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Vous avez dit "Pacific" ?? Aar witpae - interdit à Gilles65
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  1. #31
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    Citation Envoyé par cirrius Voir le message
    Oui très bonne technique et très bel exposé de ce début d'AAR !

    J'ai quelques questions...
    Combien ton "compte rendu" à de retard sur la partie actuelle avec Gilles65 ?
    Quelle cadence de tour faites vous environ ?
    Car un tel AAR te prend énormément de temps ?
    En tout cas bonne continuation kretschmer !
    Merci beaucoup!!

    Gilles s'est engagé à ne pas lire l'AAR donc il est en temps "quasi réel". C'est à dire que quand c'est à moi de jouer, ben je joue (super) et quand j'attends le tour de Gilles je rédige mon AAR.
    On fait un tour en moyenne tous les deux jours, on a commencé fin février, la partie en est au 24/12 (joyeux noel) et l'AAR au 20/12.
    Ensuite pour le temps de rédaction cela dépend. En fait maintenant c'est rodé :je fais des copier/coller des Combat report dans des fichiers séparés (sous-marins / Bornéo / Chine etc..) par paquet de 2/3 jours, et ensuite je rédige. Celui sur la réflexion stratégique, comme la rédaction était facile (c'est des choses mûries depuis longtemps), j'ai essayé de chiader plutôt la présentation.

    Mon regret, c'est de sacrifier la phase relecture, parce-qu'après coup, les fautes d'orthographes piquent un peu les yeux...

  2. #32
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    Quelque part entre Java et Bornéo…

    L’Amiral Tanaka fumait tranquillement une cigarette américaine de contrebande sur la passerelle du Kongo. Rare plaisir occidental qu’il s’autorisait.
    L’Amiral était de mauvaise humeur !
    Après une campagne victorieuse par défaut d’adversaire en Malaisie, il était désormais chargé de couvrir à distance la retraite ignominieuse de la flotte d’invasion de Palembang, l’état-major ayant finalement renoncé à cette invasion jugée trop audacieuse. Le voilà réduit à voir ses glorieux navires bruler du mazout à protéger de pesants cargos.
    Et en plus il pleut ! F*%t Ch^@r!!!

    « Amiral ? L’hydravion n°4 est en vue ! »
    « Qu’est-ce que vous voulez que cela me fiche, lieutenant Susho!! »
    « Sa radio était en panne, Amiral, s’il a vu l’ennemi il n’aurait pu encore nous le signaler ! »
    « Bien, transmettez-moi son rapport dès réception »

    Sont pénibles ces midships, ils ne peuvent pas me laisser mastiquer ma mauvaise humeur tranquille ?

    ***

    10 minutes plus tard, Tanaka voit arriver le jeune lieutenant Susho tout excité, et se prépare avec jubilation à décharger sa mauvaise humeur d’un coup par une bonne leçon sur le flegme que l’on attend d’un officier.
    « Amiral ! Amiral ! 3 porte-avions ennemis ont été repérés, à 80 nautiques à l’Est ! 1 porte-avion léger Anglais et 2 Américains»
    - Américains ? mais l’aéronavale US était à Tarawa il y a 10 jours ! Quelle heure est-il ?
    - 17h45 Amiral
    - Et le coucher du soleil ?
    - Dans 50 minutes.
    - Signalez à la flotte par projecteur : Route à l’Est, 30 nœud, silence radio à partir de maintenant. Faites sonner le branle-bas de combat.
    - Nous prévenons l’amirauté ?
    - J’ai dis à partir de maintenant il me semble !

    Dans un lent balai, les lourds cuirassés virent à bâbord et se précipitent vers la pénombre du couchant tandis que les destroyers abandonnent leurs zig-zag anti-sous-marin et enfournent brutalement dans la houle en tentant de suivre leurs maîtres.

    A bord, les hommes sont réveillés brutalement, les équipes enfilent leurs tenues de combat et arment qui les canons anti-aériens, qui les tubes lance-torpilles tandis que les équipes incendie se répartissent dans tous le navire. La fermeture des portes étanches alliée à la tension palpable de l’équipage fait monter la température et ajoute à la moiteur indonésienne un parfum de peur et d’excitation…

