également à destination de Palembang. Tout ce petit monde appareille de telle manière à ce que le rendez-vous soit donné le 26 décembre au large de Kuching.

    En parallèle, la 1ère Division aéronavale patrouille au large de Bornéo en attendant les flottes d’invasions. Les croiseurs de bataille de Tanaka sont renvoyés à CamRah Bay ou ils font le plein de munitions.

    Ce n’est pas sans appréhension que l’état-major fait le pari de la Birmanie et de lancer l’invasion de Sumatra sans prendre préalablement Singapour. L’avenir arbitrera.

  6. #116
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    @micke Merci pour le commentaire, j'ai effectivement beaucoup hésité avant de disperser mon KB, puis en suite de le retirer de la zone. J'ai espéré que la peur que celui-ci provoque suffirait à éviter toute rencontre avec la marine ennemie, non sans déconvenue...

    13 décembre – 20 décembre.

    Pacifique

    L’aéronavale US se dévoile finalement à l’aube du 13 décembre quand un raid de 34 avions SBD Dauntless tombe à l’improviste sur 2 cargos japonais qui étaient en fait des croiseurs auxiliaires faisant la guerre de course entre les Samoa et la Polynésie Française. Que l’aéronavale ait ainsi lancé son attaque sur des croiseurs qui n’avaient encore jamais repéré ni détruit la moindre cible en dit long sur la qualité de leur renseignement militaire… Statistique intéressante, 34 avions ont lancé leurs bombes et ont obtenus 17 impacts, les pilotes US n’ont rien à envier à leurs homologues japonais.



    Un Dauntless, de retour de son opération anti piraterie.

    « Torpilles sous le Pacifique »

    Mais les corsaires sous-marins vont venger leurs collègues de surface, l’I-175 coule un cargo de 5000 tonnes au large de Pago Pago, puis deux heures après envoie par le fond le transport de troupes Républic de 8500 tonnes. 24 heures plus tard, non loin de là, c’est le transport de troupes Bloemfontein de 8000 tonnes qui est la victime du sous-marin R0-63. Impossible en revanche de savoir si ces navires transportaient des troupes…

    Enfin, le I-1 qui croise entre Los Angeles et Pearl Harbor repère le pétrolier Eidsvold de 5000 tonnes qui navigue sans escorte. 6 obus de 150 et 2 torpilles plus tard le bateau est envoyé par le fond.

    En 5 jours, les sous-marins envoient par le fond 50 000 tonnes, auxquelles pourraient s’ajouter les 20 000 tonnes du paquebot Dominion Monarch…

    Hélas, le I-124 tente de rejoindre l’Océan Indien en passant entre Sumatra et Java, mais le détroit est miné et il doit retourner à Saigon lourdement endommagé. L’I-121 et l’I-122 subissent le même sort au large de Palembang et rentrent à Saigon. Le lendemain, c’est le I-24 qui heurte une mine en tentant de reconnaitre Pago Pago… direction Kwajalein en serrant les fesses. Instruction est donnée à tous les sous-marins d’éviter les ports et de chasser uniquement au large…

    Ces infortunés sous-marins sont vengés par les flottilles de patrouilleurs qui soutenus par des bombardiers basés à Saigon tentent de vider le golfe du Siam des sous-marins ennemis. L’O-16 est repéré par avion, poursuivi par une flottille de patrouilleurs et une flottille de dragueurs de mines… après une longue poursuite, l’ O-16 encaisse une vingtaine de grenades et tout porte à croire qu’il a coulé avec tout son équipage…

    Papouasie :

    Le pétrolier Pecos qui est une cible juteuse a échappé à l’aviation du KB. Des hydravions Mavis partant de Babeldoad le repèrent à plusieurs reprises mais échouent à le bombarder. La première division de croiseur qui de retour de Guam vers Truk est déroutée vers la Papouasie et patrouille perpendiculairement à la côte afin de le repérer. Ce qui devait arriver arrive alors, le pétrolier est repéré alors qu’il approche de Nouvelle Bretagne, une demi-douzaine d’obus et deux torpilles envoient le ravitailleur de 7000 tonnes par le fond.
    Un peu plus à l’est, la 4ème flotte a finalement lancé une petite force amphibie sur Manus, au large de Rabaul, dans les iles de l’Amirauté. Si nous pouvons y déployer quelques hydravions, notre estimation de l’opposition navale sur place n’en sera que meilleur. Les transports de troupes repartent bien vite vers Truk, dans ces parages, on ne sort pas du Lagon de Truk sans avoir la peur au ventre.

