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Vous avez dit "Pacific" ?? Aar witpae - interdit à Gilles65
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  1. #51
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    janvier 1970
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    Verdun
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    Un raid ennemie se concentrera sur une seule TF, en contre-partie, les cibles seront moins nombreuses et donc plus vulnérables.
    Le grand intérêt est que l'ensemble des CAP des TF seront en défense.
    "Tu vois, le monde se divise en deux catégories.
    Ceux qui ont un pistolet chargé, et ceux qui creusent.
    Toi... tu creuses..." (Sergio Leone, 1969, Le Bon, La Brute et le Truand.)

  2. #52
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    Et est ce que la DCA des navires présents dans l'Hex mais pas dans la TF agit (ca me paraitrait étonnant mais bon) Parce que du coup, découper la TF réduit pas mal la DCA non?

  3. #53
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    Citation Envoyé par kretschmer Voir le message
    Et est ce que la DCA des navires présents dans l'Hex mais pas dans la TF agit (ca me paraitrait étonnant mais bon) Parce que du coup, découper la TF réduit pas mal la DCA non?

    Oui, évidemment, chaque TF a sa propre DCA. Mais le préjudice est quand même nettement moindre que d'avoir tous ses CV dans la même TF qui subit alors un seul raid massif plutôt que plusieurs qui se divisent sur chaque TF.

  4. #54
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    Citation Envoyé par kretschmer Voir le message
    Et est ce que la DCA des navires présents dans l'Hex mais pas dans la TF agit (ca me paraitrait étonnant mais bon) Parce que du coup, découper la TF réduit pas mal la DCA non?

    Il faut découper le KB en 3 ou 4 TF composées chacune de 1 à 2 porte-avions avec leur escorte de 13 à 14 navires ce qui implique qu'il faut renforcer le KB.

    "il n'y a que deux espèces de plans de campagne, les bons et les mauvais. les bons échouent presque toujours par des circonstances imprévues qui font souvent réussir les mauvais. " Napoléon

  5. #55
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    Récit captivant et cartes superbement illustrées ! Encore merci !

  6. #56
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    26 décembre 1941, 1er janvier 1942, poursuite en mer de corail (1/2)


    Dans la journée du 26, le KB marche à pleine vapeur vers Port Moresby. Les navires qui ont appareillé des Kourilles il y a un mois accusent le coup et les machines de petits destroyers souffrent. De même une ligne d’arbre du Hiei vibre violemment et la vitesse doit descendre à 29 nœuds. Au soir du 26, l’amiral Yamaguchi reçoit les rapports d’activités de la 4eme flotte. Les survivants de Shimamoto ont rejoint les cuirassés Yamashiro et Mutsu et forment désormais une respectable flotte de 2 cuirassés, 4 croiseurs et 9 destroyers. Pendant ce temps les ravitailleurs entrent en mer de Bismarck et s’apprêtent à contourner la nouvelle Bretagne pour se diriger vers Milne Bay.

    Comme il l’espérait, les croiseurs ennemis ont été repérés, et comme il le craignait, ils sont en route vers le nord, vers port Moresby.
    Il décide de maintenir la vitesse maximale ce qui devrait mettre le KB a porté de l’ennemi pour le 28. Et c’est ainsi que pendant toute la journée du 27, le KB remonte toujours alors que le temps se dégrade brutalement, la couverture nuageuse est basse et un vent violent hache la mer en un méchant clapot. Les navires souffrent et notamment leurs machines. Le Hiei crache maintenant une fumée noire et grasse de ses chaudières…
    Mais la météo est pour l’instant une aide car aussi extraordinaire que cela puisse paraître, une lecture attentive des rapports d’activités nous laissent penser que le KB n’a toujours pas été repéré !!

    Le 28 à 4 heure du matin, 3 H6K2 décollent de Rabaul en direction de Port Moresby, leur objectif, repérer l’ennemi pour que le KB puisse lancer son attaque. Ignorant la présence du KB, la flotte ennemie a peu progressé, elle est tranquillement en rade de Port Moresby, sans doute ralentie par les dégats subits par le CL Leander ou le DD Gridley. La position ennemie est immédiatement télégraphiée à Yamaguchi !