    ***

    Une petite heure plus tard, le soleil se couche dans le dos des navires de guerre, les équipes de vigie sont doublées, les hommes trépignent près des projecteurs et les destroyers élargissent le cercle en un large râteau couvrant le détroit qui sépare Bornéo de Java.
    L’Amiral a pris un grand risque, le sait-il lui-même ? Au lever du jour, il sera à portée des bombardiers alliés de Java, à moins qu’il ne poursuive sa course à pleine vitesse vers l’Est puis le Nord pour ravitailler à Tarakan ? A sa propre surprise, cet homme organisé cède à l’excitation, et, tel le plus frustre des matelots, se dit que demain sera un autre jour…

    Les minutes passent, très longues. Soudain par un quart tribord avant, un éclair illumine l’horizon, suivi par une rapide trépidation d’un canon de Destroyer. Un de ses chiens de garde a repéré un adversaire, un moderne destroyer anglais qui surpris dans le feu du projecteur ennemi tente d’éviter les tirs d’artillerie. Au bout de 3 minutes, il est totalement désemparé par les salves japonaises tirées à 3000 yards.
    L’amiral signale à ses navires de lancer une attaque généralisée. Abandonnant toute discrétion les destroyers japonais parcourent la mer de leurs projecteurs. Leur expérience, les longues nuits passées à s’entrainer, le fait qu’ils soient déjà aux postes de combat fait toute la différence. 2 autres Destroyers sont repérés et attaqués.

    Tout à coup un marin a la surprise de voir son projecteur illuminer non pas une silhouette lointaine mais une haute paroi d’acier gris. Le Destroyer est en train longer bord à bord un porte-avion ! Dans un bel ensemble tous les petits canons du destroyer se tournent vers le mastodonte et commencent à érafler sa peinture. Tout à coup, un sifflement strident fait littéralement gîter le navire, une salve de Kongo est passée juste au-dessus, arrachant un mat au passage et percute le porte avion qui se met à brûler de bout en bout.
    Une deuxième salve tombe si près que les gerbes d’eau viennent au secours des équipes incendie US. Un obus de la troisième salve arrive en tir direct, pénètre par la fine paroi bâbord des hangars traverse deux ponts et explose contre la ceinture tribord au milieu d’une soute de carburant d’avion. L’explosion coupe le fier navire en deux tandis que de ses coques éventrées s’écoule un mélange d’essence et de mazout qui s’enflamme et se répand sur la mer.

    L’incendie révèle son sister-ship qui tente de s’éloigner du carnage, une quinzaine de Longue-Lances sont tirées par les Destroyers qui virevoltent autour de lui. Un premier impact, puis un second stoppent le navire. Le Haruna est bord à bord avec lui par moins de 6000 yard et fait feu de toutes ses pièces. Après une longue agonie, il chavire puis coule lentement…


    ***


    La pluie battante a épaissi la nuit et il est vain de poursuivre la chasse. Espérant que les alliés le chercheront à l’Ouest il fait cap au Nord-Est à pleine vitesse afin de s’éloigner du nid de frelon de Palembang pour espérer ravitailler le lendemain à Tarakan.

    « Lieutenant Susho, voilà une croisière qui se termine mieux qu’elle n’a commencé ! C’est un grand jour pour l’Empire. A propos, Lieutenant, quel jour sommes-nous ?
    - Le premier avril Amiral ! »


  3. #33
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    Ah punaise !
    Deux fois que je me fais avoir en deux jours.
    La Tera me manque...

    - A mon avis, dans la guerre, il y a une chose attractive : c'est le défilé de la victoire. L'emmerdant, c'est tout ce qui se passe avant. Il faudrait toucher sa prime d'engagement et défiler tout de suite... avant que ça se gâte.
    Un taxi pour Tobrouk (1961) - M. Audiard

  4. #34
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    20 décembre – 27 décembre (1)

    Guerre sous-marine

    Il semblerait que notre investissement considérable en moyens de lutte anti-sous-marine commence à porter ses fruits. En effet, sur la zone qui part de la Malaisie jusqu’à Formose en longeant l’Indochine, c’est pas moins de 100 bombardiers Nell, une trentaine d’hydravion et 28 dragueurs de mines, patrouilleurs et destroyers qui pourchassent sans relâche les sous-marins hollandais, anglais et américains qui tentent de s’opposer aux mouvements massifs de troupes et de matériels qui transitent entre les bases de Formose et d’Indochine et les zones de combat.

    Il est clair que les pilotes et les marins ne sont pas à la hauteur de l’enjeu et déjà à l’état-major on s’interroge sur ce qui a motivé un tel manque d’entrainement alors même que de l’autre côté du monde les allemands étrillaient la flotte de transport anglaise...