    Malaisie :

    Le 143ème régiment d’infanterie a traversé la péninsule malaisienne et s’empare de la rade de Victoria Point, premier port du golfe du Bengale à tomber entre nos mains. Pendant que Yamashita organise ses troupes à la frontière entre la Thailande et la Malaisie, les bimoteurs Sally qui partent d’Indochine et du Cambodge parachèvent la destruction de tous les aérodromes de la RAF. Tanaka engage nuitamment ses croiseurs de batailles à Kuantan, à portée des bombardiers de la RAF et de la Royal Navy. Le risque est payant, la faible opposition est massacrée par les Zéros envoyés en couverture et l’artillerie navale ravage l’aérodrome et détruit une douzaine de chasseurs. Malgré la domination aérienne japonaise, 3 Catalinas se faufilent à 3000 pieds jusqu’à Singora et collent 2 bombes sur un transport de troupes de 8000 tonnes qui coulera peu après.

    Borneo :

    Partis d’Indochine, plusieurs flottes amphibies se dirigent vers Bornéo et finissent de s’emparer des ports de la pointe nord de Borneo. Mais une opposition importante est anticipée à Tarakan, en conséquence, c’est près de 3000 hommes de marines qui sont envoyés soutenus par le croiseur Nachi et 8 destroyers. Dès l’aube ceux-ci bombardent les positions ennemies tandis que les hommes débarquent des cargos mouillés dans la rade. Vers 10h du matin, 100 bombardiers Kate et Vals partis du Hyriu, du Soryu du Shokaku et du Zuikaku attaquent les positions hollandaises et les installations portuaires. Deux navires sont coulés mais les troupes au sol sont à peine désorganisées. Un second bombardement impliquant cette fois 150 bombardiers est bien plus efficace et détruit notamment la plupart des pièces d’artillerie de la base. Le lendemain 15 décembre, les troupes de marines lancent leur assaut et s’emparent sans difficultés de la rade et des installations pétrolières. Un second convoi cette fois-ci chargé de troupes de génie et de rampants décharge peu de jours après. Plusieurs hydravions soutenus par un navire dédié et 4 patrouilleurs opèrent depuis Tarakan afin de nettoyer les abords des sous-marins ennemis. 3 bombardiers Martin partis de Balikpapan tentent de s’interposer mais ils sont abattus par la nuée de zéro qui veille.

    Célèbes :

    La 2ème Division aéronavale (Shokaku-Zuikaku) et la 3ème Division aéronavale (Hiryu Soryu) se dirigent désormais vers les Célèbes avec une flotte d’invasion partie de Babeldaob. L’objectif est de compléter la base aérienne de Tarakan avec celle de Manado afin de pouvoir envoyer les porte-avions vers d’autres eaux.
    A l’aube du 19 décembre, 4 cuirassés entrent en rade de Manado et pulvérisent les installations portuaires et aériennes. Juste derrière vient les cargos japonais qui déversent hommes et matériels sur la plage. Au même moment, profitant de la maitrise de la zone, de petites unités sont envoyées s’emparer des Moluques. Le 20 décembre, les japonais s’emparent de Manado et font un millier de prisonniers.

    La 2ème division aéronavale (Shokaku et Zuikaku) et la 3ème division aéronavale (Hiryu Soryu), confiant en la puissance des escadrilles basées à terres se dirigent alors vers Truk afin de compléter leurs escadrilles et de soutenir la prochaine opération que l’Etat-major prépare en grand secret, décision lourde de conséquences…
    Dernière modification par kretschmer ; 28/04/2017 à 16h52.

  7. #117
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    21 décembre – 31 décembre.

    Salomon

    A l’aube du 22 décembre, l’I-159 qui patrouille sur au sud de Rabaul afin de perturber le renforcement de la Nouvelle Bretagne est en alerte, en effet le sonar a perçu l’approche rapide de navires de guerres. Dans son périscope, il repère 2 croiseurs lourds, le Camberra et le Pensacola, le croiseur léger Achilles et 4 destroyers. Les navires approchent rapidement et la position du sous-marin n’est pas idéale, aussi prend-il le risque de manœuvrer lui-aussi rapidement, sans soucis de sa propre discrétion. C’est sans compter sur le fait que parmi les destroyers figure un vétéran de la lutte contre les sous-marins allemands en atlantique. Celui-ci repère le périscope du japonais et fonce sur le sous-marin qui du coup lâche dans l’urgence une gerbe de 6 torpilles totalement inefficace. Commence alors une longue chasse, les grenages des alliés se font de plus en plus précises et les avaries à bords se multiplient, jusqu’à ce que les multiples voies d’eau noient les blocs batteries qui se mettent alors à répandre dans tout le sous-marin un chlore délétère… Forcé de faire surface, le sous-marin est immédiatement repéré et coulé par l’artillerie du Camberra… C’est la première perte militaire sérieuse de la marine japonaise.


