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Vous avez dit "Pacific" ?? Aar witpae - interdit à Gilles65
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  1. #21
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    Merci Kieffer!
    Les SS US ont donc eu de la chance (et vous allez voir c'est pas fini )

  2. #22
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    13 - 14 décembre 1941,

    Guerre sous-marine :

    Les destroyers en maraude entre Formose et le Philippines repoussent successivement le SS Skipjack, le SS Seal et le SS Porpoise. Pendant que les américains se dévouent à ramasser les grenades, les hollandais en profitent et le CL Kinu échappe de peu à une gerbe de 4 torpilles heureusement repérée à temps par une vigie qui n’a pas perdu sa journée ! De même le S-39 échoue à approcher des cargos en baie de Calayan et tente de se venger sur un destroyer qui garde la baie mais le manque. Plus au sud, le SS Perch repère le cargo Kyokko Maru et l’envoie par le fond par 2 torpilles bien placées. Sans doute le reste d’un stock de torpilles performantes…

    Au nord des Philippines, le commandant du SS Sculpin ne croit pas sa chance. Dans son périscope défile lentement le porte-avion Ryujo et ses destroyers qui ne semblent pas le remarquer. Une solution de tir est rapidement calculée mais par chance le porte-avion offre son flanc au sous-marin par moins de 4000 mètre. 4 torpilles sont rapidement lancées et malgré les règles de prudence les plus élémentaires, le commandant ne résiste pas à la tentation de suivre l’évolution de sa cible pendant les deux longues minutes qui suivent. Tout à coup une immense colonne d’eau s’élève sur le flanc du porte-avion qui se met à cracher une fumée grasse de son pont d’envol. Les vivats retentissent dans le sous-marin qui s’enfonce dans les profondeurs tandis que les destroyers japonais cherchent en vain le coupable…



    CVL Ryujo

    Borneo

    A l’aube, 11 Catalinas bombardent la flotte d’invasion de Kuching et détruise un petit cargo. Cela n’empêche pas, les troupes de marines de repousser au prix de 300 disparus les Britanniques de Kuching qui laissent 580 des leurs sur le terrain. A l’est de l’ile, l’histoire est différente, les japonais piétinent devant Tarakan et les batteries côtières s’adjugent un nouveau cargo à leur palmarès déjà honorable.
    A l’aube du 14 décembre, Tanaka et ses croiseurs de bataille entre dans la baie de Tarakan et ravage la piste, le port et les dépôts de munitions hollandais. Il semblerait que les retranchements hollandais aient malheureusement limités les pertes dans les rangs des défenseurs. De même, le bombardement de 33 Betty en provenance d’Indochine n’est pas plus efficace.