    Sur les 8 jours écoulés, 31 rencontres ont eu lieu :
    • 13 sont à l’initiative des groupes de poursuite japonais, dont 6 donnent lieu à des grenadages.
    • 18 sont à l’initiative des sous-marins alliés. Sur ces 18 attaques,
      • 10 attaques sont avortées (pas de torpilles lancées) parce-que le sous-marins est repéré par l’escorte
      • 7 donnent lieu à des tentatives de torpillage des rapides escorteurs qui esquivent les torpilles, les cargos et pétroliers n’étant même pas approchés par le sous-marin
      • 1 attaque aboutie le 20 décembre, sur le croiseur auxiliaire Asaka Maru qui tentait une traversée Pescadore Takao sans escorte. Mal lui en a pris. Il encaisse une torpille et coule rapidement. Et m.. !

    Ainsi, aucune perte n’est à déplorer depuis le 20 décembre. Est-ce parce que notre riposte est efficace ou parce que les sous-marins, à cours de torpilles, ont dû quitter la zone ?
    En revanche, la marine revendique deux destructions de sous-marin. Le sous-marin américain S-37 touché le 26 décembre par une bombe de 250kg lancée par un Nell au large de Takao et et le S-41 grenadé à mort le 28 décembre près de Pescadore… C’est négligeable au regard des effectifs ennemis, mais ça fait plaisir.


    Bombardier Nell de retour d’une patrouille ASW


    De très nombreux cargos côtiers ont été reconvertis en patrouilleurs, des mats de vigies supplémentaires, un équipage renforcé, quelle-que grenades sous-marines, et on obtient un truc moche qui fait vaguement peur aux sous-marins !

    D'autre part nos sous-marins enregistrent également quelque victoires : le pétrolier Gulfking de 7000t au large de Pearl Harbor, et le pétrolier Manatwny de 5000 t au large de Palembang.




    Philippines :

    Nos troupes du groupe B (essentiellement composé de chars et de troupes de marines) atteint l’aérodrome géant de Clark-Field le 20 décembre, et se font sèchement recevoir! Environ 25 000 hommes, 200 canons et 400 véhicules y sont retranchés. Après quelques échanges d’artillerie, il est décidé d’attendre le renfort de la 65eme brigade et du 47eme régiment d’infanterie. Un premier assaut est lancé le 22 est se transforme en massacre, les japonais laissent 2300 hommes sur le terrain, un second assaut lancé le 23 est plus équilibré et coûte un millier d’hommes aux deux adversaires. Constatant l’inutilité de leurs efforts, l’attaque est arrêtée.

    Pendant ce temps le groupe A débarqué à Aparri continue l’invasion de Luzon et déroute la 33ème division vers Clark Field en soutien du groupe B.

    Du 20 au 28 décembre, les bombardiers de San Fernando ne font pas moins de 350 sorties afin de désorganiser les troupes de Clark Field. Ils détruisent au passage une demi-douzaine d’avions au sol. Pendant ce temps, les zéros en provenance de l’ile de Bataan patrouillent sans relâche au-dessus de Manille et abattent les rares P40 qui tentent de contester la domination du ciel aux japonais.

    Depuis le 20 décembre, plus aucun Catalina ne tente de bombarder les convois, il semblerait qu’il reste une dizaine d’entre eux à Manille, mais sans certitude.

    Etat du rapport de force dans les Philippines :
    8500 hommes de la 33ème division d’infanterie ont quitté le groupe A et s’apprêtent à rejoindre le groupe B qui piétine à Clark-Field, malheureusement, leur matériel lourd est toujours à bord des cargos à San Fernando…
    Privé de cette division le groupe A se trouve réduit à la portion congrue et abandonne toute velléité de prise de Manille.




    Invasion de la Malaisie


    La capture des bases aériennes de Singkawang et AlorStar met Singapour à portée de nos chasseurs, les Oscars de l’IJA massivement déployés en Malaisie et les Zeros de l’IJN à Singkawang.

    La bataille de Singapour est lancée le 20 décembre par un premier raid d’Oscar qui abat 3 Buffalos. Les Zeros patrouillent au-dessus du Gibraltar Oriental sans opposition et les Malais qui souffrent sous le joug de l’envahisseur britannique sentent leur cœur s’emballer à la vue des cocardes écarlates de leurs libérateurs…

    Le 21 à l’aube, 104 Betys et 30 Nells approchent de la base dans un ciel vide et lâchent leurs bombes sur la grande base navale anglaise. Le croiseur auxiliaire australien de 9000t Manoora encaisse 16 bombes et est brisé par l’explosion de son magasin de munitions.1 patrouilleur, 5 cargos et 2 mouilleurs de mines sont également lourdement endommagés ou coulés. Lorsque les bombardiers repartent, la fumée de l’incendie qui ravage les dépôts de carburant et les ateliers s’ajoute à celles des épaves en feu.