    Guerre Sous-marine :

    Le 24, l’I-21 qui patrouille entre Los Angeles et Pearl lance 6 torpilles sur un gros pétrolier de 14 000 tonnes et le rate !!
    Le 26, le RO63 et le I-18 chassent en meute dans les Samoa, le cargo Steel Exporter et le Steel Navigator (4700 tonnes chacun) en font les frais.
    Le 30, Le I-18 en embuscade près de Pago Pago envoie par le fond le pétrolier Mobile Station, 11 000 tonnes.


    Célèbes :

    A Manado, alors que les troupes de génies s’affairent à améliorer les installations, les embarcations font sans cesse la navette entre les cargos mouillées dans la baie et la côte. Tout le monde travaille d’arrachepied car les bombardiers G4M1 Betty et les hydravions de patrouille Mavis doivent arriver dès le lendemain pour acquérir la supériorité aérienne et navale au-dessus des Célèbes. L’inquiétude monte car le départ des 4 porte-avions laisse la flotte de débarquement un peu seule… Ce n’est pas sans appréhension que le retrait de l’aéronavale a été décidé, et on devrait toujours se fier à ses pressentiments…

    Dans la nuit du 22 au 23 décembre, le croiseur de bataille Repulse, 7 croiseurs légers et 7 destroyers entrent en rade de Manado et bombardent la flotte à l’ancre ; pendant plus d’une heure l’enfer se déchaine, trois patrouilleurs, un torpilleur, un dragueur de mine, 5 cargos et 3 transports de troupes sont incendiés ou coulés, un millier d’homme parmi les troupes de soutien est porté disparu. La flotte tourne ensuite ses canons vers la terre et réduit à néant les efforts déployés par les japonais pour rendre l’aérodrome opérationnel.
    La même nuit, une seconde task force composée du cuirassé Prince of Wales, des croiseurs léger Boise et Mauritius et de 8 destroyers anglos hollandais bombardent Tarakan et réduisent d’un tier la capacité opérationnelle du port et de l’aérodrome, heureusement les hydravions qui viennent d’arriver sont épargnés.

    Le temps détestable au-dessus des Célèbes cloue au sol l’aviation japonaise, et la Royal Navy va en profiter.
    Dans la nuit du 28 au 29 décembre, la TF du Prince of Wales entre à nouveau dans la baie de Manado sans que son approche n’ait été détectée. Ils surprennent deux transports de troupes et deux escorteurs en train de décharger le reste du matériel nécessaire aux opérations aériennes. En moins d’un quart d’heure les 4 bateaux japonais sont envoyés par le fond avec une soixantaine de camions, bulldozers divers véhicules du génie. Cela aurait pu être pire car une seconde flotte de 4 cargos, 2 croiseurs légers et 3 destroyers repère la flotte alliée et parvient à s’échapper sans être repérée. Après ce bref engagement, la flotte alliée déclenche un tir massif de son artillerie qui pulvérise une douzaine de bombardiers et autant d’hydravions.
    La nuit suivante, les croiseurs léger Boise et Mauritius bombardent à nouveau la base de Manado, endommageant 5 bombardiers G4M1 et 4 hydravions de patrouille Mavis et maintenant la base impropre à toute opération.
    Non loin de là, et inconscients du danger, des petites flottilles amphibies s’emparent des Moluques.

    Malaisie :

    Avec ce qui lui reste de troupes, Yamashita marche sur Singapour, il s’empare de Alor Star le 20 décembre. L’aviation maintient la pression sur les aérodromes grâce à ses bombardiers. Des raids de chasseurs préalables envoient au tapis les chasseurs Buffalos, obsolètes et mal pilotés.

    Sumatra :


    Afin de couvrir l’opération vers Sumatra, le 25 décembre, les japonais débarquent à Kuching, hélas les effectifs sur place ne permettent pas la capture rapide de la base, néanmoins, le 27 décembre, les troupes de marine s’emparent de Pontianak et de Singkawang. Immédiatement, une unité de 45 zéros s’y installe et déploie une couverture aérienne au-dessus de Sumatra. Le même jour, 22 000 hommes débarquent à Palembang soutenus par les 80 bombardiers de l’aéronavale, les cuirassés de Tanaka et 8 dragueurs de mines (qui sont sérieusement pris à parti par l’artillerie côtière). Le 28, les troupes impériales s’emparent de la base et des champs pétrolifères, la production de pétrole japonaise vient d’augmenter d’un coup de 50% !
    Immédiatement, l’aviation anglo hollandaise tente de s’opposer à ce débarquement, mais la couverture aérienne apportée par la première division de porte-avions et décisive : 7 avions torpilleurs Vildebeest, 4 catalinas et 3 bombardiers bimoteurs sont abattus sans même qu’ils puissent approcher de la flotte japonaise.