    Dans la nuit du 13 au 14 décembre, au large de Manado, une flotte Hollandaise de 3 croiseurs légers et 11 destroyers croise le destroyer Shiokaze et le pétrolier ravitailleur Iro qui étaient partis de Truck pour ravitailler la flotte de Tanaka. La nouvelle lune et le temps exécrable fait que les flottes naviguent sans aucune visibilité. Hélas une vigie du croiseur De Ruyter assez courageuse pour garder le nez dehors repère la moustache d’étrave du Shiokaze et donne l’alertre. Dans une confusion totale le croiseur tire une salve à bout portant (1000 yards) sur le Shiokaze et un incendie ravage rapidement ses superstructures. La lueur de l’incendie révèle le lourd pétrolier qui le suit, le croiseur Tromp lui met plusieurs coups aux buts et le pétrolier immobilisé s’enflamme. Une nappe de mazout s’étend rapidement et la lueur de l’incendie révèle un paysage d’apocalypse tandis que les destroyers alliés s’écartent précipitamment de la nappe de mazout. Le Destroyer Van Ghent a la présence d’esprit de lancer une torpille quasiment à bout portant qui achève le pétrolier. Moins de 4mn après le début de l’engagement la flotte hollandaise reperd le contact avec le Shiokaze désemparé qui repart vers Babeldoab à 12 nœuds.
    Le visage fouetté par la pluie battante, les officiers hollandais éblouis par l’incendie de l’Iro rassemblent leurs esprits. Tout à coup l’horizon s’illumine et le sifflement des obus de 406 mm sème l’épouvante dans les rangs hollandais. Illuminés par la nappe de mazout qui continue de se consumer, ils sont une proie facile pour les Japonais. L’instant d’après, c’est les salves ininterrompues de l’artillerie secondaire qui encadre les navires de gerbes de plus en plus proches. Le commandant du De Ruyter remonte en urgence à la passerelle. Les vigies encore aveuglées par l’incendie du pétrolier essaient en vain de repérer leurs tortionnaires. Le Destroyer Banckert encaisse plusieurs obus et brule de la proue à la poupe. Peu après le destroyer Parrott est coupé en deux par un obus de 406, au même moment c’est le Destroyer Edsall qui s’enflamme. Son courageux commandant vire sec afin de se rapprocher de la flotte japonaise et braque ses projecteurs vers les navires ennemis. Le commandant du De Ruyter constate paniqué que son escorte éclaire un premier cuirassé de classe Nagato reconnaissable par la pagode qui surmonte le navire. Mais il semble qu’il n’y ait non pas 1 mais 4 navires de ligne, c’est la division Nagato au complet, que tout le monde croyait en baie d’Hiroshima, qui matraque la flotte hollandaise. Sur tous les navires hollandais, les officiers font la même constatation et virent rapidement de bord afin de s’éloigner autant que possible de ces monstres des mers. Seul le De Ruyter reste sur la même route : sur la passerelle les officiers et timoniers regardent inquiet leur commandant immobile et muet. Celui-ci serre tétanisé ses jumelles à s’en blanchir les phalanges. A bord c’est l’enfer, déjà touché à 12 reprises le navire commence à ralentir tandis qu’il prend de la bande sous l’effet des tonnes d’eau qui s’engouffrent par les multiples brèches. Enfin un obus de 406 explose au milieu des superstructures et des explosions en chaîne achèvent le fier navire qui coule 6 mn après le début de l’engagement. Le contact est heureusement définitivement perdu entre les japonais et les hollandais.
    Le De Ruyter va être vengé, une deuxième flottille alliée a profité des tirs des japonais pour s’approcher subrepticement du Nagato. Dans un ensemble magnifique le croiseur léger Java et ses 5 destroyers virent le long de la ligne japonaise en lâchant leurs torpilles. Après une attente intense une explosion sourde fait vibrer le Nagato tandis qu’une colonne d’eau s’élève sur le flanc du navire amiral. Hélas pour les Hollandais, les marins japonais sont prompts à repérer la nouvelle flottille et braquent vers eux leur artillerie. Mais la faible visibilité permet aux souris d’échapper aux chats, non sans avoir encaissé quelques obus.
    La division Nagato arrive enfin au large de Manado et braque ses canons sur la base navale. Elle y repère le croiseur léger Tromp qui s’y était réfugié et l’achève de deux coups au but, de même que le Destroyer Banckert. Enfin les troupes Hollandaises réfugiées dans Manado sont soumises à rude épreuve par le bombardement des 4 cuirassés (Nagato, Fuso, Ise, Huyga) et du croiseur Haguro.


    Le Fuso et le Huyga entrent en baie de Manado.

    Malheureusement, le commandant du Nagato signale que la torpille a provoqué bien plus de dégâts qu’anticipé. La gite est déjà importante et le lourd cuirassé se retire vers Babeldaob à petite vitesse acompagné de 4 destroyers.

    Dès l’aube les troupes du 2nd SNLF ‘Sasebo’ lancent leur attaque sur Manado et font fuir les 1600 défenseurs hollandais qui laissent la moitié des leurs sur le terrain et entament une longue et difficile retraite au travers de la jungle.

    L’engagement de la nuit du 14 décembre me coute un pétolier (et ca c’est très pénible) et un gros trou dans le flanc du Nagato.
    Côté Allié les pertes s’élèvent à 2 croiseurs légers, 3 Destroyers, et probablement 2 ou 3 autres Destroyers qui auront du mal à rejoindre leur port d’attache. De même le croiseur Houston qui avait été désemparé (Heavy fire + heavy damage) par le Hagura n’apparait toujours pas dans la liste des « sunk ships ». Je pense donc qu’il s’en est sorti (dommage)



    Philippines

    Le 16eme régiment de chars légers lance une reconnaissance en force vers Tuguegarao, repousse violemment un bataillon philippin qui s’y trouve et s’empare de la base, 300 philippins sont mis hors de combat. A nouveau, une centaine de bombardiers tentent de ramollir les défenses de Lingayen mais le temps est exécrable et les résultats médiocres.