    Le 22, 59 oscars affrontent la CAP anglaise et s’adjugent 5 Buffalos pour la perte d’un des leurs. Ils sont suivis par 50 Bettys qui bombardent l’aéroport de Singapour. Malheureusement la DCA est très puissante et de nombreux appareils sont endommagés, 4 sont perdus à Singapour ou sur le chemin du retour. Ils laissent derrière eux un aérodrome presque intact ou brulent les épaves de 4 Buffalos.

    Les dégâts subis et la fatigue des équipages incitent le commandement de l’IJN à retirer ses bombardiers de l’attaque de Singapour et donc de facto repousse la bataille aérienne de Singapour jusqu’à ce que l’aménagement des bases d’AlroStar et de KhotaBaru permette aux bombardiers de l’IJA de s’y installer. C’est un sujet de dispute supplémentaire entre les deux armées…

    Pendant ce temps, le groupe armé de Yamashita poursuit son avance, il capture GeorgeTown, puis Taiping et commence un long parcours à travers la jungle vers Kuala Lumpur. La Malaisie semble vide de troupes, il sembleraient qu'elles soient toutes rassemblées à Singapour en une forteresse imprenable...

    Synthèse des opérations en Malaisie
    Dernière modification par kretschmer ; 06/04/2016 à 17h20.

  5. #35
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    20 décembre – 27 décembre (2)

    Confère posts plus haut pour les cartes d’opérations

    Chine Sud

    Prise de Hong Kong :

    A l’aube du 20 décembre, 27 Betty et 33 Zeros survolent le port et achèvent les cargos endommagés par l’attaque du 8 décembre. 12 cargos sont ainsi envoyés par le fond. En même temps les 50 Sonia, les 30 Sally et les 30 Lily de l’IJA continuent de matraquer les anglais retranchés. Le soleil commence à se coucher alors que les anglais pensent leurs plaies. Tous les postes de défenses ont été désorganisés par les bombardements tandis que les incendies déclenchés dans la base navale ont déclenché un début de panique dans l’état-major anglais épuisé. C’est dans ces conditions que le corps expéditionnaire japonais lance son attaque nocturne, bousculant l’une après l’autre les positions défensives. Le quartier industriel est capturé intact et près de 200 000 tonnes de fuel sont capturées dans ses cuves et celles de la base navales, garantissant une presque autarcie énergétique du théâtre de Chine Sud (exploitation industrielle et opérations militaires pendant probablement plusieurs mois).

    Dès le lendemain, une partie des troupes repartent vers Canton. En effet la grande ville chinoise avait dangereusement été dépouillée de ses troupes à telle point que les nationalistes chinois ont pu lancer des campagnes de sabotage. De même, les dragueurs de mines en provenance de Formose commencent immédiatement à nettoyer le port et avec raison, car ils en repèrent rapidement des dizaines.

    Une fois Hong Kong pris, les bombardiers de l’IJA testent les défenses de grands centres militaires alentours, à commencer par Kukong qui serait la première étape vers une réunification des fronts Centre (Nanching) et Sud (Canton). Des vagues de 100 bombardiers tentent de ramollir les défenses tandis que les avions de reconnaissance font des passes à basse altitude. L’ampleur des effectifs interdit toute opération à l’origine de Canton, qui devra rester malheureusement un réduit défensif.

    Chine Centre

    Les opérations en Chine du centre se résument en deux actions majeures. Le renforcement du saillant d’Ichang d’une part, et la destruction de la poche de Sinyang d’autre part.

    Tous les jours, les bombardiers soviétiques, (en violation flagrante de leurs promesses de neutralité) accompagnée des chasseurs mercenaires américains (c’est le retour du complot sovietico-capitaliste contre notre volonté légitime de pacification du Japon Continental) bombardent notre forteresse d’Ichang. Ces bombardements mettent chaque jour près de 150 hommes hors de combat, et les troupes retranchées attendent avec impatience l’arrivée des renforts de Hankow, et notamment les bataillons de DCA promis.
    Néanmoins, grâce au rétablissement de la communication avec Hankow et la mise en place d’un convoi naval sur le fleuve en provenance de Shanghai, un dépôt significatif de ravitaillement est présent et le moral des troupes est excellent, on en vient presque à espérer que les Chinois viennent s’étendre sur nos réseaux de barbelés tel les soutiens-gorge des jolies napolitaines.