    Birmanie :

    Partant de Bangkok, des chasseurs zéros et Ki-43 maraudent au-dessus de Rangoon, la chasse anglaise et les H81 américains tentent de s’y opposer mais chaque engagement tourne à l’avantage des japonais avec un ratio de perte de l’ordre de 1 : 4.

    Le 25 décembre, le 14ème régiment de char attaque la garnison de Moulmein, il échoue à prendre la ville mais ses chars provoquent une centaine de morts dans les rangs britanniques sans dommages pour eux. Les anglais font l’erreur de contre-attaquer et se font hacher menus par les canons de 37 et les mitrailleuses des chars japonais. Après un bref repos, et avec le support de 50 bombardiers de l’IJA, les japonais capturent Moulmein le 27 décembre. C’est la porte d’entrée de la Birmanie et notamment grâce à son réseau de chemin de fer. Immédiatement, un pont aérien impliquant pas moins de 70 avions transporte entre Bangkok et la gare de Moulmein des unités de soutien afin de pouvoir déployer immédiatement des unités aériennes en Birmanie.

    A l’aube du 28 décembre, la sirène d’alerte aérienne retenti à Bangkok, 12 bombardiers Blenheim approchent à basse altitude du port et piquent sur les docks, un quart d’heure plus tard, 5 cargos, 2 transports de troupes, 1 croiseur auxiliaire et un mouilleur de mines sont en feu. Il n’y a aucune couverture aérienne et les bombardiers repartent sans être inquiétés. Tous ces navires seront réparés sur place relativement rapidement mais l’impact psychologique sur l’état-major est important. Désormais un Sentai au complet (42 Ki-43 Oscars) abandonne ses maraudes au-dessus de la Birmanie pour rester en protection du port de Bangkok. Pour nos alliés récents, le mythe de l’invulnérabilité japonaise aura été court. Il ne faut pas négliger que pendant 3 siècles, l’empire britannique a été le maître incontesté de la zone, brisant toute tentative d’indépendance et violant sans difficulté l’empire chinois lors des guerres de l’Opium. Pour l’occupant japonais, l’empire britannique ne doit pas être seulement repoussé, il doit être humilié, sinon c’est toute sa légitimité de nouveau maître de l’Asie qui sera remise en cause par ses satellites.

    Le 31 décembre, les croiseurs lourds Exeter et Cornwall, accompagnés de 7 croiseurs légers bombardent le port de Moulmein. Les pertes sont légères dans les rangs des japonais, mais le port, l’aérodrome et surtout les dépôts de ravitaillement sont durement atteints. Arrivant de nuit et à pleine vitesse, et repartant immédiatement, les croiseurs sont totalement invulnérables à notre aviation basée à terre.

    Philippines :

    Pendant ce temps, à Luzon les choses sont plus simples, on fonce, on capture on détruit. Pas un avion allié ne vole dans les environs, les troupes progressent sans difficultés et s’emparent de San Fernando le 19 décembre, de Cabanatuan le 23, de Lingayen le 25 et de Sidate le 26. Le 31 décembre, les troupes se rassemblent devant Clark Field, l’assaut est un échec couteux… Commence alors un long et inefficace siège fait de barrages d’artillerie et de bombardement aériens.

  8. #118
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    désolé par avance pour la longueur du post



    Janvier 1942 - Birmanie


    En thailande, les ingénieurs travaillent d'arrache pied à la construction de deux aérodromes de taille 7, Pisanuloke et Chang Mai, ils seront la plateforme de combat aérien pour la conquête de la Birmanie. Malheureusement, un bataillon de fusiliers Birman s’est infiltré en Thaïlande est mène de nombreuses opérations de sabotages sur la ligne de chemin de fer entre Bangkok et Chiang Mai. Une unité de troupe de marine en poste à Bangkok est envoyée dégager la voie. Les combats tournent systématiquement à l’avantage des japonais mais le transfert du matériel et des ravitaillements vers Chiang Mai est retardé d’une semaine.

    Une véritable blitzkrieg qui mêle bombardiers, chars, parachutistes qui s’élance sur la Birmanie, à l’assaut des aérodromes, des gares de triage et des zones pétrolifères.

    Le 2 janvier, 30 zéros partent en maraude au-dessus de Rangoon et croisent chasseurs 16 H81, 1 demi-heure plus tard les 30 zéros repartent tous vers Bangkok après avoir abattus 6 chasseurs alliés !

    Le 4 janvier, le 14ème régiment de char soutenu par le 55ème régiment de cavalerie capture Pegu. Les anglais perdent 750 hommes et sont incapable ne serait-ce que d’endommager les blindés japonais.

    Le même jour, afin de couvrir le flanc gauche de l’offensive, et de protéger la future liaison navale entre Singapour et Rangoon, un raid aéroporté est lancé sur la base de Port Blair, dans l’archipel Andaman. Un raid de 60 avions transportant le premier régiment parachutiste est lancé sur Port Blair. Les japonais déplorent une vingtaine de blessés légers et capturent les 260 hommes de la garnison.