    Chine

    Après les nombreux bombardements d’artillerie et aériens menés dans les jours passés, les troupes de la 38ème division commencent à envahir la ville mais doivent cesser d’avancer après avoir vus 1000 combattants mis hors de combat. Le combat sera long et dur.
    Afin de soutenir l’offensive de la 11ème brigade à Nanchang, un raid de 30 bombardiers tente de perturber les défenses chinoises mais le raid est intercepté par les chasseurs de l’AVG et 9 H81-A3 abattent rapidement 3 Lily et 2 Sally.

    Pacific Centre

    La 66ème unité de gardes navales tente de s’emparer de Guam mais ne parvient qu’à nettoyer la première ligne de défense. Le lendemain (14.12) au matin les américains se rendent après un court et violent assaut.
    Une fois encore le Kito Butai offre aux défenseurs de Wake un défilé aérien mortel qui on le suppose finit de mettre à mal les défenseurs de l’USMC. Mais les troupes japonaises décident de consolider leurs positions en vue d’une attaque définitive le lendemain. En effet, dès l’aube les troupes de marine soutenues par les bombardiers en piqué du KB enlèvent l’une après l’autre les positions fortifiées américaines et finissent de nettoyer l’île. Le KB repart immédiatement vers son port d’attache afin de refaire le plein de munitions.

    Pacific Sud

    Soutenus par les Betty de Truk, la troupe d’assaut Maizuru tente au bluf de s’emparer de Rabaul mais se fait sèchement refouler en perdant 500 hommes. Pendant ce temps les batteries côtières et les Catalinas (sans doute en provenance de Port Moresby) continuent de bombarder la flotte japonaise et 3 cargos supplémentaires s’enflamment rapidement. Un peu plus au nord, le cargo Kotobuki Maru est repéré par 4 Catalinas qui lui collent pas moins de 5 bombes de 500 livres et l’envoient par le fond. Voilà des pilotes qui méritent le titre de sniper des mers !!!

    Morning Air attack on TF, near Mussau Island at 105,120
    Weather in hex: Clear sky
    Raid spotted at 43 NM, estimated altitude 6,000 feet.
    Estimated time to target is 25 minutes
    Allied aircraft
    Catalina I x 3
    Allied aircraft losses
    Catalina I: 1 damaged
    Japanese Ships
    xAK Kotobuki Maru #5, Bomb hits 5, and is sunk
    Aircraft Attacking:
    3 x Catalina I bombing from 1000 feet
    Naval Attack: 4 x 500 lb SAP Bomb



    Et voilà encore quelques journées bien stressantes. J’ai 2 navires importants en vrac qui tentent de rentrer à bon port en serrant les fesses… C’est surtout le Ryujo qui me fait peur, le Nagato devrait pouvoir rejoindre Babeldoab afin de pomper l’eau de ses fonds avant de rejoindre un port digne de ce nom pour réparation, mais il est out pour un moment.
    Une fois encore, vos commentaires et conseils sont bienvenus!
    Dernière modification par kretschmer ; 16/03/2016 à 08h59.

  3. #23
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    15-19 décembre 1941,

    Guerre sous-marine :

    Au sud de Java, le sous-marin I-122 repère le cargo Shinai non escorté. Il prend le risque de faire surface et le canonne pendant une petite demi-heure jusqu’à tomber à court de munition, laissant derrière lui un brasier flottant, ou presque flottant.

    Plus au nord, dans le détroit entre Formose et Luzon, les sous-marins alliés continuent de harceler les convois japonais mais les Task Forces ASW veillent et repoussent le Stingray, le Seal, le Skipjack, le S-39 le Snapper, le S-40 le S-37 et le Tarpon. Je pense qu’il y a tellement de sous-marin dans le coin qu’on pourrait presque lâcher des grenades « au pif » par avion !! Cette débauche de moyen de part et d’autre (sous-marins comme patrouilleurs) n’aboutit qu’à un énorme gâchis de munition, sans coup au but de part et d’autre.
    Néanmoins une escadrille de Catalina arrive à coller une bombe sur un des cargos faisant la navette entre Formose et Luzon.