    5 aviateurs émérites de l'IJA, qui se sont vu dotés de modernes chasseurs ki-44 Tojo affrontent 15 H81-A3 des tigres volants. Ils obtiennent péniblement une victoire au prix d'un des leurs... Cet avion mérite t'il vraiment l'investissement en R&D que nous lui consacrons... ou alors le rapport de force était-il trop défavorable?


    Le Tojo est-il une arnaque?


    les tigres volants, seuls adversaires valables pour les aviateurs de l'IJA

    Pendant ce temps, les 20 000 chinois encerclés près de Sinyang bombardent le fin réseau de la défense japonaise, mais sans efficacité. En retour, chaque jour, 40 bombardiers en provenance de Nanchang et Anking maintiennent les chinois sous pression.

    A l’aube du 21 décembre, les chinois fatigués par les bombardements incessants sont surpris de ne pas voir surgir les traditionnels Sonia en provenance de Nanchang. Dans leurs tranchées, ils s’apprêtent à déjeuner rapidement de quelques boulettes de riz mal cuit et d’un pain rassis depuis longtemps. Quelques officiers, les moins mal dégrossis, s’efforcent de réveiller à coup de bottes les paysans qui leur servent de troupe afin de lancer quelques reconnaissances vers les lignes japonaises. Les dernières reconnaissances signalaient moins de 7000 japonais, soit un rapport de 3 contre 1 pour les Chinois, difficile de dire alors qui encercle qui…

    Tout à coup, à l’est de la poche, sur la route de Suchow, une brève préparation d’artillerie achève de réveiller les défenseurs mais laboure efficacement les quelques tranchées et point d’appuis installés par les Chinois. Mais à leur grande surprise, aucune vague d’infanterie ne se précipite à la suite mais le fracas de l’artillerie laisse la place aux grondements de centaines de moteurs. Ce n’est pas moins de 600 chars et automitrailleuses qui s’avancent vers les lignes chinoises. Derrière les chars se massent les colonnes d’infanterie japonaises. Les canons de 37mm des véhicules pulvérisent en toute impunité les nids de mitrailleuses tandis que les lourds types 97 enterrent sous leurs chenilles les tranchées et leurs occupants. Très vite la première ligne se débande et les soldats ennemis s’enfuient difficilement, fauchés dans leur fuite par les automitrailleuses qui s’enfoncent toujours plus avant dans la poche de Sinyang. Les batteries d’artillerie chinoises sont débordées, leur riposte tombe loin derrière le poing blindé japonais et très vite les chars japonais se retrouvent au contact des arrières chinoises, bousculent les états-majors, capturent les dépôts et détruisent à front renversé les rares points de résistances chinois…


    Charge des chars japonais à travers les lignes chinoises.

    A midi, les Nates et les Sonia de Nanchang se précipitent à la curée et ajoutent à la panique générale.

    Le soir venu, c’est l’heure du bilan :
    - Dans la poche de Sinyang, étaient retranchés 20 000 fantassins et 114 pièces d’artilleries, à savoir 3 corps d’armée et l’état-major du 21ème groupe d’armée.
    - Le groupe d’assaut Tojo était composé de 8 régiments de tanks (660 véhicules), soutenus par la 1ere brigade (3000 soldats), le 11eme régiment d’artillerie (35 canons de 75) et l’état-major de la 12ème armée.
    - A la fin de la journée, les japonais déplorent 7 morts, 10 blessés et 4 disparus .
    - 5500 chinois sont capturés et 3500 cadavres sont comptés sur le champ de bataille. 87 pièces d’artillerie sont retrouvées détruites.
    Malheureusement les 10 000 survivants, quoique totalement privés de cohésion et ayant perdu tout leur matériel lourd, trouvent le moyen de fuir et se réfugient dans la jungle au sud du champ de bataille.

    C’est néanmoins une grande victoire, et le pari de Tojo de transférer tous les chars du Kwantung en Chine et de les rassembler en un unique corps de bataille a porté ses fruits. Le résultat de la bataille, et notamment la disproportion des pertes dans un contexte ou le rapport de force était défavorable est télégraphié au quartier général. Nul doute que tous reconnaitront désormais la justesse de cette décision.

    Les jours suivants, les bombardiers de Nanchang et Anking maintiennent la pression sur les fuyards qui sont poursuivis par la 1ère brigade, il est en effet décidé de ne pas lancer nos chars dans la jungle.