    Le lendemain 6 janvier, les mêmes avions de transports larguent les parachutistes du 3ème Yokosuka sur le nœud ferroviaire de Toungoo. Les troupes d’élite de la marine repoussent sans difficulté les unités de génie de l’AVG qui y étaient stationnées. Et immédiatement l’infanterie qui arrive au compte-goutte à Moulmein s’entasse dans des trains et se déploie vers le nord du pays.

    Le 8, les avions de transports larguent les parachutistes du 1er Yokosuka sur les raffineries de Magwe, là encore la surprise est totale et la victoire facile.

    Le 11 janvier, c’est les parachutistes du 3èmes SNLF Yokosuka qui sont largués sur Mandalay, un assaut violent soutenu par 15 Ki21 Sally fait peu de pertes chez les japonais tandis que les fusiliers Birman laissent 500 hommes sur le terrain, le soir venu, l’aérodrome est à nous.

    Un Ki-57 Topsy.

    Les avions de transport ont été le cheval de bataille de l’armée japonaise en Birmanie. Malgré la perte en moyenne d’un avion tous les deux jours, ils ont en un mois opérés 12 assauts aéroportés, transportés plusieurs centaines d’ingénieurs et de troupes de génie pour rendre opérant l’aérodrome de Magwe, et ravitaillé les éléments de tête de la 15ème armée, notamment le 14ème régiment de char.

    Le même jour deux unités thaïlandaises dirigées par la 15ème armée déclenchent un barrage d’artillerie sur Rangoon. Un premier assaut lancé le lendemain n’aboutit hélas pas.

    Bataille de Port Blair,

    Hélas, notre flanc gauche est menacé. Le 7 janvier, 3 croiseurs légers anglais bombardent Port Blair.
    Le lendemain 8 janvier, c’est toute une armada qui est en rade devant la baie au lever du soleil. Les paras abandonnés sur place alertent par radio l’état-major de la 11ème flotte. 29 G3M2 Nell arrivent sur zone peu après et découvrent le croiseur lourd Exeter, le croiseur léger Dauntless et 2 destroyers. Ils sont au bout de leur rayon d’actions et n’emportent que des bombes, leur attaque perturbée par la puissante DCA est inefficace. Mais surgissent alors 24 G4M1 Betty escortés par les Ki43 qui partent de Kota Barhu. Approchant au raz des flots, ils surprennent la flotte anglaise et découvrent également sur site le croiseurs lourd Cornwall et les croiseurs légers Ceres et Enterprise. Malgré la DCA qui abat un bombardier et en endommage 9 autres, les avions japonais collent une torpille dans le flanc de l’Exeter et une autre dans le Cornwall qui est lourdement endommagé.

    Hélas, les navires de transports sont épargnés, ce qui est une erreur, les croiseurs sont des cibles prestigieuses, mais tant qu’ils n’auront pas de roulettes sous la quille, ils ne pourront pas reprendre Port Blair. Les paras japonais abrités dans la mangrove observent de loin une brigade indienne débarquer pesamment des transports de troupes.

    A Saigon, on s’interroge. Il y a deux options, mettre en place un pont aérien pour acheminer des renforts, ou utiliser ce même pont aérien pour évacuer… C’est la deuxième option qui est choisie.

    Heureusement les britanniques nous font la démonstration de leur pondération naturelle, (les américains en Normandie de parleront de couardise). Alors qu’ils n’ont en face d’eux qu’une centaine d’hommes, ils consacrent la journée du 9 janvier à poursuivre leur débarquement sous un ciel dominé par les chasseurs japonais tandis que le balai de 70 avions de transports strie le ciel. Malheureusement, c’est la rage au cœur que les bombardiers restent au sol, la météo ne permettant pas d’attaque.

    A l’aube du 10 janvier, un avion de reconnaissance signale à Port Blair la présence de la flotte anglaise et surtout une météo clémente. 118 bombardier et 20 chasseurs décollent de Saigon, Bangkok, Kota Barhu et se dirigent vers Port Blair ! 19 Betty arrivent sur site et attaquent le transport de troupe Dilwara de 8000 tonnes qui encaisse une torpille. Puis 25 Betty arrivent peu après et collent 2 torpilles dans le transport de troupe Khandalla de 5000 tonnes qui coule entrainant avec lui près de 400 soldats. Viennent ensuite 25 Nell et 13 Betty qui arrivent à torpiller le transport Rajula qui est incendié et lourdement endommagé, mais le puissant navire de 9000 tonnes ne coule pas. Viennent ensuite 10 G4M qui arrivent à placer 1 torpille sur le transport Dunera de 8000 tonnes, alors que l’équipage s’efforce de maitriser les avaries, 13 autres G4M piquent sur le navire qui encaisse 2 torpilles et coule en moins d’une minute avec tout son équipage. Alors que le soir tombe, 13 G4M tentent leur approche sur la flotte anglaise mais ils lancent sans succès leurs torpilles sur les destroyers de protection. Le coup de grâce est apporté par les hydravions H6K4 mavis qui repèrent les transports Dilwara (8000 tonnes) et Rohna (5000 tonnes). Chaque transport encaisse 2 torpilles et entraine dans sa tombe de corail 300 soldats de sa majesté…