    A bord du Kaga, c’est le désespoir, le grain qui avait protégé le KB hier s’est transformé en méchante tempête qui empêche tout décollage de nos avions. Le KB est a moins de 300 milles de ces cibles et pourtant il ne peut rien. Pire encore, l’état des réserves de mazout interdit de poursuivre ce rythme une journée encore. La mort dans l’âme, Yamaguchi ordonne au KB de ralentir et de se diriger vers Milne Bay. Si l’ennemi fait l’erreur de rester à Port Moresby, il aura une chance mais s’il fuit vers Darwin…


    Petite pause IRL - Je pense que les vétérans connaissent cela par cœur, mais pour moi c’était un moment très très pénible !! le tour se lance, la TF ennemie est repérée à Port Moresby, puis on voit des combat des sous-marins sans résultats, des bombardements en chine totalement futiles, puis de nouveau des reconnaissances, puis des bombardements à la noix en malaisie, puis des combats terrestres, (comment cela des combats terrestre !!) et enfin boum, écran centré sur Tokyo, à toi de jouer !!! Comment ça à moi de jouer ? et mon KB alors !! bord## de m###e ! Hop petit survol de la zone pour constater qu’un méchant nuage recouvre l’hexagone du KB, en plein mois de décembre en mer de corail !!! je suis pas sur que Gott mit uns pour le coup….
    Dernière modification par kretschmer ; 27/04/2016 à 08h48.

  7. #57
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    Citation Envoyé par Kieffer51 Voir le message
    Récit captivant et cartes superbement illustrées ! Encore merci !
    Merci beaucoup!

  8. #58
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    octobre 2007
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    Citation Envoyé par kretschmer Voir le message
    Petite pause IRL - Je pense que les vétérans connaissent cela par cœur, mais pour moi c’était un moment très très pénible !! le tour se lance, la TF ennemie est repérée à Port Moresby, puis on voit des combat des sous-marins sans résultats, des bombardements en chine totalement futiles, puis de nouveau des reconnaissances, puis des bombardements à la noix en malaisie, puis des combats terrestres, (comment cela des combats terrestre !!) et enfin boum, écran centré sur Tokyo, à toi de jouer !!! Comment ça à moi de jouer ? et mon KB alors !! bord## de m###e ! Hop petit survol de la zone pour constater qu’un méchant nuage recouvre l’hexagone du KB, en plein mois de décembre en mer de corail !!! je suis pas sur que Gott mit uns pour le coup….

    Ca ne va pas te consoler mais au moins, quand tes CV sont dans un grain, s'ils ne peuvent pas attaquer, ils ne peuvent pas être attaqués non plus, c'est déjà ça.

  9. #59
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    26 décembre 1941, 1er janvier 1942, poursuite en mer de corail (2/2)

    La journée du 29 est en partie consacrée à remplir les soutes du KB en rade de Milne Bay. Pas loin de 40 navires sont présents à la pointe de la Papouasie, 2 cuirassés, 2 croiseurs de batailles, 4 croiseurs, 25 destroyers et 7 pétroliers… Pourtant cette débauche de moyens est inutile car l’ennemi est désormais au large de Port Moresby en route manifestement vers Darwin, hors de portée du KB et bientôt hors de vue des hydravions de Rabaul…


    Cela n’empêche pas les Val du KB de repérer et d’endommager le lourd cargo Centaur qui s’éloignait de Port Moresby tandis que le reste de la force aérienne fonce sur les installations de Port Moresby, incendie le port et ravage les pistes aériennes. Ils sont rejoints par 20 zéros en provenance de Rabaul qui abattent une demi-douzaine de P40…

    C'est a priori la première apparition du KB depuis le 14 décembre à Wake. J'imagine le soupir de soulagement des marins américains quand ils ont appris qu'à 24h près ils étaient pris à la gorge par l'aéronavale japonaise au complet...
    J'imagine également que mon adversaire doit penser que le KB est tout simplement en provenance de Truck via la mer de Bismark sans imaginer qu'il a fait tout un grand tour et brûlé un mazout précieux en mer de corail...


    Tous les sous-marins de la zone sont déroutés vers les croiseurs, un sous-marin les suit d’ailleurs à petite distance depuis Port Moresby tandis que les sous-marins qui rôdaient à la chasse au pétrolier au sud de Java se dirigent vers Darwin…

    C’est alors que Yamamoto va prendre la situation en main, et tout en saluant la prise de risque de Yamaguchi va compléter son plan de bataille.