    Les sous-marins japonais ne sont pas en reste. Au nord de Hawai, le SS I-15 torpille le patrouilleur Grebe qui était à sa recherche. Au sud de Java, le I-124 qui s’est déjà offert un pétrolier il y a quelques jours repère le navire atelier Canopus et le canonne, quand il doit rompre le contact, le navire brule de la proue à la poupe, pourtant impossible de dire s’il va effectivement couler. Dans la nuit du 18 au 19 décembre, le commandant du I-124 est réveillé par son chef de quart, en effet l’équipe de veille a repéré la moustache d’écume d’un navire rapide. Bien que plus rapide que le sous-marin, sa route le mène droit sur lui. Après une rapide plongée périscopique le sous-marin se place en position et lance une gerbe de 4 torpilles sur le croiseur anglais Glasgow. Une seule torpille touche la cible rapide mais les dégâts causés par la longue lance paraissent important. En effet le lendemain, nos services de renseignement considèrent que ce navire moderne et puissant a effectivement été coulé !


    Lancé en 1937, le croiseur britannique aura eu une vie opérationnelle courte !

    Borneo

    Le 15 décembre, la flotte de Tanaka (Croiseurs de bataille Kongo et Haruna) tente de repérer les survivants de la bataille navale de Mindanao et pique plein sud vers Java. Elle croise de nuit le croiseur léger Marblehead et 6 destroyers, mais les conditions de visibilité sont telles (pluie et nouvelle lune) que le contact est vite perdu, seuls 3 destroyers ont encaissés chacun un obus…


    Le croiseur Marblehead qui a croisé la mort de près…

    Le 14 décembre, sur la base aérienne de Singkawang, la chasse se prépare avec enthousiasme, 26 zeros et 30 oscars se préparent à faire un vol de supériorité aérienne à Singapour afin de préparer la voie aux bombardiers en provenance d’Indochine. Hélas la grande distance qui sépare Singkawang de Singapour fait que les Japonais arrivent en ordre dispersés. Un premier groupe de 16 zéros arrive à 30 000 pieds et l’alerte sonne à Singapour. Les Buffalos déjà en l’air sont rejoints par une nuée d’autres chasseurs et ce n’est pas moins de 62 Buffalo qui tentent d’engager les habiles zéros. Mais même à 4 contre 1 le combat est inégal, plus d’opposition veux simplement dire plus de cibles et les zéros se retirent une fois leurs munitions épuisées après avoir abattus 7 chasseurs anglais. 10 autres zéros plongent ensuite dans la mêlée et s’adjugent 3 victoires supplémentaires. Ils sont suivis de 30 Oscars qui sont mal coordonnés et les pilotes de l’IJA qui viennent d’abandonner leurs Nates n’ont pas l’habitude des longs vols d’approche et arrivent fatigués au-dessus de Singapour. Ils se retirent après un piteux match nul 1 partout.
    Peu après 33 Bettys en approchent de Singapour arrivent à 3000ft (erreur fatale) La DCA locale se régale sur ces cibles lentes et inflammables. 10 bombardiers sont abattus et 8 sont tellement endommagés qu’ils s’écraseront en mer sur le chemin du retour.

    Oui, je suis bien un boulet. Je les ai envoyé bombarder Singapour avec la même altitude que celle des patrouilles ASW…

    Par la suite, la bataille aérienne de Singapour est laissée à la seule charge des Oscars de l’IJA basés en Malaisie. Ceux-ci poursuivent l’attaque jusqu’au 19 décembre et au prise d’un appareil détruisent 6 Buffalos en combat aérien.

    Le lendemain les chasseurs restent au repos, sauf les Oscars qui désormais patrouillent au-dessus de la base et interceptent ainsi 12 Catalinas et 3 Do-24K qui tentent à nouveau de bombarder les navires qui déchargent troupes et ravitaillement, tous les avions alliés repartent intacts mais sans avoir pu s’approcher des navires.
    Cela ne les empêche pas de tenter à nouveaux pendant trois jours d’empêcher l’arrivée de renforts à Singkawang. Les zeros qui ont abandonné pour un temps leurs patrouilles au-dessus de Singapour défendent leur base et repoussent vagues après vagues les alliés qui perdent 11 bombardiers dont 1 Catalina et 3 Swordfish. 13 autres sont endommagés dont 3 Catalinas. Le 19 il semblerait que les anglo-hollandais aient lâché l’affaire…
    La question est, les Swordfish ont-ils décollé d’une base terrestre ou d’un porte-avion anglais qui roderait dans les parages…