    Lorsque le soleil se couche, les mats de 4 navires brisés affleurent tandis que les cadavres de 800 soldats mêlés au mazout qui s’échappe des cuves éventrées s’échouent sur la magnifique plage de Port Blair… Ivres de colère, les soldats indiens lancent leur assaut sur l’aéroport découvrant sur place des hangars vides protégés par par des épouvantails affublés d’uniformes japonais.

    Une semaine plus tard, le 19, un petit convoi tente manifestement de ravitailler la garnison de Port Blair, bilan 1 cargo coulé par 2 torpilles lancés par les G4M1. 3 jours plus tard, Le 1-156 envoyé miner Port Blair repère le cargo Nirvana (5400t) et le coule de 2 torpilles.

    Victoire tactique manifeste, 4 gros transports de troupes, et peut être le magnifique Rajula coulés, le croiseur Exeter sans doute renvoyé pour un moment dans un chantier naval, et il serait étonnant que le Cornwall atteigne Ceylan sans couler, car ses dommages paraissent importants. Défaite stratégique car la perte des îles Adaman compromet le futur trafic maritime entre Singapour et Rangoon et protège le trafic maritime en direction du front anglais. Maintenant que Port Blair est lourdement défendu, il est inenvisageable de s’emparer par les airs, et donc il faudra attendre la chute de Singapour…

    Pendant ce temps, en Birmanie

    Malgré tout, la blitzkrieg se poursuit en Birmanie, les duels aériens ont maintenant lieu au-dessus de Shwebo, principal pont sur l’Iradawi qui permet d’accéder au nord de la Birmanie, les H81 de l’AVG sont en première ligne et se font massacrer par les zéros (11 pertes pour 1 zéros). Le 21 janvier les zéros affrontent pour la première fois un Huricane, et l’abattent.
    Le 15 janvier Un raid aéroporté permet la prise de Prone, couvrant le flanc gauche de la ligne de chemin de fer, un second assaut lancé sur Rangoon ne permet pas d’emporter la ville mais les pertes sont légères.
    Le 18 janvier, une série de raids aéroportés sont lancés :
    1. Retarder l’arrivée des renforts en provenance d’inde par la capture de l’avant-poste de Kalemyo
    2. Empêcher la retraite vers Mytkyina des troupes de Shwebo en s’emparrant de la gare de Katha
    3. Isoler Lashio par la prise de Bhamo, sur la piste Lashio-Mytkyina.

    Une compagnie du 1er régiment de parachutistes capture Kalemyo qui n’est pas défendu, une autre compagnie du même régiment s’empare de Bhamo. La 3ème compagnie du 1er régiment saute elle sur Khata et tombe sur 3000 hommes manifestement en transit. Les assaillants se font sérieusement étrillés et les rares survivants sont capturés peu après par les patrouilles ennemies.

    Le même jour, l’assaut est lancé sur Rangoon, le soutien apporté par 80 bombardiers est décisif, la ville est capturée et les anglais se replient vers Prone. 5 jours plus tard, ils sont repoussés dans les marais du delta de l’Iradawi ou ils disparaitront de faim, de maladie ou capturés par les patrouilles japonaises.

    Plus au nord la réaction anglaise ne se fait pas attendre, dès le 19 janvier, 28 bombardiers Blenhiem larguent leurs bombes sur Kalemyo. Le 23 janvier, la 54ème brigade britannique attaque la centaine de japonais. Les japonais se replient en bon ordre vers Shwebo. Le 24 janvier, 26 Blenheim attaquent Magwe et détruisent 3 zéros au sol.

    Le même jour le 14ème régiment de char atteint enfin Lashio ou un millier d’anglais sont en garnison. Le régiment lance de nombreux assauts mais les chars ne sont manifestement pas adaptés à ce combat dans des montagnes escarpées et couvertes de jungle. Les pertes japonaises sont quasi inexistantes mais il faut attendre le 28 janvier pour que la base finisse par tomber.

    Fin janvier, la situation est assez tendue sur le front birman.