    En effet, anticipant dès le 26 que les croiseurs pourraient se dérouter vers Port Moresby, il ordonne au groupe aéronaval Est (composé d’un porte-avion léger et de deux porte-avions d’escorte) de descendre à toute vapeur à travers la mer des Célèbes suivis comme ils peuvent d’un groupe de pétrolier ravitailleurs en provenance de Tarakan. Leur avancée impétueuse se fait sous la couverture de H6K5 basés à Menado qui ne signalent aucune opposition dans la zone. Le problème est qu’ils accusent un retard certain sur la flotte ennemie et que si le KB continue de faire fuir les croiseurs ennemis, ils quitteront Darwin avant l’arrivée du KB2 de même qu’ils ont quittés Port Moresby avant l’arrivée du KB…

    Le plan élaboré est donc le suivant :
    Le 29 et le 30, le KB donnera l’illusion que son objectif est de fermer la base de Port Moresby en restant au large entre l’Australie et la Papouaisie. Pendant ce temps, le KB2 se dirigera vers Darwin à pleine vitesse afin de bloquer la fuite vers l’Indonésie des croiseurs. Une fois que les KB2 sera en approche, le 31 et le 1er, le KB foncera à pleine vitesse vers Darwin pour faire la jonction avec le second groupe aéronavale le 1er janvier.

    Et c’est ainsi que pendant 2 jours, le KB ravage le port australien de Papouasie, achevant au passage le Centaur qui s’y était réfugié ; les Mavis de Rabaul et des sous-marins veillent en permanence plein sud pour s’assurer que l’aéronavale US ne pointent pas son nez, soutenus par des Jakes basés à Shortland. Le KB s’offre même le luxe de se déplacer un peu vers Milne Bay dans la journée du 30 pour entretenir l’illusion. Dans la nuit du 30 au 31, les cuirassés entrent en rade de Port Moresby et bombardent la base, 240 hommes sont mis hors de combat, la piste est détruite et plusieurs avions sont détruits au sol. Tout est mis en œuvre pour que Port Moresby apparaisse comme notre objectif principal.

    Dans la nuit du 30, les avions d’attaques sont rangés dans les hangars, la priorité est donnée à la chasse qui va devoir assurer la protection du KB pendant 2 longues journées de course à portée des bombardiers australiens… De nouveaux les machines et les hommes sont mis à rude épreuve dans cette charge folle…

    La première aube de l’année 1942 se lève sur un ciel pur à Darwin. Le petit port est surpeuplé, de nombreux ouvriers ont été réquisitionnés et sont à bord des croiseurs afin de les réparer. Les marins s’accordent une journée de repos et tous les bars de la ville bruissent d’une joie contagieuse. Il n’est pas une fille de joie dans la ville qui ne connaisse les noms de Furutaka et Kinugasa. L’histoire de la bataille a été tellement de fois racontée que de nombreuses variantes commencent à apparaître, et chaque beuverie se déroule de la même façon : des hommes enthousiastes et fiers racontent avec force détails l’explosion du Kinugasa, la lente agonie du Furutaka et la fuite honteuse du reste de la flotte japonaise avant de se lever tous, ivres et chancelants, pour porter un toast à la mémoire des marins de l’Australia…

    Il est des hommes qui ne participent pas à la fête, ce sont les vigilants pilotes de chasseurs. A 14h, c’est l’alerte, 80 avions inconnus ont été repérés, 20 P40 se précipitent à leur rencontre et reconnaissent les avions de l’aéronavale japonaise qui proviennent non de l’Est mais du Nord-ouest ! la surprise est totale ! Les P40 abattent 3 zéros et perdent 1 des leurs, ce qui n’empêche pas 30 bombardiers Kate de lancer leur attaque.
    Le croiseur lourd Salt Lake City encaisse une bombe de 800kg qui enflamme toute sa plage arrière, le feu s’étend rapidement. Les Destroyers Dunlap et Piet Hein encaissent également chacun une bombe et brûlent eux aussi de même que le ravitailleur d’hydravion Orion.