    A Tarakan les Hollandais bombardent les japonais qui établissent une tête de pont de plus en plus solide. Une première attaque le 18 décembre permet de réduire les principales défenses de la base. Le lendemain, 33 Betys approchent à 3000 ft et larguent leurs bombes sur les lignes hollandaises. Malheureusement la DCA est dense et le long trajet qui les ramène vers l’indochine nous coûte trois bombardiers. Néanmoins l’objectif est atteint, les hollandais totalement désorganisés ne résistent pas à l’assaut du lendemain et la ville est intégralement capturée le 19 y compris le champ de pétrole et la raffinerie pris presque intacts. Dès le lendemain, les patrouilles ASW du sud des Philippines sont déroutées vers Tarakan pour faire le plein.


    Philippines

    Nous continuons nos opérations aériennes afin de détruire définitivement toute capacité aérienne alliée. Les escadrilles de Zeros rôdent en permanence au-dessus de Manille et de Clark Field tandis que les Sonia, les Lily et les Sallys en provenance de San Fernando bombardent en permanence les pistes sans défenses et que les Bettys en provenance de Formose bombardent les troupes au sol.
    Pendant ce temps, les hommes de l’IJA prennent facilement Lingayen et se préparent à foncer sur Clark Field. Sur leur flanc nord, les chars du 16eme bataillon de reconnaissance bousculent les philippins et approchent de Manille.
    Nos reconnaissances aériennes semblent indiquer que les alliés se regroupent à Clark Field, ce qui pourrait expliquer notre approche jusque-là aisée.

    Malaisie

    Les Britanniques montrent une fois encore leur esprit d’initiative digne de cette nation qui a su conquérir le monde. L’obscur major en charge de la petite garnison de Victoria Point sait que tout le ravitaillement de Yamashita transite par une voie ferrée à moins de 30 km de sa base. Il a juste à traverser le détroit pour prendre la base de Chumphon et mettre un coup sérieux à l’offensive Japonaise.
    Mais les japonais ne sont pas des manches non plus et avaient anticipés le coup. Le 112eme régiment d’infanterie avait été laissé à Chumphon et ses éléments d’infanterie légère ont repéré l’approche des anglais. Une embuscade est rapidement organisée et à l’aube du 15 décembre, 60 Sallys en provenance de Thaïlande bombardent les troupes anglaises tandis que le 112eme régiment lance son assaut brutal qui se termine par la reddition sans condition de la colonne anglaise. Le 112eme régiment décide ensuite de marcher vers Victoria Point qui semble désormais vide.
    A Alor Star, les Sallys en provenance de Thaïlande et les Lilys de Singora lancent des raids de 120 appareils sans réelle opposition et pavent la voie pour l’armée de Yamashita. C’est sans surprise que celui-ci s’empare de la base anglaise avec facilité. Au prix de quelques blessés légers, les 11 000 hommes de l’IJA, appuyés d’une centaine de blindés légers, bouleversent les 5000 indiens laissés en défense qui perdent la moitié de leurs effectifs, tous leurs canons et leurs véhicules.

    Chine

    Le 16 décembre, un second assaut de Hong Kong se solde par un échec cuisant, et il est décidé de mettre les troupes au repos.
    L’attaque reprend le 18 avec un premier bombardement de 25 Lily et 35 Sonia. Après une journée de longs combats qui met hors de combat à nouveau un millier d’hommes, la 23eme armée entre dans la ville et commence un combat de rue sanglant. Lorsque la nuit tombe, tous les systèmes fortifiés ont été réduits et les Anglais sont désormais dispersés autour de l’aérodrome, du port, et du quartier de la concession.
    Le lendemain, alors que les japonais se réorganisent pour un assaut imminent, un nouveau raid de 23 Lily et 36 Sonia maintient les Anglais sous pression.