    Compte rendu d’opération :


    Les succès de cette campagne sont :
    • La capture extrêmement rapide et sans dommage de toute la rive Est de l’Iradawy, et ceci dès le 11 janvier, et avec uniquement deux petites unités mécanisées et des régiments de parachutistes.
    • La supériorité aérienne quasi-totale. Le rapport de pertes au-dessus de la birmanie est de l’ordre de 7 :1 lors des duels de chasseurs, les avions de transport ont réussi à déployer à Mandalay et Magwe de nombreuses unités de support aérien ce qui fait qu’avant même la prise de Rangoon nous pouvions mettre en œuvre pas moins de 80 chasseurs à partir des bases birmanes.
    • Lashio a été capturé, de même que Bhamo, donc normalement le ravitaillement de la Chine est interrompu
    • La reconnaissance toute particulière de l’état-major va vers les pilotes d’avions de transports qui ont été en vols chaque jour, que ce soit pour larguer des parachutistes, venir les récupérer, déployer des unités de soutiens, ravitailler le 14ème régiment de char etc… 16 avions ont été perdus au-dessus de la jungle en 1 mois, pour les pilotes l’enfer vert est sans issue…

    Dans la colonne des déceptions vient bien sur la perte de Port Blair, avec ce que cela veut dire pour le support futur des opérations. De plus nos reconnaissances signalent plusieurs dizaines de milliers d’hommes en marche depuis Imphal et notre opération de retardement à Kalemyo a été totalement inutile au regard de la disproportion des effectifs.

    Les objectifs pour février sont la capture rapide de Shwebo, Katha et Myitkyina. Puis de mettre en place une ligne de défense solide avant la mousson.

    Situation au 31 janvier 1942 :


  9. #119
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    Janvier 1942 - Guerre sous-marine


    Le 1er janvier, l’I-8 qui patrouille entre les Fidji et la Nouvelle Calédonie envoie par le fond le cargo Corinda (4200 t). Le lendemain c’est le transport de troupe Barnett de 6300 tonnes manifestement chargé de soldats en route vers Nouméa ou Sidney qui croise sa route et est coulé de 2 torpilles bien placées.

    Le 3 janvier, l’I-160 rencontre le groupe de chasse américain qui avait coulé le I-159, il s’éclipse discrètement non sans avoir lancé 6 torpilles sur le croiseur lourd Louisville, sans succès hélas.

    Le 5 janvier, l’I-17 qui patrouille en mer de corail coule le pétrolier British Motorist (7000t). De l’autre côté du Pacifique, au large de Saigon, c’est le sous-marin hollandais qui coule le cargo Yamagiku de 5000t. Mais coincé en eaux peu profondes, il est sérieusement amoché par les grenades des escorteurs.

    Le 6 janvier, l’I-22 qui patrouille dans les Samoa envoie par le fond le destroyer Kennison.
    Le 8 janvier, c’est le pétrolier Alfred Clegg de 7000 t qui est coulé par le I-8 alors qu’il approche de Noumea.

    Puis plus rien… il faut attendre le 24 janvier et le gros cargo Bengalen (6000) qui est coulé de 3 torpilles par l’I-164 alors qu’il quitait le port de Soerabaja.

    Janvier 1942 - Borneo

    Avec le soutien des bombardiers G4M1 Betty de Saigon, les troupes du 124ème régiment d’infanterie finissent par s’emparer de Kuching le 2 janvier 1942.

    Le 12 janvier, le Nagato, le Fuso, le Ise et le Hyuga acompagnés de 7 destroyers et 3 drageurs de mines entrent en baie de Balikpapan et coulent la dizaine de vedettes lance-torpilles qui protègent le port. Un terrible bombardement détruit totalement la piste, au tiers le port et incendie les gigantesques dépôts du port pétrolier. De nombreux champs de mines sont neutralisés par les dragueurs qui sont néanmoins coulés par l’artillerie côtière. La flotte de débarquement dépose sans difficultés 4 bataillons de troupes de marines qui s’emparent de Balikpapan le 13 janvier et de Samarinda le 19 janvier.


    Janvier 1942 - Malaisie

    Les raids de chasseurs en provenance de Singkawang ont vidé le ciel de Singapour de tous les chasseurs britanniques, dès lors, les bombardiers de l’IJA commencent leurs raids sur les aérodromes et le port de Singapour. Néanmoins la DCA abat entre 1 et 2 bombardiers par jour. Malgré ces pertes lourdes, l’état-major décide de maintenir la pression. Afin de maintenir le moral des pilotes, les escadrilles alternent entre des raids sur les troupes indiennes et des raids vers Singapour.

    Malheureusement, les troupes impériales subissent de sérieux revers sur le plan logistique et cartographique, pendant près d’un mois les troupes nombreuses qui s’entassent entre Singora et Alor Star accumulent marches et contre-marches dans le plus complet désordre. Il faut attendre le 25 janvier pourqu’enfin les troupes reprennent leur marche vers Singapour avec la capture de Georgetown suivie le 29 janvier par la capture de Taiping.