    Le port est en effervescence et les ambulances commencent à évacuer les blessés, tandis que les marins et ouvriers donnent le meilleur d’eux-même pour sauver le Salt Lake. C’est alors que surviennent de l’Est cette fois 75 zeros, 117 Kate et 108 Val qui piquent sur le port.
    Le Salt Lake City encaisse 3 bombes supplémentaires, le Louisville en encaisse 6 et est totalement désemparé et incendié, le Camberra est également lourdement incendié par 3 bombes. Le Pensacola en encaisse 5 qui le laisse à l’état d’épave en feu…
    Les croiseurs lourds ne sont pas les seuls à attirer les coups, les croiseurs légers Perth, Boise et Achilles sont lourdement endommagés et incendiés, notamment le Boise qui encaisse 8 bombes, les destroyers Pillsburry, Triomphant (snif, j’ai un peu honte), Mc Call et Witte de With sont également lourdement endommagés ou incendiés, tandis que le destroyer Dunlap explose littéralement sous l’impact d’une bombe de 800kg. Enfin un ravitailleur de destroyer, un ravitailleur de sous-marins, deux transports de troupes et 5 cargos sont virtuellement détruits ou coulés. Quant aux installations portuaires, elles sont totalement ravagées…

    Le lendemain, la base est réveillée à nouveaux par le ronronnement de 250 moteurs. Les zéros commencent par abattre 4 P40 avant que les bombardiers survolent en rase motte la base qui brûle encore des incendies de la veille.
    Le seul croiseur lourd repéré est le Camberra qui encaisse 6 nouvelles bombes, aucune trace du Pensacola, du Louisville ou du Salt Lake !
    Les croiseurs légers Boise, Achilles et Perth encaissent à nouveau quelques bombes, de même que les DD Triomphant et Piet Hein…

    A l’issue de ce second raid, Yamaguchi donne le signal du retour, et décide de prendre le risque de revenir vers Rabaul plutôt que de fuir vers les Célebes.


    Le bluf de Port Moresby et le piège de Darwin

    ***


    C’est la fin de la bataille de la mer de Corail.
    Les pertes japonaises sont de deux croiseurs lourds, ces pertes auraient pu être évitées si Shimamoto avait attendu les cuirassés avant d’appareiller de Rabaul, mais bon…
    Les pertes alliées sont de
    - un croiseur lourd certifié (Australia)
    - 3 croiseurs lourds très probablement coulés (Pensacola, Louisville, Salt Lake)
    - 1 croiseur lourd très très endommagé (Camberrra)
    - 1 croiseur léger très probablement coulé (Leander)
    - 3 croiseurs légers très endommagés (Boise, Achilles et Perth)
    - 4 ou 5 destroyers très endommagés ou coulés
    - Une demi-douzaine de navires de soutien.
    Toute opposition navale à l’est de Darwin a totalement disparu, les sous-marins ne nous signalent aucune force entre Cookstown et Sydney et les hydravions ne voient rien venir en provenance d’Hawai ou des Fidji. A l’exception des sous-marins, rien ne peux s’opposer à notre avancée vers le sud. Et déjà, les transports en provenance de Tokyo débarquent à Rabaul la 4eme division d’infanterie au complet et de nombreux détachements d’ingénieurs.
    Dernière modification par kretschmer ; 27/04/2016 à 12h02.

  10. #60
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    Bon, ben puisque la revanche de Yamaguchi ne soulève pas l'enthousiasme des foules, je continue

    27 décembre – 1er janvier 1942 – Reste du monde


    Alors qu’en Australie, le Kido Butai déchaine les enfers sur la flotte alliée, les opérations se poursuivent en Chine, ou la poursuite des fuyards de Sinyang donne lieu à de nouveaux combats qui coûtent pas loin de 5000 hommes aux Chinois. Hélas, la faiblesse des effectifs engagés ne permet pas d’obtenir l’encerclement et la reddition des 4 corps d’armée présents qui parviennent à rejoindre petit à petit Changsha. Néanmoins il est probable que ces troupes soient privées pendant un moment de toute valeur militaire et que les rééquiper coûtera à la faible industrie chinoise un matériel précieux. C’est toute la difficulté de cette guerre qui démontre que face à l’immensité des territoires et des forces en présences, des troupes peu nombreuses même supérieurement entraînées et équipées ne peuvent qu’accumuler de brillantes mais inutiles victoires.