    Opérations en Chine Centre :



    Opérations en Chine Nord



    Pacific

    Alors que l’attaque aéronavale américaine de Tarawa est encore dans tous les esprits, les américains réussissent un nouveau coup d’éclat à Rabaul. Dans la nuit du 16 au 17 décembre, les croiseurs lourds Camberra et Louisville entrent dans la rade et bombardent les troupes débarquées. Heureusement, tous les transports avaient quitté les lieux vers Truck peu avant et les troupes au sol subissent peu de dégâts. Néanmoins l’impact psychologique est important. Le KB ne peut pas être partout, et là où il n’est pas, la mer est pleine de danger…

    Les pilotes de l’IJN basés à Truck rongent leur frein, à l’aube, les navires Alliés sont déjà hors de portée des Bettys. Ils se vengent en bombardant une fois de plus les défenseurs de Rabaul.


    Le croiseur Louisville qui mène l’attaque sur Rabaul.

    EDIT : petite correction de la carte Chine Nord
    Dernière modification par kretschmer ; 30/03/2016 à 08h56.

  4. #24
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    Un peu de géopolitique,

    nouvelle forme de narration, vos commentaires sont bienvenus!!






    Dernière modification par kretschmer ; 31/03/2016 à 16h46.

  5. #25
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    J'adore.
    Très réussi.
    Moins facile à lire, mais de temps en temps comme ici pour des CR de réunion, un journal de campagne ou un courrier, c'est très agréable.
    Quelle police as tu trouvée ?
    je ne sais même pas comment tu fais pour faire les soulignages, ajouter un trombone ou du scotch sur les photos. C'est ton métier ?
    La Tera me manque...

    - A mon avis, dans la guerre, il y a une chose attractive : c'est le défilé de la victoire. L'emmerdant, c'est tout ce qui se passe avant. Il faudrait toucher sa prime d'engagement et défiler tout de suite... avant que ça se gâte.
    Un taxi pour Tobrouk (1961) - M. Audiard

  6. #26
    Date d'inscription
    mai 2015
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    Citation Envoyé par Thesix Voir le message
    J'adore.
    Très réussi.
    Moins facile à lire, mais de temps en temps comme ici pour des CR de réunion, un journal de campagne ou un courrier, c'est très agréable.
    Quelle police as tu trouvée ?
    je ne sais même pas comment tu fais pour faire les soulignages, ajouter un trombone ou du scotch sur les photos. C'est ton métier ?
    Merci beaucoup! alors non c'est pas mon métier, quoique cela m'arrive de faire des comptes rendus de réunion de négos assez tendues et que cela m'a peut être inspiré

    En fait j'ai fait ca sur powerpoint, les soulignages et le trombone sont fait à la main avec le "petit crayon" et le scotch est un rectangle gris partiellement transparent

    (En effet, je constate que c'est moins agréable à lire sur le forum que dans le document original)
    Dernière modification par kretschmer ; 01/04/2016 à 08h10.

  7. #27
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    Compte rendu stratégique

    D'accord avec Thesix, c'est très réussi... si l'on oublie la grossière erreur historique qui consiste à donner des noms de code américains aux avions japonais quand ce sont des serviteurs de Sa Majesté Impériale qui s'expriment
    Encore bravo pour cet AAR !

  8. #28
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    Citation Envoyé par Kieffer51 Voir le message
    si l'on oublie la grossière erreur historique qui consiste à donner des noms de code américains aux avions japonais quand ce sont des serviteurs de Sa Majesté Impériale qui s'expriment
    Encore bravo pour cet AAR !
    Oui bonne remarque, j'avoue que j'ai longtemps hésité et finalement j'ai opté pour le caractère plus générique et intelligible des dénominations américaines, notamment pour les non joueurs. quoique même en jouant japonais je me dis "faut que je base mes jakes ici et mes Mavis là" plutôt que "mais ou sont donc passé mes Aichi E13A?"
    Dernière modification par kretschmer ; 01/04/2016 à 12h24.

  9. #29
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    Belle présentation !

    Oui très bonne technique et très bel exposé de ce début d'AAR !

    J'ai quelques questions...
    Combien ton "compte rendu" à de retard sur la partie actuelle avec Gilles65 ?
    Quelle cadence de tour faites vous environ ?
    Car un tel AAR te prend énormément de temps ?
    En tout cas bonne continuation kretschmer !

  10. #30
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    janvier 1970
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    Verdun
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    3 650
    Je plussoie sur la qualité de ton AAR qui doit prendre un bon moment.
    "Tu vois, le monde se divise en deux catégories.
    Ceux qui ont un pistolet chargé, et ceux qui creusent.
    Toi... tu creuses..." (Sergio Leone, 1969, Le Bon, La Brute et le Truand.)

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