    Chine Nord

    Sur le front nord, deux objectifs avaient été fixés par le quartier général.
    - Repousser toutes les têtes de pont des Chinois menaçant Kaifeng.
    - Nettoyer le flanc nord de Chengting.

    Le premier objectif est atteint, le second donne lieu à de violent combats : la 6eme et la 7eme brigade soutenus par 45 Sallys repoussent par une attaque à outrance 2 corps chinois ( 11 000 hommes) qui laissent la moitié de leurs effectifs sur le terrain. Mais les japonais qui perdent 800 hommes sont sérieusement fatigués et désorganisés par le combat.

    L’avant-poste de Kweisui assiégé par les chinois est la possession la plus occidentale du Japon. 3 brigades mongoles reçoivent le renfort de deux brigades de cavalerie mongoles et surtout d’un régiment d’infanterie japonais et conjointement repoussent le 3eme corps chinois qui avait entamé ce siège.
    Dernière modification par kretschmer ; 13/04/2016 à 19h50.

  6. #36
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    Mon Dieu, j'ai pas le temps de lire ce soir mais que c'est beau!!!!

  7. #37
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    Pourquoi les Russes sont déjà en train d'intervenir ? Tu mentionnes la ponction d'unités du Kwantung. As tu respecté les règles de garnison et les réaffectations de commandement ?

    "il n'y a que deux espèces de plans de campagne, les bons et les mauvais. les bons échouent presque toujours par des circonstances imprévues qui font souvent réussir les mauvais. " Napoléon

  8. #38
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    Pour les russes, c'est un peu de la propagande, il s'agit simplement de matériel russe (les bombardiers) et des pilotes "volontaires" livrés avec. La valeur d'assaut du Kwantung reste très largement supérieur au minimum qui déclenche l'intervention soviétique (j'ose pas immaginer la quantité de PP a dépenser pour passer sous les 8000pt!!! quand on voit que la moindre DI, c'est plus de 1000pt...)

    J'ai consacré la quasi totalité de mes PP à transférer les régiments de chars du Kwantung au corps expéditionnaire de Chine. (c'est ce que j'ai essayé de faire transparaître lorsque Tojo dit "L'ensemble de mon cabinet ministériel à consacré l'essentiel de son temps à convaincre blabla..." cela veux dire qu'à chaque tour les PP se transforment en un mouvement de chars de la Mandchourie vers la Chine, et c'est de là que vient mon groupe de 8 régiments de char (dont je suis pour l'instant très content), et désormais c'est l'artillerie qui prends la route du Sud en prévision des futurs combats urbains.

    Bon, confère discussion dans le post "question de noob", j'aurais mieux fait de consacrer également des PP à la nomination d'amiraux compétents....

    Je ne sais pas quelle est la règle de garnison, mais en effet il m'arrive de perdre des PV parce-que je n'ai pas très bien géré mes mouvements et que des villes se trouvent un peu abandonnées.
    Mais en fait j'ai constaté qu'une répartition "au plus fin" des troupes existantes (les régiments d’auxiliaires chinois et de cavalerie mongole) permet de dégager un petit corps de bataille dont je fais usage actuellement pour nettoyer les arrières japonaises.

  9. #39
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    Citation Envoyé par rominet Voir le message
    Mon Dieu, j'ai pas le temps de lire ce soir mais que c'est beau!!!!
    Merci beaucoup, ca fait plaisir!

    La suite demain si tout va bien

  10. #40
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    20 décembre – 27 décembre (3)

    Borneo/Indonésie

    L’établissement de nos chasseurs avait déjà réussi à occasionner quelques dommages aux bombardiers anglo-hollandais. Mais cela n’empêche pas ceux-ci de persévérer. Ainsi pendant ces 8 jours, ils tentent de bombarder nos cargos et nos pétroliers qui mouillent à Kuching ou Singkawang et perdent ainsi un Catalina et un Hudson.