    Façon de dire que j’ai fait une grave erreur dans les ordres données à mes troupes. Je leur ai demander de marcher sur Taiping qui est à plusieurs hex de distance, et comme une pauvre unité indienne était sur le trajet les troupes ont décidé alors de contourner en traversant en pleine jungle vers KotaBharu. Comme dans l’interface je ne voyait pas ce qui se passait j’ai perdu 3 semaines…. On ne m’y prendra plus.


    Janvier 1942 - Sumatra-Java

    Les troupes débarquées à Sumatra s’efforcent d’élargir la tête de pont. Batian, est capturé le 1er janvier, Lahat le 5, et surtout les champs pétrolifères de Djambi sont capturés le 6 janvier.

    Bataille de Batavia,

    Mais c’est surtout dans les airs que la bataille se joue. Une escadrille de zéros est déployée à Palembang est lance chaque jour des raids sur Batavia. Le 5 janvier, 6 Buffalos sont abattus au prix de 1 zéro. Le 7 janvier, 19 zéros décollent vers Batavia, rencontrent 40 chasseurs ennemis, en abattent 7 et rentrent tous vers la base. Ils sont suivis de 9 bombardiers Ki21 Sally qui piquent sur le port et endommagent ou coulent une dizaine de patrouilleurs, dragueurs et chalutiers armés. Ils sont hélas interceptés par la chasse ennemie qui abat 5 bombardiers.
    Mais lendemain, c’est au prix de 5 zéros que 8 chasseurs ennemis sont abattus affrontés il est vrai à 1 contre 3. Viennent ensuite les bombardiers de l’IJA, 8 sont abattus par la chasse et la DCA mais le port est endommagé et encombré de 8 cargos en feu ou coulés et d’une douzaine de petits navires de patrouille. Si je lance ainsi mes chasseurs et mes bombardiers, c’est que deux cibles juteuses ont été repérées en rade de Batavia, le Prince of Wales et le Repulse ! A la merci des bombardiers Sally et Betty basés à Palembang ! Pour l’instant ils sont sous un parapluie d’une centaine de chasseurs, que le parapluie se déchire (c’est en chemin) ou qu’ils tentent de fuir, et alors…
    Le 12 janvier, 4 zéros sont échangés contre 9 chasseurs anglo-hollandais. Des P40 américains viennent même prêter main forte aux hollandais. Une rotation des pilotes japonais est organisée afin de maintenir un niveau de fatigue soutenable et surtout de profiter de cette guerre d’usure aérienne pour aguerrir les bleus. Le 13 janvier, les zéros abattent sans aucune perte 7 chasseurs ennemis, l’après-midi, le ciel est vide, et les grosses coques anglaises toujours visible.

    Au matin du 14 janvier, les zéros découvrent enfin un ciel vide au-dessus de Batavia.
    9 Betty décollent alors de Palembang et découvrent le Repulse, le Price of Wales et le croiseur léger Mauritius en train de fuir plein sud à toute vapeur. 5 bombardiers sont endommagés par la DCA et un autre explose sous les coups des 40mm qui crachent leur acier sur les japonais. Un rescapé réussit son approche sur le Repulse et lui colle une torpille qui fait tomber sa vitesse à 20 nœuds. 9 autres Betty suivent peu après et malgré la DCA, le Repulse encaisse 6 torpilles, chavire et coule avec tout son équipage tandis que le Prince of Wales disparait dans la pénombre du soir.



    Feu le Repulse, a qui la météo du 7 décembre aura offert un gros mois de répis


    Le 15 janvier, 9 Nells de l’IJN armés de torpilles escortés par 36 zéros s’élancent vers Batavia et coulent un petit patrouilleur de 400 tonnes. Plus haut dans le ciel, 21 Oscars affrontent 29 chasseurs ennemis, 2-1 pour l’ennemi.

    Le 16 janvier, 33 zéros abattent 6 chasseurs ennemis sans aucune perte. Puis le 18 les bombardiers Nell coulent 2 patrouilleurs à Batavia et un pétrolier qui tente de fuir Djakarta. Le 18, c’est 7 chasseurs qui sont abattus au prix de 1 oscar.

    Puis, jusqu’à fin janvier, c’est le calme plat sur la zone. Au total, près de 20 bateaux ont été coulés pour 15 000 tonnes environ, auxquelles s’ajoutent les 35 000 tonnes du Repulse.
    Entre le 7 décembre et le 31 janvier, près de 120 Buffalos anglais ont été abattus au-dessus de Singapour et de Batavia. A part en Birmanie, la RAF a cessé d’exister, ne subsistent en Malaisie, aux Célèbes et à Java que quelques bombardiers qui tentent de temps à autre des attaques inefficaces sur nos flottes et nos troupes.




    situation au 31 janvier 1942

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