    Plus au sud, un imposant parc d’artillerie a été petit à petit disposé par nos soins dans le saillant d’Ichang et les tirs de barrage quotidien tentent de bluffer l’ennemi sur notre capacité de résistance, tandis que le génie travaille d’arrache-pied à la construction de fortifications (3 lignes terminées déjà). A 1 contre 4, il n’est pas certain qu'on puisse résister. Néanmoins tout est mis en œuvre pour conserver Ichang à l’exception de l’envoi de renforts. Je ne souhaite pas envoyer des renforts car ce serait pour moi le signe d’une perte d’initiative et cela se ferait au dépend du corps de bataille péniblement constitué en calculant au plus juste les besoins en garnison.

    En effet, outre les régiments de char obtenus de l’Empereur et transférés de Mandchourie, 2 divisions d’infanterie, 2 brigades et 3 bataillons de sapeurs sont rassemblés à Sinyang répartis en 2 corps d’armée.
    Les aéroports de Nanching, Nanchang, Kaifeng et Anking ont été agrandis et les régiments de supports aériens ont été rassemblés dans ces grands aéroports ou attendent 3 groupes aériens ré-équipés d’Oscar 1c pour un total de 60 chasseurs auxquels s’ajoutent environ 150 bombardiers Sally et Lilys rendus disponibles par la prise de Hong Kong ou obtenus du Kwantung par de basses et coûteuses manœuvres politiques… Mis au repos, les avions sont fin prêts et l’élite du service aérien de l’IJA est là pour les piloter, en provenance notamment des escadrilles du Kwantung et du Japon transformées en escadrilles écoles.

    En effet, il très sérieusement envisagé de commencer l’année 1942 par une offensive de grand style afin de mettre à profit les forces disponibles, quitte à dégarnir dangereusement certains fronts partant du principe qu’une bonne reconnaissance aérienne sur les axes offensives probables permet de réduire à risque maîtrisé la quantité de troupes consacrées à la défense… L’histoire nous dira si c’était une bonne idée…

    L’objectif de l’offensive est de marcher vers Sian, de prendre Nanyang puis de virer à droite rapidement avec les chars et les 2 divisions d’infanterie vers Chengchow. L’objectif final est d’encercler et détruire les 100 000 hommes qui défendent Chengchow et Loyang afin de réduire le risque sur le front nord totalement en sous-effectifs et surtout d’établir la liaison ferroviaire entre le centre de la Chine (Wuchang / Hankow) et la base arrière Mandchoue !

    Le début de l’offensive est fixé au 6 janvier 1942, afin de laisser au groupe Tojo une semaine pour se remettre du nettoyage de la poche de Sinyang






    Au philippines, la concentration des forces au dépend de l’offensive sur Manille et l’arrivée de la 33eme division a permis de créer le déséquilibre des forces nécessaire à la poursuite des combats à ClarkField. Bombardés chaque jour par plus de 100 bombardiers, les troupes US sont désorganisées et une violente attaque conduite à l’aube du 30 décembre permet la prise de l’aéroport. 4800 hommes sont portés disparus chez les Américains, 7 chasseurs et 2 B17 sont trouvés endommagés dans les hangars. Immédiatement une défense est organisée avec l’aide du génie afin de permettre le transfert du maximum de force vers Manille. En fait, constatant que que l’ennemi n’attaque jamais, nous pouvons systématiquement concentrer nos forces et réduire les uns après les autres les points de résistance ennemis. Pendant que 20 000 japonais affrontaient 15000 Américains à ClarkField, 20 000 Américains restaient immobiles à Manille face à 1200 japonais. Et nous escomptons bien reproduire la manœuvre, c’est-à-dire laisser à ClarkField une garnison symbolique face aux 50 000 hommes de Batan pour concentrer nos forces à Manille… on verra si cela fonctionne.

    Les Zeros de Singkawang poursuivent leurs sweep sur Palembang et abattent 20 chasseurs (moitié buffalos moitié P40), pour 1 perte de leur côté, en 3 jours. Le ciel est étonnamment vide ensuite ! Les As de l’IJN ont été regroupés dans le 15th KU zéros qui revendique déjà 72 victoires !

    Enfin, une reconnaissance en force vers la Birmanie et Moulmein par deux divisions Thailandaises trouve la base anglaise assez dégarnie. Avec l’aide de 20 Sonia basés en Thaïlande ils emportent l’aérodrome après 2 jours de combats. Et se font ensuite copieusement bombarder par les britanniques basés à Rangoon. C’était « un coup pour voir » et il est clair que tant que la majeur partie de nos effectifs seront en marche vers Singapour, la Birmanie reste hors de portée.

    C'est tout pour décembre 1941!

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