    De l’autre côté de l’île, le groupe de croiseur Maya composé de deux croiseurs lourds, 2 croiseurs légers et 5 destroyers entre nuitamment en rade de Balikpakan. Après avoir viré la passe il vire de bord dans la rade et présente son flanc en face du port où, sous la lumière des projecteurs, un gigantesque pétrolier anglais embarque le pétrole de la raffinerie. Dans la rade, la lueur de la lune révèle un gros cargo qui se balance mollement à l’ancre. Sur un ordre discret de l’Amiral japonais, les croiseurs lancent leurs torpilles qui traversent rapidement la rade. Dans l’urgence, les anglais n’ont pas installé de filet anti torpilles et tout à coup 3 colonnes d’eau massives s’élèvent en grondant sur le flanc du pétrolier qui coule immédiatement. Juste après les destroyers commencent à tirer sur le cargo à l’ancre qui encaisse une dizaine d’obus avant de couler également. La base est en alerte alors que les canons des croiseurs sont désormais pointés sur le petit port qui encaisse de nombreux obus d’autant que les dépôts de pétrole et de fuel s’enflamment brutalement et masquent de leurs fumées les étoiles du ciel. Le croiseur Ashigara braque lui ses canons sur l’aérodrome et détruit ou endommage 14 bombardiers. La lueur de l’incendie révèle les sillages de 6 vedettes lance-torpilles qui se précipitent sur les assaillants, mais les croiseurs sont déjà en route vers la mer libre tandis que les destroyers repoussent les moustiques et en détruisent trois au passage. Ce port était la source régulière de bombardements sur notre port de Tarakan, voilà qui devrait nous donner un peu de champ.
    Mais cette attaque avait un autre objectif…

    En effet, dans le plus grand secret, le quartier général du sud-est asiatique avait prévu de d’attaquer par surprise le grand port de Palembang, son aérodrome et ses installations pétrolières, et espère par son attaque inciter l’adversaire à transférer ses forces vers le nord.

    Plan d’invasion de Palembang :



    Au préalable, 3 escadres de renforts ont été amenées sur place ; 1 chargée de détachements d’ingénieurs et de personnels aériens est ancrée en rade de Singkawang, 2 autres chargées de ravitaillements et de munitions sont ancrées en rade de Kuching. Ces flottes seront en charge d’apporter renforts et ravitaillement dès la base capturée.

    Une flotte d’invasion chargée de troupes de marines, de chars légers et de sapeurs a appareillé de Takao et est en approche. Elle est rejointe par la flotte des croiseurs qui sera chargée de supprimer la résistance locale (canons au sol et les 3 destroyers repérés dans la rivière par nos patrouilles aériennes).

    Une flotte de transport chargée de troupes d’élites à l’ancre à Singkawang de la marine sera en charge d’apporter des renforts nécessaires à l’élargissement de la « tête de pont ».


    Enfin, les cuirassés de Tanaka sont en charge de la couverture orientale, afin d’empêcher toute approche des croiseurs lourds alliés qui pourraient tenter d’intervenir.

    Toute la zone est patrouillée depuis 72h par des destroyers chargés de repousser les sous-marins.
    La couverture aérienne est assurée par 50 zéros du 15th Ku et du détachement Yamada basés à Singkawang qui revendiquent déjà 35 victoires aériennes depuis le 7 décembre !


    L’opération est lancée le 21 décembre.


    Dans la nuit du 20 au 21 décembre, le dragueur de mine Wa19 remonte la rivière de Palembang afin de nettoyer la voie pour les escadres en route. Malheureusement il est repéré par le destroyer Vampire, rescapé de la force Z qui lance une fusée éclairante. Le dragueur tente de s’échapper dans les méandres mais tout à coup les salves de trois croiseurs font bouillonner l’eau vaseuse autour de lui. Voilà qui n’était pas prévu ! Hélas, avant qu’il n’ait le temps de signaler par radio la présence de ces unités lourdes un obus de 200mm pulvérise le navire.

    Inconscient du danger, la flotte d’invasion s’apprête à emboucher la rivière, le croiseur Mogami en tête, suivi du Mikuma, du Suzuya et du Kumano. Viennent ensuite 5 destroyers, les transports, 5 autre destroyers tandis que les croiseurs légers Naka et Kinu ferment la marche.

    Alors que la nuit obscurci encore la zone, la flotte anglaise repère notre flotte au radar à 16 000 yards. Dans l’ignorance de sa composition elle lance son attaque et s’approche jusqu’à ce qu’à 8000 yards, les japonais repèrent en visuel les navires anglais composée de 4 croiseurs légers et 4 destroyers. Les 4 croiseurs lourds ouvrent le feu immédiatement tandis que les 5 destroyers de tête remontent la ligne de file à toute vitesse afin de protéger les cargos. L’engagement est extrêmement bref, le Mogami encaisse presque immédiatement un obus de 200mm qui traverse ses superstructures et détruit une de ses chaudières, réduisant sa vitesse à 20nd. Une salve du Mikuma désempare le CL Mauritius qui brûle de bout en bout. A cet instant, il est difficile de savoir si les anglais ont repérés les cargos, toujours est-il qu’ils fuient rapidement la flotte japonaise par l’embouchure Est. C’est ainsi qu’ils tombent sur l’arrière garde de la flotte japonaise protégée uniquement par les croiseurs légers. Le Kinu encaisse 5 obus qui ne provoquent pas de grands dommages tandis que le destroyer Electra est coupé en deux par deux longues lances lancées par le Naka. C’en est trop pour les anglais qui piquent vers le large.

    A bord du Mogami, l’amiral Abe donne le signal d’abandon de l’opération, tous les navires virent de bords péniblement dans la rivière tandis que l’avant-garde devient arrière garde et l’arrière garde avant-garde.

    A l’aube 4 bombardiers 139WH et 3 Hudson piquent sur la flotte, 5 avions sont abattus par la DCA des croiseurs mais hélas le cargo Kako Maru encaisse 2 bombes de 300kg et s’enflamme. Il décide alors de s’échouer en rade de Muntok.

    Le calvaire continue pour les transports japonais. La flotte de renfort composée de 2 destroyers, d’un dragueur de mine et de deux transports de troupes chargés d’hommes et de matériel ne reçoit pas le signal d’abandon de l’opération et continue sa route, il est alors repéré par la flotte anglaise. Les 4 croiseurs et les 3 destroyers foncent sur la petite flottille mais les japonais se battent sans merci. Pendant plus d’une heure ils échangent coups de canon et torpilles. Le dragueur coule rapidement après avoir encaissé 5 obus. Les deux destroyers arrivent à incendier deux destroyers anglais et endommagent légèrement le croiseur Danae avant de sombrer réduit à l’état d’épaves par plus de 30 obus chacun. Les transports de troupes ne peuvent s’échapper et sont coulés au canon et à la torpille. Prêt de 7000 hommes périssent noyés. Hélas, il n’est pas question pour les anglais de procéder au sauvetage des nombreux naufragés car la canonnade a attiré la flotte de Tanaka.
    Le sifflement des lourds obus des cuirassés Kongo et Haruna précède de peu l’assourdissant grondement des masses liquides soulevées par les impacts. La flotte Japonaise croise le T de la flottille anglaise qui tente de fuir vers l’Est en slalomant entre les gerbes. Le Mauritius déjà en feu encaisse une quinzaine d’obus et dérive à l’état d’épave. Le Dragon encaisse un obus de 360 qui brise sa quille, lancé à 30 nœuds, sa structure ne résiste pas et il coule immédiatement avec tout son équipage. Le Danae s’enfuit à pleine vitesse protégé par l’épaisse fumée de l’incendie qui ravage sa plage arrière. Le Durban est également désemparé par une dizaine de coups au but et brûle intégralement. Deux destroyers, le Vendetta et l’Express sont détruits par des longues lances.

    Mais ce déchaînement de fureur sur mer a attiré du monde. Manifestement l’aéronavale anglaise est sur place car 5 Hudson, 4 Wirraway , 5 139WH, 6 Catalinas et surtout 18 Swordfish foncent sur la flotte japonaise !
    C’est compter sans la couverture aérienne des zéros de Singkawang qui piquent sur les assaillants et aux lourds dégagements de fumées des navires en feu s’ajoutent les minces traînées de vapeur d’une bataille aérienne à sens unique. En effet, privé d’escorte, les bombardiers anglais sont une proie aisée pour les as de la marine impériale qui descendent 2 Hudson, 3 Wirraway, 1 Catalinas et 12 Swordfish !


    A 14h, l’Etat-major confirme la décision d’abandonner l’opération. Tanaka renonce à poursuivre le Danae et donne le signal du retour après avoir demandé à un destroyer d’achever le Mauritius d’une torpille.



    Cette tentative nous aura coûté 7000 hommes d’élites, un cargo sabordé en rade de Muntok, 2 transports de troupes, 2 dragueurs de mines et 2 destroyers.
    Cette victoire stratégique aura coûté aux alliés 23 avions, 2 croiseurs légers (le Dragon, Le Mauritius) et 3 destroyers (Le Vampire, l’Express et le Vendetta) 1 autre destroyer et 2 autres croiseurs sont très lourdement endommagés, mais difficile de dire s’ils réussiront à rejoindre un port susceptible de les réparer.





    Les Swordfish ont payé cher leurs tentatives.
    Dernière modification par kretschmer ; 14/04/2016 à 09h29.

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